La production industrielle en Inde a enregistré en juillet sa plus forte hausse depuis dix ans avec un bond de 12,4% en glissement annuel, selon des données publiées mardi par l'Organisation centrale des statistiques.
Ces bons chiffres devraient avoir notamment un impact important sur la demande de pétrole. L' Inde est en effet très dépendante de ses importations energétiques pour nourrir son économie en pleine croissance.
Le Brésil et l'Inde viennent par ailleurs d'élever leurs relations au rang d'"association stratégique". Ces deux grands pays émergents ont souligné leurs intérêts communs, comme les combats menés à l'OMC ou pour l'obtention d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.
La production manufacturière, principale composante de l'indice (75%), a bondi de 13,3% en juillet sur un an. Ces chiffres sont les meilleurs pour l'Inde depuis dix ans, selon des analystes.
Certains analystes rappelelnt néanmoins l'existence d'un effet de base par rapport à l'an passé. Selon eux , on ne devrait pas assister à d'énormes progressions dans les prochains mois, mais ils prévoient cependant une croissance moyenne de la production industrielle à un taux moyen de 8,5 à 9% pour l'année.
Alimenté pour un quart par l'industrie, le Produit intérieur brut (PIB) de l'Inde a crû pour l'année fiscale 2005/2006 – qui s'étale de début avril à fin mars - de 8,4% sur un an, soit le deuxième plus fort taux de croissance des vingt premières puissances mondiales, derrière la Chine.
Des analystes prévoient une croissance du PIB indien comprise entre 7,5% et 8% pour l'année fiscale 2006/2007. Le gouvernement et la banque centrale tablent sur un taux de 8%.
Les statistiques macroéconomiques de l'Inde sont calculées sur les exercices annuels fiscaux (du 1er avril au 31 mars) et non sur les années calendaires (du 1er janvier au 31 décembre).
Le secteur des services représente quelque 55% du PIB indien, l'industrie un peu plus de 25% et l'agriculture compte pour un peu moins d'un quart du PIB.
A l'issue d'un sommet à Brasilia entre le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le Premier ministre indien Manmohan Singh, les deux pays ont par ailleurs signé neuf accords dans des domaines concernant la coopération pétrolière, les échanges culturels, la coopération agricole et les services aériens.
Le chef de l'Etat brésilien s'était rendu à New Delhi en janvier 2004. "Depuis lors, nous avons travaillé intensément sur divers fronts pour approfondir notre alliance politique et économique que nous avons décidé de faire passer au stade d''association stratégique'", a-t-il déclaré.
Selon lui, "le Brésil et l'Inde sont deux grandes démocraties du monde en développement, avec de nombreux intérêts en commun et des affinités dans leur vision des grands problèmes actuels (...) Notre engagement démocratique se reflète aussi dans les engagements que nous avons pris dans les enceintes multilatérales en faveur d'un système international plus équilibré et équitable", a-t-il ajouté.
Les deux pays font partie, avec le Japon et l'Allemagne, d'un groupe qui réclame l'élargissement du Conseil de sécurité de quinze à 25 membres et qui revendique un siège de membre permanent. Ils sont également les locomotives du groupe de pays émergents G20 qui lutte pour la fin des subventions agricoles dans les pays riches au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
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2 Commentaires
1
Grosse collaboration en vue en Brésil et Inde pour la production d'éthanol...
15 septembre 2006 à 18:362
Mille mercis pour l'info.
15 septembre 2006 à 18:58Ajoutez un commentaire
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