Entre nous, je risque d'être un peu moins disponible ces temps-ci. Je suis en effet en train de dévorer le livre de Sébastien Spitzer paru aujourd'hui intitulé "Ennemis Intimes", les Bush, le brut et Téhéran. Compte-tenu de mes nets penchants pour tout ce qui tourne autour du pétrole, vous comprendrez mon effervescence.
De plus, Sébastien Spitzer va encore plus loin que moi, disposant des moyens lui permettant de mener un véritable enquête, bien au delà des frontières.
Si pour ma part, j'ose suggérer que France, Japon, Russie pourraient bien créer un consortium Areva-Mitusbishi-Rosernergoatom en vue de répondre à l'appel à l'investissement de l'Iran dans le domaine nucléaire civil, l'ouvrage démontre via nombre d'éléments factuels que Bush et Iran peuvent être autant de frères amis que Moscou et Téhéran.
Selon Sébastien Spitzer, si – officiellement – les USA et l'Iran s'affrontent depuis 25 ans, le clan Bush aurait noué des "relations troubles" avec les mollahs iraniens, sur fond – comme d'habitude oserai-je dire – de ventes d'armes et de contrats pétroliers.
Ce que révèle par ailleurs le livre sur la présence du pétrolier américain Halliburton en Iran pourrait bien se révéler être une des dernières pièces manquantes de notre puzzle établissant les dessous du dossier iranien.
Sébastien Spitzer met également en avant le fait que depuis les attentats du 11/09/2001 l'Iran a bien curieusement échappé à la guerre contre le terrorisme lancée par Bush. Les richesses en gaz et en pétrole des immenses champs d'hydrocarbures de Pars Sud et d'Azadegan pourraient bien expliquer la position américaine.
« Ennemis Intimes » est une enquête qui se lit comme un roman d'espionnage ... mais chaque élément mettant en scène tour à tour la CIA, des hommes de l'ombre, des pétroliers texans, et des victimes du terrorisme nous permet peu à peu de dénouer l'écheveau de cette situation que même les meilleurs dramaturges n'auraient pas osé inventer.
A lire également :
. Iran : ce qui devait arriver ... AREVA
. Négociations France/Iran : Total et GDF avant Areva ?
. Nucléaire : Toshiba doit partager avec les USA
. Japon/Iran : pétrole contre nucléaire ?
. Iran : le désaccord n'est pas là où l'on croit
. RUSSIE et IRAN : des frères amis
. Iran-nucléaire : Espagne-Russie dile que si / USA dile que no
. Pétrole : "TOTAL" bénédiction ? : TOTAL/REPSOL et Pars South

13 Commentaires
1
Mille mercis, Sébastien de m'avoir montré la voie ;) ...
Je vous souhaite un réel succès pour ce livre, extremement riche en informations.
02 novembre 2006 à 23:262
bonjour, je me presente je suis eleve en terminale en belgique (nous appelons ca le retho) et dans le cadre de la fin de mes etudes secondaire, j'ai le plaisir de devoir realiser un TFE(travail de fin d'etudes). j'ai choisit de rediger un tfe sur tout se qui touche aux usa et aux petrole du moyen orient et je compte bien decouvrir des petites infos... si qqun pouvait me guider dans perible? je cherche lectures, articles,... merci d'avance
04 novembre 2006 à 13:173
Bonjour, pas de pb , j'essaie de sélectionner articles sur le blog
sinon, vous pouvez deja consulter mon site perso
www.mondedebrut.com
04 novembre 2006 à 13:384
bcp, bcp d'infos dans le livre,
Les éléments fournis laissent ainsi supposer un net impact sur le contrôle du lobby pétrolier US de la victoire des démocrates
Cependant, Bush veillera - tant qu'il est là - pour qu'il ne soit pas mis un frein aux pétroliers texans ... en Iran
De même, la rébellion interne , en Iran contre Ahmadinejad pourrait se montrer plus active, si les iraniens devaient voir leur manne pétrolière diminuer.
12 novembre 2006 à 12:07On en reparle, très certainement dans un article dédié, présentant tous les éléments en jeu.
5
Bcp d'infos également sur la passé d'Ahmadinejad et ses activites lors de la prise d'otage de l'Ambassade US à Téhéran
Bcp d'éléments egalement sur la constitution du Hezbollah et le soutien de l'Iran à ce sujet.
le livre permet egalement de comprendre le poids des pétroliers texans, y compris devant le gouvernement américain, parfois dépassé par les arrangements très "intimes".
23 novembre 2006 à 23:016
Un des points mis en avant dans le livre :
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Iran : un nouveau document sur Ahmadinejad
24.11.2006
Peu après son élection comme président de la république islamique d’Iran, le 25 juin 2005, des images de Mahmoud Ahmadinejad ont circulé sur la toile. Une photographie d’Associated Press montrait un jeune homme qui lui ressemblait tenant un homme les yeux bandés, cinq jours après la prise de l’ambassade des États-Unis à Téhéran (le 4 novembre 1979).
Cinq anciens otages américains ont confirmé qu’Ahmadinejad était un de leurs ravisseurs. William Daugherty, un ancien dirigeant des renseignements de l’ambassade, affirme avoir vu Ahmadinejad 8 à 10 fois au début de sa captivité : « Je l’ai identifié… Je me rappelle tellement sa haine des Américains, elle suait par chaque pore de son corps ».
John Simpson, le correspondant de la BBC, se souvient d’avoir vu Ahmadinejad dans les sous-sols de l’ambassade. Bani-Sadr, un ex-président du régime des mollahs et fils spirituel de Khomeiny, aujourd’hui en exil en France, affirme qu’Ahmadinejad « n’était pas parmi les décideurs mais était parmi ceux à l’intérieur de l’ambassade ».
Mais le secrétariat d’Ahmadinejad a toujours nié ces allégations. D’autres preneurs d’otages, dont certains d’entre eux maintenant se prétendent des réformateurs et donc des adversaires politiques d’Ahmadinejad [1] ont également nié sa participation.
Amir Taheri, une sorte d’Alexandre Adler iranien, a conclu qu’il est à peu près certain qu’Ahmadinejad n’a pas été directement impliqué dans l’épisode de l’ambassade des USA. Mais Taheri change souvent d’avis et écrit selon la tendance du moment. Cependant, nous savons que Ahmadinejad a été un membre du BCU [2], le comité « estudiantin islamiste » qui gérait la prise d’otages du personnel de l’ambassade américaine, même si son rang ne justifiait pas que son nom soit cité comme un élément important de cette prise d’otages.
Une nouvelle image publiée dans le journal russe Kommersant (tendance Poutine) rouvre à nouveau la question de la participation d’Ahmadinejad dans cette prise d’otages. D’après cette photo, on voit bien qu’Ahmadinejad n’était pas un étudiant politisé et discret dans l’ombre mais bel et bien un des preneurs d’otages portant une mitraillette à la bandoulière. L’image semble bien différer de celle d’Associated Press, mais si l’identification d’Ahmadinejad comme preneur d’otages était établie, cela aurait de nouvelles implications dans les relations entre les USA et l’Iran.
Cela rappellera aux Américains de plus de 40 ans l’humiliation de l’épisode de l’ambassade entre 1979 et 1981 et se traduira peut-être par un nouveau raidissement face au régime des mollahs. Cependant si le geste de Kommersant n’a rien d’innocent, mis à part la réaction américaine, la photo risque de ne pas faire de vague.
On se souvient de la gêne des Européens qui s’en sont remis à l’expertise des personnages comme Taheri pour « faire oublier » cette affaire. Parfois les articles de Taheri sont bien mystérieux et, comme certaines expertises, contiennent des éléments subliminaux avec des messages précis.
26 novembre 2006 à 22:487
D'après Sébastien Spitzer, une des premières choses qu'aurait faites Ahmadinejad lors de son arrivée au pouvoir aurait été justement de stopper accords pétroliers entre Iran et pétroliers texans ... au grand dam des lobbies pétroliers iraniens..
03 avril 2007 à 23:348
Oriental Oil, la société actuellement au centre de l’affaire de la plateforme, désirait également participer au projet du champ de gaz. Une de ses sociétés sœurs a formé une société en nom collectif avec une filiale de Halliburton Co. de Houston.
Bien que Washington empêche strictement les compagnies et les citoyens américains de faire des affaires avec l’Iran, la loi n’interdit pas les citoyens non américains de travailler pour des filiales étrangères, comme cela a été le cas pour cette branche de Halliburton.
Oriental Oil, qui a des bureaux à Dubaï et à Téhéran, avait tout l’air d’une bonne affaire à l’époque, en 2004. Son propriétaire majoritaire, Mehrdad Akbar Safdari, était un ancien combattant dans la guerre de l’Iran contre l’Irak. Les gens qui le connaissent disent qu’il a des liens étroits avec les Gardiens, mais aussi avec les forces politiques plus modérées alors à la tête de l’Iran. Un de ses associés, Cyrus Nasseri, ancien ambassadeur iranien aux Nations Unies à Genève, qui avait fait des études pendant un certain temps dans le Kentucky et qui parlait aussi bien anglais que français, entretenait lui aussi des liens particuliers avec les Gardiens. Il avait gagné la confiance de l’élite du gouvernement iranien en participant aux pourparlers sur la fin de la guerre Iran-Irak en 1988.
Oriental est également entré dans le marché des plateformes offshore. Il louait des plateformes de forage dans l’intention de les relouer, avec une majoration, à la compagnie pétrolière nationale iranienne.
Oriental louait deux plateformes, la première à une société pétrolière d’Etat roumaine et l’autre d’une compagnie roumaine privée qui achetait les plateformes de la société d’Etat. Le prix, fixé à 40 000 dollars par jour, est désormais une véritable aubaine puisque les tarifs ont quasiment triplé depuis. La société privée roumaine a ensuite accepté de louer une troisième plateforme à Oriental.
Pour régler les détails de la transaction, Oriental a fourni une lettre de crédit par l’intermédiaire d’une banque d’Etat iranienne, Bank Saderat. Le groupe Crédit Suisse en Europe a accepté de travailler avec cette banque pour procéder aux paiements des loyers.
Fin 2004, Oriental et Halliburton ont commencé à faire des bénéfices. Oriental a remporté un contrat de 307 millions de dollars pour exploiter deux phases du champ de gaz. C’était « une période très joyeuse », se souvient le directeur général d’Oriental à Dubaï, Khosrow Arabi.
Mais les vents politiques à Téhéran étaient en train de changer. Les conservateurs venaient de remporter les élections parlementaires. Puis en juin 2005, l’Iran a élu comme président M. Ahmadinejad, lui-même ancien Gardien de la Révolution. Il avait fait campagne en promettant de faire disparaître ce qu’il qualifiait de « mafia du pétrole » en Iran.
En tant que président, il a pris des mesures contre les sociétés proches de son prédécesseur plus modéré. Les médias d’information affiliés aux Gardiens et aux autres radicaux ont commencé à dénoncer Oriental Oil, et particulièrement son propriétaire minoritaire, le diplomate M. Nasseri. L’agence de presse Fars a soutenu que M. Nasseri « avait accès aux informations les plus secrètes du pays en tant que membre de l’équipe de négociation iranienne et traitait en même temps directement avec la compagnie américaine Halliburton, qui était autrefois dirigée par Dick Cheney ». Certains grognaient à propos d’un marché qui a échoué depuis qu’il avait négocié et par lequel l’Iran acceptait de suspendre l’enrichissement d’uranium. Interrogé sur cet épisode, M. Nasseri a répondu qu’il ne discuterait pas de « mensonges et de rumeurs ».
Rapidement, l’Iran a annoncé qu’une enquête était ouverte sur Oriental Oil pour corruption. La société d’Etat pétrolière, invoquant la corruption pour prétexte, a annulé l’offre gagnante d’Oriental Oil pour l’exploitation du champ de gaz de South Pars.
A ce stade, Halliburton a rompu tout contact avec Oriental. Halliburton affirme n’avoir jamais signé de contrat final. M. Arabi, directeur d’Oriental à Dubaï, se remémore : « Nous nous battions contre tout le monde. Nous avions des problèmes partout ».
cf. article complet
sur http://www.ncr-iran.org/fr/content/view/2211/85/
09 avril 2007 à 22:239
L'entreprise américaine Halliburton met fin à ses activités en Iran
AFP 09.04.07 | 23h49
L'entreprise américaine de services à l'industrie pétrolière Halliburton a indiqué lundi qu'elle avait mis un terme à toutes ses activités en Iran. Halliburton avait annoncé en janvier 2005 son intention de ne plus travailler en Iran mais qu'elle continuerait d'honorer les contrats déjà signés. Elle n'employait dans ce pays que de la main d'ouvre non-américaine en vertu de l'embargo dans les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l'Iran décrété par Washington. Halliburton, qui était dirigée entre 1995 et 2000 par Dick Cheney avant qu'il ne devienne vice-président des Etats-Unis, a souligné lundi que ses activités en Iran avant leur interruption "étaient de toute évidence autorisées par les loi et règlements applicables"." Ceux-ci stipulent notamment que les entreprises américaines ne peuvent investir plus de 40 millions de dollars dans le secteur énergétique iranien sous peine de sanctions. Halliburton a indiqué que la valeur de ses contrats en Iran n'a jamais dépassé de 30 à 40 millions de dollars, les qualifiant elle-même de "minuscules". Halliburton avait fait part début mars son intention de transférer son siège à Dubaï, aux Emirats arabes unis, afin de mieux assurer l'expansion de ses opération au Moyen-Orient et en Asie. Celui-ci se trouve actuellement à Houston (Texas, sud
10 avril 2007 à 01:3810
On fait le point demain , y compris en tenant compte de l'info sur siège à Dubai
10 avril 2007 à 01:4011
bonjour a tous, je fait un TFE sur la situation en Irak et je ne sait pas par ou commencé...
un coup de main est le bien venu ^^ lol
21 avril 2007 à 15:0412
c'est sur que le sujet est vaste , dans quel domaine / ecole etes vous , car on peut traiter plein d'aspect
en attendant votre réponse , une piste :)
cf.
http://www.missioneco.org/iraq/index.asp
je vous conseille aussi le Monde diplomatique et Courrier International
et puis les articles du Blog finance avec mot cle Irak
21 avril 2007 à 19:4813
ORCHESTRE DE JAZZ LAUSANNE: LES SWING CATS, au 079 569 21 92
Plusieurs styles de jazz sont possible: Vieux Jazz des années 1920-1930, Dixieland, New-Orleans, Blues, Boogie-Woogie.
Aussi possible: orchestre de jazz pour ambiance apéritif-jazzy, réceptions avec du jazz soft, style Swing, Mainstream, Bossanova...
Voici quelques liens internet avec des démos sonores:
http://www.youtube.com/watch?v=kCSFVTFtlzY
http://www.youtube.com/watch?v=K2_k_QAP1LI
http://www.youtube.com/watch?v=Lg-POZ-QLAo
Extraits de vidéos tournés dans une cave à jazz avec les Swing Cats au Cully Jazz Festival 2007
Commandez votre orchestre LES SWING CATS en téléphonant au 079 569 21 92
Renseignements et infos:
Marc Ueter
Pianiste de Jazz
Vaud 079 569 21 92
E-mail: marc.ueter@bluewin.ch
27 novembre 2008 à 17:13Merci de votre contact et à bientôt pour animer votre fête!
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