Pétrole - Opep : quota de production inchangé

Opemenbres_3 L'Opep a décidé sans grande  surprise de maintenir inchangé son quota de production à 28 millions de barils par jour, a indiqué le ministre qatariote de l'Energie Abdallah ben Hamad Al-Attiyah à l'issue de la réunion de l'Organisation lundi à Vienne.

Cette annonce intervient alors que le recul prononcé des prix du pétrole, suscite des débats au sein du cartel.
A en croire le ministre qatariote de l'Energie Abdallah ben Hamad Al-Attiyah, le cartel n'a d'ailleurs "pas d'alternative" au maintien du plafond pour cette réunion. Des propos du même ordre ont été tenus par les représentants de la Libye, de l'Algérie, du Koweït, des Emirats arabes unis, et l'Arabie saoudite, premier producteur de l'Opep.

L’ Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) va maintenir son plafond de production inchangé à 28 millions de barils par jour (mbj), a indiqué lundi 11 septembre le ministre de l'Energie algérien Chabib Khelil à des journalistes lors de la réunion du cartel à Vienne. Ce plafond n'a plus été modifié depuis juillet 2005.

Le ministre du Qatar a par ailleurs indiqué que le cartel ne prévoyait pas pour le moment de réunion supplémentaire avant celle prévue à Abuja (Nigeria) le 14 décembre, mais que le président pourrait en convoquer une s'il le jugeait nécessaire. Il a également indiqué que l'Opep avait discuté de la nomination d'un nouveau secrétaire général pour l'Organisation, mais avait décidé de renvoyer ce thème à la réunion d'Abuja.

Le comité consultatif de l'Opep avait recommandé dimanche le maintien des quotas actuels de production lors de la réunion du cartel à Vienne lundi. L'actuel président de l'organisation, le secrétaire d'Etat nigérian aux ressources pétrolières, Edmund Daukoru avait précisé de son côté que la réunion de Vienne serait consacrée à l'examen attentif des fondamentaux du marché, offre et demande. "Je pense que la situation géopolitique s'est un peu apaisée", avait-t-il dit alors. Les prix du pétrole ont flambé ces derniers temps en raison des tensions internationales mais Daukoru a souligné que le marché était "vraiment bien approvisionné".

La récente chute des prix de pétrole, qui évoluent à leur plus bas niveau depuis avril dernier, suscite toutefois quelques polémiques au sein des membres du cartel. Edmund Daukoru, s'est dit pour sa part très préoccupé par la méconnaissance de l’ampleur du phénomène  de chute des cours.

Les conditions semblent en effet réunies pour que la détente des prix du brut perdure. Les stocks américains sont à des hauts niveaux tandis que la saison des ouragans s’avère relativement calme jusqu'ici, où du moins ne semble pas devoir affecter à moyen terme les plates-formes pétrolières du Golfe du Mexique qui avaient été fortement endommagées par Katrina.
La croissance américaine donne quant à elle quelques signes d'essoufflement, de nature à diminuer la demande, alors que le dossier du nucléaire iranien fait l’objet d’un certain apaisement.

Une réunion de la dernière chance entre l'Union européenne et l'Iran pour empêcher des sanctions de l'Onu contre Téhéran s'est achevée dimanche après-midi à Vienne sur l'annonce de "progrès" ainsi que de nouvelles discussions la semaine prochaine.

Certains analystes estiment même qu'il existe une "probabilité non négligeable" que le cartel se réunisse plus tôt que prévu pour le cas échéant changer le cap de sa politique et abaisser le quota.

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1 Commentaire

  1. 1

    Elisabeth/ Position Algérie

    L'Algérie est inquiète :
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    L’Arabie Saoudite est très satisfaite de cette situation. “Le marché est très à l’aise et bien approvisionné et nous sommes très satisfaits de la situation”, a déclaré le ministre saoudien du Pétrole, M. Nouaimi.

    La question de l’orientation des cours, alors que les prix du pétrole touchent leur plus bas niveau, semble moins consensuelle parmi les onze pays membres, signale l’AFP.

    Plusieurs ministres dont celui de l’Arabie Saoudite ont estimé que cette baisse des cours n’avait rien d’inquiétant et était plutôt une bonne nouvelle puisqu’elle allège la facture des pays consommateurs, en particulier des pays en développement.

    Le président de l’Opep, rapporte l’agence, a fait entendre un tout autre son de cloche. Il s’est dit samedi très préoccupé parce que “nous ne savons pas jusqu’où les prix vont aller. Nous devons examiner cela en profondeur. Je ne sais pas ce que nous allons conclure mais nous produisons plus que les quotas”. “Chaque fois que nous avons voulu revoir la position de l’Opep, à cause de la situation géopolitique, nous avons remis à plus tard et nous sommes plus ou moins en pilotage automatique. Nous allons devoir reprendre les commandes manuelles”, a-t-il ajouté.
    Pour l’Algérie, des prix autour de 60 dollars s’avèrent satisfaisants. Mais s’ils chutent autour de 50 dollars, voir moins, cela devient inquiétant. Car elle se trouve dans une situation où elle doit dégager d’importants excédents pour pouvoir assurer la continuité de son effort de développement, en cas de retournement du marché pétrolier. L’Algérie s’achemine vers un nouveau record de recettes en 2006. Mais que nous réserve 2007 ?

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