Si le doute plane chez les clients d'Airbus, voici qui ne devrait pas faire "planer“ ces actionnaires.
En effet, l'A380 vient de subir sa première annulation de commande, le groupe américain de messagerie et de colis Fedex ayant annoncé mardi vouloir mettre fin au processus d'achat de 10 avions cargo de ce type. Notons tout de même, que c'est le pays de l'Oncle Sam et de Boeing qui établit ce triste "record". Pour rappel, si la nouvelle se fait parfois discrète, différentes compagnies ont d'ores et déjà demandé à Airbus le paiement d'indemnités en contrepartie du préjudice causé par les retards de livraisons de l'A380.
En ce qui concerne le projet de biréacteur long courrier A350 XWB, l'expectative est de mise, car, après discussion mardi le conseil d'administration d'EADS, maison mère d'Airbus, n'aurait pas encore statué sur le lancement officiel du programme évalué à environ 10 milliards d'euros.
I – Fedex annule une commande de 10 A380
Le groupe américain Fedex a annoncé mardi l'annulation d'une commande de 10 avions cargo A380 pour les remplacer par 15 avions B777 cargo Boeing. Il s'agit de la première annulation annoncée par un client de l'Airbus A380, dont les livraisons ont pris du retard compte-tenu de délais de fabrication imprévus. FedEx devait être l'une des premières compagnies à recevoir le nouvel avion, lequel n'aurait pu en tout état de cause être réceptionné à la date convenue. Fedex a fait ainsi savoir le 3 octobre qu'Airbus l'avait informé d'un retard pour cette commande, dont il attendait initialement les premières livraisons en août 2008.
Selon ce client américain, ce retard faisait suite à un premier avis de report notifié en 2005. En dehors de la commande ferme de 15 appareils auprès de Boeing, Fedex a placé une option pour l'achat de 15 autres appareils de l'avionneur américain.
II - Airbus reste confiant dans la version cargo de l'A380
Airbus regrette l'annulation d'une commande de 10 Airbus A380F (version cargo) par le groupe américain de messagerie et de colis Fedex mais garde confiance dans cette version de son avion géant, a indiqué le constructeur européen, interrogé mardi. Les retards de production de l'A380 ont conduit le groupe à repousser de 2008 à 2010 les premières livraisons de la version cargo de l'A380.
"Nous regrettons la décision de Fedex mais nous comprenons qu'ils ont un besoin urgent de moyens pour répondre à leur croissance", a déclaré une porte-parole d'Airbus. "Nous pensons que l'A380 freighter (cargo) sera un excellent avion du 21e siècle offrant les meilleures performances à ses clients en terme de volume, de rayon d'action, de technologie et de coût de revient", a-t-elle ajouté.
Le prix catalogue de la gamme A380 est d'environ 306 millions de dollars mais ce prix ne serait pas "représentatif" selon Airbus - comprendre bien au deçà – du prix négocié avec Fedex, ce dernier étant un des clients de lancement de la version cargo. Le carnet de commande d'A380 cargo compte encore 15 appareils, cinq auprès du loueur américain ILFC et 10 auprès du concurrent américain de Fedex, UPS. L'avionneur européen compte désormais 149 commandes fermes concernant cet appareil et 17 intentions d'achat (9 de Singapore Airlines et 8 de Qantas) auprès de 15 clients.
III – Pas encore de décision sur l'AIRBUS A350
Le conseil d'administration d'EADS a abordé mardi le sujet du lancement officiel de son biréacteur A350 XWB, sans aboutir néanmoins à une décision. Le groupe s'est refusé à donner le moindre détail sur cette "réunion interne", qui s'est tenue à Amsterdam. Une source proche du dossier a toutefois indiqué que le Conseil réuni mardi matin avait abordé le dossier A350XWB, "un programme nécessaire pour répondre aux attentes des clients sur ce créneau qui représente 40% du marché mondial". Une autre source proche de l'avionneur a estimé mardi "que ç'aurait été un miracle de lancer le programme mardi, après les turbulences que nous venons de traverser". "Quelques semaines de plus ne seront pas de trop pour mettre au point le dossier", a ajouté cette source.
Les retards de livraisons annoncés devraient peser à hauteur de 6,3 milliars d'euros sur la trésorerie du groupe entre 2006 et 2010, tandis qu'AIRBUS devra engranger 10 milliars d'euros pour développer d'ici à 2012 l'A350 à fuselage élargi par rapport à une version initiale qui n'avait pu satisfaire les besoins de ses clients.
A l'issue d'une rencontre avec Angela Merkel, le président Poutine avait déclaré que la banque russe Vneshtorgban, nouvel actionnaire du groupe aéronautique européeen pourrait tout simplement vendre ses actions si EADS et la Corporation aéronautique unifiée (CAU) en cours de formation en Russie ne décidaient pas de coopérer étroitement. EADS serait en négociation à ce sujet actuellement, ce point pouvant même être une des raisons du retard du lancement industriel du programme de fabrication des nouveaux Airbus 350 XWB, auquel la CAU souhaiterait participer, assure une source proche d'EADS.
IV - L’A350 à la source des malheurs d’Airbus ?
Le retard de livraison de l'avion géant A380, ne serait pas le véritable problème d’Airbus et de sa maison-mère EADS, mais plutôt le lancement de l'A350 (200-300 places), avait estimé à la mi-octobre le PDG de l'assureur-crédit Coface, François David.
Selon lui, les difficultés liées à l'A380 pourront être résolues, demeurant du domaine financier. Estimant que l’A380 répondait en tout état de cause à une réelle demande clients, aucune concurrence ne mettrait en péril la rentabilité du projet. Les véritables questions concerneraient le lancement ou non d’un concurrent au 787 de Boeing via l'A350, et l’intérêt de s’orienter vers ce milieu de gamme. Selon lui, le futur A350, dont la mise en oeuvre nécessitera de trouver 9 à 10 milliards d'euros, ne correspond pas à une véritable demande au contraire du Boeing 787, qu’il estime être "un excellent avion".
V - Remise en cause du programme de l’A350 ?
Alors que le monde entier avait en mai dernier les yeux rivés sur la proche mise en exploitation de l'A380, Airbus avait laissé entendre qu’il pourrait s’orienter vers le lancement d'un tout nouvel appareil long courrier à la place de l’A350. Une source interne au constructeur européen indiquait alors que la conception d’un nouvel avion au fuselage élargi doté d'une nouvelle aile pourrait être à l'étude. L'élaboration de ce nouvel appareil, en lieu et place du projet A350, dérivé de l'A330 était "soupçonné" faire perdre au moins un an au programme et doubler le coût du projet, actuellement estimé à 4 milliards de dollars.
Ces indications recoupaient le sentiment d'autres sources aéronautiques toulousaines, selon lesquelles Airbus était engagé dans une révision d'ampleur du projet, et pourrait en venir à élargir la taille du fuselage.
La mise en service de l'A350 est officiellement prévue pour 2010, mais Airbus a déjà laissé entendre en mai qu'elle pourrait intervenir seulement en 2011. Une porte-parole du constructeur aéronautique avait déclaré à la même date qu"Airbus continuait d'explorer toutes les possibilités" concernant d'éventuelles modifications à apporter à l'A350.
De sources industrielles, Airbus pourrait attendre début 2007, au lieu d’octobre 2006, avant d’opérer le lancement industriel de l’A350XWB. Officiellement, les nouveaux retards de l’A380 ne permettraient pas à Airbus de se consacrer plus amplement sur l’A350XWB. Mais une bataille fait également rage entre Français et les Allemands en vue de déterminer le lieu d’assemblage du futur A350XWB.
Fin avril, le président d'Airbus Gustav Humbert alors en fonction avait également indiqué que l'avionneur déciderait d'ici la mi-2006 des "améliorations" à apporter à ce modèle d'appareil, pour prendre en compte les revendications de certains clients insatisfaits.
Deux d'entre eux, le loueur d'avions américain ILFC et la compagnie aérienne Singapore Airlines, ont émis des critiques à l'égard de l'A350, concurrent du 787 de l'américain Boeing, réputé très économe en carburant. Le PDG de la firme américaine de location d'avions ILFC, Steven Udvar-Hazy, avait prévenu que les parts de marché d'AIRBUS pourraient plafonnées à 25% dans le segment des moyens porteurs s'il se contentait d'utiliser la base de fuselage de l'A330 pour l'A350, alors que le B787, dont la construction fait appel à de nombreux matériaux composites, consommera 20% de fioul de moins que les modèles actuels.
Sous la pression de ces compagnies aériennes, Airbus a donc été contraint de revoir entièrement son projet pour l’améliorer, et notamment agrandir le diamètre du fuselage par rapport à celui de l’A330, et introduire plus de matériaux composites. Du coup, le coût du projet pourrait plus que doubler, ses délais de fabrication devant être également rallongés. "Airbus doit partir de zéro, définir de nouveaux process de fabrication, de nouveaux outillages, ce qui lui prendra au minimum cinq ans de développement", estime un fournisseur de l’avionneur européen, qui a été récemment informé des intentions du constructeur.
A lire également :
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Sources : AFP, Ria Novosti

7 Commentaires
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Airbus : Jean-Luc Moudenc appelle à l’union sacrée des collectivités
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, communique :
Je ne ferai pas de commentaire sur les récentes annonces parues dans la presse concernant la sous-traitance, car elles ne sont l’écho que d’hypothèses de travail et non de décisions officielles de la part d’Airbus (NDLR : Selon Reuters, Airbus a l’intention de diviser par 6 le nombre de ses sous-traitants, qui passerait ainsi de 3000 à 500).
08 novembre 2006 à 02:57Très tôt j’ai exprimé mes craintes quant aux possibles conséquences, sur le tissu économique régional et ses 47 000 emplois dans la sous-traitance aéronautique, du plan d’économies d’Airbus. Le plan de charge industriel de l’A-380, provisoirement allégé, doit être compensé pour les sous-traitants, par des commandes supplémentaires pour l’A-320 et, à plus longue échéance, l’A-350.
Le gouvernement a réagi en anticipation et mobilise dès à présent les systèmes publics de soutien à la trésorerie des entreprises, afin d’aider les PME et PMI du secteur en difficulté à traverser la période des trois prochaines années.
En revanche, il y a un projet qui, lui, avance au niveau d’Airbus et d’EADS : c’est l’A-350, dont les perspectives sont des plus intéressantes puisqu’il concerne 40 % du marché aéronautique mondial. Je souhaite que, d’ici la fin de l’année, la décision de lancement soit prise effectivement.
L’A-350 recèle des perspectives encourageantes pour l’entreprise et aussi pour tous les sous-traitants.
Ce serait une source de travail supplémentaire pour l’économie et pour l’emploi de notre agglomération toulousaine.
J’avais appelé, dès le début de la crise, à la création d’une force de travail commune réunissant toutes les collectivités concernées. Ce dispositif a bien fonctionné puisque toutes les collectivités locales, ainsi que les Chambres de Commerce, se sont réunies chez le préfet le 13 octobre autour de Jean-Marc Thomas, président d’Airbus France, pour une réunion de travail au cours de laquelle ont notamment été abordées les conséquences, pour les sous-traitants de la région, de la crise que connaît actuellement Airbus.
Nous devons prolonger cette unité de vue. Je refuse pour ma part toute politisation de la situation. Cela ne ferait qu’ajouter de nouvelles difficultés, au moment où nous avons le devoir de former un front commun solide, une sorte d’union sacrée des collectivités partenaires d’Airbus et engagées dans le pôle de compétitivité Aerospace Vallée".
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Singapore Airlines et Korean Air confirment leur commande d'Airbus A380
SINGAPOUR, 8 nov 2006 (AFP)
Les compagnies aériennes Korean Air et Singapore Airlines ont assuré mercredi qu'elles n'imiteraient pas le groupe américain de messagerie et de colis FedEx qui a annulé mardi sa commande de l'avion géant européen A380 d'Airbus.
"Il n'y a pas de changement à nos commandes d'appareils auprès d'Airbus", a indiqué à l'AFP un porte-parole de Singapore Airlines (SIA), qui doit être la première à faire voler l'Airbus A380.
Un porte-parole de Korean Air a également indiqué qu'il n'y avait "pas de projet immédiat de modifier ou d'annuler la commande".
FedEx a annoncé mardi l'annulation d'une commande de 10 avions cargo Airbus A380 pour les remplacer par 15 avions B777 cargo de son concurrent américain Boeing.
Il s'agit de la première annulation décidée par un client du futur A380 d'Airbus, dont le lancement a pris du retard en raison de problèmes à répétition au niveau de sa production.
Singapore Airlines, tout comme d'autres compagnies asiatiques, avaient exprimé le mois dernier sa déception après les nouveaux retards annoncés dans la livraison de l'appareil géant.
La compagnie aérienne, qui a commandé 19 A380, devait initialement commencer à les recevoir début 2006. La livraison n'est dorénavant prévue qu'en octobre, voire l'an prochain.
Quant à Korean Air, qui a commandé cinq A380, les premières livraisons ont été repoussées de deux à trois mois, jusqu'à février-mars 2008.
Outre SIA et Korean Air, l'australien Qantas, Malaysia Airlines et Thai Airways International ont commandé des A380, dans la région Asie-Pacifique.
Le président de Thai Airways, Apinan Sumanaseni, a déclaré mercredi que sa compagnie "poursuivait les négociations sur la manière de réagir au retard". "Aucune décision n'a encore été prise", a-t-il ajouté, précisant qu'une position serait arrêtée d'ici la fin novembre. Thai Airways a commandé six A380
08 novembre 2006 à 10:253
De nouveaux actionnaires pour financer l’A350.
Selon le journal les Echos, le capital d’Airbus pourrait être ouvert à de nouveaux actionnaires venus des Emirats arabes.
L’objectif serait de remplacer l’anglais BAE Systems, qui a vendu sa participation de 20 % dans Airbus pour 2,75 milliards d’euros. Les dirigeants d’EADS, maison mère d’Airbus, auraient entamé des discussions avec les fonds d’investissement Dubaï International Capital (DIC) et Qatar Investment Authority (QIA). Par ailleurs, ils essaieraient aussi de convaincre la banque publique russe VTB de transformer les actions EADS (environ 7 % du capital) qu’elle a rachetée sur le marché, en actions Airbus. EADS a pour l'instant démenti les informations parues dans les Echos. L’opération aurait lieu avant la fin de l’année sous forme d’une augmentation de capital réservée. Le choix de DIC et de QIA n’est pas fortuit puisque ces deux émirats sont de gros clients d’Airbus.
Ce montage, s’il se concrétise, aurait un double avantage. D’une part, il permettrait de boucler le financement du futur A350, dont le budget est estimé à 9 milliards d’euros. EADS aura du mal, seul, à assumer un tel investissement, d’où les retards pris dans le lancement de cet appareil destiné à concurrencer les Boeing longs courriers 787 et 777. D’autant que l’utilisation du système des avances remboursables, qui permet de financer un tiers des coûts de développement, risque d’être interdite à terme à EADS. Du reste, Airbus a annoncé son intention de déléguer environ 50% de l’A350 à ses fournisseurs (voir dépêche du 15 novembre « Airbus va externaliser plus »), pour en partager le financement.
Second avantage, en intégrant les russes dans la boucle au niveau d’Airbus, et non plus d’EADS, le groupe européen se ménage un sourcing de production à faible coût en Russie, et fait taire les critiques (l’entrée des capitaux russes dans EADS faisait craindre pour la confidentialité de certaines activités militaires chez EADS). Cette opération serait donc un joli coup pour EADS.
16 novembre 2006 à 19:284
Oui, mais Airbus contredit et la presse surenchérit , on fait le point tout à l'heure ;)
16 novembre 2006 à 21:115
UPS prêt à renoncer à l'Airbus A380 cargo
Après Fedex, le numéro un américain du fret express pourrait annoncer prochainement l'annulation de sa commande de 10 Airbus A 380, croit savoir les Echos dans son édition de vendredi. Dans ces conditions, Airbus déciderait de reporter son lancement afin de concentrer ses ressources sur la version passager.
Après Fedex en novembre, l'américain UPS devrait annoncer à son tour dans les prochains jours l'annulation de sa commande de 10 Airbus A380 cargo, révèle ce vendredi matin "Les Echos". Dernier client de la version fret de l'appareil, le numéro un mondial du fret express pourrait rendre publique dès la semaine prochaine sa décision. Pour le moment, UPS se refuse à confirmer l'information indiquant être "en phase d'évaluation des différentes options".
Chez Aitbus, on indique ce matin ne pas avoir "d'informations allant dans le sens" d'une annulation, par United Parcel Service (UPS).
La commande porte sur 10 appareils A380-F, livrables initialement en 2009, avant qu'Airbus ne repousse à une date indéterminée la livraison de la version cargo du très gros porteur.
Cette éventuelle annulation n'est pas forcément une mauvaise nouvelle pour Airbus. L'avionneur européen pourrait ainsi repousser à des jours meilleurs le lancement de la version cargo et se concentrer sur la version passager et économiser environ 1 milliard d'euros dans ses coûts de développement.
20 janvier 2007 à 15:366
certes , certes, mais les retards sont dus plutot à al version passager ... du fait qu'elle soit transformée en cyber cafe volant, ce qui n'est aps le vas de la version fret
Mais les services à bord sont peut -etre mieux "rentabilisés" au niveau de la "facture" client
20 janvier 2007 à 18:347
La version fret de l'A380 a nécessité de grosses adaptations de la structure de l'avion pour supporter une masse maximale de 590 tonnes au lieu des 560 de la version passager.
Au niveau du fuselage, installation de plusieurs portes de 6 mètres aux 2 ponts pour faire entrer les palettes qui pèsent plusieurs tonnes, suppression des hublots et renforcement des planchers pour supporter les 152 tonnes de fret prévus.
Avec 4 clients et 27 commandes, Airbus pouvait investir un milliard d'euro en développement. Maintenant, avec 10 exemplaires seulement restant à livrer et une phase de développement très avancée, UPS a tout intérêt à jouer avec Airbus pour gagner un maximum d'argent.
De toute façon, il est sans doute trop tard pour EADS pour abandonner la version cargo sauf si UPS se montre trop gourmand.
http://www.forbes.com/feeds/ap/2007/01/19/ap3343375.html
20 janvier 2007 à 19:22Ajoutez un commentaire
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