Nouvel épisode dans le ménage à trois que pourrait former Renault, Nissan et Ford...
Le PDG du constructeur automobile américain Ford, Alan Mulally, a rejeté l'idée d'une alliance dans l'immédiat avec le constructeur franco-japonais Renault-Nissan, dans un entretien lundi au journal Autonews.
Alors que les discussions en vue d'un mariage à trois entre l'américain General Motors et Renault-Nissan ont récemment été closes, le constructeur franco-japonais a toutefois répété souhaiter trouver un partenaire en Amérique du nord.
Pour le PDG, Ford doit avant tout se concentrer sur l'exécution du plan de restructuration, initié en janvier dernier et renforcé en septembre. Pour rappel, M. Mulally, qui a redressé avec succès l'aviation commerciale chez Boeing, a été débauché en septembre pour prendre la direction de Ford en remplacement de l'héritier Bill Ford, lequel assure maintenant seulement la présidence du conseil d'administration.
Ford a annoncé lundi une perte nette de 5,8 milliards de dollars pour le 3ème trimestre, grevée par 4,6 milliards d'exceptionnels liés à sa restructuration et à des dépréciations d'actifs. Sur les 9 premiers mois de 2006, Ford affiche une perte nette cumulée de plus de 7,2 milliards de dollars, alors qu'il avait enregistré un bénéfice net de 2 milliards sur l'ensemble de 2005. Ford prévoit la fermeture de plusieurs usines et la suppression de 40.000 emplois d'ici 2008.
Début Octobre, carlos Ghosn, président de Renault - également patron de Nissan – avait affirmé avoir “des envies d'alliances”, alors que l'échec des négociations avec GM venait à peine d'être rendu public.
Les alliances "sont extrêmement compétitives, et donc vous avez envie de les étendre", avait déclaré M. Ghosn en réponse à une question sur l'échec des négociations avec GM, en marge du forum des femmes à Deauville. Mais "nous ne sommes pas impatients", a-t-il ajouté. M. Ghosn n'avait pas souhaité en dire plus sur ces éventuelles alliances, que ce soit avec Ford en Amérique du nord, ou ailleurs.
Après l'abandon des discussions avec GM, Renault-Nissan se retrouve désormais libre de rechercher un autre partenaire. Une alliance entre le français Renault, le japonais Nissan - dont Renault possède plus de 44% - et GM était défendue depuis le début par le principal actionnaire du groupe américain, Kirk Kerkorian, qui détient 9,9% du capital de GM où il a fait part de son intention de monter à 12%.
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Source : AFP

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It's not a joke :) :
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Nouvelle fonction pour Ghosn: Chevalier commandeur de l'Empire britannique
AFP 24.10.06 | 07h53
Le patron des constructeurs automobiles japonais Nissan et français Renault, Carlos Ghosn, a été nommé Chevalier commandeur honoraire de l'Empire britannique, a annoncé mardi Nissan.
"Très honoré" par cette distinction, M. Ghosn l'a dédiée "au dur travail et aux réalisations de nos 5.500 employés et 220 concessionnaires de Nissan au Royaume Uni", a affirmé le groupe nippon dans un communiqué.
Sauf s'il décide un jour de se naturaliser britannique, le patron de Nissan-Renault ne pourra toutefois utiliser le titre de "Sir Carlos", un honneur réservé aux sujets de Sa Majesté.
Carlos Ghosn rejoint le fondateur de Microsoft Bill Gates, l'ex-président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan, le ténor Placido Domingo ou encore l'ex-maire de New York Rudolf Giuliani dans la liste des membres étrangers de cet ordre de chevalerie fondé par le roi George V en 1917.
24 octobre 2006 à 11:11Ajoutez un commentaire
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