Après Airbus, c'est aujourd'hui SAFRAN (via Snecma) qui met plein gaz vers la Chine. En effet, la presse chinoise nous apprend qu'un constructeur chinois de moteurs d'avions a signé mardi un accord de coopération avec la société aéronautique française. Deux sociétés aéronautiques chinoises ont par ailleurs annoncé mardi à Zhuhai leur prise d'intérêts dans le Centre de construction mécanique d'Airbus à Pékin.
L'information risque de se faire plus discrète que celle mise en avant lors du récent voyage de Jacques Chirac, politiquement et socialement correct oblige ...
Shanghai Airlines vient par ailleurs de signer un contrat avec Airbus pour l'acquisition de cinq A321, lors du salon aéronautique de Zhuhai.
I – Accord de coopération entre SAFRAN et la Chine
Selon l'accord d'une valeur de 170 millions de dollars, la Snecma intégrée désormais au groupe SAFRAN achètera entre 2007 et 2012 19 112 disques de turbine fabriqués par la société Xi'an Aero Engine, une entreprise basée dans la province du Shaanxi et affiliée à la société China Aviation Industry Corporation I (AVIC I). Mardi, la société chinoise a livré le 5 000e disque à la Snecma à Zhuhai, démontrant ainsi s'il en était besoin la réputation grandissante de la société chinoise en tant que fabricant de disques de turbine.
La valeur des disques livrés à la Snecma par l'entreprise chinoise atteindra 15 millions de dollars cette année et le chiffre devrait s'élever à plus de 20 millions de dollars en 2007. La société Xi'an Aero Engine est un important constructeur de moteurs d'avions en Chine. En 2003, la société a « engrangé » la coquette somme de 50,43 millions de dollars de devises étrangères en fabriquant des pièces détachées d'avions pour des entreprises étrangères.
II - Des sociétés aéronautiques chinoises investissent dans le Centre d'Airbus
Deux sociétés aéronautiques chinoises ont annoncé mardi à Zhuhai leur prise d'intérêts dans le Centre de construction mécanique d'Airbus. Selon un accord signé mardi lors d'un salon de l'aéronautique à Zhuhai, la société China Aviation Industry Corporation ((AVIC I) détiendra 5% du centre exploité par le géant européen de l'aéronautique, et la société AVIC II en détiendra 25%. Les 70% restants appartiendront à Airbus. Ces participations feront ainsi du centre une joint-venture sino-européenne, démontrant ainsi – peut-être plus en Chine qu'en Europe ... - une coopération plus étroite entre Airbus et des sociétés aéronautiques chinoises.
Le centre sera chargé de la conception des projets, qui seront mis en application par des ingénieurs chinois et d'Airbus. Par ailleurs, les pièces détachées dessinées par le centre seront fabriquées par les deux sociétés chinoises. Le centre a recruté plus de 100 ingénieurs chinois, leur nombre devrait être porté à 200 à la fin 2008.
Six entreprises aéronautiques chinoises affiliées aux sociétés AVIC I et AVIC II, fabriquent d'ores et déjà à l'heure actuelle des pièces détachées pour Airbus. Ainsi, plus de la moitié des 4 400 avions d'Airbus en service à travers le monde auraient été assemblés avec des pièces détachées fabriquées en Chine.
III - Shanghai Airlines acquiert cinq Airbus A321
Airbus est loin néanmoins d'être perdant dans la "bataille" puisque Shanghai Airlines vient de signer un contrat avec Airbus portant sur l'acquisition de cinq A321, lors du salon aéronautique de Zhuhai. Ces appareils s'inscrivent dans le cadre de l'accord général signé entre Airbus et China Aviation Supplies Import and Export Group Corporation portant sur 150 avions de la famille A320, en décembre 2005, lors de la visite en France du Premier ministre chinois Wen Jiabao. Shanghai Airlines devient un nouveau client d'Airbus et le 11ème utilisateur de la famille A320 en Chine continentale.
IV – Ouverture du 6 ème salon aéronautique de Zhuhai
Le 6e salon international de l'aéronautique de Chine s'est ouvert lundi à Zhuhai. Du 30 octobre au 5 novembre, plus de 500 sociétés du secteur aérien venus d'une trentaine de pays et régions participeront à cet événement avec environ 50 appareils. Il s'agit par ailleurs d'un véritable tremplin commercial pour accéder au marché chinois.
La capsule Shenzhou VI, 8 ou 10 nouveaux modèles d'avions militaires et civiles, y compris l’avion– école L-15 et l’avion à réaction Xiaolong seront également présentés au public. A cette occasion, les patrouilles aériennes et les parachutistes de "Bayi" et des patrouilles britannique Golden Dream et russe Knight présenteront un show d’acrobatie aérienne.
Le 6e salon international de l’aéronautique de Chine mettra ainsi l’accent sur le marché de l'aviation en Chine, la construction d’infrastructures aéroportuaires, la sécurité aérienne et l’exploration spatiale..
Sources : Xinhua, AOF, CCTV
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5 Commentaires
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Rolls-Royce prévoit une énorme croissance du marché des moteurs d'avion en Chine 2006-11-01 16:05:03
ZHUHAI, 1er novembre (XINHUA) --
La Chine aura besoin de 3 000 avions et de 6 500 moteurs d'avions d'ici 2026, selon les prévisions de Rolls-Royce présentées lors de l'actuel salon aéronautique de Zhuhai .
Le directeur commercial pour l'aérospatial civil de Rolls, Charles Cuddington, a annoncé que les achats de la Chine allait créer un marché pour la production de moteurs d'avions de 65 milliards de dollars.
L'industrie aéronautique civile chinoise devrait connaître un taux de croissance de 8% dans les vingt prochaines années. La forte demande va faire de la Chine le plus gros acheteur mondial d'avions et de moteurs d'avions, a déclaré Cuddington.
Les moteurs Trent 700 de Rolls-Royce ont été installés sur tous les Airbus A330 opérant en Chine. Le fabricant britannique de moteurs d'avions a conclu un accord cette année avec Air China pour équiper de moteurs Trent 1000 les 15 Boeing 787 Dreamliner et a obtenu un accord pour fournir des moteurs d'avions à Hainan Airline.
Le fabricant a également mis en place une usine de pièces détachées à Xi'an, dans la province du Shaanxi (Chine du nord- ouest), pour prendre pied davantage sur le marché chinois.
01 novembre 2006 à 23:442
Les Chinois veulent voler de leurs propres ailes
Pour ne plus dépendre de Boeing et Airbus, Pékin va lancer son gros porteur d'ici à 2020.
A quand des gros porteurs made in China ? Possible en 2020, assure Liu Daxiang, l'un des grands patrons de l'aviation chinoise, par ailleurs député de l'Assemblée nationale populaire. Selon lui, d'ici moins de quinze ans, la Chine saura construire en série des avions de grande capacité et concurrencer ses fournisseurs européens et américains : «A ce moment-là, un de nos grands rêves, qui fera de la Chine un pays puissant, sera réalisé.»
Le marché de l'aviation civile explose avec une envolée du trafic (+ 18 % à l'aéroport de Pékin en 2006), le recrutement de 5 000 pilotes ces dernières années et un besoin estimé à 2 230 appareils d'ici vingt ans. Du coup, les Chinois enragent de voler dans des Boeing et des Airbus, même construits en grande partie chez eux. C'est d'ailleurs sur ces partenariats et les transferts de technologie qui vont avec qu'ils fondent leurs espérances. En 2004, après Boeing, le brésilien Embraer a ouvert une usine en Chine. Et à Tianjin, la chaîne d'assemblage A320, première délocalisation de ce type, fonctionne déjà.
Dès lors, pourquoi ne pas se passer de leurs services ? Avic 1 (China Aviation Industry Corporation), l'avionneur national, travaille déjà sur un appareil domestique d'une centaine de places, l'ARJ 21, construit en partie grâce aux technologies étrangères et susceptible de voler l'an prochain. Des compagnies intérieures chinoises auraient déjà passé commande de 70 exemplaires, certains pays africains seraient intéressés. L'agence de presse China News Service a annoncé hier que la dernière pièce, la queue, venait de sortir des usines Avic. Reste à assembler l'ARJ 21, et à l'envoyer dans le ciel chinois.
Le projet d'un gros porteur, inscrit dans le plan quinquennal 2006-2010, tarde à obtenir un véritable feu vert. L'emplacement de l'usine n'est pas encore décidé et fait l'objet de spéculations régionales. Lors de l'ouverture de la session du Parlement chinois, le 5 mars, le Premier ministre, Wen Jiabao, a placé le poids lourd aérien parmi seize autres priorités nationales, au même rang que la conquête spatiale. Pour le jumbo-jet chinois, l'enjeu est tout autant une affaire de fierté nationale que de gros sous sur le deuxième marché mondial. Les voies de Boeing, qui a vendu 700 avions aux Chinois depuis trente-cinq ans, et d'Airbus, qui a signé pour des A320 et cinq A380, pourraient se trouver encombrées.
http://www.liberation.fr/actualite/economie/241270.FR.php
Selon certaines sources, un des A32O livrés en Chine a tout simplement disparu. Il n'a jamais été mis en service et n'a jamais subit le moindre entretien ou suivi technique de la part d'Airbus. Il serait actuellement démonté dans une usine d'Avic et en train d'être étudié pièce par pièce.
17 mars 2007 à 16:043
"Selon certaines sources, un des A32O livrés en Chine a tout simplement disparu. Il n'a jamais été mis en service et n'a jamais subit le moindre entretien ou suivi technique de la part d'Airbus. Il serait actuellement démonté dans une usine d'Avic et en train d'être étudié pièce par pièce" : mieux encore que les Japonais
18 mars 2007 à 00:08je retrouve un artcile de Xinhua sur le même sujet
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Bon c'est simple a vérifié pour l'A320, c'est quoi son MSN (N°de série) ?
21 mars 2007 à 12:415
On va chercher :)
21 mars 2007 à 14:28Ajoutez un commentaire
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