Le pétrole rebondit déjà en Asie après l'OPEP

Petrolebrinks_1Les cours du brut ont rebondi mardi sur les marchés électroniques d'Asie après être tombés à leur plus bas niveaux depuis fin mars.

Même si les quotas de l'Opep s'avèrent inchangés, une réunion exceptionnelle pourrait avoir lieu en vue d'établir de nouvelles mesures à prendre face à la chute récente du cours du brut.

Les prix du pétrole avient fini en baisse lundi, les courtiers ayant été également rassurés par la proposition de l'Iran de suspendre temporairement son enrichissement d'uranium.

A 03H32 GMT, le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre prenait 28 cents à 65,89 dollars contre 65,61 lundi soir à New York. Le Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre gagnait 36 cents à 64,91 dollars le baril.

Selon certains anlystes, le prix plancher a été franchi conduisant à un rebond des prix.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a décidé lundi à Vienne de maintenir inchangé son quota de production à 28 millions de barils par jour, niveau auquel il est fixé depuis juillet 2005.

Mais l'organisation a néanmoins prévenu qu'elle se tenait prête à tout moment à corriger le tir si la situation l'exigeait. L'Opep s'est donc entendue pour autoriser son président à convoquer une réunion supplémentaire avant décembre si nécessaire, pour réduire sa production et tenter ainsi d'enrayer une dégringolade des cours.

La récente chute des prix de pétrole, qui évoluent à leur plus bas niveau depuis avril dernier, suscite quelques polémiques au sein des membres du cartel.

L'actuel président de l'organisation, le secrétaire d'Etat nigérian aux ressources pétrolières, Edmund Daukoru s'est dit pour sa part très préoccupé par la méconnaissance de l’ampleur du phénomène.

« Nous ne savons pas jusqu’où les prix vont aller. Nous devons examiner cela en profondeur. Je ne sais pas ce que nous allons conclure mais nous produisons plus que les quotas” at-il fait remarqué . “Chaque fois que nous avons voulu revoir la position de l’Opep, à cause de la situation géopolitique, nous avons remis à plus tard et nous sommes plus ou moins en pilotage automatique. Nous allons devoir reprendre les commandes manuelles”, a-t-il ajouté.

Plusieurs ministres dont celui de l’Arabie Saoudite ont estimé que cette baisse des cours n’avait rien d’inquiétant et était plutôt une bonne nouvelle puisqu’elle allège la facture des pays consommateurs, en particulier des pays en développement. Ryad annonce même être très satisfait de cette situation, observant que le marché était « très à l’aise et bien approvisionné ».

Pour l’Algérie, des prix autour de 60 dollars s’avèrent satisfaisants. Mais s’ils chutent autour de 50 dollars, voir moins, cela devient inquiétant. Car elle se trouve dans une situation où elle doit dégager d’importants excédents pour pouvoir assurer la continuité de son effort de développement, en cas de retournement du marché pétrolier. Même si Alger s’achemine vers un nouveau record de recettes pétrolières en 2006, l'avenir n'est par pour autant entièrement assuré.

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