«Dassault : rafales au Maroc et en Libye | Accueil | Nasdaq Composite : 20/10/06 »
Sous-traitance Airbus : le Maroc s'envole
L'information se fait plus que discrète en France, puisqu'elle ne transpire même pas à Toulouse. Mais elle fait cependant la joie des journaux marocains, titrant même que "les problèmes d'Airbus profiteront au Maroc". Ce qui semble se concrétiser dans les faits.
Via EADS Maroc-Aviation, Safran et Labinal, le Maroc est bel et bien devenu un pays stratégique pour la sous-traitance d'Airbus. Cerise sur le gâteau, il se trouve que le pays est notamment spécialisé dans le câblage aéronautique qui pose actuellement tant de soucis au géant des airs que représente l'A380.
I – Développement de l'axe de sous-traitance, Maroc compris
Les paroles de David Dufrenois ont le mérite d'être claires, vous jugerez de vous-même. Si nul n'est prophète en son pays, il est parfois bon d'aller voir ailleurs ce qui passe pour notamment avoir des informations sur nos fleurons français.
Après avoir annoncé, qu'en pleine zone de turbulences, Airbus maintenait le plan de restructuration préparé par son prédécesseur Christian Streiff , le vice-président des ventes Afrique du Nord et Afrique de l’Ouest d’Airbus s'est exprimé en ces termes lors d’une rencontre récente avec la presse marocaine à Casablanca : « Nous lançons ainsi une politique de réduction des coûts qui se traduira par le développement de l’axe de sous-traitance notamment au Maroc. Aujourd’hui, Airbus emploie 10.000 personnes au Royaume qui s’intéresse de plus en plus au domaine de l’aéronautique. Il s’agit d’une relation gagnant-gagnant avec le Maroc que nous poursuivrons ».
Maggie Bergsma, responsable régionale de la communication au sein d’Airbus avait alors souligné les opportunités qu’une pareille décision offrait au Maroc. « Pour être plus compétitif, la sous-traitance est un créneau à développer. Le Maroc en tirera certes profit puisqu’il accorde une importance à ce secteur. Rappelons que SM le Roi Mohammed VI a inauguré tout récemment un centre dédié à l’aéronautique », avait-elle noté.
II – Le Maroc : un tremplin pour le marché africain
Selon David Dufrenois, vice-président Airbus des ventes pour l'Afrique du Nord Est l'Afrique de l'Ouest, le marché marocain représente un tremplin vers l'Afrique pour le constructeur.
Même si à l'échelle mondiale, le marché marocain peut être considéré comme relativement faible, il estime qu'il est d'une importance majeure sur l'échelle africaine. Ainsi, à l'exception de l'Egypte, le Maroc possède la seconde flotte aérienne africaine, après l'Afrique du Sud. Autrement dit pour lui, “un opérateur qui veut percer en Afrique doit passer par le Maroc”. De plus, la RAM et le Maroc en général ont comme politique de s'étendre en Afrique, particulièrement dans l'ouest du continent, comme notamment au Sénégal, au Gabon, en Mauritanie.
Il constate également que sous l'impulsion du gouvernement et des autorités de l'Etat, le Maroc investit en prenant des participations majoritaires dans plusieurs compagnies aériennes nationales d'Afrique de l'Ouest. Il est évident selon lui qu'il aura tendance à choisir des avions dans sa flotte pour équiper les compagnies qui vont naître de ces rapprochements. “Donc, être présent au Maroc représente aussi une chance de pouvoir équiper ces compagnies.” estime David Dufrenois.
III - L'évolution du secteur de la sous-traitance d'Airbus au Maroc
Depuis à peu près 20 ans, Airbus investit et produit au Maroc. La coopération et le partenariat industriel ont tout d'abord débuté avec sa filiale qui s’appelle aujourd’hui EADS Maroc Aviation. De toujours ont été appréciées les qualités de la main-d’œuvre marocaine, la proximité géographique qui permet un gain de rapidité importante. Sans oublier la proximité culturelle et linguistique. La totalité de la fabrication au Maroc représente 20% de l’ensemble des installations électriques pour Airbus.
La sous-traitance au Maroc a pratiquement doublé, en termes de chiffre d'affaires. En l'espace de trois ou quatre ans, l'emploi correspondant a également augmenté. La sous-traitance Airbus représente quelque 2.500 emplois directs, ce qui fait, avec les emplois indirects, quelque 10.000 emplois liés à Airbus.
Cette tendance quasi-exponentielle est en forte croissance et devrait encore progresser, estime David Dufrenois, AIRBUS suivant une logique de réduction des coûts à l'heure actuelle, et à qualité de produit égale. Il estime ainsi que la main-d'œuvre marocaine étant parfaitement qualifiée, elle “donne pleine satisfaction”, de telle sorte que les coûts marocains continueront à être compétitifs. De nouvelles implantations sont même fort probables selon lui, même si une telle décision ne sera pas prise à son niveau. Néanmoins, il continuera à “favoriser le Maroc”.
IV – Labinal implante une nouvelle usine de câblage au Maroc
SAFRAN a inauguré le 7 juin dernier une nouvelle usine de câblage aéronautique Labinal au Maroc. Lors de la cérémonie d’inauguration, Jean-Paul Béchat, président du directoire de SAFRAN, a mis en exergue la confiance du groupe dans l’économie du Maroc et dans ses atouts compétitifs dans le secteur de la sous-traitance aéronautique. « L’inauguration officielle de cette nouvelle usine ouvre pour Labinal un nouveau chapitre d’une histoire qui a débuté il y a près de 5 ans au Maroc, avec la création de Matis Aerospace en 2001 et de Labinal Maroc en 2004 » a précisé Philippe Petitcolin, président de Labinal, avant de rappeler : « Avec cette usine, dédiée principalement à des productions de câblages destinés à l’ensemble de la gamme Airbus, Labinal répond aux augmentations de production du marché aéronautique et contribue ainsi au développement industriel de la région ».
Une convention d'investissement avait été signée en février 2005, entre le gouvernement marocain et Labinal-Maroc, dans le but de construire à Aïn Atiq une usine spécialisée dans l'assemblage et la commercialisation de câblages électriques destinés à l'industrie aéronautique. Aménagé sur un terrain de 7 hectares, ce site de production s’étend sur une surface de 10 800 m2.
Labinal-Maroc, qui table sur un chiffre d'affaire à l'horizon 2007 de quelque 227 millions de dirhams, est actionnaire à hauteur de 33 % de la société de droit marocain ''Matis Aerospace'', constituée en 2001 entre ''Labinal'', ''Boeing'' et ''Royal Air Maroc'' (RAM) et spécialisée dans la production des faisceaux de câbles pour le secteur aéronautique. En 2005, SAFRAN a initié deux nouvelles activités, Aircelle Maroc pour la production de composants de nacelles d’avions civils et Teuchos Maroc, une société d’ingénierie.
Airbus a incité fortement Labinal à s’implanter au Maroc, dans le but de créer une filiale qui serait complètement dédiée à Airbus puisque 100% de la production de cette usine sera dédiée principalement à des productions de câblages destinés à l’ensemble de la gamme Airbus A320, A330 et A340, et bientôt A380. Ce qui permettra non seulement d’augmenter le carnet de commandes en volume et en valeur mais d’apporter aussi plus de valeur ajoutée de composants de forte technologie au Maroc. Les premiers câblages de Labinal commencent à être réceptionnés, le plan de production étant en phase avec les plannings faits à l'époque de la mise en service.
A lire également :
. Airbus : plan social en dehors de la production
. AIRBUS : recrutement gelé jusqu'à nouvel ordre
. A380 : le 1/4 d'heure toulousain pourrait durer des mois
. EADS : turbulence dans l'actionnariat
. Message de Mohammed VI vers la France et l'Espagne
. Safran : problème de gouvernail
. SAFRAN : le départ d'un dirigeant épice le cours
Sources : AFP, MAP, Reuters, AeroMaroc , yabiladi.com , Le Matin (Maroc)
TrackBack
URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d83451b18369e200d834bf951553ef
Listed below are links to weblogs that reference Sous-traitance Airbus : le Maroc s'envole:
Commentaires
Elisabeth
22 oct 2006 02:52:29
cf egalement
http://www.aeronautique.ma/Pourquoi-Aircelle-mise-sur-le-Maroc-_a17.html
Pourquoi Aircelle mise sur le Maroc?
- L'Economiste: Pourquoi Aircelle a choisi le Maroc et non la Chine pour y développer cette activité?
- Jean-Claude Lepage: Les atouts du Maroc sont clairs: proximité géographique, proximité culturelle et formation du personnel. Certes, sur ce dernier volet, il y a des efforts à faire mais le cursus des ingénieurs est identique et la langue commune. Par ailleurs, nous avons mis en place des systèmes de transit simples qui fonctionnent. Il ne faut pas oublier que nous fabriquons des pièces lourdes. Pour l'instant, elles ne sont pas très volumineuses. Mais quand l'usine de Casablanca se développera, ces pièces prendront du volume. Le coût du transport est déterminant. Hormis la proximité géographique, la proximité culturelle est primordiale.
- Mais quels sont les atouts compétitifs du Maroc par rapport aux pays qui présentent les mêmes avantages que vous venez de citer?
- Il me semble que le niveau de formation au Maroc est plus complet. En Turquie, en Pologne ou en Russie, se pose par ailleurs le problème de la langue. Tous nos dossiers de fabrication sont en français.
Il faudrait donc les traduire en anglais, voire dans la langue locale, pour éviter les erreurs. De plus, quand une première expérience a atteint ses objectifs, cela incite à en lancer une autre. Au Maroc, le groupe Safran se trouve dans une dynamique vertueuse grâce au succès des deux joint-ventures avec la RAM, qui concernent l'entretien des réacteurs et le câblage aéronautique. Quand le groupe Safran a cherché des possibilités d'extension à l'international, le Maroc était bien positionné. Normal, un succès consolide la confiance dans le pays. C'est cette confiance qui nous incite à continuer.
- Hormis la relation de confiance, quels sont les autres critères objectifs?
- Notre premier critère est la vitesse. Le pays qui nous offrait la possibilité de répondre le plus rapidement possible à notre besoin d'expansion a été le Maroc. Parce que nous avons une bonne connaissance de l'environnement et que le niveau des techniciens y est satisfaisant. Le changement est palpable. On trouve aujourd'hui des équipes locales capables de travailler en symbiose avec les équipes d'Aircelle, car elles ont la même culture technique et industrielle et une maîtrise du process et de la qualité. Aujourd'hui, ces équipes fonctionnent en harmonie, en phase avec les exigences du groupe. Cet atout permet de faire aboutir rapidement les dossiers.
L'industrie aéronautique est par nature globalisée. Il faut donc aller très vite, sinon, on disparaît. Grâce à cette relation de confiance que l'on est en train de construire, le Maroc est capable de répondre très vite aux exigences de groupes mondiaux comme Safran et Aircelle.
- L'activité d'Aircelle est en forte croissance. Le site de Casablanca profitera-t-il de ce dynamisme?
- Nous sommes en phase de montée en puissance de l'industrie aéronautique. Le taux de croissance d'Aircelle est de 15 à 20% par an. Selon la capacité d'absorption de la production et du rythme de formation des effectifs, le site de Casablanca pourra profiter de cette croissance. Avec un effectif de 325 techniciens et ingénieurs, Aircelle Maroc peut doubler sa capacité de production. Et la vitesse de croissance ne dépend que de sa capacité de maturation.
- Qu'en est-il de l'effet d'entraînement sur les autres sous-traitants?
- Nous encourageons fortement nos fournisseurs français et européens à nous suivre. C'est le seul moyen de faciliter les relations, de gagner du temps et de comprimer les coûts. Certains ont pris la décision de venir. Il faut qu'il y en ait davantage et qu'ils fassent vite.
La décision leur appartient. Mais ils doivent savoir que s'ils ne suivent pas, le groupe le fera à leur place. Nous apporterons nous-mêmes ces activités.
- Vous ne craignez pas d'aller à contre-courant de la règle d'externalisation adoptée par les grands donneurs d'ordres?
- Il ne faut pas trop suivre la mode. Il faut être efficace et aller vite.
Vendredi 10 Mars 2006
22 oct 2006 05:05:05
comme pour le trouisme, les algeriens et un certain david, vont venir vous dire que c'est pas avec cette industrie que le maroc va se developper
non non c'est brader le patrimoine de techniciens marocains pour ces mechants etrangers ! que diable
eux ils ont toutes les recettes miraculeuses qui marchent en therorie mais des qui malheureusment qui ne marchent pas chez eux
Elisabeth
22 oct 2006 13:39:24
j'etais sur que ca allait deborder ... ;) mais l'info de la sous-traitance est très importante pour nous Français et Toulousains , quelque soit le pays sous-traitant.
Effectivement, tout de même , on peut se demander pourquoi , l'Algérie ne se lance pas dans la course également.
Plus pragmatiques les Marocains ?
En tout cas , ne l'oublions pas, M6 est un grand ami de Chirac, comme son fils ...
En ce qui concerne la formation, le personnel marocain était deja forme + 6 mois de formation assidue à Bordeaux.
C'est sur que Toulouse/Maroc, c'est à cote
22 oct 2006 16:16:21
plus pragmatiques et surtout plus moderne dans l'esprit
je parle des dirigeants
les algeriens sont encore gouverné par une generation qui a connu lumumba le che et autres personnages d'une periode ou faire la revolution pour la revolution etait à la mode
l'algerie manque de managers voilà son problème ;)
sinon alger et oran sont plus proches de toulouse que casablanca ;)
22 oct 2006 16:18:22
pour finir il n'y a pas d'amitié dans le business ou bien juste quand il faut departager deux exequo
pour l'instant le concurrent dans ce domaine c'etait les pays de l'est et la chine
le maroc comme dit le type d'airbus est plus proche, surtout coté formation, le système educatif (ecoles d'ingenieurs) est le meme qu'en france
Elisabeth
22 oct 2006 18:47:34
Oui, et également même langue, cela evite de traduire et d'être tributaire des pbs de traductions. (dixit un des dirigeants de Labinal au maroc)
pour rappel, il semble qu'un des 1ers vols d'Ariane ait eu quelque souci majeur ... les ingenieurs anglais et allemands ayant oublie que les uns calculaient en pouce (inch) et les autres en mètre ...
Elisabeth
22 oct 2006 18:53:05
Extrait :
Pourquoi Aircelle mise sur le Maroc?
- L'Economiste: Pourquoi Aircelle a choisi le Maroc et non la Chine pour y développer cette activité?
- Jean-Claude Lepage: Les atouts du Maroc sont clairs: proximité géographique, proximité culturelle et formation du personnel. Certes, sur ce dernier volet, il y a des efforts à faire mais le cursus des ingénieurs est identique et la langue commune. Par ailleurs, nous avons mis en place des systèmes de transit simples qui fonctionnent. Il ne faut pas oublier que nous fabriquons des pièces lourdes. Pour l'instant, elles ne sont pas très volumineuses. Mais quand l'usine de Casablanca se développera, ces pièces prendront du volume. Le coût du transport est déterminant. Hormis la proximité géographique, la proximité culturelle est primordiale.
- Mais quels sont les atouts compétitifs du Maroc par rapport aux pays qui présentent les mêmes avantages que vous venez de citer?
- Il me semble que le niveau de formation au Maroc est plus complet. En Turquie, en Pologne ou en Russie, se pose par ailleurs le problème de la langue. Tous nos dossiers de fabrication sont en français.
Il faudrait donc les traduire en anglais, voire dans la langue locale, pour éviter les erreurs. De plus, quand une première expérience a atteint ses objectifs, cela incite à en lancer une autre. Au Maroc, le groupe Safran se trouve dans une dynamique vertueuse grâce au succès des deux joint-ventures avec la RAM, qui concernent l'entretien des réacteurs et le câblage aéronautique. Quand le groupe Safran a cherché des possibilités d'extension à l'international, le Maroc était bien positionné. Normal, un succès consolide la confiance dans le pays. C'est cette confiance qui nous incite à continuer.
Vendredi 10 Mars 2006
L'economiste
via
http://www.aeronautique.ma/Pourquoi-Aircelle-mise-sur-le-Maroc-_a17.html
SAFRAN au Maroc
22 oct 2006 18:55:02
Dossier :
SAFRAN au Maroc
http://www.aeronautique.ma/Safran-au-Maroc_r46.html
Elisabeth
22 oct 2006 22:39:36
Bonjour à nos lecteurs concernés par AIRBUS ... qui viennent de nous rejoindre ..
nos amis marocains ont été les 1ers à prendre connaissance de l'info :)
creazy
23 oct 2006 01:48:24
moi je suis algerien et je dit tant mieux pour le maroc. je prefere qu'air bus investissent au maroc au lieu des pays de l'est par exemple.
aid-koum moubarak
Elisabeth
23 oct 2006 08:08:22
Oui, tout à fait , quelque part ca nous rassure, nous Toulousains , que ce soit nos voisins Marocains qui profitent de l'opportunite plutot que les Chinois.
Grosse crainte de la Chine, ici à Toulouse et de l'Inde pour le secteur informatique.
23 oct 2006 17:33:17
Arrêtons de parler de l'algérie.
Noublions pas qu'elle sort tout juste d'une guerre civile terrible.
Actuellement, elle se relève à une vitesse grand V...
23 oct 2006 17:33:20
Arrêtons de parler de l'algérie.
Noublions pas qu'elle sort tout juste d'une guerre civile terrible.
Actuellement, elle se relève à une vitesse grand V...
Elisabeth
25 oct 2006 21:05:35
Bonjour à nos amis pilotes de lignes marocains qui ont mis l'article dans leur fil de depeches
http://www.ampl.ma/
bensediq latif
27 oct 2006 23:55:40
diplomé sc-po paris depuis 78 , ce qui se passe actuellement entre le Maroc et la France ne me surprend guère. Je dirai meme qu'on a pris du retard par rapport
à la vitesse qui nous est actuellement imposée. En accueillant les marocains dans leurs grandes universités la France ne peut que capitaliser cet investissement , je militais en faveur d'une synergie et d'une politique globale entre nos deux pays pour se completer dans plusieurs domaines, letourisme en est une autre preuve ( regardez ce qui se passe sur Marrakech en ce moment ). Celà m'amuse car il y a 20 ans on me disait que j'aurais pu mener un train de vie d'enfer en france si j'y restais, j'avais choisi de rentrer avec des difficultes certes mais le temps me donne raison car quand on a un souverain comme M6 j'ai envie de dire à tous ceux qui sont actuellement dehors depechez vous rentrez au pays car c'est desormais au Maroc que ca se passe et de mieux en mieux, alors quand je vois les emeutes en france je me dis que tous ces pommés devraient un jour penser rentrer chez eux au Maroc meme s'ils sont francais de passeport et tenter de faire quelque chose ici , il y a tant de choses à venir à condition de vouloir se former travailler et etre serieux, mais si l'on veut vivre assistés c'est un autre discours, alors avis aux amateurs serieux et courageux car ici meme les pauvres y arrivent alors pourquoi pas ceux qui ont la chance de connaitre deux cultures et deux civilisations. Pour l'instant ce sont les francais qui y croient et qui s'installent en masse au Maroc .s'ils n'y etaient pas bien croyez vous qu'ils y resteraient, en tout cas j'en suis ravi, Paris me manquait il est venu jusqu'à chez moi. c'est la leçon de la vie quand la tolerance et l'intelligence gerent les rapports humains. LATIF
elmouta
4 nov 2006 00:52:56
vive le maroc vive la france.
16 nov 2006 04:05:25
éronautique: Des mesures pour soutenir la croissance!
· Redéfinir les filières de formation, anticiper sur les besoins…
· Un chiffre d’affaires de 12 milliards de DH à l’horizon 2012
LA sous-traitance aéronautique prend son envol. Les investissements se multiplient. Dernier en date: Aéronautique Services Industries (ASI) qui a transféré son unité d’assemblage d’éléments d’aéronefs de Berrechid à la technopole de Nouaceur (cf.www.leconomiste.com). Un projet de 25 millions de DH. Première unité privée marocaine dans le secteur, ASI agit en mono-source pour le compte de Dassault Aviation. L’entreprise assemble des éléments pour tous les types de Falcon: panneaux de tronçons, soutes de train, bords d’attaques, planchers de pilotes… mais elle compte bien développer son portefeuille clients. Pour ce faire, l’entreprise a invité à l’inauguration de la nouvelle unité de gros clients potentiels. Sonaca, ATR, Thalès et Alcatel ont répondu présent. En invitant les deux derniers, Mehdi Bencherki, PDG de l’entreprise, n’exclut pas l’ouverture d’ASI vers d’autres métiers connexes.
Le site d’une superficie de 4.700 m2 couverts sur une surface globale de 10.000 m2, fait face à un autre sous-traitant aéronautique: Aircel, équipementier, et aussi sous-traitant de Dassault Aviation. Le secteur est en effet caractérisé par une forte présence des donneurs d’ordres français. Ce qui fera dire à Salah Eddine Mezouar, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau, «le secteur de l’aéronautique illustre une nouvelle coopération, avec la France, intelligente et pratique». Et de louer la croissance accélérée du secteur. En effet, huit autres unités sont en cours d’installation au Maroc, dira-t-il, sans autres précisions. Le gouvernement table d’ailleurs sur un chiffre d’affaires de 12 milliards de DH à l’horizon 2012, qui portera le nombre d’emplois à 15.000 personnes. L’ambition de faire de la sous-traitance aéronautique «l’un des secteurs les plus performants au monde» est donc clairement affichée. Anticiper sur les besoins de cette nouvelle industrie, reconfigurer le pôle émergent en y incluant des services intégrés, redéfinir les filières de formation autour des technologies complexes que nécessite l’aéronautique… Autant d’aménagements promis par le gouvernement et qui seront d’ailleurs à l’ordre du jour des discussions prévues, prochainement, par les deux Premiers ministres marocain et français, annonce Jean-François Thibault, ambassadeur de France au Maroc. Ce qui conforte Dassault Aviation dans son choix de s’installer dans le Royaume. Guy Piras, le DG industriel et achats du groupe, se félicite de cette coopération dans un contexte où «les demandes en avions d’affaires (ndlr: spécialité de Dassault), sont appelées à doubler dans les cinq ans à venir».
Elisabeth
16 nov 2006 10:12:30
merci bcp pour l'info !
el gringo
13 déc 2006 19:19:54
http://www.marocinfocom.com/detail.php?id=3031
Areva discute un projet d'énergie nucléaire au Maroc
Dans le cadre de sa visite de travaille en France, Monsieur Driss Jetou a rencontré le PDG d'AREVA dans le cadre de discussion autour de l'adoption de l'énergie nucléaire au Maroc.
Areva est le leader mondial du cycle du combustible nucléaire depuis la mine, la conversion et l'enrichissement de l'uranium jusqu'au traitement et au recyclage du combustible usé.
Dans un entretien avec Atlantic Radio, Monsieur Jettou a aussi soulevé les discussions autour du TGV au Maroc ainsi que l'achat d'avions Airbus.
Elisabeth
13 déc 2006 20:05:04
merci beaucoup , El gringo !
Tres interessant , cote AREVA et cote Maroc
el gringo
13 déc 2006 20:49:50
Pour compléter cette info, le Maroc va mettre en service dans les jours qui viennent son premier réacteur nucléaire de deux mégawatts est dédié à la recherche et l’expérimentation à Mâamora.
Elisabeth
14 déc 2006 14:39:56
Merci el gringo , car l'article n'est plsu en ligne aujourd'hui :(
Sur "le Maroc va mettre en service dans les jours qui viennent son premier réacteur nucléaire de deux mégawatts est dédié à la recherche et l’expérimentation à Mâamora." : construit par USA ...
et la Tunisie aussi !
17 fév 2007 20:17:07
... en tout cas , c'est que vient d'affirmer Perben à Tunis .
On en reparle en priorité tout à l'heure.
el gringo
7 mai 2007 22:12:20
Nucléaire civil: Premier pas du Maroc
Mise en service d’un réacteur
Il est destiné à la recherche
ENFIN, après une longue période d’essai, le premier réacteur nucléaire du Maroc a été mis en service depuis mercredi dernier par le Centre national des sciences et techniques nucléaires (CNESTEN). De technologie américaine, ce réacteur a été acquis par le Maroc auprès de General Atomics comme annoncé par L’Economiste dans une précédente édition. Le coût global du projet, réacteur et laboratoires, s’élève à 800 millions de DH dont près de 80% financés par la France avec une grande partie sous forme de dons. Le combustible nucléaire (uranium enrichi à 20%) a été déjà importé, il y a presque sept mois, des USA sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Toutes les mesures de sécurité et de sûreté du site ont été prises. Les autorisations ont été également obtenues. Les audits d’experts internationaux et de l’AIEA ont été concluants (cf.www.leconomiste.com).
D’une puissance de deux mégawatts et de type Triga Mark II, le réacteur sera exploité par le Cnesten dans le cadre du développement de la recherche scientifique dans le domaine du nucléaire civil. Selon une source du centre, cet équipement permettra la production de certains radio-isotopes en particulier ceux concernant les domaines de la médecine nucléaire et de l’environnement. Pour le premier, cette technique est d’une grande utilité pour le développement du traitement des cancers. Il en est de même pour le volet de la protection de l’environnement. Notons aussi l’efficacité du nucléaire pour l’évaluation des ressources hydriques souterraines et la reconnaissance de la composition minérale du sol. Cette technologie présente également un avantage pour le secteur de l’agriculture. Elle permet l’optimisation des fertilisants avec une meilleure sélection des engrais et à moindre coût. Sans oublier son apport pour le contrôle de la qualité au niveau des industries agroalimentaires.
Rappelons, par ailleurs, que ce projet a constitué une opportunité pour les ingénieurs et chercheurs du centre d’approfondir leur formation selon les techniques pratiquées au niveau international.
Déjà pour préparer la mise en service du réacteur et son fonctionnement, par la suite, une partie du personnel du Cnesten (docteurs, ingénieurs, techniciens…) a suivi des formations poussées dans les grandes pays spécialisés dans le domaine, comme les USA et la France. Outre le volet formation, ces deux pays ont apporté leur soutien au Maroc pour lui permettre de développer ses capacités d’exploitation de la technologie nucléaire dans le domaine civil. Le recours au nucléaire pour la production de l’énergie est devenu une nécessité pour accompagner le développement du pays. Cela est justifié par le poids de la facture énergétique sur la compétitivité de l’industrie nationale dans une économie mondialisée et donc de plus en plus concurrentielle. Notons enfin que les laboratoires du Cnesten sont entrés en service en 2003. Ils concernent en particulier les domaines de la pharmacie, de l’environnement, de l’industrie, de la gestion des déchets radioactifs et de la sécurité radiologique.
http://www.leconomiste.com/article.html?a=78127
Elisabeth
7 mai 2007 22:32:49
au fait Airbus va ouvrir une usine ... en Inde...


