Le Ministère de l’Emploi, de la Cohésion Sociale et du logement dans son rapport officiel de septembre 2006 reconnaît une première baisse des prix des logements à la vente au niveau national.
Ainsi, on peut lire page 12 : «La relance de la construction (410000 logements mis en chantier en 2005, près de 430000 sur les 12 derniers mois contre 315000 en 2002 porte ses fruits, les prix à la vente sont désormais en baisse et la hausse des loyers constatée en 2006, +2,4% au niveau national est la plus faible enregistrée en 2006.
Les prix des logements sont à la baisse. En août 2006, le prix de vente (indice mensuel des logements) a baissé de 1,1% et pour les appartements cette baisse est de 1,7%. »
Le ralentissement des loyers est :
Franche comté : -2,2%
Picardie : -1,9%
Rhône Alpes : -0,8%
A lire : Le rapport du suivi de la politique du logement du ministère.
Le ministère profite de cette publication pour faire le point sur les résultats de l'engagement national pour le logement.
D'autres bonnes nouvelles officielles suivront....

15 Commentaires
1
Oui, mais il eut été préférable que ce gouvernement ait une politique plus cohérente pour le logement.
Le mal est fait, l’action de Nicolas SARKOZY (multipliant les mesures d’incitations) a permis d’éviter le KRACH en 2004, relançant ainsi la poursuite de la hausse du prix de l’immobilier, au point de rendre l’accession au logement de plus en plus difficile aux jeunes actifs.
Le mal est fait, les séquelles sont visibles. Ce gouvernement essaie de présenter un bilan plus positif sur le front de l’immobilier.
19 novembre 2006 à 18:392
Baisse comme le site cotation-immobiliere
19 novembre 2006 à 19:053
je vais la ramener encore une fois, mais cette "baisse des prix" annoncée ci-dessus (-1,1% et -1,7%) n'était rien d'autre que l'indice mensuel de la fnaim, que personne ne prend au sérieux habituellement...
19 novembre 2006 à 19:444
Les agents immobiliers obligés de mettre leurs offres
en commun
Par Véronique BUTTIN dim 19 nov, 15h46
PARIS (AFP) - Face à des clients de mieux en mieux informés et à l'explosion du nombre de ventes dans l'ancien, les agents immobiliers sont obligés de mettre en commun leurs offres et de partager leurs fichiers, un défi difficile à relever pour une profession atomisée et individualiste.
Concrètement, le client signe un contrat avec une seule agence mais son offre d'achat ou de vente est diffusée sur tout un réseau. Les agents se partageront la commission à 50/50 si l'affaire est réalisée en dehors de l'agence où elle a été déposée.
Travailler sur la base de fichiers partagés est "une question de survie", insiste l'économiste Michel Mouillart, professeur à Paris X-Nanterre.
Les sites de l'immobilier sur internet, extrêmement consultés par les particuliers, ont "changé la donne", précise Jean-François Buet, président-adjoint de la FNAIM (Fédération nationale de l'immobilier), et aujourd'hui "le consommateur est plus averti, il a plus facilement l'idée de l'ampleur d'un marché" après avoir surfé sur le net.
L'agent immobilier se doit donc d'offrir à son client un nombre important d'annonces.
Encore faut-il organiser cette mise en commun des annonces pour optimiser l'offre, sans disparaître derrière une centralisation informatique anonyme et tout en gardant la dimension humaine d'une profession qui ne peut se passer de proximité, "une notion fondamentale en immobilier", explique M. Mouillart.
C'est au début des années 70 à Dijon que s'est mise en place la première "bourse immobilière". Sur la base de cette première expérience, suivie d'autres en France, la FNAIM propose le Service Inter Agence (SIA) qui offre, gratuitement, un cadre comprenant des statuts, un règlement, un mode de fonctionnement, un logiciel et une formation.
Chaque SIA est libre de s'organiser comme il l'entend sur le terrain et n'a pas de compte à rendre à un organisme centralisateur.
Depuis un peu moins de deux ans, un autre acteur est venu sur le même terrain, le Fichier français immobilier des professionnels (FFIP).
Chaque agence doit souscrire une cotisation annuelle de 1.000 euros, et en échange elle bénéficie de tout le support logistique mis au point par le FFIP, sur le modèle de ce qui existe aux Etats Unis.
"Pour que ça marche, il faut que la bourse porte sur un bassin géographique spécifique et que les gens se rencontrent souvent pour échanger", explique M. Buet. Quand le système est rodé, "si vous n'y êtes pas, vous êtes mort", ajoute-t-il.
La mise en place de ces fichiers partagés fait espérer aux professionnels français une meilleure part de marché en évitant à ses clients un parcours du combattant et en leur apportant une offre plus complète, plus claire et plus transparente.
Si 80% des acquéreurs ou des vendeurs poussent la porte d'une agence immobilière, les agences n'assurent environ qu'un gros tiers des transactions, 670.000 par an (36 à 37%), les autres sont réalisées pour plus de la moitié (55%) de particulier à particulier et le reste (7 à 8%) sont le fait de notaires ou, très marginalement, d'architectes.
A titre de comparaison, la marché immobilier américain est à 90% entre les mains des agences.
Mais, avertit Michel Mouillart, il est essentiel de rester "vigilant sur la notion de proximité" et éviter que "les grands dispositifs n'écrasent la diversité et la multitude des offres". "Derrière la pierre, il y a la personne", résume-t-il.
19 novembre 2006 à 19:545
Ce qui est important c'est que le ministère publie officiellement les chiffres et reconnaisse la baisse au moins une fois.
19 novembre 2006 à 19:596
Pacha, merci.
Merci.
19 novembre 2006 à 20:077
"(...) l'annonce a eu pour effet d'effrayer les professionnels..."
19 novembre 2006 à 21:198
La bulle immobilière, nouveau nuage de Tchernobyl
...
Si l’on tente une audacieuse comparaison, la bulle immobilière pourrait ainsi éclater au Royaume-Uni (indice 8,2), en Espagne (indice 4.4), ou aux Pays Bas (indice 3), sans passer par la France (indice - 0.3) et encore moins par la Finlande (indice - 4,1). Un peu comme le nuage de Tchernobyl…
...
Capital : http://www.capital.fr/Actualite/Default.asp?numpage=&Cat=IMM&numero=60597&interview=&source=FI
19 novembre 2006 à 22:199
Je suis un lecteur de ce “blog” depuis ses débuts et je continue à le faire chaque jour, mais — je dois l’avouer — avec un peu moins d’intérêt que dans le passé.
La raison, c’est que nous traversons une période de morosité, d’incrédulité, de scepticisme, d’incertitude et même d’angoisse qui résulte de l’évolution même de cette bulle spéculative immobilière.
Pour ceux qui l’ignoreraient, les bulles spéculatives sont bien étudiées depuis les années 1630, date de la première bulle immobilière de 1628-1636 sur le canal Herengracht à Amsterdam. Cette lointaine bulle a depuis été suivie par un nombre considérable d’autres dans les domaines de la Bourse, de l’immobilier, des matières premières, des œuvres d’art etc. Elles se répètent inlassablement tous les 15 ou 20 ans ; il y a des raisons purement économiques à cela.
Parmi les premiers observateurs de ces curieux phénomènes, il y a le poète Samuel Taylor Coleridge qui avait écrit dans son Lay Sermon de 1817 : « Durant ces dernières soixante années, à intervalles de 12 à 13 ans chacun, sont apparues de périodiques Révolutions du Crédit […] durant une courte période, ce Crédit digne d’Icare ou plutôt ce rejeton illégitime de la CONFIANCE […] semble étendu assommé par la chute […] L’alarme et la suspicion se transforment graduellement en une judicieuse circonspection ; mais petit à petit cette circonspection fait place au désir et à l’ambition imitative de faire des affaires ; jusqu’à ce que, l’Impatience et l’Imprudence d’un côté qui tentent et encouragent tête baissée l’Aventure, l’Absence de principes et les Conspirations du faux crédit de l’autre, le mouvement des Affaires devient d’année en année plus resplendissant et plus vertigineux et finit enfin en un tourbillon d’espoirs et de hasards, de passions aveuglantes et de pratiques aveugles. » Puis, en 1837, il y a le banquier S. J. Loyd qui a assez bien décrit dans ses Reflexions … on the Causes and Consequences of the Pressure on the Money Market ces cycles spéculatifs résultant de l’excès de crédit : « En premier, c’est la tranquillité, — puis l’amélioration, — la confiance croissante, — la prospérité, — l’excitation, — la suractivité, — les convulsions, — la pression, — la stagnation, — la détresse, — le retour à la tranquillité. » (Les traductions sont de moi.)
Mais c’est à Walter Bagehot — le premier rédacteur en chef de la respectable revue The Economist — qui, dans son livre Lombard Street. A Description of the Monetary Market de 1873, en a fait une étude systématique. Ces euphories spéculatives ont toujours évolué en six phases : I. phase d’investissement ; II. phase de confiance ; III. phase de spéculation ; IV. phase de surchauffe ; V. phase d’engorgement ; VI. phase d’effondrement. (J’ai envoyé un texte à ce sujet sur ce “blog” il y a quelques mois.)
Dans le cas immobilier qui nous intéresse, on peut dire d’une façon approximative que les phases I et II ont duré de 1997 à 2000, la phase III de 2000 à environ 2003-04, la phase IV jusqu’à l’été 2005, la phase V du plateau horizontal, de l’automne 2005 à la fin de l’été 2006.
Avec la phase IV de cette folie collective, nous avons vu “le tout et le n’importe quoi”. À ce propos le vieil et célèbre article de Georges Akerlof « The market for lemons : quality uncertainty and the market mechanism », Quaterly Journal of Economics 84 (1970), pp. 488-500, sur le marché des “citrons” — c’est-à-dire des mauvaises voitures d’occasion — vaut vraiment la peine d’être relu, ou lu pour ceux qui ne le connaissent pas. Il s’applique, mot pour mot, à bien d’autres domaines, dont l’immobilier, car ses conclusions y sont tout aussi valables : pour qu’un marché fonctionne bien ils faut que ses acteurs connaissent la qualité et la valeur des biens transigés, car autrement les mauvais produits, en atteignant des prix ridicules, finissent par marginaliser les bons et tuer ce marché.
Avec le plateau de la phase V que nous venons de voir terminer, ça a été le calme qui précédait la tempête ou, si vous préférez, l’œil du cyclone.
Nous sommes maintenant dans la phase VI depuis le début de l’automne. Le seul problème avec cette phase d’effondrement, c’est qu’on en connaît encore mal la structure évolutive. Très grossièrement, elle-même se décompose en trois périodes : 1. période d’incrédulité ; 2. période de stupeur et de panique ; 3. période de retour au calme.
Actuellement, nous sommes au début de la période d’incrédulité — de la “drôle de guerre” pourrait-on dire —, c’est-à-dire dans une phase de propagande multiforme où s’entremêlent une multitude d’avis divergents, aussi bien dans la presse que chez toutes sortes de gens et à laquelle s’ajoute une forte tension ou résistance de ceux directement impliquées dans le gonflement de cette bulle. Elle va probablement durer jusqu’à l’automne 2007 ou la fin de cette année-là. Les Américains, eux, sont entrés dans la deuxième période. Comme on sait depuis longtemps, les mouvements immobiliers aux États-Unis et en France sont fortement corrélés, avec un décalage d’environ 18 à 24 mois. Tirez-en donc vos propres conclusions.
Maintenant se posent un certain nombre de questions : Combien de temps va durer la phase VI ? La chute va-t-elle être rapide ou lente ? Jusqu’où va-t-elle tomber ?
Depuis près de quatre cents ans, on a constaté divers typologies pour ces nombreux “atterrissages”, si on peut dire, alors que le mot “écrasement” me paraisse plus approprié. Il y a des krachs symétriques — comme celui d’Amsterdam vers 1630 ou celui de 1990-1998 en France ; des krachs asymétriques — comme celui de la Bourse en 1987 où la chute a été vertigineuse, mais de courte durée ou, dans le cas de l’immobilier, comme au Canada dans les années 1980 ; des krachs mous — comme celui de 1901 pour la Bourse américaine qui, après une succession de mini krachs, comme ceux de 1907 et 1914, est descendue inexorablement jusqu’en 1920 ; des krachs mixtes, donc mi-durs mi-mous — comme celui de l’immobilier au Japon à partir de 1990-1991, avec une descente brutale pendant deux à trois ans suivie d’une très lente descente jusqu’à maintenant.
J’ai bien peur que nous nous dirigions vers un scénario mi-dur mi-mou “à la japonaise” — qui est très loin d’être le mythique “atterrissage en douceur” si cher aux agents immobiliers et qui n’a jamais été observé dans l’histoire. En effet, au Japon, après le krach boursier de 1990 les prix immobiliers dégringolèrent brutalement de près de 40 % entre 1991 et 1993 et, après cela, restèrent à peu près constants en monnaie courante, donc dégringolèrent suite à l’inflation.
Pour plus de détails sur ce phénomène mondial de la bulle immobilière, je vous conseille la lecture du difficile mais fondamental article de A. G. Ahearne, J. Ammer, B. M. Doyle, L. Kole & R. F. Martin, « House prices and monetary policy : a cross-country study », Federal Reserve System, septembre 2005. (Je n’en connais aucun équivalent en français.) Dans cet article sont donnés de nombreuses courbes illustrant la croissance des prix immobiliers, corrigés par l’inflation, dans bon nombre de pays. Elles montrent que, bien souvent, ces bulles immobilières ont été suivies de récessions, mais pas toujours. On le trouvera sur le site du Federal Reserve System :
www.federalreserve.gov/pubs/ifdp/2005/841/ifdp841.pdf
Arrivés où nous en sommes, la seule conclusion qui s’impose c’est que la descente est enclenchée et que, probablement, elle sera suivie d’une récession.
Comme actuellement les prix de l’immobilier en France sont surévalués de 35 à 40 % (par rapport aux prix actuels proposés), ainsi que le prouvent de nombreuses études économiques, vous pourrez plus ou moins anticiper jusqu’à quel niveau les prix retomberont.
Il suffit donc de s’asseoir, d’attendre et d’observer le spectacle. Quant aux rares personnes qui veulent toujours acheter, parce qu’elles ont peur de “louper le coche”, qu’elles le fassent ! Après tout, c’est leur problème et pas le nôtre ! De toute façon leur action sera sans la moindre importance — sauf pour eux-mêmes —, car l’effondrement viendra non pas d’une baisse ou une hausse des prix sur un marché atone, mais du blocage total du marché.
20 novembre 2006 à 21:5010
Oui, je suis d'accord avec toi, et je privilégie moi aussi le scénario à la japonaise, avec une baisse un peu plus rapide dans la première phase de la baisse, pour des raisons cojoncturelles propores à l'Europe et à la France et à la circulation plus rapide de l'information grâce à l'Internet.
Je peux me tromper, mais c'est mon intime conviction après près de deux années de lectures, de féflexions, de "rédactions".
20 novembre 2006 à 21:5911
vendez tout ca va peter !!!
vive les experts qui connaissent mieux que tout le monde les cycles de l'immobilier. dommage que vous ne mettiez à profit votre magnifique anticipation des cycles pour vous enrichir
20 novembre 2006 à 23:2612
"vendez tout ça va péter !!!!"
tu en sais quoi, bibi ? c'est de l'intox ? tu crois faire bouger le marché comme ça ? MDR !
"dommage que vous ne mettiez à profit votre magnifique anticipation des cycles pour vous enrichir"
???????? pareil, tu en sais quoi ?
20 novembre 2006 à 23:5113
Bonjour,
Il y a des spéculations et il y a des faits.
Les salaires ne bougent pas depuis 10 ans et l'immo a explosé. Une fois que les vieux ont acheté, une fois que les héritiers ont vidé les comptes des vieux, ceux qui travaillent ne peuvent plus acheter..donc, baisse des ventes et..comme c'est la demande qui fait les prix...ça ne peut que se casser la figure.. on est au bout de quelque chose, ça , je suis certain que tout le monde le sent bien.. Et si tout le monde attend juste un peu, ce sera le début de l'inversion du cycle infernal...
De toute façon, pour la paix dans ce paix, il faut que ça baisse...on ne peut plus laisser des gens qui travaillent dormir dans leurs voitures parce que les logements sont trop chers. Un jour il faudra aussi lier tout cela au pouvoir d'achat qui s'éffondre , à la popérisation de la grande masse des cadres et de ce qui reste des ouvriers...bref, il y a un marché et la réalité. Tôt ou tard, il faut que tout cela soit en phase...
Bonne journée
21 novembre 2006 à 11:3214
moi, je vais me faire l'avocat du diable. vous direz, de la part de dracula, rien d'etonnant (gag draculesque, ça faisait longtemps).
Si on augmentait les salaires ?
Si on augmentait les retraites ?
21 novembre 2006 à 16:3315
Bonjour "Bonjour" !
100% d'accord avec vous.
21 novembre 2006 à 16:41Ajoutez un commentaire
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