Le scénario se précise. Alors que j'envisage depuis maintenant plus de six mois que France et Iran soient en négociation dans le cadre de contrats avec AREVA concernant le nucléaire civil, compte-tenu notamment des formidables enjeux qui se jouent actuellement autour des champs d'hydrocarbures iraniens, dignes du plus grands intérêts pour Total et GDF, l'Iran réitère son appel réalisé aux société étrangères par le président Mahmoud Ahmadinejad en novembre 2005 afin que ces dernières investissent dans le nucléaire.
Tandis que Russes et Iraniens jouent à un subtil jeu de “je t'aime moi non plus", l'Iran a récemment - officiellement – "proposé" à la France un accord avec Areva. Il se pourrait bien que cela soit plutôt le contraire ou que la France soit "poursuivie" par les affres de son conflit passé avec Téhéran sur Eurodif.
I – L'Iran réitère sa proposition
La proposition faite par le président Mahmoud Ahmadinejad lors de son discours l'an dernier devant l'Assemblée générale de l'ONU, de faire participer des sociétés étrangères à l'enrichissement de l'uranium iranien est toujours valable, selon une déclaration d'un responsable iranien.
Par ailleurs, l'offre faite par l'Iran début octobre de créer un consortium avec la France pour la production en territoire iranien d'uranium enrichi est toujours "de circonstance", pour sortir de l'impasse sur son programme nucléaire, a également affirmé ce porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad-Ali Hosseini. M. Hosseini a ajouté que des propositions de partenaires avaient d'ores et déjà été reçues, la décision finale n'étant pas encore été prise néanmoins. L'identité de ces partenaires n'a pas été précisée.
Début octobre, le directeur adjoint de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Mohammad Saïdi, a proposé de créer avec la France un consortium avec les sociétés françaises Eurodif et Areva pour faire de l'enrichissement d'uranium en Iran. Les deux propositions ont été – officiellement - accueillies avec peu d'entrain par les puissances occidentales. Pour rappel, les Iraniens via leur participation dans Eurodif ont plus que largement financé le site nucléaire français du Tricastin , la France étant même l'un des protagonistes du conflit relativement complexe – voire même sanglant - occasionné à ce sujet, suite à son peu d'empressement pour rembourser la dette iranienne concernant le projet, après l'éviction du shah d'Iran.
Ces déclarations interviennent alors que les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne discutent de sanctions qui pourraient être imposées à l'Iran pour son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium. Les ministres européens des Affaires étrangères devraient confirmer mardi prochain, lors d'une réunion à Luxembourg, la suspension des négociations avec l'Iran faute d'accord sur le dossier nucléaire iranien, et le retour du dossier au Conseil de sécurité de l'ONU.
II - Proposition faite par l'Iran en 2005
En novembre 2005, le gouvernement iranien avait approuvé un plan autorisant la participation des entreprises étrangères au programme d'enrichissement d'uranium iranien.
Le gouvernement a autorisé également l'Organisation iranienne de l'énergie atomique à prendre des mesures nécessaires pour attirer les investissements étrangers et domestiques en vue du programme d'enrichissement d'uranium. Selon Téhéran, une participation étrangères pourrait garantir que ses recherches nucléaires ne seraient pas utilisées pour des fins militaires.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait proposé en septembre 2005 d'inviter des parties étrangères à participer au programme nucléaire iranien, lors de son discours à l'ONU, dans l'intention de dissiper le soupçon de la communauté internationale sur l'objectif du programme nucléaire iranien. Il avait alosr appelé à un "partenariat sérieux avec les secteurs privé et public d'autres pays sur le programme d'enrichissement de l'uranium en Iran".
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait adopté fin septembre de la même année une résolution demandant à l'Iran de suspendre complètement ses activités nucléaires ultra-sensibles afin d'éviter une saisine du Conseil de sécurité de l'Onu. Téhéran a rejeté cette résolution, disant qu'il ne reviendra jamais à une suspension complète et menaçant de reprendre l'enrichissement d'uranium.
En octobre 2004, l'Expansion avait informé que la France était prête à offrir sa technologie nucléaire civile à l'Iran ainsi que la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Le journal précisait alors que la proposition comprendrait une aide à l’acquisition d’un réacteur à eau légère. Elle était toutefois assortie d’une importante condition : Téhéran devait promettre de ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire.
III – Iran/ Russie : je t'aime moi non plus
En mars 2006, l'Iran avait affirmé avoir atteint un accord rationnel relatif avec la Russie, sur la proposition de Moscou d'une enrichissement d'uranium iranien sur le sol russe. Les autorités russes avaient alors démenti qu'un tel accord eut été trouvé, l'Iran s'étant refusé par ailleurs à suspendre toutes ses activités d'enrichissement, et notamment de recherche, sur son territoire. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait alors déclaré qu’il n’avait "pas entendu parler" d’un accord russo-iranien sur le sujet.
Si Gholamreza Aghazadeh, responsable du dossier du nucléaire iranien pour Téhéran, a déclaré avoir trouvé un accord de base concernant la co-entreprise, des pourparlers complémentaires devant se poursuivre à la suite en Russie, son homologue russe avait nuancé ces propos en précisant que l'Iran devait encore "prendre de sérieuses initiatives avant la conclusion de tout accord". Pour que Téhéran puisse prendre une décision, il ne manquerait plus que trois points à éclaircir, le ou les lieux d'enrichissement de l'uranium, la période d'application du projet et la possibilité pour l'Iran d'avoir accès à l'enrichissement d'uranium en Russie.
Les dirigeants iraniens sont prêts à accepter la proposition de la Russie concernant la création d'une joint-venture pour l'enrichissement d'uranium, avait annoncé cependant le vice-président de la Douma, Iouri Volkov, à l'issue d'une visite de trois jours en Iran avec une délégation parlementaire. M. Volkov a indiqué que la délégation russe avait discuté avec la partie iranienne des questions difficiles de coopération politique et économique. La construction de la centrale nucléaire de Bouchehr aurait été au centre des discussions. Selon M. Volkov, les dirigeants iraniens radicaux auraient estimé que si Moscou refusait d'achever la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, ce serait équivalent à une “trahison ultime des intérêts de l'Iran".
A la fin aout 2006, alors que l'Iran a invité les compagnies occidentales à participer à l'appel d'offres pour la construction de deux nouvelles centrales nucléaires, Téhéran a affirmé qu'elle souhaitait voir la Russie parmi les principaux candidats à leur construction sur son sol.
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2 Commentaires
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On en reparle , je réunis les pieces du puzzle au + tot :
Reuters le 19/10/2006 09h23
19 octobre 2006 à 11:13Alliance Areva/Mitsubishi Heavy dans le nucléaire
TOKYO (Reuters) - Areva et Mitsubishi Heavy Industries annoncent une alliance pour la réalisation d'un réacteur nucléaire de troisième génération de 1.000 mégawatts et de nouveaux types de réacteurs nucléaires.Les deux groupes veulent coopérer dans l'approvisionnement, les services, le cycle combustible et d'autres domaines. Le partenariat entre le numéro un mondial du nucléaire civil, détenu par l'Etat français, et le numéro un japonais de la mécanique permettra d'abaisser les coûts de développement, d'achat de pièces, de conception et d'ingénierie. Les deux groupes s'allient pour développer des réacteurs à eau pressurisée, qui représentent environ 70% du marché mondial.Comme leurs concurrents, Areva et Mitsubishi Heavy tablent sur un accroissement de la demande pour le nucléaire, en particulier en Chine, en Inde et aux Etats-Unis, en raison de la hausse de la demande d'énergie et du coût élevé du pétrole.
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le "petit oiseau" ne devrait pas tarder à sortir ... à suivre Iran, Russie, Franc de très pres et Halliburton/ Westing House egalement
06 avril 2007 à 12:01AREVA via Lauvergeon annonce aujourd'hui devoir choisir entre dividendes et developpement , annonce d'investissements importants en vue ?
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