Russie / Usa : combat de titane avec Boeing ?

RosoboronoCombat de titan ou plutôt combat - voire chantage - via titane interposé entre les relations Usa et Russie ? Peut-être bien ..

Si les sanctions prises par Washington à l'égard de Rosoboroneksport et de Sukhoï ( compte-tenu des ventes d'armes de la Russie à l'Iran) seront très certainement l'un des principaux sujets abordés lors de la rencontre entre Bush et Poutine dimanche, l'annonce récente par Rosoboronexport, de la clôture du rachat par l'exportateur d'armements russes de 66% du capital social de VSMPO-Avisma, numéro 1 mondial du titane devrait être également sujet à discussion.

Les deux hommes devraient en effet très certainement aborder les probables conséquences d'une telle opération sur la société de composants aéronautiques, que Boeing et VSMPO-Avisma ont créé début août, en plein climat de tension.

I – Entretiens Bush Poutine

Les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et George W. Bush, se rencontreront dimanche à Hanoï. L'entretien portera sur la situation en Irak, autour de l'Iran et sur les sanctions prises par Washington à l'égard de Rosoboroneksport et de Sukhoï. Les deux leaders sont arrivés à Hanoi pour prendre part aux travaux du Forum de coopération économique d'Asie-Pacifique (APEC).

Conformément à l'"Acte sur la non-prolifération en Iran et en Syrie", le 28 juillet dernier l'administration de George W. Bush avait introduit des sanctions contre sept compagnies de Russie, d'Inde et de Corée du Nord, dont les russes Rosoboroneksport et Sukhoï.

Les présidents russe et américains devraient débattre également de questions concernant la lutte contre le terrorisme, la situation en Irak, en Iran, en Afghanistan et d'autres conflits régionaux. Il n'est pas exclu que les présidents russe et américain abordent la situation dans l'espace post-soviétique, notamment en Ossétie du Sud après la tenue du référendum. Le Département d'Etat américain a déclaré de son côté que l'administration Bush ne reconnaîtraient pas le référendum et ses résultats

II – Dossier des sanctions US

Les sanctions frappant les sociétés russes Sukhoï et Rosoboroneksport restent en vigueur, avait annoncé en septembre à Washington le sous-secrétaire d'Etat américain pour le contrôle des armements et la sécurité internationale, Robert Joseph. "Aucune réévaluation de la décision d'appliquer des sanctions à l'encontre de ces sociétés n'est intervenue", a annoncé Robert Joseph en ajoutant que l'administration de George W. Bush avait pris des sanctions contre Rosoboroneksport et Sukhoï en raison d'une "aide matérielle accordée à des compagnies iraniennes".

Au cours d'une conférence de presse conjointe donnée le 28 août à l'issue des pourparlers qu'il avait eus à Fairbanks (Alaska) avec son homologue russe, Sergueï Ivanov, le secrétaire d'Etat à la Défense, Donald Rumsfeld, avait évoqué une levée possible des sanctions prises à l'égard de ces deux sociétés russes. "Je pense que nous pourrions revenir sur cette question et faire le point sur les véritables faits, sur ce qui s'est passé en réalité et sur les éléments dont dispose le Département d'Etat", avait dit alors Donald Rumsfeld en commentant l'application de sanctions.

Le groupe Sukhoi avait reçu en septembre la confirmation que ses fournisseurs américains de pièces pour son avion régional Super Jet 100 (RRJ) ne seraient pas concernés par les restrictions imposées par les USA. "Nous avions reçu la confirmation de tous nos fournisseurs étrangers de pièces du 1er niveau pour notre nouvel appareil Super Jet 100 que notre partenariat ne fait l'objet d'aucune sanction de la part du département d'Etat américain", avait déclaré le PDG du constructeur russe. "Cependant, le problème des fournisseurs du "2ème niveau" reste ouvert mais j'espère qu'il sera résolu tout prochainement", avait-t-il ajouté.

III – Boeing et Russie partenaires via le titane

L'avionneur américain Boeing et le producteur russe de titane VSMPO-Avisma ont créé en août dernier une société commune de composants aéronautiques, dont le président russe Vladimir Poutine s'est ostensiblement félicité dans un contexte de tensions avec Washington.

Cette coopération entre le géant américain de l'aéronautique et le leader mondial de la production de titane vise à fabriquer des composants en titane pour le futur Boeing 787 Dreamliner, selon l'agence Interfax. La société commune sera détenue à égalité par les deux partenaires, qui vont y investir 60 millions de dollars au total.

Recevant des dirigeants de Boeing dans sa résidence de Novo-Ogarevo, près de Moscou, M. Poutine avait alors salué le "nouveau niveau de coopération" auquel accède la compagnie américaine avec des partenaires russes. "Nous soutiendrons le développement de votre activité en Russie", a ajouté le président, une semaine après l'annonce par Washington de sanctions contre Soukhoï et Rosoboronexport.

Le directeur général de Boeing Aviation Civile Alan Mulally, le directeur de Boeing Russie Sergueï Kravtchenko et le chef de Rosoboronexport Sergueï Tchemezov, un proche de M. Poutine, qui devait prendre à terme une minorité de contrôle dans VSMPO-Avisma, étaient présents.

Boeing et VSMPO-Avisma avaient signé une lettre d'intention en avril pour la création de la joint-venture. Les composants doivent être produits à Verkhniaïa Salda, dans l'Oural, et leur finition effectuée dans une usine de Boeing à Portland (Oregon). La société devrait vendre des composants d'une valeur de 250 à 400 millions de dollars selon le nombre de Dreamliner qui seront vendus dans le monde, a estimé M. Tethioukhine. Selon lui, 10% du fuselage du Dreamliner sera constitué de titane russe.

En recevant de hauts responsables de Boeing, le chef du Kremlin avait par ailleurs relancé les spéculations quant au choix d'Aeroflot entre l'Airbus A350 et le Dreamliner pour renouveler sa flotte. Boeing avait alors estimé que les sanctions concernant Rosoboroneksport et de Sukhoï n'auraient pas d'impact sur sa coopération avec Soukhoï dans la conception d'un avion de transport régional.

IV - L'Etat russe prend le contrôle du numéro un mondial du titane

Le chef de Rosoboronexport, Sergueï Tchemezov, a récemment annoncé la clôture de l'opération d'achat par l'exportateur d'armements russes de 66% du capital social de VSMPO-Avisma, numéro un mondial du titane (30% du marché mondial). "L'Etat n'en demande pas plus", a-t-il déclaré.

Commentant, au début de l'année, les rumeurs sur l'intérêt de Rosoboronexport, Vladislav Tetioukhine, copropriétaire et directeur général de VSMPO-Avisma, avait admis une participation de l'Etat dans sa compagnie qui ne devait cependant pas être dominante. Au mois de mars, il déclarait: "les rumeurs sur une éventuelle nationalisation de la compagnie ont provoqué une panique sur le marché qui rend possibles le développement, à moyen terme, d'autres fournisseurs et la perte des positions acquises jusqu'ici".

A présent, M. Tetioukhine ne dispose plus que de 3,88% des actions de son entreprise. En guise d'argument permettant d'expliquer les motifs de la vente de sa société, il avait annoncé que la compagnie avait besoin d'un milliard de dollars pour se développer et qu'elle ne pourrait pas se passer du soutien de l'Etat.

De l'avis des experts de la branche, le contrat profite en premier lieu à Rosoboronexport, parce qu'une partie importante des recettes de VSMPO-Avisma (750 millions de dollars par an) est générée par la vente de titane à l'étranger, en premier lieu à Boeing et Airbus.

"Les risques vont s'accroître pour les investisseurs, estime un analyste de la société financière Ouralsib, Dmitri Smoline. VSMPO-Avisma est une compagnie stable mais il y a un risque qu'elle soit fusionnée avec d'autres entreprises dont les affaires ne vont pas aussi bien. D'autre part, le changement du management rend la politique de la compagnie incertaine, ce qui aura un effet négatif sur les investisseurs, d'autant que son action est déjà au plus bas sur le marché".

V – Changement dans les modalités d'investissements ... dans le titane

Le ministère russe de l'Industrie et de l'Energie ont soumis cette semaine à l'attention du gouvernement un projet de loi réglementant les modalités des investissements étrangers dans les organisations commerciales de portée stratégique pour la sécurité nationale de la Russie. Le document en question est bâti sur trois principes restrictifs essentiels.

Le contrôle exercé par les entrepreneurs étrangers sur les sociétés opérant dans quarante secteurs de l'économie russe, parmi lesquels l'industrie aérospatiale, l'extraction de matières premières minérales et les monopoles naturels devrait être directement impacté.

Le projet de loi détermine en effet les 40 types d'activité que ne peuvent contrôler les investisseurs étrangers. Si jusqu'ici elles n' étaient que 39, la liste prend désormais en compte les entreprises monopolistiques dans les domaines de la transformation, de la fabrication et de la vente des matériaux structurels utilisés dans la production des armements et des matériels de guerre. Cela vise tout particulièrement "VSMPO-Avisma" spécialisé dans la production d'alliages de titane.

VI – Une autre discussion sur le gaz et l'Iran

Comme nous l'indiquions dans un précédent article, Vaguit Alekperov, président de la première compagnie pétrolière russe, Loukoïl, a évoqué cette semaine ses ambitions en Iran, notamment pour le développement du gisement d'Azadegan dont les réserves sont estimées à 26 milliards de barils. "Il serait stupide de notre part de ne pas être présents dans ce pays aux ressources naturelles si exceptionnelles", a-t-il dit.

Interrogé cependant sur le frein éventuel à des investissements en Iran que constituerait la part de plus de 7% de ses actions détenue par la major américaine ConocoPhillips, M. Alekperov a fait remarquer que Loukoïl était une compagnie russe et qu'elle travaillait en conséquence selon les principes de la loi russe. “La Russie ne prévoit aucune restriction au travail de ses compagnies en Iran", a ajouté le président de Loukoïl.

Téhéran a annoncé le 8 novembre que la part de la compagnie pétrolière semi-publique japonaise Inpex dans le projet d'Azadegan avait été ramenée de 75% à 10%. Compte-tenu de fortes pressions américaines et des pourparlers en cours sur le dossier du nucléaire iranien, le Japon a fini par se désengager financièrement de cet énorme contrat de 2 milliards de dollars conclu en 2004. L'Iran avait menacé Inpex à plusieurs reprises d'exclusion du projet si celle-ci n'entamait pas les travaux de développement, qui auraient dû en principe démarrer en mars 2005.

Néanmoins, la famille Bush et les pétroliers texans sont loin d'être clairs sur cette affaire, l'arrivée d'Ahmadinejad à la Présidence Iranienne ayant eu pour conséquence de mettre fin aux activités du pétrolier Halliburton en Iran via joint-venture savamment constitué. Ceci peut peut-être expliquer cela ...

Sources : AFP, Ria Novosti, Revue de Presse Russe

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9 Commentaires

  1. 1

    L'Etat met la main sur le titane

    L'Etat met la main sur le titane (Gazeta)
    13:38 | 19/ 10/ 2006

    MOSCOU, 19 octobre - RIA Novosti. Mercredi le directeur général de VSMPO-Avisma, Vladislav Tetioukhine, a annoncé la vente prochaine à "Rosoboronexport" de 26% des actions qu'il détient dans le capital de l'un des plus grands producteurs mondiaux de titane (25%). L'Etat prendra ainsi le contrôle d'un monopole stratégique tandis que l'intermédiaire dans les ventes d'armes deviendra propriétaire d'un autre actif non apparenté.

    La capitalisation actuelle de la société étant évaluée à 2,7 milliards de dollars, ces 26% d'actions représentent donc une somme de 723 millions de dollars. "Il est peu probable que la transaction se fasse sur la base du prix de marché, indique Mikhaïl Pak, analyste de la société de placement "Kapital". En réalité on lui a proposé de 500 à 600 millions de dollars, pas plus".

    "Le pouvoir a brusquement compris qu'il ne disposait de rien du tout dans l'une des plus importantes entreprises stratégiques du pays, explique une source autorisée au sein du complexe militaro-industriel, ayant requis l'anonymat. Vladislav Tetioukhine et Viatcheslav Brecht (le président du directoire de VSMPO) possédaient chacun 30% des actions, le reste - 40% - se baladait sur le marché. Des rumeurs avaient alors circulé selon lesquelles les deux actionnaires voulaient céder leurs actions: aux Chinois d'après les uns, aux Américains d'après les autres. Finalement on leur avait fait comprendre que ces actions devaient être vendues à l'Etat - le cas Khodorkovski était toujours présent - et ils avaient sollicité Sergueï Tchemezov (le patron de "Rosoboronexport").

    Pour "Rosoboronexport" ce genre de mission n'était pas nouveau; l'année dernière le département de Tchemezov avait pris le contrôle d'"AvtoVAZ". Selon les estimations de Mikhaïl Pak, par le truchement des filiales l'Etat contrôle plus de 70% de l'entreprise automobile. En outre, la presque totalité de l'industrie des hélicoptères russe appartient à "Oboronprom", une filiale à 100% de "Rosoboronexport".

    Les usines d'hélicoptères et "Oboronitelnye sistemy" fabriquant des armes, on comprend l'intérêt tout particulier que "Rosoboronexport" leur porte. Par contre, l'entrée dans "AvtoVAZ" et "VSMPO-Avisma" a été, selon une source, "directement télécommandée d'en haut".

    Selon Vladislav Tetioukhine, "la participation de l'Etat permettra de simplifier les modalités d'investissement" dans le programme d'extension de la production. En attendant, la sûreté de la gestion publique suscite des doutes. "Quand "Rosoboronexport est arrivé à "AvtoVAZ" on avait aussi beaucoup parlé du soutien de l'Etat, d'un apport éventuel du Fonds d'investissement, mais neuf mois se sont écoulés depuis et rien n'a changé", constate Mikhaïl Pak.

  2. 2

    elisabeth

    Comme par hasard ....

    -------------------
    Aeroflot: Boeing maintient son offre sur 22 long-courriers 787
    20/11/2006 11:54 MOSCOU, 20 novembre - RIA Novosti. Le groupe Boeing a prorogé jusqu'à début décembre son offre commerciale à la compagnie aérienne russe Aeroflot qui avait commandé 22 long-courriers 787 Dreamliner.

    "J'ai discuté à ce propos avec les représentants de Boeing. En principe, l'accord sur la livraison d'avions à Aeroflot au prix fixé il y a dix-huit mois reste maintenu", a annoncé vendredi à RIA Novosti le député Alexandre Lebedev, copropriétaire de la Banque des Réserves nationales (NRK).

    NRK, actionnaire minoritaire d'Aeroflot, est concernée par la réalisation de l'accord passé entre le plus important transporteur aérien russe et Boeing.

    Le groupe américain, dans le cadre d'une entente intervenue entre les partenaires, propose à Aeroflot d'acheter ses nouveaux long-courriers à un prix réduit: de 15 à 20 millions de dollars par appareil. Les 787 Dreamliners doivent commencer à voler en 2008.

    Aeroflot n'a pas encore choisi officiellement qui des deux concurrents mondiaux (Boeing et Airbus) lui fournira de nouveaux long-courriers. Au mois de septembre, le conseil des directeurs de la compagnie russe n'avait pu prendre de décision définitive faute d'aval du gouvernement.

    Les négociations avec Aeroflot sur l'achat d'appareils destinés à renouveler son parc de long-courriers se poursuivent, a expliqué à RIA Novosti le porte-parole du bureau de représentation du groupe américain en Russie, qui a conseillé de s'adresser désormais à ce sujet directement à Aeroflot, qui s'abstient également de tout commentaire.

    Le patron de la compagnie aérienne, Valeri Okoulov, avait annoncé qu'Aeroflot ne pourrait pas acheter de nouveaux Boeing avant 2014, la Russie n'ayant plus les moyens de réaliser son projet d'achat de 22 Boeing neufs dans la période 2010-2012 aux termes d'un contrat passé antérieurement.

    "La durée de ce contrat a expiré et les Boeing seront livrés à d'autres compagnies", avait-il annoncé lors d'un entretien avec les journalistes dans les couloirs du troisième forum d'investissements russo-chinois. "Le carnet de commandes (de Boeing) est plein jusqu'en 2014. Il sera donc impossible d'acheter ces appareils pour renouveler le parc d'Aeroflot", avait ajouté le chef de la compagnie.

    En ce qui concerne l'achat de 22 A350, Valeri Okoulov avait expliqué que le groupe Airbus n'avait pas encore confirmé son programme de production.

    Le management d'Aeroflot avait proposé au conseil des directeurs plusieurs versions de réalisation du contrat avec Boeing. On a appris cependant de sources non officielles proches des négociations que le gouvernement russe se montrait plus favorable à un choix en faveur du groupe européen Airbus

  3. 3

    Chantage "efficace"

    Le Monde - 20/11/06 AFP
    Les Etats-Unis ont levé leurs sanctions contre le fabricant russe de l'avion de chasse Sukhoï, soupçonné d'avoir fourni à l'Iran du matériel pouvant ...

  4. 4

    Elisabeth

    Alcan se lance dans le titane

    On en reparle ce week end.

  5. 5

    Elisabeth

    Le titane , le nerf de la guerre entre Airbus et Boeing ...

  6. 6

    CQFD ...

    La participation de VTB au capital d'EADS dépendra de la situation sur le marché (vice-président de la banque)
    17:35 | 02/ 03/ 2007

    MOSCOU, 2 mars - RIA Novosti. La participation de la banque russe VTB (ex-Vneshtorgbank) au capital du consortium aérospatial européen EADS, structure mère d'Airbus, dépendra de la situation sur le marché, a annoncé à RIA Novosti vendredi le vice-président de la banque, Vassili Titov.

    L'été dernier, VTB a acquis 5% des participations dans EADS pour 1 milliard d'euros, après une chute notable de leur valeur dans un contexte de nouvelles négatives sur la réalisation du programme de production d'Airbus, principal actif du consortium.

    "Nous restons actionnaires d'EADS. Nous l'avons toujours dit, pour nous, cette transaction est une opération de marché. Notre décision sur le sort de ce bloc dépendra de la situation sur le marché", a expliqué le numéro deux de la banque.

    Lundi dernier, le conseil des directeurs d'EADS a entériné un plan de restructuration d'Airbus prévoyant, entre autres, une notable réduction de ses frais de production. En quatre ans, Airbus devra donc vendre six de ses 16 usines et supprimer 10.000 emplois sur un total de 57.000.

    Un porte-parole de la mission d'Airbus à Moscou a annoncé vendredi à RIA Novosti que le consortium, dans son processus de restructuration, remplirait tous ses engagements devant la partie russe.

    "Le plan de restructuration de la société a sans aucun doute suscité des réactions négatives dans le monde. Mais il ne provoquera pas de conséquences négatives pour la coopération avec la Russie.

    ****Les commandes d'Airbus continuent de croître, ce qui à son tour conduit à *****l'augmentation des besoins de la compagnie en titane, ***métal qui lui est livré par le*** russe VSMPO-Avisma****", a-t-il indiqué.

  7. 7

    Elisabeth

    génial !!!

    EADS: accord au Kazakhstan pour l'approvisionnement en titane (1 md USD)


    ASTANA, 8 fév 2008 (AFP)
    EADS a annoncé vendredi avoir signé un protocole d'accord au Kazakhstan pour l'approvisionnement en titane du groupe, "ce qui représente potentiellement plus d'un milliard de dollars", selon un communiqué du groupe.

    Le protocole d'accord signé à l'occasion de la visite du Premier ministre français François Fillon dans le pays, prévoit "l'approvisionnement en titane d'Airbus et des autres divisions d'EADS", a ajouté EADS.

    L'accord a été conclu entre UKTMP le fournisseur kazakh de titane, Aubert

    &

    Duval (filiale d'Eramet) et EADS, qui vont établir une coentreprise sous le nom de UKAD, a précisé le groupe.

    Dans un communiqué distinct, Eramet a précisé que "dans une première phase du projet, l'investissement devrait s'élever à 40 millions d'euros et créer une quarantaine d'emplois", pour un démarrage prévu en 2011.

    Un investissement complémentaire d'environ 20 millions d'euros pourrait créer une vingtaine d'emplois supplémentaires, a ajouté Eramet.

    Cet accord fait partie de la stratégie globale d'EADS et d'Airbus pour sécuriser son approvisionnement en titane, vital pour l'industrie aérospatiale, et plus particulièrement utilisé pour la fabrication des systèmes d'atterrissage, les pylônes et la structure du fuselage et des ailes.

  8. 8

    valerie

    Eramet a pris plus de 5% en bourse suite à la nouvelle, dans un climat boursier délètère pour les autres valeurs...

    La Chine aussi verra ses besoins en titane augmenter et se refusera à toute dépendance.

    Aluminum Corp of China (Chinalco),le premier producteur d'aluminium du pays s'est allié pour 35% à l'anglais Aricom Plc 65% pour un projet commun dans la province de Heilongjiang.(JV de $300 millions avec capacité de 15.000 tonnes)

    Ils attendent le Go environnemental de la commission de développement national et du ministère du commerce, ce dont on ne saurait douter....


    Aricom fournira le ilmenite, dont est fait le titane, depuis sa mine de Kuranakh à l'est de ..la Russie.

    Chinalco est aussi à surveiller ses jours-ci pour son intérêt dans Rio Tinto, de concert avec Alcoa l'américain, toujours intéressé par Alcan soufflé par Rio Tinto.

  9. 9

    Elisabeth

    il est vrai que la Chine se lançant sérieusement dans l'aventure aéronautique, elle va également avoir besoin de titane

    La guerre ne fait que commencer

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