Alors que la Roumanie s'inquiète – fort justement à mon humble avis – d'une véritable situation de monopole de la Russie sur le secteur énergétique de ses pays voisins, l'actualité nous donne de nouveaux éléments pour conforter ses propos.
En effet, dans le cadre d'un accord conclu entre l'Arménie et la Russie, le géant gazier russe Gazprom va désormais obtenir la prise de contrôle du gazoduc arméno-iranien dont l'intérêt est on ne peut plus stratégique, puisqu'il devrait permettre notamment de renforcer les livraisons de gaz iraniens vers la Géorgie, affranchissant ainsi – désormais en théorie -ce pays des tarifs gaziers pratiqués par Moscou.
I – Accord entre Arménie et Russie
Les détails de l’accord conclu entre Erevan et Moscou concernant la prise de contrôle du gazoduc arméno-iranien par Gazprom, ont été révélés en début de semaine par le directeur général de l’opérateur gazier arménien. Cette opération a été annoncée la semaine dernière par le premier ministre arménien, avant d’être confirmé lundi par le président Kotcharian lors de son entretien avec Vladimir Poutine à Moscou.
Le chef de l’état avait alors indiqué que Gazprom allait désormais disposer de 58% des parts de l’opérateur gazier arménien, par lequel passera la distribution du gaz iranien, ce qui revient à placer Gazprom au dessus de l’état arménien qui ne dispose que de 45% des parts de l’opérateur national arménien. Rien n’a cependant filtré sur une éventuelle contrepartie versée par la Russie à l’Arménie en échange du renforcement de sa main mise sur le secteur énergétique.
Le directeur de l’opérateur gazier arménien a indiqué en début de semaine que Gazprom devrait débourser environ 100 millions d’euros pour accroître ses parts. Reste à savoir si ce montant correspond à la valeur réelle de cette participation accrue, et si cette prise de contrôle russe du gazoduc n’est pas le fruit d'une négociation entre l’Arménie et la Russie en échange d’une hausse modérée des tarifs du gaz. Nous y sommes : Moscou tient nombre de pays via la facture énergétique ou leurs besoins en approvisionnements, lesquels passent souvent à travers des autoroutes du gaz sur lesquelles Poutine prend soin d'assurer son contrôle financier et militaire.
II – L'accord conclu en avril se précise
Le premier ministre confirme ainsi le contenu de l’accord conclu en avril dernier entre Erevan et Moscou. Alors que GazProm venait d’augmenter de façon substantielle ses tarifs, l’Arménie avait obtenu une hausse relativement modérée en comparaison de celle appliquée notamment à la Géorgie ou à l’Ukraine. Un gel partiel des prix avait alors été conclu en échange de la session à la Russie de structures du secteur énergétique arménien.
S'il devait à priori uniquement s'agir du passage sous l'entier contrôle russe de la 5ème unité de la centrale thermique de Hrazdan, la vente de la partie arménienne du Gazoduc avait néanmoins été abordée. Cependant, après l’avoir annoncé, Gazprom avait démenti l’information, suite aux vives protestations de la classe politique arménienne mais aussi d’une partie du gouvernement. De fait, la session du tronçon arménien du gazoduc constitue bien l'élément majeur de l’accord conclu entre Erevan et Moscou.
III – Les enjeux liés au Gazoduc entre Arménie et Iran
Alors que l’Arménie accueille sur son territoire 2 bases militaires russes, Gazprom a pourtant décidé, le 1er avril dernier, une augmentation substantielle du prix du m3 de gaz russe. Dans ce contexte, le projet de gazoduc irano-arménien devient d'autant plus stratégique. Actuellement en construction, le pipe - d’un coût de 220 millions de dollars - devrait être terminé pour la fin de l’année en vue d'approvisionner en gaz naturel l’Arménie, et permettre le transport annuel de 2,8 milliards de m3 de gaz iranien.
La capacité du gazoduc, en regard de la récente augmentation des prix du gaz russe et de l’intérêt croissant des Iraniens pour des exportations vers la Géorgie et ultérieurement via la mer Noire, serait néanmoins par trop limitée. Ce gazoduc a en effet été construit, sous la pression des Russes, à des dimensions (diamètre de 70 cm) qui lui permettront de répondre aux seuls besoins en gaz de l'Arménie. Impossible dès lors de l'utiliser pour exporter du gaz en Géorgie. Il prévoit tout Monsieur Poutine : machaviélique, notre nouveau gaz "devil" ?
A l’issue de la rencontre à Erévan le 30 août dernier, le vice-ministre iranien du Pétrole et le ministre arménien de l’Energie ont affirmé que le gazoduc Iran-Arménie sera en activité avant la fin 2006. 38 kilomètres sont déjà construits sur les 40 du tronçon situé du coté arménien, et le gaz devrait arriver dès le 20 décembre au lieu du 1er janvier. Le coût de cette tranche est estimé à 35 millions de dollars, dont 80% sont prêtés par la banque iranienne pour le développement les 20% restants par autofinancement de l’Arménie. Longue de 160 km, la partie du gazoduc qui traverse l’Arménie de Meghri à Katcharan s’étend sur 71 km.
L’ambassade américaine en Arménie a également fait savoir que le projet de gazoduc irano-arménien ne constituait pas une violation du régime de sanctions imposées par Washington à Téhéran. Les Etats-Unis affichent en effet l’ambition d’étendre leur influence dans les nouveaux pays bordant la mer Caspienne, afin de les désenclaver en les détachant de l’influence exclusive de la Russie et de celle potentielle de l’Iran, et en apportant sur le marché une nouvelle source d’approvisionnement en hydrocarbures.
IV - Projet d'un 2eme gazoduc Iran-Arménie vers Pays Tiers ...
Le renforcement des relations entre l’Arménie et l’Iran découle des intérêts des deux pays et de toute la région, a déclaré mardi 12 décembre 2006 le premier ministre arménien, Andranik Markarian, lors d’un entretien avec le président du parlement iranien, Gholam-Ali Haddad-Adel, en visite officielle à Erevan. Au terme d’une rencontre avec le président de l’Assemblée nationale arménienne Tigran Torossian le président du parlement iranien a annoncé que l’Iran et l’Arménie envisageaient de construire un deuxième gazoduc reliant les deux pays. La construction de ce nouveau gazoduc viserait notamment à desservir l’Arménie, mais pourrait aussi servir à "transporter du gaz vers des pays tiers". Nous y voilà ....
Ni la date de début des travaux ni leur coût n'ont été alors précisés. L’Iran fournira du gaz à l’Arménie en janvier 2007 au plus tard. Selon l’accord irano-arménien, l’Iran livrera 36 milliards de m3 de gaz naturel en Arménie pendant 20 ans. Les parties peuvent proroger l’accord de 5 ans et porter les exportations iraniennes à 47 milliards de m3 de gaz. Le gaz iranien sera transformé en électricité, exportée ensuite vers l’Iran ou utilisée en Arménie. Le diamètre du gazoduc (700 mm) pourrait être porté à 1500 mm ce qui permettrait d’augmenter sa capacité à 27-30 milliards de m3 de gaz par an.
Sources : AFP, GAMKonline
A lire également :
. La Russie renforce son contrôle sur oléoducs et gazoducs
. Russie/Géorgie : l'Iran s'en mêle
. Russie : de l'eau dans le gaz avec la Géorgie
. Climat explosif entre Géorgie et Russie au mois de janvier 2006...

25 Commentaires
1
Plus de détail sur l’accord russo-arménien
jeudi 2 novembre 2006, Manuelle Tilly/armenews
De nouveaux détails sont apparus mardi dans la négociation énergétique russo-arménienne qui donnera à Gazprom une part majoritaire du réseau de distribution du gaz naturel d’Arménie et, plus probablement, du gazoduc venant d’Iran.
03 novembre 2006 à 13:04Karen Karapetian, le directeur général de l’ArmRosGazprom (ARG), a indiqué que Gazprom payera 118,8 millions USD pour que sa part dans ARG passe de 45 à 58%.
La prise de contrôle a été officiellement annoncée par le géant russe vendredi et confirmée par le président Robert Kotcharian lundi. Cette transaction semble faire partie d’un accord russo-arménien plus large négocié en avril dernier. Cette affaire a permis à l’Arménie de temporairement éviter un doublement du prix de gaz russe importé en échange de la concession de certains actifs énergétiques à Moscou.
Karapetian a révélé que la cinquième unité appartient à ARG dont le gouvernement arménien possédait jusqu’à présent de 45% des parts. Cette part devrait atteindre les 30% après la transaction.
« C’est la somme nécessaire pour acheter la cinquième unité », a déclaré Karapetian au sujet des 118,8 millions USD payé par Gazprom. « Qui est acheté ? ArmRosGazprom. Par quels moyens ? Par l’édition d’actions complémentaires [dans ARG]. Qui achète les nouvelles actions ? Gazprom. Pourquoi pas le gouvernement arménien ? Demandez-lui. »
Le gouvernement avait annoncé en avril que les Russes payeraient 248,8 millions USD pour l’acquisition et 80 millions USD complémentaires durant les années suivantes. La somme pourrait inclure le coût de la première section arménienne du pipeline en construction venant d’Iran qui devrait fait parti du réseau d’ARG.
2
Le chef de la diaspora arménienne à Mourmansk assassiné
Dépêche publiée le 19/11/2006
Par Jean GRANOUX, d’après APA
Mourmansk, 19 novembre 2006 - Artur Arutunian, président de l’association des Arméniens de Mourmansk, en Russie, a été trouvé mort devant sa maison, samedi 18.
Le chef de la Police de Mourmansk Viktor Pesterev a déclaré que le meurtre n’était pas lié à sa nationalité mais à ses affaires. Il avait des intérêts dans la banque, la restauration et l’immobilier.
19 novembre 2006 à 23:35CAUCAZ.COM |
3
On en reparle au plsu tot !
La rupture d'un gazoduc russe menace l'approvisionnement de l'Arménie
On ignore ce qui a pu endommagé le pipeline qui tranporte le gaz russe vers l'Arménie via la Géorgie. Un incident qui n'est pas sans rappeler l'explosion de ce même gazoduc l'année dernière, dans des conditions qui restent encore inexpliquées. A l'époque Tbilissi avait accusé Moscou d'avoir "saboté" le pipeline. Les deux pays continuent à se livrer, aujourd'hui encore, une véritable bataille politique et énergétique
20 décembre 2006 à 11:104
c'est une avalanche qui a endommagé lundi le gazoduc.
l'Arménie n'a pas reçu ses volumes de gaz russe pendant deux jours. Actuellement 30 % du gaz sont fournis en Arménie par le pipeline. Erevan couvre ses demandes de gaz par des approvisionnements dans ses réserves souterraines.
Mais aujourd'hui Tbilissi déclare avoir réparé la canalisation selon Alexandre Khetaguri de la compagnie GOGC
20 décembre 2006 à 19:075
d'autres articles sont plus circonspects sur la raison de la coupure
en tout état de cause, je fais le point tout à l'heure
car le sujet est très important
PS : le pere Noel m'a apporté une mappemonde , indispensable par les temps qui courent ;)
20 décembre 2006 à 20:456
j'espère pouvoir faire au plus tot article sur les nenets (cf article mis en lien par hasard)
20 décembre 2006 à 20:477
TBILISI, December 20 (Itar-Tass) - Georgian specialists have completed repair works at a pipeline section in north-eastern Georgia damaged by an avalanche on Sunday, an official at the Georgian international oil and gas corporation on Wednesday.
The pipeline carries Russian gas to different regions of Georgia and Armenia.
“Over the past three days Georgian specialists worked day and night in hard mountainous conditions to launch the damaged section. Late on Wednesday they tested the repaired section and gas supply is expected to be resumed early on December 21,” he said.
After the disruption that occurred on December 18 gas is supplied to Armenia and Georgia’s regions by a 700-millimetre reserve pipeline that has lower throughput than the damaged one of 1,200 millimeter diameter.
The disruption created a gas import shortage in some regions.
20 décembre 2006 à 22:178
Par ailleurs , La Russie continue son chantage sur la georgie ...
tandis que l'Azerbaidjan repointe son nez
20 décembre 2006 à 22:579
Des nouvelles intéressantes.
EREVAN, 29 janvier - RIA Novosti. Le géant gazier russe Gazprom pourrait construire une raffinerie de pétrole en Arménie, a confirmé lundi devant la presse le porte-parole du président arménien, Victor Sogomonian.
Le projet de construction d'une raffinerie à Megri, à la frontière entre l'Arménie et l'Iran, a été examiné au cours de la récente visite du numéro un arménien à Moscou, selon lui. Mais l'examen du projet ne fait encore que commencer, a-t-il souligné.
La semaine dernière, le président arménien Robert Kotcharian a effectué une visite de travail en Russie. Les compagnies russes Vympelkom, RusAl et Gazprom augmenteront les investissements dans l'économie arménienne des 800 millions de dollars actuels jusqu'à 1,5 milliard, a indiqué le président russe, Vladimir Poutine, à l'issue des pourparlers.
29 janvier 2007 à 18:2110
Oui, je fais un article : uranium egalement
29 janvier 2007 à 19:12+ Rusal et autres sociétés de métaux russes
11
Iran- Arménie : le gazoduc prêt au premier ou au second trimestre 2007
Le ministre des affaires étrangères arménien, Vardan Oskanian, n’a pas commenté clairement la déclaration iranienne selon laquelle l'Arménie ne peut pas recevoir de gaz Iranien via le gazoduc Iran-Arménie.
À la question de savoir si la déclaration du porte-parole du projet Mohammed Reza reflétait la réalité, Le ministre des affaires étrangères a dit que "probablement le gazoduc est physiquement prêt, mais qu’il y a encore des essais de mise en pression à faire".
Selon lui, les travaux seront terminés au premier ou au second trimestre 2007, et après ça le gaz iranien arrivera en Arménie.
Pour Mohammed Reza, l’Iran était prêt à livre le gaz à tout moment - ce qui n'est pas le cas du côté arménien. Les Iraniens ont mis toutes les installations et équipements nécessaires en place. Le côté arménien a demandé d’organiser une réunion fin mars pour discuter du projet et des questions de livraisons d’énergie en retour, de l’Arménie vers l’Iran.
Le gazoduc Iran-Arménie a un diamètre de 700 mm, une capacité de 1,2 milliard de mètres cubes par an. Au départ, il est prévu de livrer 1,1 milliard de mètres cubes, avant d’atteindre 2,3 milliards de mètres cubes en 2019. Le contrat a été signé pour 20 ans.
Le côté arménien doit encore poser 197 km de tubes. Pour chaque million de mètres cubes de gaz iranien, l’Arménie est censée renvoyer 3 kwh d’énergie électrique.
30 janvier 2007 à 22:5512
L'article arrive mais j'ai du repecher une depeche en anglais sur l'uranium , plus aucune depeche en français , ou plutot LA seule depeche AFP parue dans le Monde désormais evaporée en dehors des deux 1ers lignes .. et je ne la retrouve plus dans mes archives :(
30 janvier 2007 à 22:5813
Inauguration d'un gazoduc reliant l'Arménie à l'Iran
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue arménien Robert Kotcharian ont inauguré lundi un gazoduc reliant leurs deux pays et réduisant la dépendance de l'Arménie envers le gaz russe.
Les deux présidents ont officiellement ouvert ce gazoduc dans la ville arménienne d'Agarak, proche de la frontière iranienne.
"C'est un événement historique, qui initie une nouvelle ère dans les relations entre l'Iran et l'Arménie", a déclaré M. Kotcharian lors de la cérémonie. Celle-ci a commencé avec retard en raison du brouillard qui a empêché l'hélicoptère du président iranien de décoller.
"Nos relations se sont approfondies au cours des 15 dernières années et mon intention est de continuer à les développer", a dit M. Ahmadinejad. Il a notamment évoqué la coopération des deux pays en matière d'électricité, d'énergie, d'eau et de communications.
L'Arménie devrait recevoir 36 milliards de mètres cubes de gaz au cours des 20 années à venir, selon les termes du contrat. Les livraisons devraient progressivement augmenter pour atteindre un rythme de 2,3 milliards de mètres cubes par an. Le gazoduc court sur 150 kilomètres, alors que le projet initial était de 141 kilomètres.
Il fait suite à un projet signé en 1992 pour un coût de 200 millions de dollars (150 M EUR), mais dont les travaux n'ont finalement débuté qu'en 2004. L'Arménie prévoit d'échanger le gaz iranien contre de l'électricité produite par sa centrale nucléaire, qui date de l'époque soviétique.
La construction du gazoduc avait reçu un coup d'accélérateur l'an dernier suite à la forte augmentation du prix du gaz russe.
L'Arménie fait actuellement face à un embargo économique de la part de deux de ses voisins, l'Azerbaïdjan et la Turquie, en raison du conflit autour de l'enclave azerbaïdjanaise à majorité arménienne du Nagorny Karabakh et cherche à resserrer ses liens avec l'Iran afin de réduire son isolement.
Un haut responsable iranien avait indiqué lors d'une visite à Erevan en septembre que son pays envisageait la construction d'un deuxième gazoduc vers l'Arménie.
19 mars 2007 à 21:5014
Oui, je fais synthèse tout à l'heure ,
enn tenant compte de la crainte de l'Arménie d'une attaque Us contre l'iran et de l'installation d'ABM dans le Caucase.... bcp de choses à dire
egalement bien sûr,le Bourgas Alexandropoulis inauguré la semaine dernière + annonce sur Nabbucco
19 mars 2007 à 22:18Les annonces sur pipe pleuvent en ce moment
15
Il parait que le projet de l'opep du gaz va vraiment prendre forme d'ici peu.
Vous avez des infos ?
19 mars 2007 à 23:2816
oui aussi !! effectivement
bcp de choses !
la Russie l'annonce pour faite tandis que Khelil semble désormais d'accord
19 mars 2007 à 23:3017
Cette opep du gaz est une affaire qui se traite entre chefs d'états, et Chakib Khelil (malgrés son influence) n'est qu'un ministre de l'énergie, et apparement Bouteflika trouve un malin plaisir à la contredire publiquement.
Mais le plus intéressant ça sera la réaction des pays consommateurs :)
J'aimerais bien savoir quel est le plus grand consommateur du gaz au monde et quel est le principal fournisseur du gaz pour les Etats Unis, et quelle sera la monnaie(ou les monnaies) acceptés par cette opep du gaz ?
20 mars 2007 à 08:4718
La monnaie, eh oui, très interessant comme question ! je creuse ;)
On parle également depuis quelques temps d'un départ de Khelil , est ce le cas ?
20 mars 2007 à 10:1519
Apparement comme le cartel du pétrole est fédéré par l'Arabie Saoudite alliée n° 1 des Etats-Unis, le futur cartel du gaz sera fédéré par la Russie rivale des Etats-Unis.
Deux opeps l'une pour emmerder l'autre :)
Concernant Khelil, on lui reproche d'etre trés libéral et pro-américain, d'ailleurs c'était lui qui a confectionné la loi qui ouvre entièrement le secteur pétrolier algérien à la concurrence au grand bénéfice des pétroliers américains.
Mais le président a annulé ça à la dernière minute.
La présence de Khelil dans le gouvrement est un gage pour certains puissances dans le monde, et je ne pense pas que son départ est envisagable.
20 mars 2007 à 16:2520
Il semble par ailleurs que Sonatrach est intéressé par BRC ?
20 mars 2007 à 16:4421
Oui exactement BRC est une entreprise viable et performante, mais l'Etat algérien lui reproche "officiellement" les surfacturations des marchés qu'elle a obtenus de grés à grés avec la complicité de Khelil.
Donc Sonatrach est évidement interessée par l'aquisition de tout le capital de cette entreprise.
20 mars 2007 à 17:2022
C'est très important, à mon avis et symbolique et peu en parle , en dehors de l'Algérie .... :(
20 mars 2007 à 17:3523
L'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitaly Churkin, a démenti, mardi 20 mars, une information parue le même jour dans le New York Times, selon laquelle Moscou avait lancé un ultimatum à l'Iran à cause de son refus de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium, comme l'exigent les Nations unies.
M. Churkin a soutenu qu'il s'agissait d'une "fausse nouvelle." Il a insisté : "Il n'y a eu aucune sorte d'ultimatum imposé par la Russie à l'Iran. [...] Notre marché avec les Iraniens est sur la bonne voie."
D'après le New York Times, qui cite des sources diplomatiques américaines, iraniennes et européennes s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, la Russie refuserait de livrer du combustible nucléaire à l'Iran pour sa centrale nucléaire pratiquement achevée de Bouchehr, si Téhéran ne suspendait pas son programme d'enrichissement d'uranium.
Le chantier de cette centrale, auquel participent les Russes, a pris du retard après que Moscou a annoncé, fin février, son intention de ralentir sa coopération avec l'Iran au nom de retards de paiements. Mais au même moment, le ministre des affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, confiait à des diplomates européens que le geste de Moscou était avant tout politique.
"LES RUSSES NE VEULENT PAS D'UN IRAN NUCLÉAIRE"
Selon l'édition du 20 mars du quotidien new-yorkais, l'ultimatum aurait été posé la semaine passée à Moscou par le secrétaire du Conseil de sécurité national russe, Igor Ivanov, et transmis à Ali Hosseini Tash, numéro deux de l'équipe de négociateurs iraniens.
Téhéran dément vigoureusement l'existence d'un embargo. Cependant, dans le New York Times, un haut responsable iranien confirme que la Russie a informé l'Iran que les livraisons de combustible ne reprendraient que si Téhéran suspendait l'enrichissement d'uranium.
Depuis plusieurs mois, l'administration américaine insiste, sans succès, auprès de Vladimir Poutine pour que Moscou cesse de soutenir le projet de Bouchehr – la première tentative iranienne de produire de l'énergie nucléaire et un projet très rentable pour la Russie.
Ultimatum ou retard de paiements ? Les motivations russes restent donc floues, une situation que résume un responsable de l'administration américaine dans les colonnes du New York Times : "Nous ne savons pas quelles parts respectives jouent ici le commercial et le politique, mais, clairement, la tension monte entre les Russes et les Iraniens. Et ce n'est pas plus mal." Plus optimiste, un diplomate européen estime, lui, que "nos désaccords avec les Russes sur les dangers d'un Iran nucléarisé sont tactiques. Fondamentalement, les Russes ne veulent pas d'un Iran nucléaire".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-885305@51-677013,0.html
20 mars 2007 à 20:5124
Bcp d'articles à ce sujet sur Ria Novosti depuis 1 semaine , cela ressemble au jeu du chat et de la souris ...
20 mars 2007 à 21:0425
cf
http://fr.rian.ru/world/20070320/62317621.html
et article associé
20 mars 2007 à 21:05Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.