Pourquoi Borat a tort de se moquer du Kazakhstan

KazakhoilpipeCertes, si le Kazakhstan commet parfois quelques impairs, en omettant de corriger des fautes d’orthographe sur de nouveaux billets de banque, il n’en demeure pas moins que le pays Kazakh dispose de richesses (pétrole, gaz et uranium) on ne peut plus convoitées et d’une situation géographique stratégique, entre Russie et Chine.

Poutine le sait bien, qui renouvelle les opérations de “charme “ envers ce pays. Les Etats-Unis aussi, puisque que Condoleezza Rice a fait “ses armes” dans le monde pétrolier au sein de l’opérateur américain Chevron en négociant les contrats d’exploitation de cette – ancienne – republique soviétique. Ces activités lui ont d’ailleurs permis de rencontrer Dick Cheney à cette occasion, lorsqu’il présidait aux destinées de Halliburton.

I – Borat : le Kazakhstan se rebiffe

Le film, racontant les aventures aux Etats-Unis d'un pseudo journaliste kazakh nommé Borat Sagdiyev, interprété par le comédien britannique Sacha Baron Cohen, présente le Kazakhstan sous un jour peu flatteur, de même que la population américaine. Il s’en est suivi une vive polémique auprès des autorités politiques de ce pays d'Asie Centrale qui a multiplié les communiqués condamnant l'humour du comédien.

Dans sa lettre au journal The Times, l'ambassadeur du Kazakhstan aux Etats-Unis a remercié les auteurs du film pour la publicité gratuite de son pays, tout en soulignant que tout ce qui y est présenté n'a rien à voir avec le Kazakhstan réel. En effet, les scènes où Borat présente son village natal n'ont pas été tournées au Kazakhstan mais en Roumanie, Sagdiyev dit bonjour et au revoir en polonais, parle hébreu, et son interlocuteur lui répond en arménien.

Mais la comédie de Borat qui demeure en tête d’affiche en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, ne verra sans doute pas les écrans de Russie, le film pouvant “porter atteinte aux sentiments de certaines catégories de citoyens", selon l'Agence fédérale russe de la Culture et du Cinéma. "Il ne s'agit pas d'une interdiction, mais d'une recommandation", a indiqué un responsable commentant l'annulation de la projection du film en salles. La sortie du film était initialement prévue pour le 30 novembre. La décision définitive devra être adoptée à Los Angeles.

II - La Russie intéressée par le pétrole et le gaz du Kazakhstan

Mais le Kazakhstan reste un pays très convoité pour son pétrole. Ainsi Lukoil Overseas, filiale à 100% du géant pétrolier russe Lukoil, a annoncé la semaine dernière la signature d'un contrat d'exploitation du gisement de Jambaï, au Kazakhstan, avec le kazakh KazMunayGas et l'espagnol Repsol. Le nouveau consortium chargé de l'exploitation de Jambaï sera détenu à 50% par KazMunayGas, à 25% par Lukoil Overseas et à 25% par Repsol. Le projet Jambaï comprend deux champs pétroliers Jambaï-Sud et Zabourounié-Sud. Toutefois le contrat n'entrera en vigueur qu'après le feu vert des autorités kazakhes.

"Nous avons besoin de l'approbation des autorités kazakhes, le contrat doit subir toutes les procédures financières et d'organisation, et il sera examiné par toute une série d'organismes juridiques et administratifs", a souligné l'opérateur russe, ajoutant que les formalités seraient suivies d'une présentation du projet.

Le premier ministre kazakh Danial Akhmetov, avait par ailleurs annoncé fin octobre que le Kazakhstan mettrait en valeur des gisements d'hydrocarbures en coopération avec des compagnies pétrolières russes à l'issue de la rencontre avec le ministre russe du Développement économique. Les parties étudient actuellement plusieurs projets de mise en valeur de gisements caspiens conjointement avec les russes Rosneft et Lukoil. M. Akhmetov a cité notamment le projet d'exploitation conjointe, avec la société publique pétrolière russe Rosneft, de l'immense gisement de Kourmangazy. "Mais nous sommes prêts à étudier d'autres propositions du gouvernement russe", a ajouté le premier ministre kazakh.

III – Une Opep du gaz avec le Kazakhstan ?

Un rapport de l’OTAN a récemment divulgué une information mettant en garde les Européens contre la création par la Russie avec l'Algérie, l'Iran, la Libye et les Etats d'Asie centrale d'un "cartel gazier", à l'instar de l'OPEP. Les pays du Proche-Orient, la Russie et les anciennes républiques soviétiques contrôlent ensemble 73% des réserves mondiales de gaz. D'après les données de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), 41% des réserves se trouvent au Proche-Orient et 32% en Russie, au Turkménistan, en Ouzbékistan et au Kazakhstan.

Selon le chef du comité de la Douma pour l'énergie, le transport et les télécommunications, les membres potentiels d'un tel cartel seraient le Turkménistan, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, la Russie, l'Ukraine, la Biélorussie et l'Iran.

Arkadi Dvorkovitch, chef du département d'expertises de la présidence russe, n'a pas exclu la possibilité d'une apparition d'organisations de ce genre. "La création d'un cartel est toujours l'un des moyens possibles, mais, comme l'histoire nous l'enseigne, pas obligatoirement efficaces de résolution de tels problèmes. Si tous les plus gros producteurs de gaz - et je tiens à le souligner: tous les gros producteurs - ont intérêt à conclure un tel accord, alors la création d'un cartel gazier sera possible", a avancé cet important membre du Kremlin.

IV - Une situation stratégique pour le passage d’oléoducs

La Russie propose d'étudier la possibilité de réaliser une déviation de l'oléoduc Sibérie orientale-Pacifique vers la Chine et d'examiner la proposition du Kazakhstan de créer un corridor de transport Chine-Kazakhstan-Russie. Les deux parties étudieront aussi les moyens à engager pour amplifier la coopération dans le cadre de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et de la Communauté économique eurasiatique (CEEA).

La délégation russe espère pouvoir signer au vu des résultats des pourparlers un accord sur l'encouragement et la protection mutuelle des investissements et plusieurs documents relatifs à la coopération entre différentes administrations sectorielles.

Le Kazakhstan souhaite participer à la construction de l'oléoduc ukraino-polonais Odessa-Brody-Plock, a par ailleurs déclaré récemment l'ambassadeur du Kazakhstan en Ukraine lors d'une rencontre avec le Premier ministre ukrainien. "Le Kazakhstan voudrait participer au projet de prolongement du pipeline Odessa-Brody jusqu'à Plock et utiliser cet oléoduc pour le transport de pétrole caspien", a noté l'ambassadeur cité par le service de presse du gouvernement ukrainien. L'entretien a également porté sur les perspectives d'exploitation commune des gisements de pétrole et de gaz kazakhs.

V – L’uranium : une richesse stratégique du Kazakhstan

Le Kazakhstan mise beaucoup sur la coopération avec la Russie dans le développement des technologies nucléaires ainsi que l'extraction et l'enrichissement de l'uranium.

Selon le Kazakhstan, le nucléaire, les hautes technologies et le potentiel des transports, seraient « les trois forces motrices » susceptibles de propulser son économie sur le marché international... Pour attirer les investisseurs étrangers, le pays disposerait d’une technologie d'extraction dite de lixiviation in situ, qui permet d'extraire l'uranium à un prix de revient très faible.

La Commission européenne a recommandé fin octobre à la Communauté européenne pour l'énergie atomique (Euratom) de signer un accord avec le Kazakhstan sur l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques. Cet accord pour un montant de 1,5 milliard d'euros devrait être signé pour une période estimée de dix ans et garantirait des livraisons d'uranium stables aux pays de l'Union européenne.

Le Kazakhstan est à ce jour le troisième producteur mondial d'uranium après l'Australie et le Canada, mais il envisage d'occuper les positions de leader d'ici 2010. Aujourd'hui la part du Kazakhstan dans les importations européennes d'uranium ne dépasse pas 3%. Les recommandations de la Commission européenne doivent néanmoins encore être approuvées par le Conseil de l'UE.

VI – Russie et Kazakhstan s’allient dans l’uranium

En octobre dernier, l'Agence fédérale russe pour l'énergie atomique (Rosatom) a pour sa part annoncé que la Russie et le Kazakhstan ont institué la première coentreprise d'enrichissement d'uranium à Angarsk, dans la région d'Irkoutsk, en Sibérie orientale. Au total trois entreprises russo-kazakhes ont été instituées dans le domaine de l'utilisation civile de l'énergie atomique. Outre l'entreprise conjointe dénommée "Centre d'enrichissement d'uranium" enregistrée en Russie, les parties ont instituée l'entreprise conjointe "Centrales nucléaires" au Kazakhstan, dans le but d'élaborer et de promouvoir, sur les marchés russe, kazakh et de pays tiers, des installations énergétiques avec des réacteurs nucléaires de faible et moyenne puissance.

L'entreprise conjointe Akbastaou est instituée en vue d'exploiter 2 gisements d'uranium au Kazakhstan. La participation des deux Etats aux entreprises conjointes est paritaire. Il s'agit d'une première mesure pratique accomplie dans la réalisation de l'intégration des complexes industriels nucléaires russe et kazakh prévue par la déclaration conjointe sur la coopération dans le nucléaire civil en date du 25 janvier 2006.

La Russie et l'Agence internationale pour l'Energie atomique (AIEA) ont décidé récemment d'aborder la création d'un centre international d'enrichissement d'uranium, à l'issue d'une rencontre entre le directeur de l'AIEA Muhamed ElBaradei et le directeur de Rosatom Sergueï Kirienko. "M. ElBaradei et moi nous estimons tous deux que le temps presse et que ce centre doit être institué sans plus tarder. » a déclaré M. Kirienko.

"La création du centre international en Russie n'est qu'un premier pas. Nous estimons que des centres pareils seront ouverts encore dans le monde. Plus il y aura de tels centres dans le monde, mieux cela vaudra. L'essentiel est que ces centres soient sous le contrôle de l'AIEA", a indiqué M. Kirienko. La Russie propose d'accorder au territoire où sera situé ce Centre un statut particulier. "Je ne suis pas sûr que le principe d'exterritorialité doive y être appliqué, mais il faut que les garanties juridiques pour le fonctionnement de ce centre soient suffisantes", a-t-il indiqué. Première étape à l’intégration du Kazakhstan dans ce qui pourrait être une nouvelle Union Soviétique ? qui sait ?

Le directeur de Rosatom a estimé que des centres d'enrichissement d'uranium pourraient être institués aux Etats-Unis et en Allemagne.

A lire également :

. Kazakhstan : la Banque centrale épinglée pour fote d’ortograffe

12 pays au Maroc contre le terrorisme nucléaire

Nucléaire : l'enjeu du trio Russie/Iran ... AREVA

. Gaz-Alliance Russie/Algerie : la France veille

. Russie et Algérie mettent les gaz ensemble

. Poutine/Bouteflika : la Russie fait le bilan

. Chavez en visite à Alger : coopération et Opep

. CHAVEZ en IRAN : vers une OPEP du gaz ?

Sources : Kommersant, Ria Novosti, Pravda

 

16 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    Sur Condi, la Russie et le Kazakhstan, un livre que je vous recommande vivement

    http://www.librairiepantoute.com/fichelivre.asp?id=257916

    CONDOLEEZZA RICE : LA PUISSANCE ET LA GRACE

  2. 2

  3. 3

    Kazakhstan à Londres

    Le président kazakh en visite à Londres
    10:40 | 20/ 11/ 2006

    LONDRES, 20 novembre - RIA Novosti. Le président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev entame lundi une visite officielle en Grande-Bretagne.

    Mardi 21 novembre, Noursoultan Nazarbaïev sera reçu par la reine d'Angleterre Elisabeth II au palais de Buckingham, et s'entretiendra ensuite avec le premier ministre britannique Tony Blair, au 10, Downing Street.

    Les pourparlers porteront principalement sur les contacts économiques bilatéraux, les problèmes internationaux actuels, dont la situation en Afghanistan et autour de l'Iran, ainsi que sur l'activité des principales associations internationales de cette région: l'Organisation de coopération de Shanghai, la Communauté des Etats indépendants (M. Nazarbaïev est président du Conseil des chefs d'Etat de la CEI) et autres.

    Selon les journalistes, le film "Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan" récemment tourné avec la participation du célèbre comédien britannique Sasha Baron Cohen sera évoqué au cours de la visite du président kazakh.

    Mercredi 22 novembre, Noursoultan Nazarbaïev ouvrira le marché à la Bourse des valeurs de Londres et rencontrera le nouveau Lord-maire de la City de Londres John Stuttard.

    Une rencontre du président kazakh avec le chancelier de l'Echiquier Gordon Brown est également prévue.

  4. 4

    Elisabeth

    Pour rappel , la base de Bakouinour se situe au Kazakhstan

  5. 5

    fred

    On a tort de se moquer du Kazakhstan parce qu'il y a plein de pognon a se faire là bas ?

  6. 6

    Elisabeth

    plein de pognon lisez mieux .... c'est Poutien qui veut se faire du "pognon" avec du pétrole et de l'uranium ...

    c'est un pays extrêmement stratégique pour lui , qui dispose des 2 ressources les plus convoités de la planete et qui se situe entre le geant gazier Russe ... et la Chine assoiffée d'hydrocarbures

    Si Poutine voulait rebatir l'Union Soviétique pour se maintenir au pouvoir apres 2008, il pourrait bien commencer par le Kazakhstan...

    désolée de parler de "pognon" mais c'est tout de même ce qui motive nos dirigeants ..

  7. 7

    Elisabeth

    plein de pognon lisez mieux .... c'est Poutien qui veut se faire du "pognon" avec du pétrole et de l'uranium ...

    c'est un pays extrêmement stratégique pour lui , qui dispose des 2 ressources les plus convoités de la planete et qui se situe entre le geant gazier Russe ... et la Chine assoiffée d'hydrocarbures

    Si Poutine voulait rebatir l'Union Soviétique pour se maintenir au pouvoir apres 2008, il pourrait bien commencer par le Kazakhstan...

    désolée de parler de "pognon" mais c'est tout de même ce qui motive nos dirigeants ..

  8. 8

    la Russie perd pied en Asie centrale

    Miam miam, interessant cette région :)

    La Russie continue à céder ses positions sur le marché des ressources naturelles du Kazakhstan et de l'Asie centrale. La Chine pourra en revanche bientôt renforcer les siennes, déjà solides, dans le secteur pétrogazier de la région.

    Le ministère de l'Energie et des Ressources minérales du Kazakhstan a fait savoir mardi qu'il étudiait la demande de la compagnie publique China International Trust & Investment Corp. portant sur l'achat des actifs pétroliers de la société canadienne Nations Energy, qui possède notamment le gisement de Karajanbas dont les réserves atteignent 340 millions de barils de pétrole et de condensat. L'année dernière, la compagnie pétrolière chinoise CNPC avait acheté pour 4,2 milliards de dollars la compagnie PetroKazakhstan, dont les réserves prouvées s'élèvent à 535 millions de barils de pétrole, à laquelle prétendait également Lukoil. Les compagnies chinoises exploitent déjà une série de grands gisements dans l'Ouest et le Sud de la république. Le premier tronçon du pipeline d'Atassou-Alachankoou mis en service l'année dernière achemine environ 10 millions de tonnes de pétrole par an du Kazakhstan en Chine. Le deuxième tronçon qui sera construit d'ici peu accroîtra de deux fois le rendement du tuyau.

    Le Turkménistan qui a signé un accord pour la construction d'ici à 2009 d'un gazoduc dirigé vers la Chine (environ 30 milliards de m3 de gaz par an) joue également la carte chinoise. Qui plus est, Achkhabad devra faire tout son possible en vue d'assurer les livraisons de gaz à la Russie et à l'Ukraine, car les volumes d'extraction actuels ne permettent pas de respecter tous les contrats.

    La sortie des républiques d'Asie centrale en général, et du Kazakhstan en particulier, de la sphère d'influence de la Russie est un processus inévitable, estime Valeri Nesterov, analyste de Troïka Dialog. "On peut constater objectivement que la Russie cède ses positions dans cette région, estime-t-il. Tout ne dépend pas d'elle, loin s'en faut, et le Kazakhstan est enclin à ne plus considérer à l'avenir son voisin du Nord comme principal opérateur du transit de son pétrole et de son gaz".

    De l'avis d'Alexandre Razouvaïev, chef du service analytique de Megatrustoïl, la situation de la Russie dans le domaine de l'exploitation des ressources naturelles de la région suscite de sérieuses appréhensions. "Le monde de la géopolitique déteste le vide, et si aujourd'hui notre secteur pétrogazier bénéficie de positions assez bonnes dans ces pays, demain cette niche pourra être occupée par n'importe qui, par exemple, par la Chine, affirme l'expert. D'ailleurs, n'oublions pas que les positions des Etats-Unis sont relativement fortes dans cette région, ils agiront de façon à empêcher le renforcement de l'influence chinoise".

    L'unique levier efficace de Moscou est la politique étrangère. "Si nous ne pourrons pas exercer, par définition, une influence sur les Chinois, nous pourrons en revanche influer parfaitement sur les dirigeants des ex-républiques soviétiques", estime M. Razouvaïev.

  9. 9

    Elisabeth

    merci bcp !

    sur "n'oublions pas que les positions des Etats-Unis sont relativement fortes dans cette région" , je retrouve un article mettant en avant que la Russie bloque la construction du pipe de Chevron au Kazakhstan

    + article sur Chine et Kazakhstan

  10. 10

    Pétrole

    Pétrole: le champ kazakh de Kashagan produira 25% de plus, à 1,5 mbj (FT)
    AFP 27.11.06 | 11h51


    Le vaste champ pétrolier Kashagan au Kazakhstan produira 1,5 million de barils par jour (mbj) à l'apogée de son exploitation vers 2020, soit 25% de plus qu'anticipé précédemment, a rapporté lundi le Financial Times (FT).

    La mise en exploitation de Kashagan, le plus gros champ découvert depuis plus de trente ans, a déjà été repoussée de 2005 à 2008 et devrait encore être reportée jusqu'à 2009 "au plus tôt", a souligné le quotidien.

    Situé sur la mer Caspienne, Kashagan devrait atteindre son pic de production "vers la fin de la prochaine décennie" et fournir alors 1,5 mbj "pendant plus de dix ans", avance le FT, dont la source viendrait du consortium développant le champ et mené par l'italien Eni.

    Au total, Kashagan devrait fournir "bien plus que les 13 milliards de barils prévus", ajoute le FT. Toutefois, selon le journal, Eni devrait bientôt annoncer que le champ sera plus long et plus cher à développer qu'initialement estimé.

    Le coût officiel de ce projet, déjà le plus cher au monde, est estimé à 29 milliards de dollars et devrait être révisé en hausse, "autour de 35 milliards au minimum". Les groupes occidentaux Eni, Total, ExxonMobil et Shell ont chacun une part de 18,52% dans le consortium OKIOC qui développe le champ. ConocoPhillips détient 9,26%, et le japonais Inpex et la compagnie nationale kazakhe KaMunaiGaz chacun 8,33%.

    Kashagan devrait permettre aux occidentaux de réduire leur dépendance énergétique envers la Russie et l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui détient 60% des réserves mondiales de pétrole encore à exploiter. Il devrait aussi aider à répondre à l'envol de la demande mondiale

  11. 11

    Exportation de pétrole vers Iran

    Le Kazakhstan considère les possibilités d’exporter son pétrole via l’Iran
    Dépêche publiée le 06/10/2006


    Par Jean GRANOUX, d’après Trend, Kazinform, Itar-Tass


    Astana, 6 octobre 2006 - Le Kazakhstan examine les possibilités d’exporter son pétrole sur les marchés mondiaux via l’Iran, a déclaré le ministre kazakh de l’énergie et des ressources minières, Baktykozha Izmukhametov.

    "Dans une perspective à long terme, les exportations de pétrole kazakhes n’excluent pas de prendre le chemin de l’Iran", a affirmé le ministre dans un article publié dans le journal Kazakhstanskaya Pravda, jeudi. "En particulier, selon lui, les études préliminaires sur le projet d’oléoduc Kazakhstan-Turkménistan-Iran sont en cours", aux dires de l’agence Trend.

    En guise d’alternative, le Kazakhstan "montre aussi de l’intérêt pour l’oléoduc Burgas (Bulgarie)-Alexandropolis (Grèce). Selon le ministre, la mise en oeuvre du projet, d’une capacité de 35 millions de tonnes de pétrole par an permettra de transporter le pétrole de la Caspienne et de la Russie dans des tankers depuis les ports de la mer Noire sitiués en Russie, en Ukraine et en Géorgie jusqu’au port de Burgas, et de là, par oléoduc jusqu’au port d’Alexandropolis d’où il pourra être livré aux marchés du Sud-Est Asiatique, à l’Inde et aux Etats-Unis.

    Le recours à l’Iran est probablement destiné à faire monter les enchères des offres de transport concurrentes ; vu des Etats-Unis, exporter le pétrole kazakh via l’Iran étant une provocation. Quant à la diversion Burgas (Bulgarie)-Alexandropolis (Grèce), elle permet de court-circuiter le verrou turc du Bosphore. La visite de Nazarbaev à Washington n’a pas dissipé tous les malentendus avec les Etats-Unis.

  12. 12

    Chine et Kazakhstan

    CITIC (Chine) va racheter les actifs kazakhs de Nations energy

    PEKIN, 26 oct 2006 (AFP)
    Le conglomérat chinois CITIC, contrôlé par le gouvernement, va acquérir les actifs pétroliers au Kazakhstan du groupe canadien Nations Energy pour 1,91 milliard de dollars, selon un communiqué des deux groupes publié jeudi sur le site internet de CITIC.

    CITIC et Nations Energy ont conclu un accord en ce sens mercredi, selon le communiqué.

    Le champ pétrolier de Karazhanbas est le principal actif dans le pays d'Asie centrale de Nations Energy, via sa filiale locale, JSC Karazhanbasmunai.

    JSC Karazhanbasmunai détient les droits jusqu'en 2020 pour développer ce champ pétrolier et gazier de la région de Mangistau, ont précisé les compagnies.

    Ce champ a des réserves avérées de plus de 340 millions de barils de pétrole et en produit plus de 50.000 par jour.

    "L'acquisition proposée est un élément important dans l'application de la stratégie énergétique de CITIC", a déclaré le président adjoint du groupe chinois, Zhang Jijing cité dans le communiqué.

    Cela devrait apporter au groupe "une base pour sa stratégie d'expansion dans l'énergie dans l'un des pays producteurs les plus dynamiques d'Asie centrale", a-t-il ajouté.

    Récemment les compagnies chinoises ont multiplié les acquisitions de ce type, pour sécuriser l'approvisionnement d'un pays vorace en énergie.

    La Chine a importé 95,8 millions de tonnes de brut au cours des huit premiers mois de l'année, soit une hausse de 15,3% sur un an.

    Une des sept filiales cotées à Hong Kong de CITIC, la CITIC Resources Holdings, est ainsi en train d'acquérir 51% des droits détenus par la firme koweïtienne d'exploration pétrolière à l'étranger Kufpec, dans un projet pétrolier en Indonésie, sur l'île de Seram.

    Au Kazakhstan même, un autre groupe chinois, China National Petroleum Corporation (CNPC) a pris l'an dernier le contrôle d'un autre canadien, PetroKazakhstan, troisième producteur dans le pays d'Asie centrale, pour 4,18 milliards de dollars.

    Cette année, CNPC, premier producteur et fournisseur de brut et de gaz naturel, s'est vu attribuer plusieurs licences d'exploration au Nigeria et est devenu un des principaux actionnaires étrangers du groupe pétrolier russe Rosneft.

    Parmi les récentes acquisitions d'éclat à l'étranger, China National Offshore Oil Corp (CNOOC) a pris début janvier une participation de 45% dans une zone pétrolifère au large du Nigeria, pour 2,27 milliards de dollars.

    C'est aussi du Kazakhstan, situé à la frontière ouest du géant asiatique, que part un pipeline de 1.200 kilomètres mis en service cet été pour acheminer quelque 10 millions de tonnes de brut par an, dans un premier temps.

  13. 13

    L'UE et le Kazakhstan signe...

    Le Kazakhstan et l'Union européenne signeront début décembre deux accords de coopération énergétique dont un sur le nucléaire, a indiqué jeudi le Commissaire européen à l'énergie, Andris Piebalgs, dans un entretien à l'agence Interfax-Kazakhstan.

    Le Kazakhstan dispose de près d'un quart des réserves d'uranium de la planète et de gigantesques réserves de pétrole.

    Le premier document, un mémorandum, portera sur les "livraisons de ressources énergétiques" du Kazakhstan vers l'UE et sur les investissements dans le secteur énergétique kazakh, a précisé M. Piebalgs, en visite dans cette ex-république soviétique d'Asie centrale.

    Ce texte doit être signé lors d'une visite à Bruxelles du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev. L'Union européenne, qui dépend fortement de la Russie en matière énergétique, cherche à diversifier ses approvisionnements.

    Le deuxième document concerne le nucléaire et "donne la possibilité d'une coopération directe dans le domaine du commerce de matières radioactives", a expliqué le Commissaire européen.

    "L'énergie nucléaire est assez développée dans l'Union européenne et, bien sûr, les livraisons d'uranium sont importantes", a souligné M. Piebalgs.

    L'UE a pris du retard en matière de coopération énergétique avec Astana (la capitale kazakhe) par rapport aux puissances américaine, russe et chinoise.

    L'Allemagne, qui présidera au premier semestre 2007 l'UE, a annoncé qu'elle comptait définir une nouvelle stratégie européenne pour l'Asie centrale, une région dont le sous-sol regorge de pétrole et de gaz notamment.

    M. Piebalgs doit participer jeudi à une conférence ministérielle sur les questions énergétiques entre l'UE et les pays riverains des mers Noire et Caspienne.

  14. 14

    Pipe de Chevron bloqué par la Russie

    La personne qui cherchait des infos sur blocage du pipe de Chevron au Kazakhstan peut revenir sur le blog ..;)
    ---------------------------------

    AFX News Limited
    Russia blocks Chevron's CPC oil pipeline from Kazakhstan - report
    11.13.2006, 06:36 AM



    MOSCOW (AFX) - The Russian government is blocking the development of the Caspian Pipeline Consortium (CPC) oil pipeline, led by Chevron Corp, which is to transport oil from Kazakhstan via Russian territory, Russian newspaper Kommersant reported.

    'They could push Russia's only private pipeline to bankruptcy', as the Russian government could sharply increase the tariffs charged to the CPC consortium, the daily said.

    'In any case, CPC is threatened with bankruptcy or coming under the control of the State', Kommersant added.

    Industry Minister Viktor Khristenko sent a letter on Friday to Chevron's representative in the region, Guy Hollingsworth, saying that Russia, as shareholder of the pipeline, will stick to its position very strictly, Kommersant said.

    The private shareholders of the pipeline are proposing a 9.1 pct rise in the tariffs paid to Russia for crossing its territory, while the Russian government is demanding a rise of 40 pct, Kommersant said.

    The Russian government is the main shareholder of the pipeline, with 24 pct, while the Kazakh government has 19 pct, Chevron has 15 pct, and there are several small shareholders, notably Americans.

    The CPC pipeline links the Tenguiz oilfield, developed by Chevron and the Kazakh government, with the Russian port of Novorossiisk, on the Black Sea. The consortium wants to more than double its transport capacity to 67 mln tonnes per year from the current 30 mln tonnes per year.

  15. 15

    CIMENTS français

    Ciments français: accord pour construction de deux cimenteries au Kazakhstan
    PARIS, 8 déc 2006 (AFP)
    La société Ciments Français, filiale du groupe italien de matériaux de construction Italcementi, a signé un accord préliminaire pour la construction de deux cimenteries au Kazakhstan, selon un communiqué publié vendredi.

    L'accord de partenariat a été signé avec Mercury Group, défini comme un des principaux groupes industriels kazakhs, et la société de construction Sembol Group (filiale du groupe turc Fettah Tamince), selon Ciments français.

    "A titre indicatif (...), l'investissement nécessaire à la construction de deux cimenteries de ce type représenterait environ 300 millions de dollars", a précisé à l'AFP la société française.

    "Le montant de l'investissement définitif pour Ciments Français ne sera déterminé que dans le courant du 1er semestre 2007", a-t-elle ajouté.

    Ces deux cimenteries "à voie sèche" auront une capacité de 1,3 million de tonnes chacune.

    Elles viendront s'intégrer à la cimenterie de Ciments français déjà implantée dans le pays "pour donner naissance au principal producteur de ciment d'Asie centrale avec une capacité totale de plus de 3 millions de tonnes", souligne le communiqué.

  16. 16

    attila

    Ca va pas changer grand chose a la politique du Kazakhstan mais le président Nazarbaïev a nommé un nouveau 1er ministre après la demission de Danial Akhmetov.

    ASTANA, 10 janvier (Reuters) - Le parlement kazakh a approuvé mercredi la nomination de Karim Massimov, jusqu'alors vice-Premier ministre, au poste de chef du gouvernement.

    Les deux chambres du parlement, réunies en session extraordinaire, ont approuvé à l'unanimité le choix de Massimov, nommé par le président Nursultan Nazarbaïev.

    Massimov, ont déclaré des ténors du parlement, devrait poursuivre la politique de son prédécesseur, Danial Akhmetov, qui a démissionné lundi sans qu'aucune explication n'ait été apportée à sa décision

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée