Alors que la société pétrolière roumaine avait pu récemment reprendre sans difficulté aucune les entrepôts de Dyneff alimentant le sud de la France - juste après Condoleezza Rice ait séjourné en Roumanie en vue de signer un accord pour le re-déploiement des troupes américaines en Europe de l'Est - une partie du territoire allant de Marseille à Narbonne pourrait connaître des difficultés d'approvisionnement en pétrole raffiné, en raison du retrait de permis de naviguer infligé au remorqueur qui assure son déchargement au dépôt de Frontignan dans situé dans l'Hérault.
Telles sont en effet les informations communiquées par cet établissement et le centre régional de sécurité des navires.
I – Retrait du permis de naviguer pour un remorqueur
Depuis juillet dernier, le remorqueur "Le Goéland", qui assure le déchargement des pétroliers, ne dispose plus de permis de naviguer car il ne répond plus aux normes de sécurité, a précise Philippe Martinez, responsable du centre régional de sécurité, organisme indépendant basé à Sète et qui a compétence sur toute la Méditerranée.
Le service des Affaires maritimes a délivré au remorqueur, qui appartient à la société sétoise Shema, un permis de naviguer exceptionnel, valable jusqu'au 17 octobre seulement, pour lui permettre de décharger trois pétroliers arrivés les 8 et 9 octobre. Après cette date, si le remorqueur n'est toujours pas aux normes, il ne pourra plus effectuer son travail consistant à raccorder le pipe-line aux pétroliers. La mise en conformité nécessite cependant des travaux lourds - avec mise en place d'une double coque notamment - impliquant des délais de mise en oeuvre conséquents.
Pour Patrick Balanant, directeur du dépôt, les pétroliers ne pourront plus être déchargés, ce qui menace l'approvisionnement en pétrole raffiné de la région. Selon la capitainerie du port, environ 60 pétroliers se présentent chaque année au dépôt de Frontignan, un établissement classé Seveso, qui dépend de la société GDH (Gestion des dépôts d'hydrocarbures), filiale de BP.
II - Rachat de Dyneff par le groupe roumain Rompetrol
Le groupe roumain Rompetrol, basé aux Pays-Bas, a annoncé en décembre 2005 à Bucarest le rachat du groupe pétrolier indépendant français Dyneff, via son président Dinu Patriciu. Ce rachat portera le chiffre d'affaires de Rompetrol de 2,5 milliards de dollars escomptés en 2005 à 5 milliards de dollars.
Selon M. Patriciu, "le rachat de Dyneff par Rompetrol va créer un acteur paneuropéen du marché pétrolier, intégrant l'ensemble de la chaîne, du raffinage à la vente, et disposant d'actifs importants à l'ouest comme à l'est de l'Europe". Le groupe a été créé en 1999 à la suite de la privatisation du secteur pétrolier en Roumanie. Deuxième groupe pétrolier dans ce pays, Rompetrol y exploite deux raffineries. Il possède en outre 8 entrepôts de stockage en Roumanie, et possède, exploite ou franchise environ 320 stations-service situées en Roumanie, en Bulgarie et en Albanie.
Dyneff, spécialisé dans l'importation, le stockage et la distribution de produits pétroliers, table pour sa part sur un chiffre d'affaires de 2,5 milliards de dollars en 2005, selon des chiffres fournis par Rompetrol. Dyneff fournit environ 3,5% du marché pétrolier français Ses principaux actifs sont constitués d'entrepôts de stockage situés notamment dans l'Aude (Port-la-Nouvelle). Pour ses activités de distribution, Dyneff possède, exploite ou franchise 226 stations de détail.

5 Commentaires
1
je vous quitte , je vais faire le plein ... ;) .. je suis sur la réserve , c'est vrai !
12 octobre 2006 Ã 22:512
Mercredi 11 octobre 2006
Menaces de grève aux Abeilles
La SNRH et la CGT continuent de s'opposer dans le conflit du remorquage au Havre
Une réunion qui s'est tenue lundi soir à la préfecture de la Seine-Maritime à Rouen entre tous les protagonistes du dossier du remorquage au Havre n'a pas permis de rapprocher les points de vue. Un nouveau rendez-vous a été fixé hier soir mais l'espoir de parvenir à un consensus semblait en fin d’après-midi très mince. "La réunion n'a rien donné, c'est la déception", commentait Patrick Le Bris, délégué CGT des Abeilles du Havre qui pensait que ses collègues devraient décider dans la soirée de cesser le travail. "Cela n'a rien donné, il faut enfin que les décideurs consentent qu'ils ne peuvent aller contre une décision de justice et fassent en sorte de créer un environnement paisible pour que la Société nouvelle de remorquage du Havre (SNRH) démarre ses activités", disait de son côté Pascal Riteau, directeur d'exploitation de cette filiale du groupe néerlandais Kotug en rappelant le référé donnant raison à sa compagnie le 29 septembre dernier.
cf.
13 octobre 2006 Ã 10:19http://www.infoceane.com/journal/061011-abeilles-snrh.html
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Abeilles = BOURBON
Cette décision avait relancé le processus d'installation au Havre de la SNRH qui était bloqué depuis la décision du Port autonome du Havre (PAH) de lui retirer son agrément en estimant que la compagnie ne respectait pas ses obligations en matière de sécurité. A la SNRH on assure être en mesure de faire face à tout situation d'accident sur le port avec deux équipages de quatre hommes pour chacun de ses cinq remorqueurs et deux autres équipages en attente à terre immédiatement mobilisables. Au total la SNRH compte ainsi 56 officiers et marins soit une moyenne de onze hommes par navire. Aux Abeilles, chacun des dix remorqueurs est armé par quatre équipages de quatre officiers et marins auxquels s'ajoutent des remplaçants en cas d'absence ce qui représente environ 17 hommes par navire. C'est dire l'écart entre les deux modes d'organisation.
13 octobre 2006 Ã 10:214
Abeilles = BOURBON
Cette décision avait relancé le processus d'installation au Havre de la SNRH qui était bloqué depuis la décision du Port autonome du Havre (PAH) de lui retirer son agrément en estimant que la compagnie ne respectait pas ses obligations en matière de sécurité. A la SNRH on assure être en mesure de faire face à tout situation d'accident sur le port avec deux équipages de quatre hommes pour chacun de ses cinq remorqueurs et deux autres équipages en attente à terre immédiatement mobilisables. Au total la SNRH compte ainsi 56 officiers et marins soit une moyenne de onze hommes par navire. Aux Abeilles, chacun des dix remorqueurs est armé par quatre équipages de quatre officiers et marins auxquels s'ajoutent des remplaçants en cas d'absence ce qui représente environ 17 hommes par navire. C'est dire l'écart entre les deux modes d'organisation.
13 octobre 2006 Ã 10:215
Remorquage, les bateaux en insécurité au PAD
Le Quotidien Mutations (Yaoundé)
ACTUALITÉS
13 Mars 2003
Publié sur le web le 5 Octobre 2006
By Lazare Kolyang
La grève entamée par les employés de Les Abeilles Cameroun expose les navires à plusieurs accidents.
Entrés en grève lundi dernier, la centaine d'employés de la société Les Abeilles Cameroun poursuivent leur mouvement d'humeur. Depuis cette date, tous les navires qui prennent le risque de quitter ou d'accoster au Port autonome de Douala (Pad) le font à leurs risques et périls. Car les activités de remorquage, lamage et sauvetage normalement assurées par cette filiale du groupe français Bourbon sont aux arrêts. Conséquence: le Pad est donc en insécurité. D'après les experts, à défaut de heurter le quai, les bateaux peuvent échouer à tout moment. Concrètement, ces navires peuvent s'embourber dans des endroits où ils vont être immobilisés, et ne pourront sortir de là à cause de l'indisponibilité des quatre bateaux (deux appartiennent au Pad et deux autres à la société Les Abeilles) qui assurent le remorquage.
13 octobre 2006 Ã 10:24Ajoutez un commentaire
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