«Business Objects : OPA d’IBM, de SAP ou d’Oracle ? | Accueil | Pétrole : suspension de la grève au Nigéria »
Le FMI appelle la Chine à réévaluer sa monnaie
Le Fonds monétaire international a appelé jeudi la Chine à réévaluer sa monnaie, alors que l’économie chinoise tourne selon un régime soutenu, contribuant, avec l'Inde, à tirer l'ensemble de la croissance asiatique.
"Une appréciation plus sensible de la monnaie" chinoise est nécessaire "pour aider à réduire l'excédent des comptes courants" du pays, estime l'institution dans son rapport d'automne sur la conjoncture mondiale publié à Singapour.
Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé jeudi la Chine à laisser sa monnaie s'apprécier, renforçant la pression en faveur d'un geste de Pékin alors que le nouveau secrétaire américain au Trésor doit bientôt se rendre dans le pays pour parler de ce sujet sensible.
"La politique actuelle de la Banque de Chine, visant à limiter les fluctuations du yuan face au dollar, "rend difficile tout contrôle effectif des liquidités" dans le pays, alors que les récentes hausses de taux d'intérêt limités n'ont guère permis d'enrayer la surchauffe de l'économie, souligne le FMI.
"Une appréciation du taux de change permettrait aussi d'accroître le pouvoir d'achat des ménages" chinois et de soutenir la demande intérieure, soutient-il.
Le 21 juillet 2005, Pékin a fait un geste en réévaluant de 2,1% sa monnaie et en abandonnant le lien fixe qui la reliait au dollar.
Le yuan, désormais autorisé à fluctuer dans une marge de plus ou moins 0,3% face au dollar, a depuis gagné quelque 2% supplémentaires. Mais ce mouvement est jugé très insuffisant par les pays ocidentaux, les Etats-Unis en particulier.
Ils estiment que la sous-évaluation artificielle du yuan donne un avantage indu aux exportateurs chinois, permettant au pays d'enregistrer des excédents commerciaux records avec ses principaux partenaires et de gagner partout des parts de marché.
Ce sujet risque d'être l'un des thèmes majeurs des réunions financières programmées prochainement à Singapour, celle des ministres des Finances du G7 d'abord (le 16 septembre) puis les assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI (19 et 20).
Le nouveau secrétaire américain au Trésor Henry Paulson, attendu pour la première fois en Chine à la suite de ces réunions, a ainsi demandé mercredi à Pékin de "libéraliser un régime de changes rigide" qui "pose des obstacles à une croissance équilibrée et durable".
Il est toutefois peu probable que ces appels du FMI permettent une avancée du dossier. Tout récemment, le Premier ministre Wen Jiabao a réaffirmé qu'"il n'y aurait pas de nouvel ajustement surprise du taux de change" à court terme. Les appels à l'attention de la Chine se font d'autant plus pressants que son économie affiche toujours une santé rayonnante.
Le FMI a ainsi relevé jeudi ses prévisions de croissance 2006 et 2007 pour le pays, à 10% dans les deux cas, un rythme similaire à 2005 et 2004. Lors de ses précédentes prévisions, publiées en avril, le FMI s'attendait à respectivement à 9,5% et 9% de croissance.
Concernant l’Inde, le FMI table sur 8,3% de croissance en 2006 et 7,3% en 2007. En avril, il prévoyait respectivement 7,3% et 7%.
L’ensemble de ce que le FMI appelle "l'Asie émergente" observe un taux de croissance global qui devrait continuer à dépasser les 8% en moyenne.
La situation varie cependant d'un pays à l'autre. La croissance a ainsi commencé va ralentir un peu cette année en Indonésie, Thaïlande, Philippines et Malaisie, sous l'effet du pétrole cher, et devrait le faire l'an prochain en Corée du Sud, Hong Kong et à Singapour, selon le FMI.
A lire également :
. Inde : la production industrielle s'envole
. FMI : pour une hausse de quotas pour 4 pays dont la Chine
TrackBack
URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/t/trackback/80157/6047243
Voici les sites qui parlent de Le FMI appelle la Chine à réévaluer sa monnaie:
Commentaires
14 sept. 06 14:20:48
Pékin met les bouchées doubles
CHINE - 10 septembre 2006 - par L'INTELLIGENT
Les investissements directs étrangers (IDE) chinois se sont élevés à 12,3 milliards de dollars en 2005 (+ 123 %). La moitié concerne des prises de participation ou des rachats d’entreprises. Pour la première fois, les IDE des compagnies privées dépassent ceux des entreprises d’État. L’Asie et l’Amérique latine ont absorbé 90 % de ces investissements, qui devraient atteindre, selon le ministère chinois du Commerce, 60 milliards de dollars d’ici à cinq ans. En Afrique aussi, la présence chinoise ne cesse de s’affirmer. En 2005, les échanges commerciaux ont atteint 35 milliards de dollars. Exemple, l’Égypte, dont la Chine devrait devenir, selon le ministre égyptien du Commerce Mohamed Rachid, en visite à Pékin, le premier partenaire économique d’ici à huit ans, devant les États-Unis. La Chine affiche un taux de croissance de 10,9 % au premier semestre 2006, avec un volume du commerce extérieur de 795,7 milliards de dollars sur la même période, en hausse de 23,4 %.


