Décidément les voleurs n'ont plus le respect de quoique ce soit. Ainsi, grisés très certainement par la flambée actuelle des cours de métaux, certains n'ont pas hésité à s'emparer de plaques de bronze ornant un monument dédié à des tirailleurs marocains.
Que ces personnes se le disent tout de même, un homme a récemment été puni de son larcin par la “justice divine” ... puisqu'il s'est lui-même électrocuté en voulant dérober du cuivre présent sur des rails de chemin de fer.
Des plaques de bronze ornant un monument dédié au 1er Régiment de tirailleurs marocains ont été dérobées à Cernay (Haut-Rhin), a-t-on appris samedi auprès de la mairie.
Erigé en l'honneur du 1er régiment de tirailleurs marocains, le monument comportait trois plaques pesant environ 150 kg chacune. Elles ont été soigneusement démontées par les voleurs. "Le vol, qui nous a été signalé en milieu de semaine dernière, doit remonter à la deuxième ou troisième semaine d'octobre", a précisé Georges Martin, adjoint au maire de Cernay. La mairie de Cernay a déposé une plainte auprès de la gendarmerie et une enquête est en cours, a-t-il ajouté.
En août 2006, le colonel Philippe Schneider, patron de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante s'exprimait ainsi :"la nouveauté, c'est que les voleurs démontent les installations. Ils déboulonnent des statues de bronze sur le Chemin des dames à Verdun. Ils arrachent 30 m2 de la toiture en zinc d'une église à Haubourdin dans le Nord. Ils volent des hélices de bateau en acier sur une zone de carénage en Vendée. Et, quand ils vont se rendre compte que la plupart des monuments aux morts sont en bronze, on risque d'en voir disparaître". C'est désormais chose faite, malheureusement ...
A noter cependant, que le "métier" de voleurs n'est pas sans risque, qu'on se le dise, puisque qu'un habitant de Forbach (Moselle), âgé de 32 ans, est mort en septembre dernier électrocuté en voulant dérober des câbles électriques à Béning-lès-Saint-Avold (Moselle), selon la gendarmerie.
L'accident s'est déroulé sur l'emprise ferroviaire des Houillères du Bassin de Lorraine (Charbonnages de France), voies toujours en fonction en réalité pour maintenance après la fermeture du site. La victime pensait à priori que les lieux étaient désaffectés et que le courant était désactivé.
Son frère cadet a alerté les secours qui ont dû couper l'électricité dans le secteur. Des trains internationaux ont subi des retards. Electrocuté sur le coup par des dizaines de milliers de volts, l'homme était connu des services de police et de gendarmerie.
Sources : AP, AFP, Libération
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