Enfin, George W.Bush se dévoile : alors qu'il était clair pour les spécialistes du secteur que le conflit actuel au Soudan était encore une fois lié aux volontés d'hégémonie de Bush en vue d'obtenir la main-mise sur une majeure partie des réserves de pétrole du pays, le président américain a ordonné vendredi le maintien de la totalité des sanctions contre le gouvernement du Soudan, mais y a ajouté l'interdiction de toute transaction liée aux activités pétrolières et pétrochimiques.
Cette carte issue de la bibliothèque en ligne de l'Université du Texas donne une vision – américaine – très particulière du Soudan ... s'il était besoin d'appuyer mes dires ...
I – Bush étend les sanctions au secteur pétrolier
Le décret signé vendredi par Bush maintient le blocage de tous les avoirs du gouvernement soudanais aux USA, imposé le 3 novembre 1997 par le président Bill Clinton. Le décret invoque "les politiques et les actions du gouvernement du Soudan, qui violent les droits de l'Homme", en particulier au Darfour, région du Soudan en proie à la guerre civile. Le décret ajoute aux mesures de 1997 l'interdiction faite à tout Américain de faire des transactions liées aux industries pétrolières et pétrochimiques au Soudan, y compris les services relatifs aux champs de pétrole et les gazoducs et les oléoducs.
Le décret de 1997 interdit également l'importation de tous les biens et services en provenance du Soudan, à l'exception de ceux qui ont trait à l'information. Il proscrit l'exportation ou la ré-exportation des Etats-Unis ou par des Américains vers le Soudan de biens, de services et de technologies nécessitant une licence fédérale, à l'exception de ceux à but humanitaire ou médical. Il interdit aux Américains l'octroi de prêts ou de crédits au gouvernement soudanais.
En 1997, la Maison Blanche invoquait le soutien de Khartoum au terrorisme international, les efforts de déstabilisation des gouvernements voisins et les violations des droits de l'Homme. Washington se focalise désormais sur le Darfour où, selon l'ONU, la guerre civile aurait fait au moins 200.000 morts depuis février 2003. Le Conseil de sécurité a décidé le 31 août l'envoi d'une force de l'ONU d'environ 17.000 soldats et 3.000 policiers pour prendre la relève de la Mission de l'Union africaine. Mais le président soudanais Omar el-Béchir s'oppose farouchement à un tel déploiement, qu'il assimile à une tentative de re-colonisation du Soudan.
II - Le Soudan regrette la décision du président Bush sur les sanctions
"Nous regrettons cette décision injuste", a déclaré samedi le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères Ali al-Saddek après une rencontre à Khartoum entre l'émissaire américain sur le Darfour, Andrew Natsios, et le chef de la diplomatie soudanaise Lam Akol. "Le moment de cette décision est mal choisi", a ajouté M. al-Saddek, en faisant référence à la visite de M. Natsios, ajoutant qu'il s'agissait "d'un message négatif qui n'aidait pas au dialogue".
Selon le département d'Etat, M. Natsios se serait rendu au Soudan dès vendredi, pour appeler Khartoum à autoriser le déploiement de troupes de l'ONU dans cette région en proie à la guerre civile. Nommé le mois dernier par M. Bush pour appuyer les efforts des Etats-Unis au Soudan, il a prévu de se rendre à Khartoum, mais aussi dans la capitale du sud, Juba, ainsi qu'au Darfour .
III – Le Soudan occupe une position stratégique importante
Pour être moins tributaire des pays arabes, Russes, Chinois, Européens et Américains recherchent d’autres lieux de production d'hydrocarbures. Si le Caucase et l’Asie centrale sont des issues très recherchées, de nouveaux conflits surgissent en Afrique de l’Ouest.
En 2004, l’odeur du pétrole plane déjà au-dessus du Darfour. Après bien des hésitations, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté une résolution le 30 juillet 2004 pour permettre aux ONG humanitaires d’intervenir en toute sécurité et pour commencer une enquête sur le génocide en cours (seule la Chine s’est abstenue, et pour cause ...). Le Soudan semblait décidé à s’y plier, après 21 années de guerre civile qui a déjà fait 2 millions de morts.
Mais, il s’agit bien d’une guerre pour le contrôle du pétrole et la construction d’oléoducs est au coeur de ces enjeux. C’est le cas de l’ouverture de l’oléoduc Tchad – Cameroun où sont impliqués les intérêts des firmes transnationales (Total pour la France, CNPC pour la Chine, Petronas pour la Malaisie, Lundin pour la Suède, OMV pour l’Autriche, Talisman pour le Canada et Exxon Mobil pour les USA). Ce pipeline doit passer par le Darfour et entre dans la logique d’éviter les zones à risques et arabes en particulier. De son côté, l’Inde envisage également un oléoduc qui passera dans cette région d’Afrique, celui prévu par les firmes ONGC et Reliance Petroleum en accord avec le Soudan.
IV - La stratégie réelle de Bush au Soudan
Alors que la Chine est en train de consolider ses positions au Soudan, la situation est jugée inacceptable pour Washington, qui envisagerait même selon certains de diviser le Soudan en deux, voire en plusieurs entités séparées si cela devait s'avérer être le seul moyen d'assurer son accès aux champs pétroliers. Parmi les différents groupes qui composent les milices du sud, l'administration américaine a particulièrement favorisé ceux qui revendiquent la sécession.
Un certain nombre de "missions Chrétiennes", bénéficiant d'importants soutiens financiers aux Etats-Unis, s'efforcent depuis plusieurs années d'alimenter la haine raciale contre les "Arabes". Non seulement le gouvernement américain a fourni entraînement militaire, armes et argent à l'APLS (Mouvement Armé de Libération du peuple soudanais), mais il a aussi accordé son soutien au "Mouvement pour la Justice et l'Egalité" (JEM) basé au Darfour. Le JEM est lié au fondamentaliste Al Tourabi, qui a aidé Al Bachir a accéder au pouvoir en 1989. Al Tourabi fut évincé par Al Bachir en 2000, et signa un accord avec l'APLS en 2001.
Sous la pression de Washington, un accord sur la guerre dans le sud a finalement été signé début 2004, sur la basse du "Protocole de Machakos" : il prévoit une division des ressources pétrolières entre le gouvernement de Khartoum et une "administration autonome" dans la sud, avec promesse de référendum sur l'indépendance après une période de transition de 6 ans. Si cet accord était appliqué,cela signifierait que le sud "autonome", bien que sous l'autorité de l'aile politique de l'APLS, deviendrait en fait un Etat pétrolier satellite des USA.
Les Etats-Unis font pression désormais pour acquérir toujours plus de contrôle territorial, notamment sur les 3 provinces du centre du Soudan. Par le moyen de harcèlements politiques et économiques et en apportant son soutien à tout groupe armé près à combattre le gouvernement de Khartoum, les USA espèrent déstabiliser et finalement renverser le régime actuel. L'installation d'un gouvernement au service des intérêts américains ouvrirait les vastes réserves pétrolières du Soudan aux compagnies US, au détriment de leurs rivaux. La Grande-Bretagne, la Norvège et l'Italie soutiendraient la stratégie américaine dans l'espoir de se voir attribuer une part du butin à un stade ultérieur.
V – Le potentiel pétrolier du Soudan ...et du Darfour
Des forages pétroliers ont débuté au Darfour où des études préliminaires ont montré que le sous-sol recelait d'importantes réserves de pétrole, a fait savoir un porte-parole du ministère soudanais de l'Energie mi-Avril 2005. L'objectif alors affiché était de produire 500 000 barils par jour de pétrole brut à partir d'Août 2005. En tout état de cause, l'annonce faite par le Ministre de d'Energie n'a pas surpris la plupart des experts pétroliers, car des rapports préliminaires avaient d'ores et déjà indiqué que la région recelait des ressources en pétrole, or, fer,argent ainsi que du gaz naturel.
Les principaux champs pétrolifères soudanais actuellement en exploitation se trouvent dans le sud du pays, où un traite de paix a été signé le 9 janvier 2005 entre le gouvernement et les rebelles. Selon l'accord signé à Nairobi, au Kenya, 50% des revenus pétroliers du Sud devraient revenir à l'ALPS. Le Soudan espère atteindre un montant d'exportations de pétrole autour de 2 millions de barils par jour en 2008. Soit un mort par baril ...
VI – La Chine fortement présente dans le pétrole soudanais
Si en 2003, les importations du pétrole en Chine ont augmenté de 40% par rapport à l’année précédente, Pékin travaillerait à l’heure actuelle sur environ 50 projets pétroliers et pétrochimiques majeurs au niveau international, le pays ayant besoin de sécuriser ses approvisionnements en pétrole. Ce "besoin vital" ne peut être assouvi qu’en s’attaquant à la position dominante des Etats-Unis.
Le pétrole soudanais représentait en 2003 d'ores et déjà 6% du total des importations chinoises de pétrole. Ce pourcentage est destiné à augmenter très rapidement, compte tenu des investissements massifs de la Chine dans l’industrie pétrolière soudanaise depuis 1990. La compagnie pétrolière nationale chinoise, la China National Petroleum Corporation (CNPC), possède 40% des actions de la Greater Nile Petroleum Operating Company (GNPOC), qui elle-même contrôle 2 des plus importants gisements pétroliers dans le Haut Nil occidental, au Soudan.
Vers la mi-2005, la CNPC devait débuter la production de pétrole dans le bassin de Melut, à l’Est du Nil. D’autres compagnies chinoises sont également impliquées dans la construction d’un pipeline long de 1400 kilomètres reliant le bassin de Melut à Port Soudan, où la Chine construit un terminal pétrolier pour l’exportation. La Chine est donc ainsi devenue le plus important partenaire commercial du Soudan. Il est significatif de constater qu'en 2003, les concessions pétrolières, dans la région du Darfour étaient toutes détenues par la CNPC.
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38 Commentaires
1
sur exportations de pétrole du Soudan
cf.
http://www.gasandoil.com/goc/news/nta52109.htm
14 octobre 2006 à 22:322
Dossier de l'EIA sur le Soudan
http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Sudan/Full.html
Energy Information Administration des USA
14 octobre 2006 à 22:383
Soudan: début de la cérémonie de signature de l'accord de paix dans l'Est
AFP 14.10.06 | 17h41
La cérémonie de signature de l'accord de paix dans l'Est du Soudan entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Front de l'Est a commencé samedi en fin d'après-midi, a rapporté la radio publique soudanaise Oum Dorman, d'Asmara, la capitale érythréenne.
La cérémonie a débuté vers 17H30 (14H30 GMT) avec une heure de retard sur l'horaire prévu, selon la radio.
Les deux partie doivent signer un accord sur le partage du pouvoir et des richesses ainsi que des arrangements de sécurité, négocié pendant cinq mois à Asmara et destiné à mettre fin à un conflit de 12 ans.
La cérémonie a été suspendue pour l'iftar, le repas de rupture du jeûne du ramadan, après plusieurs discours de circonstance, dont celui du président soudanais Omar el-Béchir, qui s'est engagé à appliquer l'accord de paix, en y voyant un exemple de "la solution d'un problème africain par les Africains et sans tutelle étrangère".
Il a réaffirmé son refus de l'envoi de force de l'Onu au Darfour, région troublée de l'ouest du pays, comme le demande le Conseil de sécurité de l'Onu dans sa résolution 1706 et de nombreux pays, notamment les Etats-Unis.
Son conseiller et négociateur avec le Front de l'Est, Mostafa Osmane Ismaïl qui s'est également adressé à l'assistance, a fait état de la poursuite des efforts pour convaincre des groupes du Darfour à se joindre à l'accord de paix dans cette région.
Le chef du Front de l'Est, Moussa Mohammad Ahmad, a qualifié l'accord d'historique, estimant qu'il "tourne définitivement la page d'un conflit et ouvre la voie au développement de l'Est".
La signature doit avoir lieu après la reprise de la cérémonie organisée dans le palais présidentiel à Asmara, selon la radio soudanaise. L'accord porte sur le partage du pouvoir et des ressources ainsi que des arrangements de sécurité.
Il prévoit d'associer les chefs du front de l'Est à la gestion des affaires de ce pays et un fonds de développement pour la région, doté d'un budget de 600 millions de dollars sur cinq ans.
14 octobre 2006 à 23:234
Ah bon, vous me rassurez! Je me demandais bien pourquoi on allait s'énerver pour le Darfour, un conflit qui ne passe jamais à la télé et où il n'y a pas de pauvres petits palestiniens qui peuvent jouer à la victime dès que les caméras tournent...
Mais si c'est pour nous permettre d'avoir, pendant encore longtemps, du pétrole pour chauffer nos maisons et nous permettre d'aller où on veut en voiture, alors ça va, les Américans ont ma bénédiction.
Parce que, soyons logique: soit vous acceptez que quelqu'un fasse tout le sale boulot pour nous permettre de garder notre mode de vie actuel, soit vous refusez et, conséquent avec vous-même, vous coupez votre PC et allez vivre loin de tout ce qui, de près ou de loin, utilise du pétrole. Eh bien? Vous êtes encore là?
15 octobre 2006 à 13:045
On peut le voir comme cela ..
Peut-etre d'autres méthodes pour revenir à un comportement plus "équilibré", non ?
15 octobre 2006 à 20:476
Le Soudan dit vouloir le dialogue et non l'affrontement avec Washington
AFP 15.10.06 | 18h56
KHARTOUM, 15 oct 2006 (AFP/AFP) - Le vice-président soudanais a souligné dimanche à un émissaire américain la volonté de Khartoum de "faire passer les relations bilatérales de l'état d'affrontement à celui du dialogue et de la négociation", a rapporté l'agence officielle Suna.
La même agence a annoncé l'arrivée lundi à Khartoum du ministre britannique de la Coopération internationale, Hilary Benn, pour une visite centrée sur le Darfour, région troublée de l'ouest du pays, où le président soudanais Omar el-Béchir refuse le déploiement de forces de l'Onu en dépit d'une résolution du Conseil de sécurité et de pressions occidentales.
Le vice-président soudanais, Ali Osmane Mohammed Taha, a parlé à l'envoyé américain, Andrew Natsios, du "désir du gouvernement de dialoguer avec l'administration américaine et de faire passer les relations bilatérales de l'état d'affrontement à celui du dialogue et de la négociation", écrit Suna.
Suna n'a fait aucune référence, dans son compte-rendu de la rencontre, du renouvellement et du renforcement des sanctions américaines contre le Soudan décidés vendredi, le jour même de l'arrivée de M. Natsios à Khartoum, par le président américain George W. Bush.
Mais un porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères a regretté samedi cette décision, la qualifiant d'"injuste" et d'"inopportune", en référence à la mission de M. Natsios chargé, selon le département d'Etat, de convaincre les dirigeants soudanais d'accepter une force de l'Onu au Darfour.
Le président Bush a ordonné le maintien de la totalité des sanctions contre le gouvernement soudanais et y a ajouté l'interdiction de toute transaction liée aux activités pétrolières et pétrochimiques.
16 octobre 2006 à 00:187
@ Alain Portant :
16 octobre 2006 à 12:03finalement le ratio 1 mort/baril n'a pas l'air de vous choquer outre mesure ..
8
"finalement le ratio 1 mort/baril n'a pas l'air de vous choquer outre mesure ..."
Citations de Georges Clemenceau :
"Désormais, pour les nations et pour les peuples, une goutte de pétrole a la valeur d'une goutte de sang."
La citations date de 1917 donc c'est pas nouveau !
Et puis je voulais vous dire que vos chiffre c'est n'importe quoi comme d'hab quoi ^______________^ le soudan dispose de 3,5 milliards de baril de réserve de pétrole au total, elle en a deja consommer 0,5 milliards de baril, la production ne depassera jamais 300 000 barils par jour et la production declinera irréversiblement après 2010.
Alain a juste compris que l'ont n'est obliger de laisser creuver une majorité d'individus pour en satisfaire une minorités et pour garder notre confort !
16 octobre 2006 à 12:549
Bonjour, TOM, toujours aussi agréable de vous lire :)
De plus, je ne vois pas pourquoi, sans reference aucune , je devrai plus croire vos infos que les miennes
sur les chiffres .
cf.
Sudan expects oil exports to surge to 2 mm bpd in 2008
10-05-05 Sudan's Foreign Minister Mustafa Osman Ismail, after a meeting with Brazil's Foreign Minister Celso Amorim, said he expects his country to export 500,000 bpd of oil in August, and 2 mm bpd in 2008, the Arab-Brazilian Commerce Chamber said.
"Preliminary studies show that Sudan is situated on a true lake of oil," Ismail was quoted as saying.
Mohammed Isa, a high-ranking Sudanese diplomat with the embassy in Brasilia, told the August figure is approximately right, and that Sudan's current oil exports are about 350,000 bpd.
Foreign Minister Ismail also invited Brazil's state-run oil company Petrobras to invest in Sudanese oil projects. Ismail, according to the commerce chamber, also said his government "needs" Brazilian products as it plans to invest $ 6 bn in infrastructure in the African country that has been devastated by a 21-year of civil war, between the Muslim Arab north and the largely Christian and animist African south. The conflict has left an estimated 2 mm people dead.
The government in Khartoum and the southern Sudanese rebels in January 2005 signed a comprehensive peace agreement.
"The Sudanese government wants to rebuild the country after last year's peace agreement," Isa said. "We want new roads, hospitals, airports." Ismail also invited Brazil's President Luis Inacio Lula da Silva to visit Sudan, the commerce chamber said.
The prospect of potentially lucrative oil contracts in Sudan has been met with interest by companies such as France's Total, Marathon Oil, Kuwait Petroleum, or London-listed White Nile Ltd.
But the Arab-led regime in Khartoum and a government-in-waiting of Southern Sudan to be instated on July 9 and led by the Sudanese People's Liberation Movement, or SPLM, have disagreements over who is in charge of granting oil exploration and production contracts. Under the peace agreement oil revenues from existing oil production will be split equally between South and North. In six years, the South may hold a vote on independence at the end of an interim period of the peace agreement.
Source: Dow Jones
Via Alexander's gas and oil : une des références majeures dans le secteur pétrolier.
16 octobre 2006 à 13:5210
Sur chiffres également via EIA
"Oil
Sudan is working to become a significant world oil producer. According to the Oil and Gas Journal (OGJ), Sudan contained proven conventional reserves of 563 million barrels as of January 2006. This is more than twice the proven 262 million barrels estimated in 2001.
The Sudanese Energy Ministry estimates total oil reserves at five billion barrels. Due to civil conflict, oil exploration has been mostly limited to the central and south-central regions of the country. It is estimated that vast potential reserves are held in northwest Sudan, the Blue Nile Basin, and the Red Sea area in eastern Sudan.
Oil production has risen steadily since the July 1999 completion of an export pipeline that runs from central Sudan to the Port of Bashair. In 2005, crude oil production averaged 363,000 barrels per day (bbl/d), up from 343,000 bbl/d during 2004. The Sudanese government has set a production target of 600,000 bbl/d by the end of 2006. This target will likely be achieved if new projects come online and proposed output increases are realized. In 2005, Sudanese oil consumption averaged 82,000 bbl/d. This was a 15 percent increase over the 70,000 bbl/d consumed during 2004.
16 octobre 2006 à 13:55cf.
http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Sudan/Full.html
11
cf.
16 octobre 2006 à 14:00http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A21143-2004Dec22.html
12
Désoler pour ceux que j'ai dit, mais ca ne change rien sur certain chiffres que vous donnez, de dire que le soudan pourra atteindre 2 millions de baril par jour en 2008 c'est n'importe quoi, parce qu’il faut au minimum 20 milliards de baril de réserve pour développer une production de 2 millions de baril par jour, pas la peine d'être expert pétrolier pour savoir cela.
Sinon ma SOURCE :
Pétrole. Portrait.
Colin Campbell - Prédicateur de la fin
Le géologue à la retraite, qui a exploré durant toute sa carrière la planète pétrole, donnait l'alerte du déclin dès 1989. Il est enfin pris au sérieux.
Un tournant historique se serait produit en 2005. Mais la planète a continué à foncer, nez dans le guidon, dans l'impasse énergétique. Personne ne l'a noté, ou presque. Sauf Colin Campbell, 75 ans, géologue. «Eh oui, explique-t-il, le peak oil a vraisemblablement été atteint l'an passé.» Le peak oil ? Le pic du pétrole. «La moitié environ des ressources de pétrole conventionnel ont été exploitées.» D'ici à 2010, renchérit-il, même les autres formes de pétrole (lourd, sable...) auront atteint leur point de non-retour. «Le déclin physique se traduira par une baisse de 2 % par an ; les conséquences seront terribles.»
Ce prédicateur de la mort lente du pétrole et de l'ère des chocs pétroliers permanents donne rendez-vous chez lui, «après la station-service». Cet oiseau de mauvais augure se raconte autour d'un thé et d'un poêle à bois. Dehors, une petite quatre-roues française, des panneaux solaires et un jardin zen suspendu à l'arrière de sa maison, qui épouse les courbes tourmentées de la côte, au sud-ouest de Cork. Et voilà qu'il évoque le séisme à venir pour «ces boîtes cotées en bourse» qui ont bâti «leur modèle économique sur des sables mouvants», les crises financières, les déstabilisations géopolitiques, les ravages sur l'agriculture pétrodépendante, la décroissance, la fin de la mondialisation...
Comme à l'époque de Galilée
Un monde se meurt, un autre tarde à naître. Car, après cent cinquante ans d'âge d'or du pétrole, des fidèles croient encore que le filon ne se tarira jamais. «Des croyants, des religieux, des théologiens, rit Campbell, comme à l'époque de Galilée. Pourtant, dire que la fin approche, c'est comme assurer que la terre est ronde.» Avant le nouveau millénaire, les experts du pétrole moquaient cette thèse, pourtant théorisée en 1956 par un autre géologue – King Hubbert, qui a laissé son nom au Pic de Hubbert. Les gouvernements n'y prêtaient qu'une oreille – au mieux – distraite. Les économistes souriaient face à ces alarmistes prévoyant le pic en 1995, puis 1997, puis... Lui reconnaît qu'il n'a pas «la science exacte», mais moulinait de savants graphiques et lançait, en 2001, l'Association for the Study of Peak Oil and Gaz (Aspo).
Désormais, ce réseau informel de retraités, où l'on retrouve, aux côtés de Campbell, un ex-chef des explorations de Total ou un ex-conseiller aux questions énergétiques du vice-président américain Dick Cheney, ne tient plus du théâtre (supposé) de guignols. «En l'espace d'un mois, j'ai tenu une conférence à Dublin devant le patronat, j'ai été invité à parler à Cambridge et j'ai été sollicité par la Commission européenne...», se marre Campbell.
La popularité de son site Internet suit la courbe de la flambée du brut : 300 000 pages lues en mars. Un consensus émerge : il n'est plus question de savoir «si» le peak oil existe, mais «quand» il arrivera... Etrange période où les Cassandre virent aux oracles. Et sont sondés jusque dans les rangs des républicains américains. Sourire, à nouveau : «L'an passé, un député du Maryland, Roscoe Bartlett, m'a inondé de mails pour me parler avant de s'entretenir du peak oil avec Bush.»
A coups de pioche, à dos de mule
Comment va-t-on au peak oil ? En le laissant venir à soi. Môme, Campbell est tombé dans la géologie avec un livre «qui racontait comment des enfants cherchaient de l'or et étaient poursuivis par un géologue». Et voilà comment ce «nul à l'école» se retrouve à Oxford, juste après-guerre, puis à Bornéo : «J'y ai vu mon premier puits, j'ai plongé dans l'aventure.» Deux ans plus tard, il embarque sur un tanker pour Trinidad à la demande de Texaco. Passe quatre ans en Colombie pour British Petroleum, à explorer. A coups de pioches. A dos de mules. «Il était déjà facile de dire que le pétrole se trouvait à l'intérieur des terres, pas sur les côtes, souffle-t-il. Certains ont mis vingt-cinq ans à s'en rendre compte.»
Il est passé à peu près par toutes les firmes, de la Nouvelle-Guinée aux Etats-Unis, de l'Equateur à la Norvège. Epoque loin de l'irrationalité exubérante d'aujourd'hui où un PDG d'Exxon peut gagner l'équivalent de 33 000 années de Smic. Epoque où les deals se faisaient «à l'oral, dans les couloirs», où les géologues étaient «pris aux sérieux». Pas comme ces économistes «qui ne connaissent qu'un système basé sur l'énergie sans fin». Pas comme ces ingénieurs, qui promettent de «vous emmener sur la lune avec un tournevis». Les géologues, eux, «observent». Et «savent que je ne mens pas, même si, comme eux, j'ai passé ma vie à mentir, à surestimer les réserves pour des raisons économiques ou politiques».
Remettre en cause le dogme d'une ressource primaire lui est venu en 1989... d'une commande d'un gouvernement. Norvégien. Cinq ans plus tard, il affine ses prévisions en se fondant sur les données (portant sur 24 000 puits dans le monde) d'un institut – Petroconsultant – proche des grandes firmes. Il en tire deux ouvrages (The Coming Oil Crisis, The End of Cheap Oil) qui vivotent, d'autant qu'en 1998, le baril s'arrime autour des dix dollars. Puis, il fonde l'Aspo qui tiendra sa 5e conférence en juillet, à Pise.
L'association sert de vigie à la cause écolo ? Lui s'accroche à son indépendance. «On me demande parfois pour qui je roule. Pour personne», évacue Campbell. Il abhorre les pétroliers genre «développement durable.com» : «Je préfère encore Exxon qui se fout des énergies renouvelables à BP qui se renomme "Beyond Petroleum" ["au-delà du pétrole", ndlr]. »
Et il ne soutient pas les croisés de la cause climatique : «Je me moque du réchauffement, ça a toujours existé, même si là, l'homme en est à l'origine.» Il ne croit pas à la théorie du complot, mais s'amuse à raconter comment, à six mois de la guerre en Irak, «des services» du ministère de la Défense américain l'ont convié – en vain – à venir parler «rareté» du pétrole. L'an passé, nouveau coup de fil. «Trois personnes des services m'attendaient... au pub du coin ! J'y suis allé, on a parlé.» Dans la foulée, il reçoit un rapport confidentiel du ministère de la Défense qui s'alarme... de l'éventualité de la fin du pétrole. Au fond, dit-il, les barils de pétrole sur terre, c'est comme un fût de bière dans un pub : «Plus on le boit vite, moins il y en aura pour longtemps...»
Article de LIBERATION.FR : Vendredi 1er septembre 2006 - 16:33
17 octobre 2006 à 21:12MA SOURCE C'EST LUI ===> Colin Campbell
13
euh le rapport "choucroutal" ???? :)
17 octobre 2006 à 21:1914
Je reviens sur le commentaire d "Alain Portant"
18 octobre 2006 à 12:36"où il n'y a pas de pauvres petits palestiniens qui peuvent jouer à la victime dès que les caméras tournent..." et d'après vous ceux qui meurent après le "coupez" du réalisateur se relèvent et reprennent une "vie normale"...
A défault d'ettayer par des exemples vos dires, vous ne faites que démontrer votre haine et vision érronée sur un autre sujet que vous voulez passer comme vérité.
15
moi je pense que la pénurie de petrole est une grosse intox.il ya un an tout le monde s'alarmait et prevoyait la fin du petrole pour 50 ans a peu pres,certains "experts" avaient meme parler de 10 max pour l'arabie saoudite. et maintenant fin 2006 on annonce la fin des reserves petrolieres en arabie saoudite pour 140 ans. pour l'irak idem. en algerie chaque semaines on decouvre de nouveaux gisements et on sait que seulement 20% du sahara algerien est exploré. je ne parle pas des reserves en mer du nord,russie ou amerique latine.bref une grosse intox pour faire monter le prix du baril et ca a marché. du petrole yen aura encore pour nos arriere arriere petits enfants.
18 octobre 2006 à 13:5816
merci "moi", c'est tout à fait ce que je pense.
Un jour, on s'apercevra que la notion de peak oil a été lancée ... par les lobbies pétroliers américains ...
18 octobre 2006 à 14:1017
J'ai juste une question, qui est à l'origine de l'intox?
18 octobre 2006 à 15:20parce que il est vraiment balaise se mettre dans la poche tout les "experts" est un exploit!
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Justement , j'allais re-chercher ...
18 octobre 2006 à 15:2319
Interessant ...
auraient-ils garder des actions de leur "ancienne " entreprise .... ??
L'ASPO (Association for the Study of Peak Oil and Gas) est l'association pour l'étude du pic pétrolier et gazier. C'est un réseau presque informel d'ingénieurs, de géologues, de scientifiques de disciplines diverses et d'économistes, qui cherche à déterminer le moment où le pic pétrolier va survenir, et ses conséquences sur l'économie.
Elle comprend actuellement 24 membres de 14 pays d'Europe, dont :
Colin Campbell, ancien responsable d'exploitation chez AMOCO et FINA (retraité) ;
Kjell Aleklett, professeur à l'université d'Uppsala en Suède ;
Pierre-René Bauquis, président de l'AFTP en 1999 et 2000, directeur Gaz chez TOTAL, puis conseiller auprès de son président Thierry Desmarest, et depuis sa retraite professeur avec Totalprof et l'IFP (Institut français du pétrole) ;
Jean Laherrère, qui a travaillé 37 ans chez TOTAL, où il a fini comme chef des techniques d'exploration, puis a participé aux travaux du Commissariat Général du Plan sur l'énergie ;
Matthew Simmons, banquier d'affaires, conseiller du vice-président états-unien ***Dick Cheney*** pour les questions d'énergie en 2001
Kenneth Deffeyes, qui a tenu des postes similaires dans la société SHELL.
....non vous ne revez pas :)
Selon l'ASPO, les prévisions de production sont surévaluées pour des raisons boursières et politiques. Elle prévoit un pic pétrolier vers 2010 et un pic gazier vers 2020. Elle se donne donc pour mission d'alerter les opinions et les pouvoirs publics sur ce problème, et sur les questions des énergies alternatives (renouvelables ou nucléaire).
L'ASPO estime à 1 850 milliards de barils les réserves de pétrole conventionnel (réserves existantes ou ayant existées, c'est-à-dire découvertes et/ou exploitées, plus les quantités de pétrole à découvrir). Pour l'USGS, elles sont au moins de 3 000 milliards. Les besoins journaliers étaient en 2003 de 77 millions de baril (soit 28,1 milliards de baril par an), et la consommation totale depuis 1859 est de 900 milliards de barils.
L'ASPO a pour l'instant tenu cinq séminaires, l'un à Upsalla en mai 2002 (un article publié dans le numéro n°439 de juillet-août 2002 de «Pétrole et Techniques», en rendait compte), puis les 26 et 27 mai 2003 à l'IFP (Rueil-Malmaison), le troisième à Berlin en 2004, à Lisbonne au printemps 2005 et les 18 et 19 juillet 2006 dans le parc San Rossore, un parc naturel situé près de Pise (Italie).
18 octobre 2006 à 15:2820
Sur Dick Cheney ... et pétrole :
Retour sur investissement, épisode V 21/10/2003 HALLIBURTON, le géant pétrolier dont Dick Cheney était PDG jusqu'en 2000 et qui s'est vu, ô miracle, attribuer sans appel d'offres pour 1,7 milliard de dollars de contrats en Irak, se retrouve aujourd'hui au centre d'une nouvelle polémique aux Etats-Unis. Deux Démocrates, députés à la Chambre des Représentants Henry A. Waxman (Californie) et John D. Dingell (Michigan) ont accusé ce groupe d'avoir... gonflé le prix du pétrole en Irak.
18 octobre 2006 à 15:3121
Allez, je vous le fais, pour ceux qui ne sauraient pas encore... c'est trop beau/ trop gros
http://www.aztlan.net/oiltanker.htm
Elisabeth
18 octobre 2006 à 15:3622
Condoleezza Rice was a Chevron Director from 1991 until January 15, 2001 when she was transferred by President George Bush Jr. to National Security Adviser. Previously she was Senior Director, Soviet Affairs, National Security Council, and Special Assistant to President George Bush Sr. from 1989 to 1991.
Another Chevron Corporation giant in the Bush administration is Vice President Dick Cheney. Vice President Cheney was Chairman and Chief Executive of Dallas based Halliburton Corporation, the world’s largest oil field services company with multi-billion dollar contracts with oil corporations including Chevron. Lawrence Eagleburger, a seasoned Bush counselor who held top State Department posts under George Bush Sr., is a director of Halliburton Corporation.
18 octobre 2006 à 15:3823
"Un jour, on s'apercevra que la notion de peak oil a été lancée ... par les lobbies pétroliers américains ..."
"euh le rapport "choucroutal" ???? :)"
loooooooooooollll ^_____________________________^
OK. Alors pourquoi s’il y a tant de pétrole que cela, les Américain sont obligé de massacrer autant d'irakien ?
C'est vrai il vaut mieux croire l'IEA qui estime les réserve restante de l'Arabie saoudite a 275 milliards de baril, les réserve non tout simplement pas bougez depuis 1948 ils peuvent pomper autant qu'il le souhaite leur réserve sont INFINIE ! Est c'est pareil pour tous les membres de l'OPEP ! ^_____________________^
Ce n'est pas parce qu’il y a 1 ou 2 parasite dans l'ASPO qu'il faut tout remettre en cause !
petit rappel :
Pour ce qui concerne tout particulièrement les pays membres de l’OPEP, les points d’interrogation suscités par les estimations officielles remontent aux années 1980, quand les pays du Golfe notamment ont procédé, l’un après l’autre, à des réévaluations spectaculaires de leurs réserves, sans que cela ait toujours été justifié par de nouvelles découvertes, des hausses des prix ou de nouvelles études. Entre 1985 et 1986, les Emirats arabes unis ont porté l’estimation officielle de leurs réserves de 33,9 à 97,2 milliards de barils. L’Arabie saoudite a pour sa part augmenté la sienne de 50 % en la portant de 169,6 à 254,9 milliards de barils entre 1987 et 1988 (4), tandis que l’Irak procédait à un doublement, de 32 milliards de barils en 1981 à 65 milliards à partir de 1983 (puis à 115 milliards de barils à partir de 2001). Ce gonflement est intervenu à une époque où les pays membres de l’OPEP mettaient en place le système du plafond de production et de quotas nationaux fixés en fonction essentiellement des réserves prouvées de chaque pays. Ainsi, entre 1983 et 1988, le total des réserves prouvées estimées de l’OPEP a augmenté de 62 %, bondissant de 470 milliards à 761,4 milliards. D’autres réévaluations les ont par la suite, pour les mêmes pays, portées à 896,6 milliards de barils au 1er janvier 2005.
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/SARKIS/13413
18 octobre 2006 à 18:01VOUS ETES VRAIMENT DES GUIGNOL ! ^________________^
24
"Ce n'est pas parce qu’il y a 1 ou 2 parasite dans l'ASPO qu'il faut tout remettre en cause !" ... rigolo, vous le reconnaissez quand même ... :-)
ca serait sympa :
. de voir l'evolution du cours du pétrole depuis la date exacte de l'annonce du peak oil
. de voir quels étaient les membres du gouvernement US à ce moment là et leurs "affinités" ...
Bon, et puis le Soudan dans tout cela ?
Sur "parce qu’il faut au minimum 20 milliards de baril de réserve pour développer une production de 2 millions de baril par jour, pas la peine d'être expert pétrolier pour savoir cela." ... en général, on ne produit pas avec des réserves , lol... :-)
Enfin, merci à vous, ca fait du trafic pour le blog :-)
18 octobre 2006 à 18:2125
Un peu de réalisme :
en un mot comme un seul : difficile de tirer des plans sur la comète .
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cf.
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Evaluer les réserves, "c'est comme essayer de deviner le stock d'un entrepôt en regardant par le trou de la serrure"
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Au train d’enfer où va la consommation mondiale (voir encadré sur les chiffres), où en sont les réserves de pétrole?
On ne peut pas répondre à cette question de manière aussi unilatérale, expliquait le 22 octobre, lors des XIIe Rencontres internationales pour la prévention des conflits au Mémorial de Caen consacrées à l’or noir, Olivier Appert, président de l’Institut français du pétrole (IFP).
Pour ce faire, il faut en effet aborder des notions ECONOMIQUES : "Ainsi, de 1973 à 1979, lors des deux chocs pétroliers, les prix ont triplé : certains gisements sont alors devenus rentables", a observé l’expert.
Il faut aussi tenir compte de données TECHNIQUES. En 1973, les moyens de l’époque permettaient d’effectuer offshore des forages jusqu’à 200 m de profondeur. Aujourd’hui, on peut creuser jusqu’à 3000 m, comme le prouvent des opérations réalisées dans le golfe du Mexique et le golfe de Guinée : certaines réserves, inaccessibles il y a 30 ans, le sont donc aujourd’hui.
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Résultat : "En 1973, il y avait un consensus pour dire qu’il y avait encore du pétrole pour 30 ans. Donc, en 2003, nous n’aurions plus dû en avoir !", a ajouté Olivier Appert.
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Pour autant, quand on veut en savoir un peu plus sur ce thème, on constate que les chiffres varient très, très souvent d’une source à l’autre. ****L’opacité règne****
. Et ce en raison de l’importance des enjeux et des intérêts économiques, financiers et géostratégiques....
Des estimations divergentes
A l’IFP, on pense qu’il reste encore suffisamment de pétrole pour 40 annés de consommation (en 2004).
- Selon les autorités fédérales américaines, les réserves mondiales "ultimes" s’élèveraient à 2275 milliards de barils.
- L’US Geological Survey (USGS) parle, elle, de 3000 milliards de barils.
- Tandis que l’ASPO, association indépendante composée d’universitaires et ****d’ex-dirigeants de compagnies pétrolières à la retraite****, évoque le chiffre de 1750 milliards (chiffres cités par "Le Monde 2"...
****Une firme comme BP refuse de se projeter au-delà de 5 ans. ****
Alors que sa consoeur Total estime les "réserves prouvées à 1000 milliards de barils", a expliqué à Caen le directeur du développement durable du groupe, Jean-Michel Gires. Il y a de la marge. Encore faut-il savoir ce qu’on entend exactement par "réserves ultimes" et "réserves prouvées"…
Au-delà de ces données plus que divergentes, il y a sans doute une réalité très terre à terre: l’extrême difficulté de procéder à une estimation. "Evaluer les réserves d’un champ de pétrole, c’est comme essayer de deviner le stock d’un entrepôt en regardant par le trou de la serrure", commente avec humour le président de l’IFP.
"L’évaluation d’un champ est une fonction à sept paramètres : six d’ordre physique - porosité, proportion d’air, etc. -, un d’ordre technique - la capacité d’extraction - qui dépend lui-même des six premiers. Tout ça est très subjectif : faites plancher trois géologues différents, vous aurez trois réponses différentes", note (dans "Le Monde 2") le spécialiste américain Matthew Simmons (voir autre article). Si même la subjectivité s’en mêle…
18 octobre 2006 à 18:3226
Propos ci-dessus issu d'un dossier complet de FR sur la Fin du pétrole
http://info.france3.fr/dossiers/monde/15151595-fr.php?page=1
18 octobre 2006 à 18:3527
"Bon, et puis le Soudan dans tout cela ?
Sur "parce qu’il faut au minimum 20 milliards de baril de réserve pour développer une production de 2 millions de baril par jour, pas la peine d'être expert pétrolier pour savoir cela." ... en général, on ne produit pas avec des réserves , lol... :-)"
On produit a partir de réserve pas avec ! parceque toi tu crée a partir de rien ??
"Propos ci-dessus issu d'un dossier complet de FR sur la Fin du pétrole"
Je ne parle pas de fin du pétrole mais de déclin de la production !
Je perd mon temps avec toi, disons que tu as le QI d'une poule et que tu comprendras plus tard, tout ce que tu comprend c'est les prix qui grimpe, tu ne voit rien derriere !
Sur ceux.... Bye Bye
19 octobre 2006 à 00:4328
A la revoyure :-) ....
passez votre chemin, gentil homme ...
Ps : fais gaffe que la grippe "aviaire" ... ne soit pas contagieuse, tu m'en verrais marie .
19 octobre 2006 à 00:5829
http://www.leroidescons.net pour voter bush a l'election du roi des cons c'est le top ! merci de faire circuler l'adresse en direct live afin de le placer vraiment devant et qu'il soit innattaquable sur le trone du roi des cons !
22 octobre 2006 à 21:5630
Franchement, je ne suis pas une expert du pétrole, mais comme indiqué justement dans l'article, la guerre à (re)commancé depuis l'indépendance du pays avec des hauts et des bas, GWB était encore à l'école, vous n'allez pas l'accuser du coup ?
Et ces sanctions ont été RENOUVELLER, elles dates de la fin du siécle dernier, non imposé comme cela par le gvt actuel.
Au niveau chiffre, le Soudan represente 5% de la production Africaine, le Tchad, 2 a 3% maxi, méme la Norvége à plus de réserve.
22 octobre 2006 à 22:1331
J'allais oublier, le conflit Nord/Sud au Soudan est le deuxiéme plus meurtrier de l'histoire de ce continent.
Il est temps que l'on dise stop à ce massacre qui n'a que trop duré !
Quand l'Amérique n'intervient pas, elle est en tord, voir les titres de la presse concernant la Somalie avant 92, le Libéria, le Rwanda ou en Bosnie avant 95, quand elle intervient, elle à a tord aussi avec certains.
22 octobre 2006 à 22:1832
D'accord avec vous sur un point, en prenant compte des dates , c'est loin d'être GWB qui a tout inventé ... celui-ci est encore une fois le jouet des lobbies pétroliers américains ... depuis belle lurette
La fameuse carte est mise en ligne par L'universite du TEXAS ...
22 octobre 2006 à 22:3533
Merci pour cette boufféer d'air , même si elle soulève des lièvres parfois nauséabonds. Je viens de tomber sur ce site en faisant une recherche google pour tenter de cerner ce qui se passe en Somalie= ricochet par ressources gaz+uranium puis passage au Soudan "par association d'idée". Je trouve vertigineuses ( limite du jeu de mot) les pistes que vous proposez. Elisabeth qui êtes-vous?
03 janvier 2007 à 17:1134
merci ,beaucoup ! je ne suis qu'une "modeste" bloggueuse passionnée - malgre le cote sombre - par la géopolitique , laquelle mene le monde.
Ceci n'est certes pas (encore ?) mon métier, mais j'y consacre de plus en plus en temps.
Je suis de + en + scandalisée/degoutée par le decalage entre ce qu'on nous dit dans la grande presse et tous les enjeux qui se cachent derrière.
Pour comprendre mon raisonnement , je vous conseille de lire la page d'accueil de mon site www.mondedebrut.com
je cherche à faire comprendre que nous les peuples, sommes très souvent les jouets de stratégie de nos gouvernants, lesquelles stratégies tournent autour de l'appropriation des ressources de la terre : d'ou petrole et matières 1eres .
... quelqu'un a qui j'exposais ma "théorie" m 'a même rajouté : idem pour les ressources de l'espace.
Une autre bataille du 21 eme siecle : l'eau .
Comment je suis partie dans cette optique ?
Comme je le dis egalement sur mon site, je suis un degat collatéral de la Guerre d'Algérie , etant issue par ma mère d'une famille ayant choisi l'Algérie comme terre d'"exil" et non pas de colonisation et de l'autre par mon père , d'un appelé qui - parfois malgre lui - s'est retrouve en pleine guerre d'Algérie ...
Ca fait tout de même réflechir ..
J'ai parfois l'impression qu'en fonction du gre des vents ... et des enjeux economiques et politiques, les populations sont déplacées par les gouvernants. J'attends le moment ou Chirac ou autre vont nous pousser à "re"partir en Algérie, economie et pétrole aidant ... cela rebouclerait la boucle.
Loin de chercher quelque revanche, j'essaie de comprendre ce qui a finalement façonné toute une Histoire / histoire de ces familles,
et tout d'abord les raisons pour lesquelles les gens sont partis en Algérie (ou autres pays d'ailleurs, car les migrations ont été très importantes au 19ème siècle)
... et l'on retombe sur des motifs economiques, sociaux, politiques ... liés à des conflits hégémoniques le plus souvent
... de même si on regarde cette fois-ci ne serait-ce que factuellement les choses, on s'apercoit que la guerre d'Algérie coincide quand même bigrement avec la decouverte de pétrole à Hassi Messaoud.
Quand on voit maintenant que l'Algérie devient le 6eme producteur de pétrole des USA ... on a quand même le droit de s'interroger.
Un livre Setif 1945 parle d'ores et deja du role des USA pendant la 2eme guerre et après 1945, en Algérie.
Tout cela pour expliquer, que nous peuples avons le droit de savoir à quelle sauce nous sommes manger et quelles les sont veritables raisons des evenements qui toucent nos contrées et qui forgent notre Histoire.
Bien à vous.
03 janvier 2007 à 18:0835
Dossier EIA avril 2007
http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Sudan/Full.html
03 février 2008 à 01:4836
Hello Guys,
Merci pour vos commentaires. Je vais ecrire en anglais.
I am from Sudan myself, and South Sudan in particular, and I like to say thanks for your comments and concern on my country of Sudan. In fact, with people like you who are abit informed the conflict would have been solved a long time ago. But, because the West turned a blind eye to the yearning and cry for freedom of the people of South Sudan, nothing was done. In fact, the international attention started coming to the Sudan, and South Sudan especially, in the late 1990s and nothing was done until 2005 when a peace agreement was reached with internationally monitored negotiations.
And brothers and sisters, like I said, thanks for your concerns, but I like to say that most of you do not really understand why the war is fought in the Sudan for so long. and in fact your friend George Bush is neither the cause of war nor was he an agent of the warring parties. The war started in 1955. Long before Bush was active, and long before oil was discovered in the Sudan. What caused and still continues to fuel the war, however, is the economic and politic neglect of the Southerners by the "arab" northerners", and the imposition of arab muslim culture on the animist and christian southerners. So, it is not just oil that is the problem.
Merci a tous.
23 décembre 2008 à 04:2237
Hello Guys,
Merci pour vos commentaires. Je vais ecrire en anglais.
I am from Sudan myself, and South Sudan in particular, and I like to say thanks for your comments and concern on my country of Sudan. In fact, with people like you who are abit informed the conflict would have been solved a long time ago. But, because the West turned a blind eye to the yearning and cry for freedom of the people of South Sudan, nothing was done. In fact, the international attention started coming to the Sudan, and South Sudan especially, in the late 1990s and nothing was done until 2005 when a peace agreement was reached with internationally monitored negotiations.
And brothers and sisters, like I said, thanks for your concerns, but I like to say that most of you do not really understand why the war is fought in the Sudan for so long. and in fact your friend George Bush is neither the cause of war nor was he an agent of the warring parties. The war started in 1955. Long before Bush was active, and long before oil was discovered in the Sudan. What caused and still continues to fuel the war, however, is the economic and politic neglect of the Southerners by the "arab" northerners", and the imposition of arab muslim culture on the animist and christian southerners. So, it is not just oil that is the problem.
Merci a tous.
23 décembre 2008 à 04:2438
Voulez-vous savoir plus sur le Peak Oil ? Lisez…….
Peak Oil, fin de l’âge d’or Y. Mérabet Ingénieur d’Etat-Expert en énergie Journaliste indépendant
Le Pic pétrolier
Avant-propos de l’auteur
La fin du XIX siècle a vu naitre et grandir rapidement deux sources d’énergie, la houille blanche en Europe et le pétrole un peu partout dans le monde. Ce dernier, en particulier, a mis au quasi-monopole que le charbon avait acquis en matière de transports terrestres ou maritimes ; concurrençant son ainé dans tous les secteurs de la circulation, il s’est en outre arrogé en propre la circulation aérienne, qui lui doit pratiquement l’existence. Il pas moins apte que le charbon à devenir la matière première de produits chimiques (explosifs, caoutchouc de synthèse, savon, crème, engrais, insecticides, matières plastiques etc.) : ce mélange complexe d’hydrocarbures se prête à toutes les combinaisons du carbone avec l’hydrogène qui sont l’âme de l’industrie chimique .En attendant d’être peut-être évincé par de l’énergie, le pétrole est donc devenu un produit essentiel, un produit dont la possession inspire la politique des plus grands Etats de la planète. La produit augment sans cesse, chevauchant le Peak-Oil (Pic pétrolier) elle tend à s’éteindre sur certains pays et se déplacera vers d’autres, mais les grandes puissances s’efforcent, chacun pour son compte et à sa manière d’en garder le contrôle, quelque que soient les pays producteurs d’où le sang coule. Dans le monde actuel, quatre Etats méritent à des degrés forts divers le nom de puissances pétrolières : Etats-Unis, l’Angleterre, la Russie et la France. Après une lutte acharnée Etats-Unis et Angleterre ont trouvé sur le terrain un motus vivendi, tandis que la Russie se replie sur ses positions et que la France cherche à intensifier ses efforts. Naturellement les anglo-saxons l’emportent de loin. Les compagnies américaines, anglaises et anglo-hollandaises puissamment épaulées par leur gouvernement, contrôlent 80% de la production et des réserves de pétrole connues dans le monde. En 1939, les positions respectives étaient les suivantes : contrôle américain aux Etats-Unis, au Pérou, en Bolivie, dans l’Amérique centrale (sauf le Honduras), maitrise anglaise au Venezuela et au Paraguay, lutte en Uruguay , au Chili, en Equateur, en Colombie, en Moyen-Orient , l’Angleterre dominait en Iran, les américains en Arabie ; l’anglo-hollandaise Royal-Deutsch-Shell exploitait la Birmanie et les Indes néerlandaises. La guerre qui a resserrée les liens et révélé des dangers communs, a décidé les américains et les anglais à signer un véritable amnistie du pétrole et à s’associer au lieu de se faire la guerre. Le bilan aujourd’hui est très satisfaisant et assez différent que celui de 1939 ; alors les américains contrôlaient 23,8% du pétrole hors des Etats-Unis, les Anglo-hollandais 38,1%, les Russes 27,5%, les autres pays 10,6% ; actuellement, les parts seraient 40,1% aux Etats-Unis, 39,9% aux Anglo-hollandais, 13% à la Russie, 7% aux autres pays. Ces positions ne sont pas confortables et ne risquent pas de nous impressionner, mais elles comportent beaucoup de faiblesses. La principale est la dispersion des champs pétroliers à travers le monde, qui donne aux routes du pétrole un développement extraordinaire et par conséquent, dans les conflits, une fragilité évidente. Les quatre puissances pétrolières pour assurer leur survie doivent gérer les conflits meurtriers aux sources de leur approvisionnement pétrolier et assurer les routes de transit. Cette fragilité a atteint en plein fouet l’Angleterre qui ne produit rien sur son territoire et doit compter entièrement sur sa flotte de pétroliers qui sillonne les mers et les océans pour assurer son approvisionnement. Mais les Etats-Unis, malgré leur énorme potentiel de production nationale, sont devenus de tels consommateurs qui sont nécessairement tributaires des pétroles les plus éloignés et le seront de plus en plus dépendants du Moyen-Orient et de plus en plus les conflits vont s’intensifier dans grands pays producteur et de transit du pétrole. De la leur orientations politiques sur la convoitise sur le pétrole du Moyen-Orient. Une autre source de faiblesse serait suggérée, pour le système pétrolier Anglos américain, ce qui suppose la bonne volonté de nombreux Etats indépendant ; on sait que Mexique a déjà secoué la tutelle des pétroliers et on ne peut pas prédire à l’avance le futur du comportement populaire de certains Etats grands producteurs du Moyen-Orient qui agissent toujours à l’insu de leurs peuples. Partout donc les trois colosses du monde, les Etats-Unis, l’Angleterre et la Russie se trouvent face à face. C’est parce que le problème du pétrole, problème américain et secondaire jusqu’en 1914, problème anglo-américain et capital en 1939 est maintenant un problème Anglos-soviéto-américain et vital.
Introduction générale
La croissance rapide de ces dernières décennies a été liée à l’accès privilégié à une ressource énergétique dotée de qualités exceptionnelles : le pétrole. Une génération aura accompli la performance d’exploiter la moitié des réserves accumulées en plusieurs centaines de millions d’années. Nous entrevoyons aujourd’hui la fin de cet âge d’or. D’autant qu’à “l’autre bout”, nous sommes tout aussi “coincés”, c’est la fin l’âge d’or. Les grands équilibres géopolitiques pourraient eux aussi être bouleversés par la crise énergétique et économique qui, devrait succéder au Peak-Oil. Selon les chiffres publiés par BP en 2003, les pays du Moyen-Orient disposent de 65,4 % des réserves "prouvées" de pétrole dans le monde (25 % reviennent à la seule Arabie Saoudite). Leur part dans le marché mondial est déjà de 28 %. Selon l’Aspo, elle pourrait dépasser les 40 % d’ici deux décennies. Au total, selon Colin Campbell, de l’Aspo, 46 % des ressources actuelles déclarées par les principaux pays de l’OPEP sont "douteuses, sinon fausses". Le problème, c’est qu’aucun des scenarios officiels ne fait apparaître explicitement le Peak-Oil. Les grands pays producteurs du Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Irak, Emirats arabes unis, etc.) ne devraient pas atteindre leur propre pic au rythme d’extraction actuelle avant une trentaine d’années, disent-ils ! Comme leurs réserves déclarées sont fausse à moins de 50%, alors il se pourrait que le Peak-Oil soit atteint d’ici 15 ans. Il suffirait donc qu’ils produisent plus pour compenser le déclin des autres régions pétrolifères déjà en quête, contrariant le calendrier du Peak-Oil mondial de se situer entre la date de l’an 2020 et 2O25. Suite aux déclarations de spécialistes de l'industrie du pétrole que le Peak-Oil est proche, voir même, derrière nous. Mais il semble bien que ça ne soit en fait absolument pas le cas. Et que ça ne le sera pas avant très, très longtemps. La théorie occidentale de la naissance du pétrole à partir de fossiles et de végétation est moins acceptable que celle des Russes qui se basent sur l’hypothèse du ‘pétrole biotique’. D’autre part les réserves prouvées des Etats sont bien subjectives sinon fausses, l’Aspo pointe du doigt des biais et des tricheries systématiques dans la mesure, le report et l’agrégation des réserves des champs pétrolifères de la planète. Le docteur Colin Campbell e fondateur de l’Aspo. Après avoir soutenu sa thèse à Oxford en 1957, cet Anglais a passé près de 40 ans dans l’exploration et l’évaluation de champs pétroliers. Il dit : « La mesure de ce que contient un champ pétrolier est toujours en partie subjective. C’est un simple pari de géologue. » L’expert anglais ajoute : « Pour parler de ce qui reste dans un champ en exploitation, on utilise l’expression ‘’réserves prouvées’’ qui ne correspond en fait qu’à un calcul de probabilité dont les critères varient selon que l’on travaille pour les Etats-Unis, la France ou la Russie. » Les chiffres officiels sur les réserves « restant à découvrir » sont exprimés à travers trois valeurs différentes, appelées F95, F50 et F5. La première indique la quantité de pétrole disponible avec une probabilité de 95 %, la seconde avec une probabilité de 50 %, la troisième avec 5 %. Pour l’Algérie, les données de référence publiées par l’organisme officiel américain USGS (United States geological survey) indiquent que ce pays a :
95 % de chances de découvrir encore 1,7 milliard de barils de pétrole conventionnel ;
50 % de chances de découvrir 6,9 milliards de barils ;
5 % de chances d’en découvrir 16,3 milliards.
Or dans les rapports sur lesquels s’appuient les gouvernements, les banques ou les actionnaires, on ne retient en général qu’une valeur médiane, appelée (« Mean »), entre les trois niveaux de probabilité. Pour l’Algérie, cela donne 7,7 milliards de barils. Peu importe qu’un rapport de presque 1 à 10 sépare F95 et F5. Et que le chiffre finalement retenu ait moins d’une chance sur deux de chances d’être atteint ! Outre les inexactitudes, les calculs sur l’avenir du pétrole sont l’objet d’une vraie gruge. En 1985, les pays producteurs réunis au sein de l’OPEP ont pris la décision, jugée fort saine à l’époque, d’indexer leurs quotas de production de pétrole sur le montant des réserves déclarées par chaque pays membre. Mais des faits étonnent : d’après les données de référence reprises par le groupe anglais BP dans son rapport 2003 sur l’énergie mondiale, l’Arabie Saoudite est passée, entre 1985 et 1990, de 169 milliards de barils de réserves « prouvées » de pétrole conventionnel à... 258 milliards, soit 50% de plus ! Tous les principaux pays producteurs de l’OPEP sont dans la même situation : Abu Dhabi (30 milliards de barils déclarés en 1985 contre 92 milliards en 1988), Iran (48 milliards en 1985, 92 milliards en 1988), Irak (44 milliards en 1985, 100 milliards en 1988), etc. Le tout sans qu’aucune découverte significative de nouveaux champ pétrolifère n’ait eu lieu dans ces pays au cours de la période... Laherrère décrit l’exemple du champ pétrolifère de Cusiana, en Colombie, découvert en 1988. Le géologue raconte : « Triton, la compagnie américaine qui s’est chargée de l’évaluation des ressources de Cusiana a commencé par parler de 3 milliards de barils, une valeur remarquable, qui n’a pas laissé Wall Street indifférente. Triton devait vraiment avoir besoin de l’argent de ses actionnaires, parce que lorsque BP a démarré l’exploitation de Cusiana, ils sont prudemment redescendus à 1,5 milliards de barils. Et je pense qu’au final, il y a à peine 800 millions de barils là-bas... »
Si les pays producteurs exagèrent leurs ressources, c’est aussi parce qu’elles permettent d’obtenir plus facilement des prêts bancaires. Jean Laherrère commente : « Les chiffres officiels des réserves pétrolières, sont loin d’être des données purement scientifiques. C’est le reflet d’un patrimoine financier que les Etats valorisent ou déprécient selon leur intérêt du moment. »
Pour l’Aspo, l’ensemble de ces sources d’exagérations contribuent à faire croire que le Peak -Oil, et la flambée qu’il entraînera sur les prix, n’arrivera pas avant après-demain. La réalité pourrait être tout autre : « Compte tenu de l’opacité des données, il se peut très bien que le pic soit déjà derrière nous », prévient Colin Campbell. L’expert fondateur de l’Aspo a publié un article dans lequel il estime à 1750 milliards de barils les réserves totales de pétrole conventionnel (déjà découvertes + probables). Côté USGS, le chiffre officiel est de 3000 milliards de barils, soit 1,7 fois plus. L’USGS n’est pas un organisme indépendant : il dépend directement du département américain de l’Intérieur. Son rôle est très politique. En 2000, la publication des chiffres de l’USGS sur les réserves de pétrole a précédé d’une semaine seulement une importante réunion de l’OPEP sur les quotas futurs de production
En 2002, la Douma a voté une loi d’après laquelle révéler les réserves de gaz et de pétrole russe est un crime passible de 7 ans de prison. Laherrère remarque : « Ces tripatouillages ne seraient pas graves si les pays industriels essentiellement consommateurs de pétrole, Etats-Unis, Union européenne et les pays émergeants n’avaient pas totalement renoncé à mettre en question les données qui leur sont fournies par les pays producteurs. Ils affirment aujourd’hui, qu’ils se fient aveuglément à des données produites et trafiquées par d’autres. Il n’existe aucun travail de vérification et la la question du ‘Peak-Oil’ est tout simplement ignorée !
Mais, voilà que, les systèmes économiques du monde entier reposent essentiellement sur la disponibilité de sources d’énergie fossiles. Frappés par la ‘phobie-pétrole’, les pays dominants consomment toujours plus, sacrifient la vie de leurs descendants et asservissent, affament et pillent les pays dominés du fait de leur suprématie économique et militaire. De nombreux conflits armés ont éclaté et éclateront encore pour l’appropriation des sources d’énergie, et ce toujours avec le même rapport de force. L’occident est autocentré sur ces problèmes de niveau de vie et de confort, alors que les trois quarts des habitants de la planète ne possèdent pas un minimum vital. Alors, changeant de vie et de comportement pour résoudre le problème ! Y. Mérabet
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CHAPITRE I Peak Oil
1- Il n'y aurait pas de Peak- Oil ?
Pourquoi ? Parce que la théorie officielle sur l'origine du pétrole est clairement fausse. Or, c'est elle qui est à la base de toutes les prédictions présentes et passées sur le ‘Peak- Oil’. Une théorie qui est connue et populaire en Russie depuis les années 50 affirme que le pétrole ne s'est pas formé à partir de plantes tombées au fond de bassins sédimentaires, comme la théorie officielle le soutient, mais que le pétrole est formé de façon chimique dans les entrailles de la terre, à une distance comprise entre 100 et 300 km dans l'écorce terrestre. L'hydrogène et le carbone étant très abondants, il y aurait en réalité des quantités faramineuses de pétroles sous nos pieds……… sur 277 pages…….
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05 août 2010 à 00:24Ajoutez un commentaire
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