Et çà continue, serais je tentée de dire... La guerre du gaz et des pipelines semble être menée de plus en plus activement par Poutine qui met ainsi les bouchées doubles pour préparer les élections russes de 2008.
Scénario en trois actes, ou plutôt je ne préfère pas connaître le 4eme, encore que j'ai mon idée sur la question, on en reparlera : premier acte, privatiser les grands groupes pétroliers russes. Deuxième acte : y placer à leur tête les “hommes” de Poutine. Troisième acte : contrôler de manière financière ET militaire les autoroutes des hydrocarbures dont l'UE est extrêmement dépendante pour ses approvisionnements en gaz.
aI – Transneft, Rosneft et Gazprom contrôleront l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis
Les compagnies russes Transneft, Rosneft et Gazprom Neft contrôleront l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis (Bulgarie-Grèce) à 51% via un consortium russe qu'elles détiendront à parts égales, a déclaré mardi le président de Transneft Semen Vainchtoks. "Il a été décidé que la partie russe aurait 51% dans ce projet et notre compagnie y détiendra donc 17%", a déclaré M. Vaïnchtok, ajoutant que Transneft, Rosneft et Gazprom Neft détiendront chacun 33,3% du consortium russe.
Selon M. Vainchtok, des groupes privés, soit Shell soit le Kazakhstan, pourraient prendre parts au 49% gréco-bulgare. Mais attention tout de même, les Kazakhes semblent être l'enjeu d'une nouvelle bataille entre UE, Chine et Russie compte tenu de sa position géographique, on ne peut plus stratégique et de ses immenses ressources en pétrole et uranium. Il se pourrait bien même que le Kazakhstan soit la clé de voute de la stratégie de Poutine concernant les pays de l'Ex-union soviétique, on en reparle au plus tôt.
L'oléoduc d'une longueur de 280 km, doit relier le port de Bourgas, en Bulgarie sur la mer Noire, à celui d'Alexandroupolis (Grèce) sur la mer Egée, afin d'acheminer le pétrole de la Caspienne vers l'Europe de l'Ouest en contournant les détroits turcs saturés. D'un coût total estimé à 900 millions d'euros, l'ouvrage pourra transporter jusqu'à 35 millions de tonnes de pétrole par an.
L'oléoduc stratégique pour la Russie a été lancé en septembre par le président russe Vladimir Poutine avec les gouvernement grec et bulgare lors de sa visite à Athènes. Aujourd'hui une grande partie du pétrole de la mer Caspienne destiné à l'ouest de l'Europe et aux Etats-Unis est acheminé via la mer Noire par des tankers passant par les détroits turcs du Bosphore et des Dardannelles. Mais le trafic augmente d'année en année (150 millions de tonnes de brut en 2005), allongeant les délais de livraison.
La création de l'oléoduc devrait permettre de réaliser d'importantes économies d'échelle, tout en assurant un transport rapide et fiable, selon ses promoteurs. Mais élément stratégique majeur : le projet permet en outre à la Russie de conserver le contrôle de l'acheminement d'une partie du brut de la Caspienne, alors que vient d'être inauguré en juillet le nouvel oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), qui lui contourne le territoire russe à travers la Géorgie ....
II – La marine russe pour protéger le Gazoduc nord-européen
Les forces navales russes assureront la sécurité du gazoduc nord-européen, a déclaré mercredi dernier le président Vladimir Poutine lors de sa ligne directe avec la population russe. "C'est un projet grandiose, important pour l'économie de notre pays et pour celle de l'Europe occidentale toute entière. Nous profiterons évidemment des moyens de la Marine de guerre en vue de venir à bout des problèmes écologiques, économiques et techniques", a indiqué le chef de l'Etat russe.
D'après lui, les marins des forces navales connaissent mieux que quiconque l'évolution du fond de la Baltique depuis la Seconde Guerre mondiale. "Personne d'autre ne dispose de tels moyens de contrôle, personne d'autre ne pourra mieux régler les problèmes de la sécurité écologique", a estimé le président russe.
Des navires de la flotte russe de la Baltique seront engagés dans la construction du Gazoduc nord-européen (GNE), a pour sa part confirmé lundi à Stockholm le ministre russe de la Défense, Sergueï Ivanov. "Gazprom est l'une des plus grandes compagnies du monde, mais elle n'a pas sa propre flotte, et je ne crois pas qu'elle doive en créer une", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.
La Marine russe doit notamment mobiliser ses navires hydrographiques et ses engins inhabités téléguidés pour préciser les coordonnées géographiques des conduites et contrôler la qualité de leur installation. Elle veillera également au respect des normes écologiques et assurera les prévisions météo sur tout le parcours des travaux.
Le ministre russe a rappelé que des navires de la flotte russe de la mer Noire avaient de même été engagés dans la construction du gazoduc Blue Stream installé à une profondeur plus importante et dans un milieu plus agressif.
Le Gazoduc nord-européen (GNE) doit passer sous la mer Baltique pour relier le port russe de Vyborg et le littoral allemand. Le projet prévoit une série de ramifications censées alimenter la Finlande, la Suède, la Grande-Bretagne et plusieurs autres pays. Le gazoduc qui sera lancé en 2010 aura une double conduite dotée d'une capacité annuelle de 55 milliards m3.
Sources : AFP, Ria Novosti
A lire également :
. Poutine en Grèce pour parler gaz et oléoduc
. GDF/Gazprom:contrat via gazoduc Nord Stream
. GNE: accord fin août entre BASF- E.ON-Gazprom
. Gazoduc Baltique : GDF associé à GAZPROM ?
. Gazoduc Blue-Stream: RAS Poutine

8 Commentaires
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RIA Novosti. Les compagnies françaises sont intéressées à intervenir plus activement sur le marché russe du gaz.
Total et Gaz de France voudraient participer plus activement aux marchés russes en signant des contrats à long terme, ou bien en participant à l'exploitation de gisements, a déclaré mardi le ministre français de l'Industrie François Loos lors d'un point de presse.
Répondant à la question sur la participation éventuelle de Gaz de France au projet Nord Stream (gazoduc nord-européen), le ministre a déclaré que cette question se posait en permanence, mais que la décision n'avait pas encore été prise. S'il s'agit de la participation au capital, ce problème sera réglé en 2011 au plus tôt, a-t-il fait remarquer.
Le gazoduc Nord Stream, long de 1 200 km, reliera le littoral russe de la Baltique, sous Vyborg, au littoral balte de l'Allemagne dans la région de Greiswald. Le premier tronçon du gazoduc Nord Stream d'un rendement de 27,5 milliards de m3 de gaz par an sera mis en service en 2010.
La coentreprise Nord Stream AG (opérateur du gazoduc qui s'appelait d'abord North European Gas Pipeline Company) avait été créée en décembre 2005 en vue d'assurer l'établissement du projet, la construction et l'exploitation du nouveau gazoduc passant sous la Baltique. Gazprom détient 51 % dans le capital de la compagnie, BASF et E.ON, 24,5 % chacun.
Début octobre, Gazprom et Gasunie hollandaise ont signé un mémorandum de compréhension, aux termes duquel Gasunie recevra environ 9 % des actions dans le capital de l'opérateur de Nord Stream. Après la mise en �uvre de la transaction avec Gasunie, la BASF et E. ON vendront 4,5 % des actions chacun à cette compagnie.
31 octobre 2006 à 15:102
Oui, à ce sujet :
GDF/Gazprom:contrat via gazoduc Nord Stream
l'info est passée quasi inapercue, pourtant d'une grande importance ...
31 octobre 2006 à 19:153
le véritable enjeu :
Gazoduc Baltique : GDF associé à GAZPROM ?
mais Poutien veut donnant/donnant , une part dans GDF ?
31 octobre 2006 à 19:164
de + en + inquiétant ....
on en reparle
01-11-2006
Le gazoduc arméno-iranien passe sous contrôle russe
01 novembre 2006 à 15:07Des détails de l’accord conclu entre Erevan et Moscou concernant la prise de contrôle du gazoduc arméno-iranien par Gazprom, ont été révélés hier par le directeur général de l’opérateur gazier arménien.
Rappelons que cette prise de contrôle a été annoncée la semaine dernière par le premier ministre, avant d’être confirmé lundi par le président Kotcharian lors de son entretien avec Vladimir Poutine à Moscou.
5
No comment ...
Tadjikistan: le système de contrôle de l'espace Nourek devient propriété russe
17:17 | 17/ 11/ 2006
DOUCHANBE, 17 novembre - RIA Novosti. La cérémonie d'échange des instruments de ratification sur l'accord russo-tadjik prévoyant la cession à la Russie du système de contrôle optoélectronique de l'espace Nourek et les modalités de son fonctionnement s'est déroulée vendredi à Douchanbe.
Le protocole d'échange d'instruments a été signé par le ministre tadjik des Affaires étrangères Talbak Nazarov et l'ambassadeur russe au Tadjikistan Ramzan Abdoulatipov.
L'accord a été signé à Douchanbe le 16 octobre 2004 et ratifié par le parlement tadjik le 26 janvier 2005 et l'Assemblée fédérale russe le 3 juillet 2006.
L'accord entre en vigueur dès la date d'échange des instruments de ratification.
Le système Nourek se trouve sur la mont Sanglok, à une altitude de 2 200 m, non loin de la ville de Nourek, à 100 km à l'est de la capitale Douchanbe. Son chantier a été lancé à l'époque de l'URSS, en 1979. Le système Nourek, opérationnel depuis le 16 mars 2004, effectue la découverte et la poursuite automatique d'objets spatiaux à des altitudes de 2 000 à 40 000 km.
17 novembre 2006 à 17:116
Les deux géants énergétiques russes Gazprom et Rosneft viennent d’annoncer leur projet de coopération stratégique...
Leur fusion, pour l’heure, n’a pas été discutée plus avant, mais elle se situerait dans le sillage du programme défini par le Kremlin en faveur de la création de « méga groupes » industriels.
Le directeur général adjoint de Gazprom, Alexander Ananenkov, lors d’une récente réunion sur le site de Yuzhno-Sakhalinsk, a affirmé que « le processus pour parachever notre accord de coopération stratégique est virtuellement prêt ».
Tout en précisant que les activités pétrolières de Gazprom ont pris une telle importance qu’il semble cohérent de les associer plus étroitement à un spécialiste du secteur. Une telle issue permettrait au géant gazier de se concentrer sur son métier d’origine.
Si la direction de Rosneft a bien confirmé l’existence de discussion, elle s’est refusée à apporter le moindre commentaire. Cependant, pour Natalya Yanakayeva, analyste au sein de la société TsentrInvest Investment Group, « ce rapprochement est attendu depuis longtemps, et il est dans la logique du développement des deux entités d’origine ».
23 novembre 2006 à 10:497
Russie: Poutine décrète la fusion de deux sociétés d'oléoducs
MOSCOU - Le président russe Vladimir Poutine a signé lundi un décret prévoyant la fusion des sociétés russes de gestion des oléoducs Transneft et Transnefteprodukt, a indiqué le Kremlin.
Transnefteprodukt, qui contrôle environ 19.000 kilomètres de tuyaux dans plusieurs pays de l'ex-Union Soviétique, est actuellement détenue à 100% par l'Etat russe.
Transneft est également détenu par l'Etat russe: Il possède plus de 43.000 kilomètres d'oléoducs et transporte 93% du pétrole produit dans le pays.
(AFP / 16 avril 2007 12h19)
16 avril 2007 à 14:128
Russie: Gazprom autorisé à embaucher des "milices" pour ses gazoducs
MOSCOU - Le géant gazier russe Gazprom, contrôlé par l'Etat, ainsi que le monopole des oléoducs Transneft, ont désormais le droit d'avoir leurs propres services de sécurité, armés et dotés de pouvoirs élargis, en vertu d'une loi adoptée mercredi par le Parlement russe.
Ces gardes sont également autorisés à utiliser des "équipements spéciaux", anti-émeutes, non précisés, afin d'éviter toute attaque contre les gazoducs, oléoducs et autres installations "nécessaires aux contrats d'Etat", précise le texte de loi.
Contrairement aux sociétés de gardiennage classiques, nombreuses en Russie et autorisées au port d'armes dans des conditions restreintes, les nouveaux agents de sécurité de Gazprom et Transneft auront les mêmes prérogatives que les forces de l'ordre russes, précise le texte.
Cette loi suscite des critiques en Russie, dénonçant la création de milices privées.
"Nous sommes en train d'ouvrir une boîte de Pandore, car d'autres compagnies vont désormais vouloir mettre en place leur propre armée", s'inquiète notamment Guennadi Goudkov, député du parti Russie Juste.
La loi doit encore être approuvée par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, puis par le président russe.
GAZPROM
(AFP / 04 juillet 2007 12h23)
14 août 2007 à 00:22Ajoutez un commentaire
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