Mieux vaut tard que jamais .. même si à Toulouse le mot d’ordre est avant tout "plus jamais çà" , ni ici, ni ailleurs.
Cinq ans après l'accident industriel d'AZF, à Toulouse, l'ensemble du dispositif de prévention est en place et "tout est fait" pour éviter une nouvelle catastrophe de cette ampleur, a fait valoir mercredi le ministère de l'Ecologie.
Reste néanmoins à avoir les chiffres précis tant sanitaires qu’économiques permettant de juger de l’ampleur de la catastrophe, ses origines demeurant toujours à creuser quant à elles.
I - La prévention enfin présente à l’appel ?
"Le risque zéro n'existe pas. Mais l'impact d'un accident industriel de cette ampleur sur les populations serait nul", a indiqué le cabinet de la ministre, Nelly Olin. Le ministère fait valoir les nombreuses dispositions prises depuis la catastrophe de Toulouse, qui avait fait 30 morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001.
Les associations regroupées sous la coupe de la fédération France Nature Environnement, tout en prenant acte des efforts fournis, "ont paradoxalement l'impression que l'on se préoccupe toujours bien plus de la réparation que de la prévention des risques industriels", écrivent elles dans un communiqué.
Le ministère fait notamment valoir la loi du 30 juillet 2003 sur la prévention des risques technologiques, dont les décrets d'application ont pratiquement tous été publiés.
"L'ensemble des moyens doit permettre de réduire le risque à la source, notamment en prenant en compte l'urbanisation aux abords des sites Seveso", classés à hauts risques, selon le ministère.
Quelque 300 procédures d'expropriation et d'indemnisation sont en cours, concernant des habitations proches ou en zones considérées comme dangereuses.
La loi prévoit notamment l'élaboration de 400 plans de prévention du risque technologique (PPRT), dont "120 ont été lancés et trois sont déjà dans une phase opérationnelle", selon le ministère.
Le gouvernement a renforcé les contrôles : un millier d'études de danger depuis 2003, instruites par les inspecteurs des Directions régionales de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (Drire) ont conduit à 170 programmes de réduction du risque à la source, souligne le ministère.
Le nombre des inspecteurs, 356 actuellement, "a augmenté de 30% en cinq ans: il y a peu de domaines où l'Etat ait fourni un tel effort et tous les sites Seveso font l'objet de contrôles approfondis au moins une fois par an", a-t-il remarqué.
Les inspecteurs d'installations classées à risques, chargés des contrôles, ont menacé de se mettre en grève jeudi pour dénoncer leur manque de moyens, en estimant que "cinq ans après (AZF), le gouvernement joue les illusionnistes".
La FNE pour sa part regrette que les décrets d'application de la loi de 2003 "aient mis plus de deux ans à sortir" et juge "la rédaction des Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) bien lente".
"Si, comme le souhaitaient les associations, l'information systématique des locataires et futurs acquéreurs des habitations situées dans les zones proches d'un site Seveso est effective, les manquements en matière de prévention sont encore nombreux", note la Fédération.
II - Bilan économique d’AZF établi après la catastrophe
Ce sont au total 1.300 entreprises, tous secteurs confondus, représentant près de 21.000 emplois, qui ont été touchées à divers degrés en septembre 2001. Au 31 juillet 2002 le volume des emplois supprimés, ou dont la suppression est officiellement annoncée, s’élève à 960 dans 16 entreprises, y compris AZF/Grande Paroisse, SNPE et Tolochimie.
Cependant, ce chiffre ne concerne que les suppressions d’emploi portées à la connaissance ou recensées par les services de la Direction du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. En effet, l'information sur la situation des très petites entreprises est complexe à obtenir : celle-ci est restituée au cas par cas, à l’occasion de plaintes de salariés ou de demandes d’aides dont sont saisis l’Etat ou les collectivités locales.
De même, le volume des suppressions d’emploi induites par le déménagement des entreprises présentes sur la zone sinistrée, par le non remplacement des départs ou la non-reconduction des contrats à durée limitée (CDD et intérim) demeure difficile à chiffrer. Enfin, l’effet des décisions de restructuration annoncées par les principales entreprises du pôle chimique sur l’emploi reste à appréhender dans les entreprises sous-traitantes.
Près de 1 300 salariés, dans 133 entreprises, ont connu des mesures de chômage partiel, représentant une perte de 688 000 heures de travail !!! Fin juillet 2002, seules 3 entreprises et 481 salariés demeuraient concernés par le dispositif de chômage partiel.
Face à cette situation d’exception, les dispositions nécessaires ont été prises tant par les partenaires sociaux que par les pouvoirs publics pour porter le niveau d’indemnisation à plus de 4 € par heure perdue et le plafond annuel d’heures indemnisables à 1 370 heures par salarié, ce qui représente plus du double du régime commun applicable.
Suite à la catastrophe, 3 378 déclarations d’accidents du travail ont été recensées en 2002, entraînant une perte totale de 40 000 journées de travail. Mais les suites de la catastrophe se font sentir jour après jour. Ainsi, sur 2 323 accidents graves déclarés en 2004 à la CRAM Midi-Pyrénées, 329 d’entre eux concernent AZF. Pour 2003, 735 des 2 638 cas sont la conséquence directe de la catastrophe.
Soit dit en passant, les indicateurs calculés par la Caisse ont du être scindés en deux ratios, avec et hors AZF , cela en dit long ..
Nous reparlerons des conséquences sanitaires dans un prochain post dédié au sujet.
A lire également :
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. AZF : aux innocents les mains pleines
. AZF-Total : rejet de la demande de reconstitution
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9 Commentaires
1
cf.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/205751.FR.php
Elisabeth
21 septembre 2006 à 09:402
Le témoignage de France 3
http://sud.france3.fr/info/24459580-fr.php
Mille respects pour les journalistes qui ont filmé, sans masque, sans aucune protection , tout simplement pour nous informer
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AZF: 5 ans aprés, le document.
Publié le 21/09 à 15:03
L'intégralité du 1er (et du seul ) document télé tourné quelques minutes aprés la catastrophe.
22 septembre 2006 à 01:095 ans aprés la catastrophe d'AZF et alors qu'on ne connait toujours pas la vérité sur ce qui s'est passé dans le hangar 221 ( le rapport final d'enquéte évoque un mélange d'ammonitrates et d'une faible quantité de produits chlorés) nous vous proposons de découvrir l'intégralité du document tourné dans les minutes qui ont suivi l'explosion .
Avertissement: nous attirons votre attention sur le fait qu'il s'agit d'un document brut . La quasi totalité des images ont déjà été exploitées au fil des ans dans divers reportages. Cependant leur restitution dans la continuité d'origine leur donne une force insoupçonnée .
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Il convient de les regarder avec respect et distance en gardant présent à l'esprit qu'elles racontent un événement qui a fait 30 morts et plusieurs milliers de blessés.
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Ce document de 18 minutes signé Pierre Nicolas (moto) et Michel Méziéres (caméra) est assez long à télécharger . Il vous faudra peut être prendre patience.
3
etonnament (?), les journalistes vont directs à la SNPE.
Plus facile d'accès à partir de la rocade cependant.
A noter qu'à l'usine d'AZF, aucun comite d'accueil officiel ,aucune organisation particulière ne prevaut, même les pompiers semblent -dans un 1er temps - un peu pris au depourvu.
à la SNPE, juste quelques minutes apres le(s !) explosions, le discours officiel est deja tout pret,
23 septembre 2006 à 14:11et la mise en avant de toute absence de culpabilité aussi ... édifiant.
4
Du nouveau ! j'en reparle au plus tot !
23 septembre 2006 à 21:125
Après vérification , c'est tout à fait logique que les journalistes de FR3 soient allés en 1er à la SNPE
Pour les Toulousains :
. venant dela Cépière FR3 Sud , ils prennent la rocade direction Montpellier pour filmer au dessus d'AZF (vue panoramique) , ils desecendent à la 1ere sortie pour prendre le Chemin de la Loge ... et aboutissent Route d'Espagne à Azf
De la rocade, c'est le plus simple pour rejoindre la N20 envenant de la Cepière (FR3) tout en ayant visison sur AZF
23 septembre 2006 à 21:306
cf viamichelin pour plan en lien
23 septembre 2006 à 21:317
cf viamichelin pour plan en lien
23 septembre 2006 à 21:318
En prenant la passerelle de la Poudrerie , la bien nommée ....
23 septembre 2006 à 21:349
On en reparle !
Feu dans une usine de Caroline du Nord: 17.000 personnes évacuées AP | 06.10.06 | 14:28
06 octobre 2006 à 16:33NCTB101-1006060713
APEX, Caroline du Nord (AP) -- Les autorités d'Apex, en Caroline du Nord, ont demandé vendredi à jusqu'à 17.000 des 28.000 habitants de la ville d'évacuer en raison d'un dégagement de fumées toxiques dû à un incendie dans une entreprise voisine.
Selon l'hôpital local, 18 personnes, dont des policiers et un pompier, ont été admises aux urgences depuis le début du feu jeudi soir.
Le directeur des services municipaux Bruce Radford a déclaré ignorer l'origine de l'incendie qui s'est déclaré sur le site de la société EQ Industrial Services de récupération de déchets dangereux où l'on trouve de nombreux produits chimiques. Les quelque 25 employés ont évacué les locaux.
M. Ratford a déclaré qu'il y avait eu 20 ou 30 explosions sur le site et que, lorsqu'il était arrivé sur place, un nuage de chlore s'élevait à une quinzaine de mètres dans les airs avec des flammes trois fois plus hautes. Il semble que l'incendie se soit étendu à quatre réservoirs de pétrole d'une autre société, a précisé le maire d'Apex, Keith Weatherly. AP
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