Au titre des contreparties demandées par Bruxelles à la fusion avec Suez, Gaz de France, devrait céder 21% de ses contrats gaziers en France, ont indiqué vendredi les syndicats devant la presse sur la foi d'un cabinet d'expertise indépendant.
Selon le rapport d’expertise, la fusion GDF-Suez devrait entraîner également une baisse de 10% des effectifs cumulés des deux groupes, soit 20.000 suppressions d'emplois d'ici 2O10.
Le nouveau groupe issu du rapprochement entre Suez et GDF "sera créateur d'emplois", ont réaffirmé quant à elles vendredi les directions des deux sociétés, réfutant les informations données par les syndicats.
Eric Roulot, le secrétaire de la fédération CGT énergie, a indiqué lors d'une conférence de presse que 21% du volume de gaz vendu en France par Gaz de France allait être cédé. Il citait les conclusions d'un rapport d'expertise indépendant commandé par le cabinet Alpha pour le compte du comité mixte de production (partie du CCE habilité à donner un avis consultatif sur le fonctionnement de l'entreprise) de GDF.
La fusion GDF-Suez devrait entraîner une réduction de 10% des effectifs cumulés des deux groupes, soit 20.000 suppressions d'emplois d'ici 2O10, selon le même rapport rendu public vendredi par les syndicats CGT, FO, CFE-CGC, CFTC. Ces syndicats hostiles à la fusion GDF-Suez ont présenté à la presse le rapport chargé d'analyser les demandes de Bruxelles et les possibilités de réponse de GDF.
Philippe Taurines (FO), délégué FO a affirmé que les auteurs du rapport pronostiquaient une diminution de "10% du nombre des salariés à l'horizon de 2010, soit 20.000 suppressions d'emploi". Cela, a ajouté M. Taurines, alors qu'"on nous avait dit que le futur groupe serait créateur d'emplois". Par ailleurs, selon le délégué FO, toujours sur la foi du rapport d'expertise, "la marge par actionnaire devrait progresser au taux de 21,1%". "Les mutualisations entre les deux entreprises vont conduire à des suppressions d'emploi massives", a déclaré de son côté Dominique Villers (CFTC).
"Gaz de France conteste formellement l'ensemble des propos divulgués ce jour par certains syndicats dont le caractère fantaisiste a uniquement pour objectif de créer un sentiment de crainte autour du projet existant entre Gaz de France et Suez", souligne cependant GDFen réponse, dans un communiqué. Gaz de France "rappelle qu'il a un projet de développement, un projet de croissance de ses investissements et que le projet de fusion avec Suez, projet sur une base équilibrée, sera créateur d'emplois".
"On s'inscrit en faux complet sur cette information" des syndicats, a martelé de son côté un porte-parole de Suez. "Les deux sociétés ont annoncé par la voix de leurs PDG, Jean-François Cirelli et Gérard Mestrallet, que le nouveau groupe serait créateur d'emplois". "Suez a une politique d'emploi de 8.000 à 9.000 créations d'emplois par an en France, soit 1.000 emplois nets créés par an. Cette politique non seulement sera maintenue mais sera renforcée dans le cadre de la fusion avec Gaz de France", a-t-il ajouté.
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