Le prix du pétrole dégringole

Oil_spill_blob_down03_1Le cours du brut a littéralement dégringolé mardi, perdant plus de 2 dollars en une séance. Il a atteint ainsi des niveaux si bas qu'ils n'avaient pu être observés depuis 6 mois.

Selon les analystes, la tendance observée correspondrait à la poursuite du recul qui a débuté il y déjà a plusieurs semaines.

Le climat géopolitique semble s'apaiser à moyen terme, l'économie mondiale subit un léger ralentissement tandis que les approvisionnements paraissent abondants.

Lundi, les cours avaient rebondi d'un demi dollar à New York, après l'annonce par le pétrolier BP d'un nouveau délai dans la mise en service de sa plate-forme Thunder Horse dans le Golfe du Mexique.

Ils avaient aussi terminé en légère hausse vendredi.

I – Tendance baissière

Les prix du pétrole ont repris leur tendance baissière mardi, touchant ainsi de nouveaux plus bas niveaux , malgré un léger rebond ces deux derniers jours.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude"   pour livraison en octobre a dégringolé de 2,14 dollars, clôturant à 61,66 dollars. Le baril est tombé en séance jusqu'à 61,55 dollars, soit son plus bas niveau depuis le 21 mars dernier.

A Londres, le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en novembre a perdu quant à lui 1,88 dollars, à 62,17 dollars, reculant en séance jusqu'à 61,87 dollars, un plus bas depuis le 23 mars.

II – BP diffère la rentrée en production du Golfe du Mexique

Le groupe pétrolier BP a annoncé lundi que l'entrée en production de sa plate-forme pétrolière du Golfe du Mexique Thunder Horse serait différée au moins à mi-2008, à la suite de la découverte de problèmes de sécurité l'obligeant à reconstruire toute une partie sous-marine de l'édifice.

Le groupe britannique a expliqué, dans un communiqué à la Bourse de Londres, qu'à la suite d'une série de tests menés au cours des quatre derniers mois étaient apparus des problèmes métalliques sur les composants du système sous-marin de la plate-forme, qui contraignent le groupe à ôter cet équipement et à le reconstruire. BP a indiqué n'être pas en mesure de donner une estimation du coût de ces réparations.

Thunder Horse, d'une capacité de 250.000 barils par jour, devait initialement entrer en production fin 2005. Après le passage de l'ouragan Dennis en juillet 2005, la plate-forme s'était mise à gîter, et BP avait reporté à fin 2006 la date de production. En juillet, BP avait de nouveau différé l'ouverture de Thunder Horse à début 2007.

III – Les raisons de la baisse

Depuis leur record historique de 78,40 à la mi-juillet, les prix du brut ont perdu près de 17 dollars à New York, soit plus de 21% de leur valeur.

Les marchés s'inquiètent notamment de la hausse continue des stocks aux Etats-Unis. Les réserves de produits pétroliers et de gaz naturel sont toutes largement au-dessus de leur moyenne saisonnière aux Etats-Unis, et certains analystes s'inquiètent même que les capacités de stockage soient insuffisantes pour le gaz naturel. D'un point de vue technique, les marchés semblent de plus en plus convaincus que les cours puissent atteindre le niveau des 55 à 60 dollars le baril.

Beaucoup de courtiers s'interrogent par ailleurs sur la réelle volonté de l'Opep de défendre la barre des 60 dollars. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a annoncé mardi qu'elle pourrait tenir une réunion d'urgence, afin de soutenir les prix. "Nous sommes attentifs à la détérioration des prix, et particulièrement au prix du panier de l'Opep", a indiqué le secrétaire général de l'Opep, Mohamed Barkindo.

Même s'il n'a pas évoqué de seuil chiffré, les analystes s'accordent à penser que l'Opep ne permettra pas un repli du light sweet crude sous les 60 dollars, ce qui équivaut environ à 55 dollars pour le panier de l'Opep. Lundi, le prix de ce panier, moyenne des prix de onze bruts mondiaux, était de 58,67 dollars le baril.

La prochaine réunion ordinaire de l'Opep est normalement prévue pour décembre, mais selon certains experts, l'Opep n'aurait même pas besoin de se réunir pour agir. Ils peuvent ainsi décider de diminuer les quotas de production au terme d'une simple réunion téléphonique. voire même simplement diminuer leur production s'ils pensent que le marché est sur-approvisionné, sans toucher aux quotas officiels, de telles méthodes ayant déjà été usitées.

A lire également :

. Le pétrole rebondit déjà en Asie après l'OPEP

. Pétrole - Opep : quota de production inchangé

. Le pétrole au plus bas niveau depuis fin mars

. Yémen-Pétrole : 5 morts dans des attentats déjoués

. Pétrole : suspension de la grève au Nigéria

. Le pétrole s'essouffle après la tempête

. Pétrole : un espoir de voir baisser le cours ?

 

6 Commentaires

  1. 1

    mel

    Si ça continue alors il faut fermer un peu le robinet...
    Car le pétrole doit être cher c dans l'interet de tout le monde.

  2. 2

    Tortue

    Efefctivement, j'ai payer mon litre de gasoil 1€ hier ! (bon d'accord c'est à Fos-Sur-Mer en face des rafineneries, m'enfin)

  3. 3

    Elisabeth

    Idem à Toulouse , loin des raffineries

  4. 4

    Mik

    Le petrole degringole mais il reste quand même très cher. L'été dernier je crois qu'il était vers les $50 et tout le monde criait dejà que c'était très cher.

  5. 5

    hind

    III – Les raisons de la baisse

    Depuis leur record historique de 78,40 à la mi-juillet, les prix du brut ont perdu près de 17 dollars à New York, soit plus de 21% de leur valeur.

    Les marchés s'inquiètent notamment de la hausse continue des stocks aux Etats-Unis. Les réserves de produits pétroliers et de gaz naturel sont toutes largement au-dessus de leur moyenne saisonnière aux Etats-Unis, et certains analystes s'inquiètent même que les capacités de stockage soient insuffisantes pour le gaz naturel. D'un point de vue technique, les marchés semblent de plus en plus convaincus que les cours puissent atteindre le niveau des 55 à 60 dollars le baril.

    Beaucoup de courtiers s'interrogent par ailleurs sur la réelle volonté de l'Opep de défendre la barre des 60 dollars. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a annoncé mardi qu'elle pourrait tenir une réunion d'urgence, afin de soutenir les prix. "Nous sommes attentifs à la détérioration des prix, et particulièrement au prix du panier de l'Opep", a indiqué le secrétaire général de l'Opep, Mohamed Barkindo.

    Même s'il n'a pas évoqué de seuil chiffré, les analystes s'accordent à penser que l'Opep ne permettra pas un repli du light sweet crude sous les 60 dollars, ce qui équivaut environ à 55 dollars pour le panier de l'Opep. Lundi, le prix de ce panier, moyenne des prix de onze bruts mondiaux, était de 58,67 dollars le baril.

    La prochaine réunion ordinaire de l'Opep est normalement prévue pour décembre, mais selon certains experts, l'Opep n'aurait même pas besoin de se réunir pour agir. Ils peuvent ainsi décider de diminuer les quotas de production au terme d'une simple réunion téléphonique. voire même simplement diminuer leur production s'ils pensent que le marché est sur-approvisionné, sans toucher aux quotas officiels, de telles méthodes ayant déjà été usitées.

    A lire également :

  6. 6

    hind

    III – Les raisons de la baisse

    Depuis leur record historique de 78,40 à la mi-juillet, les prix du brut ont perdu près de 17 dollars à New York, soit plus de 21% de leur valeur.

    Les marchés s'inquiètent notamment de la hausse continue des stocks aux Etats-Unis. Les réserves de produits pétroliers et de gaz naturel sont toutes largement au-dessus de leur moyenne saisonnière aux Etats-Unis, et certains analystes s'inquiètent même que les capacités de stockage soient insuffisantes pour le gaz naturel. D'un point de vue technique, les marchés semblent de plus en plus convaincus que les cours puissent atteindre le niveau des 55 à 60 dollars le baril.

    Beaucoup de courtiers s'interrogent par ailleurs sur la réelle volonté de l'Opep de défendre la barre des 60 dollars. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a annoncé mardi qu'elle pourrait tenir une réunion d'urgence, afin de soutenir les prix. "Nous sommes attentifs à la détérioration des prix, et particulièrement au prix du panier de l'Opep", a indiqué le secrétaire général de l'Opep, Mohamed Barkindo.

    Même s'il n'a pas évoqué de seuil chiffré, les analystes s'accordent à penser que l'Opep ne permettra pas un repli du light sweet crude sous les 60 dollars, ce qui équivaut environ à 55 dollars pour le panier de l'Opep. Lundi, le prix de ce panier, moyenne des prix de onze bruts mondiaux, était de 58,67 dollars le baril.

    La prochaine réunion ordinaire de l'Opep est normalement prévue pour décembre, mais selon certains experts, l'Opep n'aurait même pas besoin de se réunir pour agir. Ils peuvent ainsi décider de diminuer les quotas de production au terme d'une simple réunion téléphonique. voire même simplement diminuer leur production s'ils pensent que le marché est sur-approvisionné, sans toucher aux quotas officiels, de telles méthodes ayant déjà été usitées.

    A lire également :

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée