Je vous rassure Ghosn n'a pas envie de fraise mais affirme avoir des envies d'alliances, alors que l'échec des négociations avec GM vient à peine d'être rendu public.
Renault serait donc pressé de passer la bague au doigt ? C'est en effet ce qui ressort des propos de son président - également patron de Nissan – samedi soir, déclarant que les constructeurs automobiles Renault et Nissan avaient toujours "envie d'étendre" leurs alliances, après l'échec des discussions avec General Motors.
Les alliances "sont extrêmement compétitives, et donc vous avez envie de les étendre", a déclaré M. Ghosn samedi soir en réponse à une question sur l'échec des négociations avec GM, en marge du forum des femmes à Deauville. Mais "nous ne sommes pas impatients", a-t-il ajouté.
M. Ghosn n'a pas souhaité en dire plus sur ces éventuelles alliances, que ce soit avec Ford en Amérique du nord, ou ailleurs. Renault, Nissan et General Motors ont annoncé conjointement mercredi qu'ils arrêtaient leurs discussions, alors qu'ils avaient convenu le 14 juillet d'examiner la faisabilité d'un rapprochement.
Après l'abandon des discussions, Renault-Nissan se retrouve maintenant libre de rechercher un autre partenaire. Une alliance entre le français Renault, le japonais Nissan - dont Renault possède plus de 44% - et GM était défendue depuis le début par le principal actionnaire du groupe américain, Kirk Kerkorian, qui détient 9,9% du capital de GM où il a fait part de son intention de monter à 12%.
Tracinda, la société d'investissement de Kerkorian, a publié un bref communiqué après l'annonce de l'échec des pourparlers pour insister sur les bénéfices que l'alliance aurait apportés à GM et pour déplorer que le conseil d'administration de General Motors n'ait pas fait appel, malgré l'insistance de Tracinda, à des conseillers extérieurs pour évaluer le projet de rapprochement. "Nous pensons que la participation de GM dans une alliance globale avec Renault et Nissan aurait permis à GM de réaliser de substantielles synergies et économies de coûts", a indiqué la société de Kerkorian. "Nous regrettons que le conseil d'administration ne se soit pas procuré sa propre évaluation indépendante de l'alliance", a ajouté Tracinda.
Le directeur général de GM, Rick Wagoner, a indiqué que le projet avait été rejeté à l'unanimité par les douze membres du conseil d'administration de GM. Jerry York, le représentant de Tracinda qui siège au conseil depuis février, aurait donc lui aussi voté contre l'alliance.
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