Russie : achat d'A380 contre participation dans EADS

TupolevairplanepartdCela aurait pu être pétrole contre nourriture, ce sera achat d'A380 contre participation à un holding. Ni plus, ni moi, cela a au moins le mérite d'être clair. On ne s'offusque pas pour un rien à Moscou.

La Russie ne réclamerait plus une participation à la gestion d'EADS, mais jugerait “actuelle” la création d'un holding pan-européen de construction d'avions commerciaux.

En tout état de cause, la Commission gouvernementale chargée de l'intégration des entreprises de l'industrie aéronautique russe a décidé d'instituer un Groupe aéronautique unifié (OAK), a annoncé jeudi un communiqué de presse du ministère de l'Industrie et de l'Energie de Russie.

I – Coproduction ou même holding en vue

Dans une interview accordée au Financial Times cette semaine, Andreï Kostine, le président de la Vneshtrogbank, désormais actionnaire d'EADS pour plus de 5%, a déclaré que certains avionneurs russes souhaitaient coopérer plus étroitement avec EADS et que la forme de cette collaboration pourrait être un échange d'actifs, une coproduction ou même la création d'un holding aéronautique paneuropéen.

Une source au sein la Banque Russe a confirmé à Vedomosti que la Russie était disposée à coopérer étroitement avec EADS. Joliment dit, car ce serait plutot Moscou qui pousserait en ce sens. Il s'agirait en premier lieu d'une intégration dans la construction aéronautique civile. Ce qui sous-entend que la Russie a également des “visées” sur le secteur militaire, le nerf de la guerre en quelque sorte ..

"Nous sommes placés devant un choix”, poursuit le président de la Vneshtrogbank, “soit nous empruntons notre propre voie de développement avec implication de fonds publics substantiels, soit nous nous intégrons dans l'industrie aéronautique européenne, pour laquelle nous sommes non seulement un partenaire, mais encore un grand marché d'écoulement". "Le gouvernement a la possibilité de prêter assistance à EADS qui se trouve dans une passe difficile, en contraignant Aeroflot à faire l'acquisition de 22 Airbus 380", a dit notamment Andreï Kostine. Ben voyons, non ce n'est pas du chantage, c'est de la négociation !

La corporation ainsi créée serait positionné à la fois comme le sauveur d'Airbus mais également le sauveur de l'industrie aéronautique russe, le constructeur européen possédant des technologies et de l'expérience, et disposant d'un vaste marché. Beaucoup de fées autour du berceau me diraient vous, mais nous ne sommes pas loin d'Halloween...

Marina Alekseenkova, analyste de Renessans Kapital, estime qu'en transmettant à Airbus la totalité de ses usines aéronautiques civiles, la Russie pourrait escompter 10% au maximum des actions du consortium européen.

Les négociations sur la fusion des actifs sera malaisée. A l'heure actuelle, une telle fusion est irréalisable, selon les analystes russes ainsi qu'une source proche de la corporation aéronautique unifiée en cours de formation. Pour celle-ci, l'intégration des industries aéronautiques européenne et russe doit être envisagée comme un objectif stratégique à long terme, sa faisabilité ne pouvant être appréciée qu'après implication de la Russie dans des projets EADS. Certains estiment qu'au mieux, la Russie pourrait créer quelques unités de production en sous-traitance.

II - Le Groupe Aéronautique Unifié bientôt institué

"La Commission gouvernementale chargée de l'intégration des entreprises aéronautiques vient d'achever sa réunion sous la présidence du ministre de l'Industrie et de l'Energie, Viktor Khristenko. Elle a décidé d'instituer la société anonyme Groupe de l'Industrie et de l'Energie. Le président avait signé le décret sur la création du Groupe aéronautique unifié en février 2006.

Le groupe réunira les entreprises aéronautiques civiles et militaires, déterminera les modèles d'appareils à développer et assurera le soutien public à la production. La participation de l'Etat au capital social du groupe est fixée à 75% au minium.

L'OAK est créé "afin de sauvegarder et développer le potentiel scientifique et industriel de l'industrie aéronautique russe, assurer la sécurité et la capacité défensive de l'Etat, concentrer les ressources intellectuelles, industrielles et financières en vue de réaliser des programmes de conception de matériel aéronautique compétitif", précisait le décret présidentiel. Selon une information antérieure, la direction du nouveau groupe sera confiée au directeur général du groupe MiG, Alexeï Fedorov.

En avril dernier le gouvernement russe a radié certaines entreprises aéronautiques de la liste des sociétés par actions dans lesquelles il définissait le rôle de l'Etat comme celui d'un actionnaire, à savoir le groupe Iliouchine Finance Co, le Groupe financier de leasing, le Holding aéronautique Sukhoi, le Groupe aéronautique interétatique Iliouchine et la société par actions Tupolev. Toutes ces entreprises seront intégrées dans le Groupe aéronautique unifié.

Dans ces sociétés le gouvernement a déterminé le rôle de l'Etat comme celui d'un actionnaire habilité notamment à nommer des représentants pour voter lors de l'assemblée générale, à proposer des candidats aux organes de direction, à convoquer des assemblées extraordinaires. D'autre part, le gouvernement se réserve le droit de donner des instructions aux représentants de l'Etat pour voter au sein des conseils des directeurs des entreprises concernées.

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Source : RIA Novosti

 

41 Commentaires

  1. 1

    c'est pas fini

    Le russe Alfa Group s'intéresse à Vodafone et à France Télécom

    l'article du Figaro

    http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20061103.FIG000000105_le_russe_alfa_group_s_interesse_a_vodafone_et_a_france_telecom.html

  2. 2

    Elisabeth

    Oui, j'ai vu cela, inquiétant ... étant donné que je suis en train de collecter infos sur la Russie, Poutine , l'oligarchie et sa volonté qui se fait jour peu à peu de récreer une Union Soviétique, j'ai egalement récupéré d'autres infos ,

    des articles, tout de même ou le mot "Annexion" est prononcée et coopération militaire entre Chine et tous les pays de l'ex URSS placés géographiquement entre Russie et Chine ... les mêmes que le député russe (à mon avis pas tout seul) souhaite réunir en une OPEP du gaz ...
    Par ailleurs, je suposse que "le directeur général du groupe MiG, Alexeï Fedorov" est un proche de Poutine

  3. 3

    Oligarchie russe

    A mediter :
    --------------

    Les Russes ne connaissent pas l'élite des affaires de l'ère Poutine (Vedomosti)
    13/10/2006 13:13 MOSCOU, 13 octobre - RIA Novosti. Les Russes ne connaissent pas l'élite du monde des affaires qui s'est formée sous Vladimir Poutine. Les dirigeants des grandes compagnies publiques (Gazprom, Rosneft, Rosoboronexport, Vnesheconombank, Vneshtorgbank) ne sont pas considérés comme riches. Les capitalistes d'Etat préfèrent ne pas figurer dans les informations de la presse. Par contre, les personnes présentes en permanence sur le petit écran dans les années 1990 sont restées gravées dans la mémoire des gens.

    Les 7 et 8 octobre, le Vtsiom (Centre national d'étude de l'opinion publique) a demandé à 1600 personnes leur opinion sur les citoyens les plus riches du pays. Roman Abramovitch, propriétaire du club de football Chelsea de Londres, a été cité par 37 % des sondés, l'émigré politique Boris Berezovski, par 24 %, Anatoli Tchoubaïs, patron de UES (électricité de Russie), par 20 %, Mikhaïl Khodorkovski qui se trouve en prison, par 11 % et Vladimir Goussinski qui fait l'objet d'un avis de recherche fédéral, par 5 %.

    "Selon les sondés, la notion de riches est associée aux années 90. Il s'avère que seulement 63 % des Russes sont au courant de l'existence de la grande compagnie Gazprom. Quant à Alexeï Miller, président de son directoire, il est encore moins connu", constate Valeri Fedorov, directeur général du Vtsiom. "Ils (les gros entrepreneurs de l'époque de Vladimir Poutine) apparaissent rarement dans les médias et les citoyens ne lisent pas les listes publiées par le magazine Forbes", explique Alexeï Grajdankine, directeur adjoint du Centre Levada.

    Les dirigeants des corporations d'Etat ne sont pas des artistes, ils n'ont pas besoin de publicité, estime une source au Kremlin : les citoyens doivent connaître les compagnies publiques et leurs réalisations, et non pas les managers concrets qui servent l'Etat.

    Plus l'homme est riche, plus les sondés doutent de son honnêteté. Anatoli Tchoubaïs est considéré comme malhonnête par 77 % des

    Russes, Boris Berezovski, par 71 %, Mikhaïl Khodorkovski, par 66 %, Roman Abramovitch, par 64 %. "Les Russes sont traditionnellement certains qu'il est impossible d'accumuler une grande fortune en travaillant honnêtement", explique Valeri Fedorov.

    Le contact entre la société civile et le gros business est inexistant en Russie, constate Elena Chestopal, chef de la chaire de psychologie politique de la faculté de psychologie de l'Université de Moscou, qui explique les notions des Russes. "En Russie, les élites deviennent de moins en moins transparentes : les fonctionnaires et les représentants de l'appareil jugeant plus commode d'entourer leur activité d'un halo de secret font leur entrée dans les affaires et en politique".

    La conscience des Russes est sous l'emprise de mythes, ce qui permet au pouvoir de la manipuler plus facilement, notamment dans les médias, estime Boris Makarenko, directeur adjoint du Centre de technologies politiques.

  4. 4

    Elisabeth

    C'est bien cela, le secteur militaire, le nerf de la guerre :
    -----------------------

    Exportation d’armes: la Russie va dépasser les Etats-Unis 07oct06 6usiness

    Moscou veut montrer qu’elle est un acteur qui compte. Mais le pays russe mise davantage sur les missiles que sur les réformes nécessaires pour accompagner sa fulgurante croissance économique.
    *** Alexeï Fedorov, le Tsar de l’aéronautique russe n’obéit qu’à Vladimir Poutine. ***

    Propulsé à la tête d’un consortium de grands industriels du secteur, MIG, Tupolev, Irkout, il a reçu l’ordre d’augmenter, de deux fois et demie, la production d’avions d’ici 2015. C’est la mesure des ambitions russes dans le marché de l’armement.

    Or comme l’aviation, tous les domaines militaires sont sous pression. Le Kremlin veut ravir la place de premier exportateur de la planète au Pentagone. Et il serait à deux doigts d’atteindre son but, prévient le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), dans son rapport 2006. Un virage historique.

    Selon un conseiller militaire moscovite, rencontré voici une semaine dans la capitale russe, il s’agit «d’impressionner» les pays de l’OTAN et les partenaires occidentaux. Vladimir Poutine se sent plus à l’aise s’il sait qu’il arrose avec ses armes la plus grosse tranche du marché mondial. Question de montrer ses muscles, mais aussi ses capacités d’innovation technologique: la palme de premier exportateur d’armes comme signe de «modernité». C’est tout le sens du forcing poutinien

  5. 5

    Anonyme

    Juste une question concernant les relations UE/Russie sur l'énergie.

    N’est-il pas inquiétant que l’Union européenne se mette elle-même en situation de dépendance énergétique croissante face au Kremlin ?

  6. 6

    Dadounet

    Pourriez-vous m'expliquer une bonne fois votre attitude anti-Russe ?
    Vous êtes payée par Boeing ?
    Nous avons la chance de bénéficier de la créativité de ceux qui ont inventé le Sukhoï 27, le MiG 31 http://www.chez.com/stef76/aviation/urss/mig31.htm, l'ekranoplane http://jpcolliat.free.fr/ekra/ekraA.html, de leur apprendre à faire autre chose que des mégots, de minorer la possibilité d'une attaque des Russes et de contrer l'impérialisme US et vous trouvez le moyen de râler !
    Evidemment que les entreprises Russes et Chinoises se développent, maintenant qu'ils ne sont plus communistes ; c'est la situation précédente qui n'était pas normale.

  7. 7

    william

    je vois pas aeroflot capable d'exploiter une flotte d'A380 ..d'après moi c'est une blague ! ou le journaliste a confondu avec l'A350 ..aeroflot devait commandé 22 787 ou 22 A350

  8. 8

    Elisabeth

    "Pourriez-vous m'expliquer une bonne fois votre attitude anti-Russe ?"... vous êtes pour la méthode KGB ?

    de plus , à Toulouse, cela m'etonnerait que l'on voit arriver Poutine et ses gros sabots (bottes) avec plaisir.

    Regardez bien la stratégie actuelle de Poutine, ca vous fera froid dans le dos.

  9. 9

    Elisabeth

    "N’est-il pas inquiétant que l’Union européenne se mette elle-même en situation de dépendance énergétique croissante face au Kremlin ? "

    1- elle n'a pas trop le choix

    2 - Poutine sait y faire , cf. prise de controle du gazoduc Armenie-Iran + controle fianncier et militaire sur Gazoduc à travers la Baltique

    3 - Schroder est tres proche de poutine

  10. 10

    Elisabeth

    @ Dadounet : je ne suis pas plus particulierement contre la Russie , que contre les USA (cf. article sur le pétrole),

    il est par aielleurs étonnant que la plupart des articles concernant les USA concernent leur attitude "negative" vis à vis des autres pays (Iran, Corée) que des nouvelles constructives sur les entreprises américaines, en dehors des stés sur Internet et Telecom.

    Quand à Boeing , en tant que toulousaine, je serai suicidaire d'être contre Airbus.
    Simplement, nous essayons de garder autant que faire se peut nos activités locales ;)

  11. 11

    Dadounet

    > Toulouse, cela m'etonnerait que l'on voit arriver Poutine et ses gros sabots (bottes) avec plaisir.

    Et pourtant, le pays le plus grand du monde, doté de deux lignes de chemin de fer, de routes impraticables et très peu navigable serait LE marché d'Airbus.
    Encore faut-il ouvrir les yeux pour le voir.

  12. 12

    Elisabeth

    Je parlais des Toulousains par d'AIRBUS ;)

  13. 13

    coolis

    Je ne comprends pas non plus cette visée contre le marché russe. Ce n'est pas en se protégeant qu'on protège le marché local sinon Airbus n'a qu'à rester en France et en Allemagne. Airbus est une entreprise mondiale et en tant que tel, se doit de considérer tous ses partenaires. Et la Russie en est un. Elle est un marché important pour Airbus et pourquoi ne pas accepter cette collaboration avec des bureaux d'étude Russe? Qu'a-t-on à perdre à Toulouse? De quoi a-t-on peur?

  14. 14

    Elisabeth

    De Poutine ... ex responsable du KGB ..

    cf.
    http://fr.rian.ru/analysis/20061103/55366164.html
    mais cela n'engage que moi ... et les ami(e)s de Anna Politkovskaïa

  15. 15

    Elisabeth

    Pour tenter d'expliquer ma "position"

    Excellent article de Courrier International et notamment :

    "Anna Politkovskaïa était parfaitement consciente que sa vie était menacée, mais cela ne l'a jamais arrêté. Son sacrifice pour son métier et son pays a eu des échos retentissants sur la scène internationale.

    Novaïa Gazeta souligne que, le 25 octobre, le Parlement européen a pris une résolution intitulée "Sur les relations de l'Union européenne avec la Russie après le meurtre d'Anna Politkovskaïa".
    ***********************************
    En effet, "les députés ont exigé des chefs d'Etat et du pouvoir exécutif de l'Union européenne de faire des droits de l'homme la pierre angulaire des relations de l'Union avec son grand voisin de l'Est, et que cette priorité passe avant les négociations sur le gaz ou le pétrole".
    ***************************************
    Selon le journal, cette initiative des parlementaires européens est précieuse dans la perspective du sommet UE-Russie d'Helsinki, prévu le 24 novembre, où seront ouvertes les négociations pour un nouveau document de base remplaçant l'actuel accord de partenariat et de coopération signé en 1994 sous Eltsine. A cette époque, "les dirigeants de l'UE avaient accueilli dans le club démocratique la nouvelle Russie, encore troublée par sa thérapie de choc, appauvrie, instable, mais ayant choisi la liberté et les valeurs européennes. Depuis ce temps, beaucoup de choses ont changé."

  16. 16

    Dadounet

    Comment Poutine traite-t-il les maffieux ou islamistes tchéthènes ?
    Comme ils l'ont mérité ; on ferait bien de s'en inspirer.
    Poutine a-t-il fait tuer Politruc ?
    Vous n'en savez rien.
    "Fecit cui prodest" : le crime semble profiter aux US qui téléguident les """droits de l'homme""", alors que c'est en Belgique qu'on vient d'interdire un parti dans l'indifférence générale et en France qu'on concocte une loi DADVSI pour verrouiller la liberté d'expression sur le net.
    Rappelez-vous De Gaulle : des procès à tous les journalistes qui ne lui ciraient pas les pompes, avec des juges à la botte ; pourtant la France ne s'est jamais aussi bien portée, car l'emprise de l'état était faible, le déficit public nul, l'homogénéité ethnique grande, les gens travaillaient car il n'y avait pas de RMI.
    En Russie, le taux d'impôt est faible, et unique : on travaille pour soi, pas pour des parasites, d'où le développement de l'économie ; et si le prétendu réchauffement n'est pas que du pipeau, qu'est-ce que ça va rapporter de mettre la Sibérie en culture ! Autant que ça le soit par nous plutôt que par les Chinois.
    Vive l'axe Paris-Berlin-Moscou !
    Vive Poutine !
    Vivent le cassoulet et le méthane !

  17. 17

    el gringo

    Depuis la fin de l'ère soviétique, la Russie a connu de nombreuses transformations, mais la nature des interrogations que ces changements suscitent a également évolué. La dérive autoritaire du pouvoir en place dans la Russie de Poutine est bien réelle et la question de la démocratisation de la Russie n'est plus, de toute évidence, à l'ordre du jour.
    Il faudrait dresser un état des lieux de la situation politique :
    transformations institutionnelles, rôle des oligarques, mise au pas de la télévision et de la presse, rôle de l'armée, clientélisme régional, recul du fédéralisme, lien avec le pouvoir religieux, recul des droits de l'homme et guerre en Tchétchénie déclenchée par Poutine pour assurer sa réélection. Les élections présidentielles d'Elstine à Poutine montre bien cette dérive autoritaire où on n'hésite pas à commettre des attentats faisant plusieurs centaines de victimes à Moscou pour justifier une guerre d'annexion en provoquant la mort d'un quart de la population tchétchenne. Dans l'esprit de Poutine, cette guerre est le premier pas vers la reconstition de la Grande Russie. La Géorgie, l'Ukraine et d'autres républiques ex-soviétiques sont aussi victimes de chantages permanents destinés à les mettre au pas.
    Pour Poutine, la finance et l'économie sont vues comme des composantes essentielles des enjeux politiques russes et doivent à ce titre être controlées par le pouvoir.
    Pour revenir au sujet de base, l'état de l'industrie aéronautique russe (civile ou militaire) ne lui permet plus d'assurer sa survie. Il n'y a eu aucune réalisation majeure en Russie depuis plus 20 ans et le appareils russes ne sont absolument pas concurrentielles même après une modernisation avec une avionique moderne et la remotorisation avec des réacteurs occidentaux. L'industrie militaire survit grâce à l'aide de l'état russe et aux subsides de l'exportations.
    La réorganisation des constructeurs russes en un groupe aéronautique unifié est absolument indispensable pour sa survie mais ne sera pas suffisante. Elle est nécessaire pour pouvoir envisager une coopération avec Boeing ou Airbus et encore la Russie aurait une petite place. Il n'y a qu'à voir le nombre d'avions commandés chaque année ? Plus de 1000 commandes en 2005 pour Airbus ou Boeing et quelques dizaines pour la Russie pour son marché intérieur.
    Cela est vrai dans bien d'autres domaines que l'aéronautique.

  18. 18

    Dadounet

    > on n'hésite pas à commettre des attentats faisant plusieurs centaines de victimes à Moscou

    Des preuves que ce ne soit pas directement les Tchétchènes ?

    De toutes façons, je ne conteste pas que Poutine soit un autocrate ; et alors ?
    La France n'a jamais été aussi grande que sous Louis XIV ; au moins ces gens ont-ils une autre vision que nos politicards de créer des postes de parasites.
    Bien sûr que la position de la Russie dans Airbus doit être minoritaire, mais il faut se faire à l'idée que c'est le pays le plus peuplé d'Europe, malheureusement en dépeuplement, qu'ils savent former de bons ingénieurs et que ce sont des alliés naturels, donnant à l'Europe une profondeur et des ressources, tout en gardant une homogénéité ethnique, à la différence de la Turquie, le cheval de Troie des USA.

  19. 19

    Dadounet

    > Je parlais des Toulousains pas d'AIRBUS (qui verraient la Russie d'un mauvais oeil)

    j'imagine que vous voulez dire que des usines se monteront en Russie ; ce sera le cas ; et alors ?
    L'ouvrier français crève des parasites Français, pas des ouvriers étrangers chez eux ; baissez le coût du travail sans toucher au revenu net, vous diminuez la délocalisation ; la France a besoin de beaucoup moins de fonctionnaires, d'impôts et d'immigrés, pas de vivre en vase clos.
    Les pays avec lesquels on gagne le plus sont les plus riches, les pays pauvres nous coûtent ; l'économie n'est pas un jeu à somme nulle.

  20. 20

    el gringo

    Les autorités russes n'ont jamais démontré que les attentats étaient l'oeuvre de tchétchennes. Elles l'ont simplement affirmé sans jamais apporter la moindre preuve.
    http://www.gssa.ch/journal/display.php3?id=311

    Suite à la première guerre de Tchétchennie perdue par les Russes et l'accord de paix signé en 1996, les relations s'étaient normalisées entre la Tchétchénie et la Russie. Par contre, l'influence de la Russie dans le nord du Caucase était réduite à néant et toutes les provinces caucasiennes de la Russie souhaitaient accéder à l'indépendance. De plus, elles souhaitaient controler la route du pétrole pour le vendre directement à l'occident.

    C'est dans ce contexte qu'a lieu la fulgurante ascension de Valdimir Poutine, qui va porter cet homme peu connu et d'apparence plutôt terne au sommet du pouvoir en Russie. De 1975 à 1991, il fait parti du KGB. En août 1991, il joue un rôle crucial, dans les négociations délicates entre le KGB de Leningrad et les structures militaires liées aux putschistes de cette période.
    De juin 1991 à juillet 1996, Poutine sera l’une des personnalités les plus influentes de la politique municipale, le « cardinal de l’ombre », officiellement comme président du Conseil de la ville.
    De 1994 à 1996, il est premier adjoint du maire de Saint-Pétersbourg. À Moscou, il sera nommé adjoint au directeur des affaires de la Présidence, Boris Ieltsine. En mars 1997, il entre dans l’administration présidentielle pour en devenir vice-président moins d’un an plus tard, doté de pouvoirs étendus, y compris la gestion des relations avec les régions. En juillet 1998, il est nommé directeur du FSB (Service fédéral de sécurité) où il reste un seul mois, jusqu’à la nomination de Primakov comme Premier ministre. Cette période est marquée par des luttes politiques intenses qui ont pour effet d’affaiblir Eltsine, physiquement et politiquement, mais Poutine ne l’abandonne pas.
    En août 1999, il est nommé Premier ministre par Boris Eltsine, Stépachine ayant été totalement discrédité par son inaction en août 1999, face à l’offensive des « islamistes » au Daghestan. Au début du mois de septembre, en réaction à des opérations terroristes attribuées aux Tchétchènes, Vladimir Poutine ordonne la reprise des hostilités en Tchétchénie. Le 31 décembre 1999, à la suite de la démission de Boris Eltsine, il devient président par intérim et est élu président le 26 mars 2000 dès le premier tour de l'élection présidentielle anticipée avec 52,52 % des suffrages. Il entre officiellement en fonctions le 7 mai 2000.

  21. 21

    coolis

    Je partage le point de vue de "El gringo" sur la transformation que connait la Russie et sur les dérive autoritaire du régime en place. Cependant, la question à se poser est la suivante: de quel régime politique a besoin la Russie? D'une démocratie à l'occidentale? Ma réponse est beaucoup, beaucoup plus mitigé.
    Quand aux manoeuvre de la Russie vis-à-vis de ses anciennes sphères d'influences, elles proviennent principalement des pions qu'avancent les Etats-Unis pour faire obstacle à la Russie. Ce sont ces manoeuvres géopolitiques en oeuvre qui font que la Russie se doit d'utiliser tous les moyens à sa disposition pour éviter la sphère d'influence américaine (l'exemple flagrant n'est autre que la Georgie).
    N'oublions pas que même si la Guerre froide est terminée, les Etats-Unis ne cessent de vouloir étendre leur sphère d'influence.

  22. 22

    Elisabeth

    Si on ne peut nier l'influence des USA dans la région ( ce n'est pas pour rien que Condoleezza Rice est un experte du la Russie), il n'en reste pas moins que Poutine cherche à réunir tous les ex-republiques sovietiques autour de lui :
    . de gré comme commes les "xxstan"
    . ou de force comme Georgie..

    ce qui lui permettra entre autre de rebatir l'Union ... avec nouvelle constitution et donc maintenir son pouvoir.

    En ce qui concerne l'aéronautique russe, la presse russe elle-même affirme comme El gringo qu'elle a 20 ans de retard.

    L'article de Ria Novosti qui m'a servi de source dit même que le Groupe Aéronautique Unifiée est le seul moyen de sauver l'aéronautique russe.

    Je retrouve les articles et les met en lien.

  23. 23

    Anonyme

    on parle de poutine a la tête de gazprom après 2008 a la place de Miller ?

  24. 24

    Elisabeth

    On n'a plus accès à l'article mais c'est quand même Les Echos qui le disent, et cela a le mérite d'être clair :



    Russie : les ex-KGB jouent les oligarques
    Les Échos - 2 nov 2006
    ... aussi l'aéronautique civile, secteur sinistré puisque la Russie n'a ... de la Défense, Sergueï Ivanov, est le Consortium aéronautique unifié (OAK), qui doit ...

  25. 25

    Anonyme

    Troisième pôle essentiel du paysage russe, le complexe militaro-industriel, qui sous l'ère soviétique disputait la primauté au secteur énergétique. Aujourd'hui, il se concentre autour de l'agence d'Etat pour l'exportation d'armes, Rosoboronexport. Après avoir pris le contrôle l'an dernier du constructeur automobile Avtovaz (70 % du marché domestique) pour faire jouer de très hypothétiques synergies, l'agence a des vues sur le constructeur d'aéronautique militaire Almaz Antey, né du regroupement de 46 entreprises et fournisseur de 50 pays. Le complexe militaro-industriel intègre aussi l'aéronautique civile, secteur sinistré puisque la Russie n'a produit qu'une dizaine d'avions de ligne l'an dernier. Le champion national en gestation sous la houlette du ministre de la Défense, Sergueï Ivanov, est le Consortium aéronautique unifié (OAK), qui doit être contrôlé à 75 % par l'Etat. Il regroupera 6 constructeurs d'avions militaires et civils (Iliouchine, MIG, Iakovlev, Tupolev, Irkout, Soukhoï) et pèsera 10 milliards de dollars.

  26. 26

    Elisabeth

    "on parle de poutine a la tête de gazprom après 2008 a la place de Miller ?" ... oui, j'ai vu cela, à mon avis il vise encore plus , soit rester au pouvoir, soit responsbale d'une sorte d'OPEP du gaz.

    En tout cas , un diplomate russe s'est rendu cette semaine à Washingtown pour en discuter (article tres discret sur Ria Novosti)

  27. 27

    Elisabeth

    J'ai réussi à avoir article des ECHOS , hyper instructif , il va encore plus loin que moi

    Je me permets de donner ici un extrait concernant l'aéronautique, sachant que l'article ne sera bientot plus disponible
    --------------------------------------

    Les ex-KGB jouent les oligarques
    [ 03/11/06 - 02H30 ]

    Le Kremlin s'est livré à une vaste reprise en main des principales entreprises russes afin de constituer une demi-douzaine de groupes monopolistiques, autour desquels se structurent les secteurs clefs - énergie, mines, armement - au fil des opérations de concentration. Pour assurer son emprise sur ces géants particulièrement opaques, Vladimir Poutine a placé à leur tête des fidèles, issus comme lui du KGB.


    YVES BOURDILLON, NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL,ET ADÈLE SMITH, NOTRE CORRESPONDANTEÀ MOSCOU.

    Un cercle d'officiers subalternes du KGB - à l'image de Vladimir Poutine, la plupart d'entre eux ont eu une carrière d'espion médiocre - a entrepris, en effet, de prendre à la cosaque sa revanche sur les grands patrons de l'ère Eltsine. D'autant plus aisément que personne en Russie ne pleure ces hommes d'affaires enrichis par les privatisations à prix d'ami de 1995. " L'Etat apparaît aujourd'hui comme l'instrument clef de l'enrichissement personnel de quelques fonctionnaires ", tempête Mikhaïl Deliagine. Cadre du parti nationaliste d'opposition Rodina, il estime que la corruption progresse vivement.
    Convaincu qu'il faut être bien candide pour croire que " les oligarques ont disparu en tant que classe ", selon la phrase fameuse de Vladimir Poutine, Mikhaïl Deliagine juge qu'il s'est agi " simplement du remplacement d'un groupe d'oligarques par un autre, dans l'ombre ".

    " Boîte noire "
    De fait, le tour de table des six ou sept quasi-monopoles au coeur de la stratégie menée par le Kremlin pour redonner à la Russie un statut de grande puissance (" Les Echos " d'hier) est plutôt opaque.


    Cette opacité générale est bien sûr gênante pour les investisseurs étrangers, mais pas rédhibitoire à en croire la bonne santé de la Bourse. Comme si, pour miser sur la Russie, il fallait se résigner à ce que le bal soit masqué. Qui plus est, elle n'empêche pas, au contraire, la concentration des secteurs stratégiques de progresser.
    Se profile ainsi à l'horizon, autour du trio Gazprom-Rosneft-RAO UES, une structuration du secteur énergétique, le plus crucial pour le Kremlin puisqu'il représente la moitié des recettes fiscales et des rentrées de devises.

    Dans le même temps émerge un " champion " du nucléaire, Atomprom, qui s'efforcera de concurrencer les Siemens, Bechtel, Areva et autres Toshiba grâce à la fusion d'une myriade d'entreprises de la filière uranium. La clef de voûte en sera Tvel. Présidé par Sergueï Prikhodko, un ancien du KGB conseiller diplomatique de Poutine, ce groupe alimente en combustible un réacteur sur six dans le monde. La structure et la stratégie d'Atomprom seront calquées sur celles de Gazprom, qui se trouve avoir pris il y a peu le contrôle d'Atomstroïexport, la société chargée de construire des centrales nucléaires en Russie... ou en Iran.

    C'est encore un trio qu'on retrouve dans les mines et la métallurgie. Le marché russe de l'aluminium est outrageusement dominé par un survivant de l'ère Eltsine, Oleg Deripaska, depuis la fusion de son groupe Rusal (66 %) avec son compatriote Soual (22 %) et le suisse Glencore (12 %) pour créer UCR (United Company Roussal), numéro un mondial du secteur. Ce groupe au passé sulfureux, étant donné les dizaines de victimes qu'a faites la " guerre de l'aluminium " dans les années 1990, est évalué à 12,3 milliards de dollars et projette une augmentation de capital en 2008.

    Troisième pôle essentiel du paysage russe, le complexe militaro-industriel, qui sous l'ère soviétique disputait la primauté au secteur énergétique. Aujourd'hui, il se concentre autour de l'agence d'Etat pour l'exportation d'armes, Rosoboronexport. Après avoir pris le contrôle l'an dernier du constructeur automobile Avtovaz (70 % du marché domestique) pour faire jouer de très hypothétiques synergies, l'agence a des vues sur le constructeur d'aéronautique militaire Almaz Antey, né du regroupement de 46 entreprises et fournisseur de 50 pays. Le complexe militaro-industriel intègre aussi l'aéronautique civile, secteur sinistré puisque la Russie n'a produit qu'une dizaine d'avions de ligne l'an dernier. Le champion national en gestation sous la houlette du ministre de la Défense, Sergueï Ivanov, est le Consortium aéronautique unifié (OAK), qui doit être contrôlé à 75 % par l'Etat. Il regroupera 6 constructeurs d'avions militaires et civils (Iliouchine, MIG, Iakovlev, Tupolev, Irkout, Soukhoï) et pèsera 10 milliards de dollars.

    En ajoutant le transporteur de produits pétroliers Transneftprodukt, présidé par Vladislav Sourkov, ex-" kaguébiste " et conseiller de Poutine, ou la compagnie nationale de chemins de fer, dirigée par Vladimir Yakounine, ancien lui aussi de la " maison " et ami du président, on constate, à l'issue d'une véritable partie de bonneteau, que tous ces quasi-monopoles semi-publics ont à leur tête ou au poste de numéro deux un ancien du KGB. Lequel n'a peut être pas pris le pouvoir en tant qu'institution mais a servi de vivier d'" hommes du président ". Non sans que leurs territoires empiètent les uns sur les autres. Les " plaques tectoniques " du KGB sont éminemment instables. En fait, " Poutine est le seul capable d'empêcher ces messieurs de s'étriper, assène un observateur. De ce point de vue, tout le monde sait que l'élection présidentielle de 2008 sera un formidable saut dans l'inconnu ". D'ici là, le pays va suspendre son souffle.


    Je salue Les EChOS pour leur immense travail, leur immense clairvoyance et leur engagement.

  28. 28

    Les Echos toujours

    L'obsession du contrôle
    Mais cette intégration verticale, à rebours de ce qui se pratique à peu près partout ailleurs dans le monde et qui rappelle la " verticale du pouvoir " mise en place par Vladimir Poutine, en clair l'autoritarisme, semble surtout inspirée par la peur de ne pas pouvoir tout contrôler. Comme un écho de l'époque soviétique où les grandes entreprises possédaient leur propre centrale électrique, des mines et des exploitations agricoles afin de s'affranchir des défaillances du système. " Ce sont des obsédés du contrôle, s'amuse Konstantin Simonov, du Fonds national de sécurité énergétique, ce qui est normal pour des types issus du KGB où tout imprévu est menace, toute concurrence désordre. " Un KGB de fait omniprésent au sein de l'état-major des champions nationaux actuels ou à venir. D'où la question : le discours sur l'intérêt national et la " consolidation stratégique " n'est-il pas qu'un rideau de fumée ? S'il ne s'agit pas en réalité de permettre à une poignée de proches de Vladimir Poutine, au demeurant sans grande expérience industrielle, de s'approprier en toute discrétion les richesses du pays.

    cf.
    http://www.lesechos.fr/info/inter/300112332.htm

  29. 29

    Elisabeth

    Rosoboronexport Chairman Sergei Chemezov, an ex-KGB officer and friend of Valdimir Putin's,

    cf.
    http://www.defenseindustrydaily.com/2006/08/us-ban-on-russian-defense-firms-raises-the-stakes/index.php

    Par ailleurs, il existe également système oligarchique et KGBiste sur industrie du Titane russe .... dont EADS est un important client.

  30. 30

    Elisabeth

    Cf. lien en cliquant sur mon prenom

    sur TITANE russe, Boeing , airbus

    j'ai garde les articles en français, je souhaitais en faire une synthèse à l'époque.

  31. 31

    Dadounet

    En gros, Poutine, c'est Mitterand en 81 qui nationalise toutes les boîtes, place ses copains à leur tête, mutatis mutandis, en plus bestial, ENA-KGB même vision dirigiste-bureaucratique ?
    Ce n'est certes pas le libéralisme, mais, à l'heure actuelle, des entreprises russes à vendre signifierait une Russie aux mains des Américains.
    De plus, certains de ces dirigeants se révèleront paut-être bons (genre Rousselet de Canal+ ou Georges Besse de Renault), tant mieux si nous sommes leurs alliés, ou mauvais (SNCF, France Telecom, Crédit Lyonnais, Crédit Foncier, Crédit Agricole, SNCM, presque tous !), ça nous donnera des occasions de développement pour nos entreprises, genre Skoda pour VW, Dacia pour Renault...), de toutes façons tout bénef.
    Quant à l'aéronautique russe, elle a manqué le virage de l'électronique, elle ne peut qu'être à la dérive, mais des gens qui ont su faire une fusée très fiable en groupant des V2 dans un pays boueux, pauvre et bordélique, il vaut mieux les avoir avec soi que contre.

  32. 32

    Elisabeth

    Euh , il n'a pas une femme et une fille , logées , nourries, blanchies aux "frais de la princesse" au moins ? ;)

  33. 33

    bogdan titomiroff

    Russia has proposed to China that the two countries organize a joint aviation venture. Under discussion is the assembly of modernized Il-96 and Tu-204 planes. Experts in the field believe that the project has no future, because China is currently in a zone of strategic interest from international aerospace companies with whom it will be difficult for Russia to compete. They believe that it is more likely that a plan can be worked out to produce Su-80 planes in China. Russia has already basically given up on producing the planes.

    La suite : http://cfries.canalblog.com/archives/2006/11/05/3087327.html

    Bogdan Titomiroff

  34. 34

    coolis

    De ce que je viens de lire, et merci pour toutes ces informations, que fait la Russie? N'est-elle pas, à marche forcée, en train de construire ses champions nationaux pour faire face à la globalisation des marchés?
    Qui dit construire ses champions, c'est aussi un moyen de les rendre moins vulnérables aux actions de take-over par des entreprises étrangères. Quel est le mal? Si je comprends bien, est-ce essentiellement parce que ces champions nationaux ont à leur tête un membre du KGB? Est-ce le seul reproche?

  35. 35

    nico

    Ce positionnement politique systématique par rapport à un dirigeant étranger sur un blog finance me surprend. Le disque d'Elisabeth commence à être rayé.
    Qu'elle en fasse de même avec les émirs du Golfe qui prennent des participations dans les entreprises occidentales. Les ex-pays satellites? Que font les USA dans leur arrière-cour latino-américaine?
    Poutine -comme jadis Thatcher- travaille dans l'intérêt de son pays et uniquement du sien. Ayant passé quelque temps en Russie il y a peu, ça m'étonnerait que les chars russes en soient aux préparatifs pour arriver sur les champs élysées.
    Par contre, le niveau de vie de la majorité des russes s'est grandement amélioré par rapport à l'ère Eltsine...

  36. 36

    Elisabeth

    Mon cher Nico, relisez votre blog ....

    et notamment

    Pétrole : le véritable enjeu de Bush au Soudan

  37. 37

    Parfum soviétique

    Gazprom, une nouvelle Russie au parfum soviétique



    NOÏABRSK (AFP) - "Quand les rêves deviennent réalité", "Nous rendons le monde meilleur" : le géant gazier russe Gazprom, symbole de la nouvelle puissance russe, aime les slogans tournés vers l'avenir, comme au bon vieux temps du socialisme triomphant.
    Au fil de ses spots publicaires, une fillette chantonne dans un parc sur fond d'hiver russe en rêvant de devenir un jour une grande chanteuse. Un jeune garçon, en gros plan sous un panier de basket dans une cité désolée, aspire à un avenir radieux.

    Fer de lance commercial de la Russie de Vladimir Poutine sur le marché hautement stratégique de l'énergie, Gazprom reste aussi le miroir de l'héritage soviétique, avec son goût des slogans, son côté "mère nourricière" et son culte du secret.

    A Noïabrsk, une de ces villes nouvelles de Sibérie dédiées au pétrole et au gaz, la filiale locale de Gazprom, Noïabrskgazdobytcha (littéralement "Extraction de gaz de Noïabrsk" - NGD), incarne à merveille ce double visage.

    Ses dirigeants cultivent les superlatifs et l'image d'une compagnie qui investit et travaille à plein régime quand ses clients, notamment en Europe, s'inquiètent de ses capacités de production et de sa fiabilité, notamment après la crise du gaz entre la Russie et l'Ukraine en janvier.

    "Une compagnie comme Gazprom n'existe nulle part ailleurs et ne sera pas créée avant longtemps !", clame l'ingénieur en chef de NGD, Valeri Minlikaev, en recevant des journalistes étrangers dans des locaux ultramodernes.




    "La puissance de Gazprom, technique, financière, c'est la garantie des livraisons dans l'avenir non seulement en Russie mais aussi en Europe et dans les autres pays", poursuit-il sur sa lancée, fidèle au credo du Kremlin et de Gazprom, contrôlé par l'Etat russe.

    Gazprom possède un "sytème unique" de gazoducs, le plus étendu, le "plus puissant" du monde - 155.000 kilomètres - doublé de réserves souterraines, qui lui permet de parer la moindre avarie, s'enorgueillit M. Minlikaev.

    A Noïabrsk, NGD vient de fêter triomphalement ses "1.000 milliards de m3" de gaz extraits. Comme à l'ère des plans quinquennaux, qui volaient de record en record, ce chiffre magique apparaît, reproduit en grand, sur les façades des bâtiments aux carrefours de la ville.

    Dans cette cité de 110.000 habitants, alignant les barres d'immeubles et plongée dans l'hiver neuf mois sur douze, tout respire encore l'épopée du socialisme triomphant. Les rues "Lénine", des "60 ans de l'URSS" ou des "Enthousiastes" n'ont pas été rebaptisées.

    Dans les rues, les slogans à la gloire de Gazprom et Sibneft - la compagnie pétrolière du milliardaire russe Roman Abramovitch rachetée par Gazprom en 2005 - ont tout simplement remplacé ceux du parti communiste.

    Comme à l'époque soviétique, Gazprom finance des écoles maternelles, un complexe sportif, une station de ski. Cathédrale et mosquée, flambant-neuves, lui doivent aussi beaucoup. "Nous aidons là où l'administration n'a pas de moyens", explique M. Minlikaev.

    Quinze ans après la chute de l'URSS, le journaliste étranger, convié à Noïabrsk, est aussi toujours un suspect potentiel. Les hommes de la sécurité de Gazprom, en costume cravate et chapka, l'accompagnent pas à pas sur les gisements gaziers.

    "Vous voulez un taxi pour aller en ville ? Impossible, il vous faut une autorisation", se voit-on répondre de façon plus surprenante à la réception de l'hôtel Rossia, voisin du siège de NGD.

    "La Sécurité n'a pas donné son accord", confirme un attaché de presse de la compagnie, visiblement embarassé, avant de s'incliner. Ces agents de la sécurité sont-ils du FSB (ex-KGB) ? "Non", finit-il par répondre avec la même gêne.

    A Noïabrsk, ville de pionniers tout juste trentenaire, le passé n'est jamais très loin.


    Publié le: 11/11/2006 à 09:06:49 GMT Source : AFP

  38. 38

  39. 39

    Elisabeth

    La Tribune.fr - 27/11/06 à 19:12 - 613 Les Russes misent sur la coopération avec EADS
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    Les dirigeants du nouveau holding de contrôle des industries aéronautiques et spatiales russes, l'OAK, vont se réunir avec leurs homologues d'EADS à la mi-décembre à Toulouse. l'occasion de clarifier l'état des relations entre les deux parties alors que la banque public russe est entrée récemment au capital du groupe européen d'aéronautique et d'armement, maison-mère d'Airbus.
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    On fait le point au plus tot

  40. 40

    Elisabeth

    Attention , dementi de EADS mais tout de même ...

  41. 41

    ALERTE !

    La Russie menace de se désengager d'EADS
    Reuters 21.05.07 | 09h42

    MOSCOU (Reuters) - La Russie ne voit pas l'intérêt de conserver une participation dans EADS faute d'accord sur la production en commun d'avions de la nouvelle génération, selon un conseiller du Kremlin.

    La banque nationale russe VTB détient 5% du capital de la maison mère d'Airbus et la compagnie russe United Aviation Corporation (UAC) négocie la production en commun d'avions.

    "S'il y a un partenariat entre EADS et UAC sur la production en commun d'avions, alors il est logique d'être actionnaire.
    S'il n'y a pas de partenariat, il n'y a pas d'intérêt à conserver cette participation", a déclaré à la presse Arkadi Dvorkovitch, principal conseiller économique du président Vladimir Poutine

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