Alors que la semaine dernière, le vice-ministre de la Défense d'Israël Efraim Sné a déclaré qu'il n'excluait pas que l'Etat hébreu soit contraint d'employer la force en vue d'arrêter le programme nucléaire iranien, le ministre iranien de la Défense Mostafa Mohammad Najar a menacé jeudi Israël de représailles en cas d'agression.
Téhéran serait prêt cependant à discuter des inspections plus élargies de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur ses sites nucléaires.
I – L'Iran ripostera en cas d'agression par Israel
"Si le faux régime d'Israël commet cet acte absurde (ndlr : d'agresser l'Iran), la réponse de l'Iran sera tellement rapide et foudroyante, qu'il regrettera toujours ce qu'il aura fait", lit-on dans la déclaration du ministre iranien de la Défense rendue publique jeudi.
"Je ne prône pas une action militaire préventive d'Israël contre l'Iran, car je me rends compte de ses conséquences éventuelles. J'estime que c'est l'ultime moyen, mais l'ultime moyen est parfois le seul moyen", a déclaré Efraim Sné dans une interview au Jérusalem Post.
Commentant les propos du chef militaire israélien, M. Najar a jugé que les dirigeants israëliens n'avaient probablement pas tiré la leçon de "leur défaite humiliante" essuyée au Liban et du destin de Saddam Hussein. Le ministre iranien de la Défense a ajouté qu'Israël représentait une menace pour la sécurité dans la région.
II - Une frappe contre l'Iran possible
Le président des Etats-Unis George Bush n'hésitera pas à user de la force armée contre l'Iran, si d'autres moyens d'empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire s'avèrent inefficaces, a déclaré mercredi l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Daniel Ayalon. "Ceux qui connaissent Bush savent qu'il est d'un naturel opiniâtre... Si les sanctions ont un effet, tant mieux... Sinon, il prendra toutes les mesures possibles, jusqu'à lancer une opération militaire", a-t-il estimé dans une interview au journal israélien Maariv.
La situation s'est à nouveau tendue au lendemain de la fuite d'une information issue du nouveau rapport de l'AEIA que son directeur Mohamed El Baradei doit présenter lors de la session du Conseil des gouverneurs le 23 novembre. Le rapport fait en effet mention du lancement le mois dernier d'une nouvelle cascade de 164 centrifugeuses à gaz.
Selon les conclusions du rapport, si l'Iran devrait à priori respecter l'Accord sur les garanties, l'AIEA n'est pas en état de faire la clarté sur les anciennes activités nucléaires iraniennes sans une plus ample coopération et ne peut pas garantir que le programme de Téhéran est strictement pacifique. Du point de vue juridique les Iraniens respectaient toutes les clauses de l'Accord sur les garanties, mais l'AIEA attend une coopération plus large qu'implique le Protocole additionnel que l'Iran a signé mais n'a pas ratifié. Le rapport de l'AIEA donne par tradition une évaluation technique et non politique des faits constatés.
Le rapport évoque aussi les traces d'uranium hautement enrichi et de plutonium découvertes dans un entrepôt dans l'Ouest du pays. Les Iraniens ont été interpellés sur la provenance de ces traces qui (à l'exception de celles de plutonium) avaient été mentionnées dans le rapport trimestriel précédent. Leur réponse - ces traces sont un produit auxiliaire de leur programme nucléaire civil - est actuellement étudiée par les experts.
La centrale nucléaire de Bouchehr que la Russie construit dans le Sud-Ouest de l'Iran n'est pas mentionnée dans le rapport de l'AIEA. Mardi, le président Ahmadinejad a annoncé que l'objectif final de son pays était de mettre en service 60.000 centrifugeuses.
III – Israel ne permettra pas à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire
S’exprimant devant le Congrès des organisations caritatives juives à Los-Angeles, Olmert a réagi aux propos du Président iranien affirmant que l’Iran acquerra la capacité nucléaire dans un an.
« Israël ne permettra pas à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire alors que ce pays cherche sa destruction ».
Il a ajouté : « Ce serait un crime impardonnable envers les futures générations de laisser l’Iran se procurer ces armes. Qu’arrivera-t-il à nos enfants ? Si l’Iran réussit son programme de fabrication d’armes nucléaires, nous entrerons dans une ère d’instabilité encore jamais vue ».
IV – Iran : aide de plus de 120 millions de dollars au Hamas
Le ministre palestinien des Affaires étrangères Mahmoud Zahar a indiqué, jeudi à Téhéran, que l'Iran avait fourni une aide totale de plus de 120 millions de dollars au gouvernement du Hamas. Dans une déclaration à la presse, M. Zahar, a précisé que ""l'Iran a fourni jusqu'ici plus de 120 millions de dollars, et va fournir davantage d'aide et son soutien est très important pour nous"". L'Iran demeure ""un acteur majeur dans la région"", a poursuivi M. Zahar.
En Juin, M. Zahar avait indiqué que l'Iran avait promis une cinquantaine de millions de dollars à son gouvernement, étant privé de sources de revenus par l'Etat hébreu, des aides directes de l'Union européenne et de celles des Etats-Unis, depuis la formation du gouvernement Hamas au printemps
V - Téhéran pourrait accepter des inspections élargies de l'AIEA
"Dès que le dossier nucléaire iranien sera soumis de nouveau à l'Agence internationale de l'énergie atomique, nous pourrons reprendre les débats sur l'augmentation des inspections de l'AIEA", a déclaré jeudi à la presse Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran.
Il a rappelé que Téhéran avait suspendu le protocole additionnel au Traité de non-prolifération (TNP) sur la décision du parlement en réduisant les inspections de l'AIEA après le transfert du dossier au Conseil de sécurité de l'ONU. Le protocole additionnel autorise l'AIEA à inspecter non seulement les installations en fonctionnement, mais également des lieux où elle n'a pas accès en vertu du TNP, comme des réacteurs arrêtés, des centres de recherche ou des usines fabriquant des produits susceptibles de servir à un programme nucléaire.
L'Iran insiste sur son droit de posséder un cycle nucléaire complet avec l'enrichissement de l'uranium. Toutefois la communauté internationale craint que celui-ci ne développe le programme nucléaire à des fins militaires. Conformément à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, Téhéran devait suspendre l'enrichissement de l'uranium le 31 août dernier au plus tard en tant que préalable de la reprise des négociations. Le 22 août, l'Iran a répondu que cela ne serait possible qu'à l'issue des négociations. Face à cette situation, le Conseil de sécurité étudie l'introduction de sanctions contre Téhéran.
Sources : Ria Novosti, Map, Israel Valley
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10 Commentaires
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Vendredi 17 Novembre 2006 | 5:00 | Beyrouth L'Orient le jour
Peres qualifie Ahmadinejad de « version persane de Hitler »
Téhéran se dit prêt à accomplir son « dernier pas » vers le nucléaire
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qualifié hier par le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres de « version persane de Hitler », a affirmé que son pays était « prêt à accomplir le dernier pas » dans son programme nucléaire. Ces déclarations interviennent alors que les grandes puissances peinent à mettre au point une résolution sanctionnant Téhéran à cause de son refus de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium.
«Dans l’affaire nucléaire, nous sommes prêts à accomplir le dernier pas », a dit M. Ahmadinejad dans un discours prononcé dans la province du Kurdistan. Le président n’a pas précisé la nature de ce « dernier pas », mais a ajouté dans un deuxième discours qu’il permettrait de « maîtriser complètement l’énergie nucléaire ».
17 novembre 2006 à 10:24L’Iran fait tourner actuellement deux chaînes de 164 centrifugeuses chacune pour l’enrichissement d’uranium, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Les responsables iraniens ont affirmé ces dernières semaines qu’ils comptaient installer jusqu’à 3 000 centrifugeuses à l’usine de Natanz (Sud) avant la fin mars 2007.
« Il est important que nous maîtrisions cette technologie et nous voulons développer nos activités dans ce domaine de recherche », a en outre déclaré hier le secrétaire du Conseil suprême iranien de la sécurité nationale, Ali Larijani.
L’uranium de Natanz est enrichi à un taux ne dépassant pas 5 %, ce qui le destine théoriquement à un usage civil. Il faut pousser l’enrichissement à des taux beaucoup plus élevés, idéalement 90 %, pour obtenir la matière première d’une bombe nucléaire. Or, les pays occidentaux soupçonnent l’Iran de vouloir utiliser son programme d’enrichissement à des fins militaires, malgré les démentis de Téhéran.
En Israël, M. Peres a estimé que « si l’Iran acquiert l’arme atomique, d’autres pays musulmans en feront autant ». Selon M. Peres, « le président iranien est une version persane de Hitler, c’est un personnage à moitié névrosé qui s’est mis le monde à dos ». Il faisait ainsi référence aux diatribes antisionistes de M. Ahmadinejad, qui a préconisé qu’Israël soit « effacé de la carte », ainsi qu’au programme nucléaire iranien.
Selon M. Peres, « Israël ne peut pas et ne doit pas mener la guerre contre l’Iran car la menace nucléaire que fait planer Téhéran est mondiale ». Or, le vice-ministre israélien de la Défense, Ephraïm Sneh, avait déclaré la semaine dernière ne pas exclure une attaque préventive militaire israélienne contre l’Iran, car « dans certains cas, le dernier recours est le seul recours ».
À ce sujet, le ministre de la Défense iranien Mostapha Mohammad-Najar a averti hier qu’« en cas de geste inconsidéré du régime imposteur d’Israël, la réponse de l’Iran sera si rapide et destructrice que ce régime regrettera son geste pour toujours ».
Israël pousse les Occidentaux à adopter des sanctions dures contre Téhéran pour le forcer à suspendre son programme nucléaire. Mais la Russie, soutenue par la Chine, est réticente à punir trop sévèrement un partenaire commercial important. « Nous n’avons fait aucun progrès aujourd’hui », avait d’ailleurs déclaré, mercredi, l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU, John Bolton, après la sixième réunion informelle en trois semaines des ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l’Allemagne. Selon un diplomate proche des négociations, les discussions sur le projet de résolution imposant des sanctions économiques et commerciales à l’Iran « n’avance pas comme il faudrait ».
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L'Iran doit développer son programme militaire pour faire face a l'expansion d'Israël qui menace de dominer le moyen orient. Ils veulent dominer le moyen orient en affaiblissant les autres pays aux alentours, le cas libanais semble assez flagrant.
17 novembre 2006 à 12:10Les Etats unis soutiennent Israël(Sion) pour qu'il devienne l'acteur majeur du moyen orient, comme ça ils pourront controler les richesses petrolieres de ces pays par l'intermediaire de celui ci.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad fera son nécessaire cela est sur en cas d'agression contre son pays. La population d'Israël n'est que de 7 millions d'âmes et tout le moyen orient veut sa destruction, jouer contre les pays musulmans avec 7 millions de personnes parait un peu idéaliste...
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elon M. Peres, « Israël ne peut pas et ne doit pas mener la guerre contre l’Iran car la menace nucléaire que fait planer Téhéran est mondiale »
C'est un propos qui consiste a manipuler l'opinion pour la diriger a profit d'Israël
qualifié hier par le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres de « version persane de Hitler »
il stigmatise ses propos et fait appel a des faits historiques pour renforcer ses propos
17 novembre 2006 Ã 12:294
merci bcp pour l'analyse
17 novembre 2006 Ã 13:105
israel principale menace au moyen orient
17 novembre 2006 Ã 21:07soutenu par les neoconservateur sionniste chretien
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ce qui ne devait etre q un foyer juif, est une veritable menace , menace ,menace , menace pour le monde. ce foyer juif se moque de tous le monde.
peuple dangereux, comme le sionisme des centaines d ecoles juives l enseignes et inculques aux enfants en france parfois subventionné par l etat francais qui ne se doute de rien . les ecoles juives parisiennes enseignent a fond le sionisme, futur militaires insolents a 18 ans tués des enfants/femmes/vieux a titre gratuit et le pire c que tous le monde ferme les yeux sur ces ecoles.
21 novembre 2006 Ã 01:087
21 novembre 2006 Ã 01:15nb: je n ai rien contre les juifs car je suis semite aussi mais je deteste le sionisme tous comme le terrorisme.
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Merci bcp de faire la différence , l'amalgame est également un très grand danger , de même que l'ignorance et la méconnaissance.
21 novembre 2006 Ã 09:539
WASHINGTON, 20 novembre - RIA Novosti. La Maison Blanche disposerait d'un nouveau rapport de la CIA, selon lequel l'Iran ne possède aucun programme secret de création de l'arme nucléaire, affirme le célèbre journaliste américain Seymour Hersh.
"Selon la CIA, rien ne permet de penser que l'Iran soit proche de la création d'une bombe (nucléaire). Il n'existe aucun programme secret de création d'une bombe de ce type", a déclaré dimanche Seymour Hersh au cours d'une émission de la chaîne de télévision CNN, évoquant son article publié lundi par le magazine New Yorker.
Le journaliste affirme que l'administration Bush ne renonce pas à la possibilité de porter un coup à l'Iran, que les Etats-Unis et Israël mènent déjà des opérations subversives communes sur le territoire de la République Islamique. Mais puisqu'elles sont considérées comme des "opérations militaires", la Maison Blanche n'est pas tenue d'en informer le congrès, a précisé le journaliste.
"Nous menons des opérations secrètes en coopération avec les Israéliens", a fait savoir Seymour Hersh, affirmant que des Kurdes sont infiltrés, avec le soutien américain et israélien, sur le territoire iranien pour y accomplir des missions subversives, ils "franchissent la frontière, portent des coups, participent à des combats". Selon le journaliste, ces opérations ont pour but de renverser le régime actuel en Iran.
"Nous exerçons une grande pression sur tout le front du Nord, au Balouchistan (Pakistan) et à la frontière azerbaïdjanaise, afin de déstabiliser le régime", a déclaré à la télévision Seymour Hersh, en soulignant que ces opérations se poursuivent, mais que le congrès n'est pas au courant.
Selon CNN, le service de presse de la Maison Blanche a déclaré que "malheureusement, Seymour Hersh continue de publier des articles sur l'administration Bush qui abondent en inexactitudes et a fait paraître un nouvel article bourré d'erreurs sur la politique américaine à l'égard de l'Iran".
Seymour Hersh est connu aux Etats-Unis depuis la guerre du Vietnam, où il fut le premier à révéler le massacre de civils dans le village de Mai Lai perpétré par les militaires américains.
Seymour Hersh fut également le premier à publier un article sur les tortures et les sévices infligés par les soldats américains aux prisonniers de guerre irakiens à la prison d'Abu Ghraib au cours de la guerre lancée par les Etats-Unis en Irak
21 novembre 2006 Ã 09:5410
La Maison blanche n'a pas répliqué directement aux affirmations de Seymour Hersh mais elle a qualifié son article de "tissu d'erreurs" dans la lignée d'une "série d'articles bourrés d'inexactitudes au sujet de l'administration Bush".
"La Maison blanche ne va pas faire honneur au travail d'un journaliste qui insulte nos soldats avec malveillance et dont les articles reposent constamment sur des mensonges éhontés destinés à justifier ses propres opinions radicales", a réagi Dana Perino, porte-parole de George Bush.
L'article de Seymour Hersh évoque aussi la façon dont le vice-président Dick Cheney envisageait le traitement du cas iranien par l'administration de George Bush au cas où le Parti républicain perdrait le contrôle du Congrès lors des élections du 7 novembre, ce qui a finalement été le cas.
"Le vice-président a dit que si les démocrates gagnaient le 7 novembre cette victoire n'empêcherait pas l'administration d'envisager une option militaire au sujet de l'Iran", écrit Seymour Hersh, citant une source anonyme proche de ces discussions.
21 novembre 2006 Ã 09:58Ajoutez un commentaire
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