Renault : freinage sec des ventes

RenoForts des préceptes susurrés à leurs oreilles par la sécurité routière, de ralentir la cadence, les français zélés semblent appliquer les consignes bien au delà qu'espérer et semblent même faire des émules au delà des frontières, puisque c'est désormais les ventes même des voitures qui subissent un ralentissement, notamment chez Renault.

Selon le quotidien économique La Tribune à paraître jeudi, les ventes du constructeur français ont chuté sur les grands marchés européens au cours des sept premiers mois de l'année, avec un recul de 11,5% en Allemagne, 16,5% en Espagne et 23,7% au Royaume-Uni.

Au total, ses immatriculations de voitures particulières neuves se sont effritées de 9,5% sur sept mois, selon le journal, qui cite des "statistiques officieuses" dans l'Union européenne (plus l'Islande, la Norvège, la Suisse et la Croatie). "La chute dépasse même les 13% sur le seul mois de juillet", selon La Tribune.

Sur le marché intérieur français, le recul sur sept mois est de 4,5%, précise le journal. La part de marché du constructeur serait passée à 9% en Europe, contre encore 9,8% en 2005 et 10,3% en 2004.

Le succès de la nouvelle Clio n'arriverait pas à contrebalancer la chute des Modus, Megane et Scenic, Laguna ou Espace.

Les ventes en Europe (hors Russie) de son partenaire japonais Nissan aurait fléchi de 15,9% sur sept mois et de 19,4% en juillet.

Interrogé par l'AFP, Renault a refusé de commenter ces chiffres, déclinant tout commentaire. Mais ne dit-on pas "qui ne dit mot, consent" ?

En juillet, le constructeur avait fait état pour le premier semestre d'une chute de 7,6% de ses ventes en Europe, un revers qu'il avait attribué à sa "politique commerciale sélective" et au non-renouvellement de sa gamme.

Le titre Ford Motor bondissait néanmoins mercredi soir de 5,3% sur le Nyse, à 7,8 dollars, suite à un rapport de presse du Wall Street Journal selon lequel Bill Ford, Président du Groupe du Michigan, aurait contacté Carlos Ghosn, dirigeant de Renault et Nissan, en vue d'une alliance à trois.

Ford Motor n'a pas commenté ces spéculations, pas plus que Nissan ou Renault. Selon le Wall Street Journal, Ford aurait proposé à Carlos Ghosn de discuter d'une entrée du constructeur américain dans l'alliance Renault / Nissan, du moins si les discussions déjà menées par Renault et Nissan avec General Motors échouaient. Rien d'officiel n'appuie pour l'heure ces affirmations du WSJ.

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4 Commentaires

  1. 1

    Anonyme

    Jeudi 24 août 2006
    Pour contrer GM, Bill Ford tente de recruter Carlos Ghosn


    William Clay Ford Junior, le CEO de Ford, aurait appelé Carlos Ghosn le mois dernier afin de discuter d’un partenariat si ce dernier échouait dans sa tentative d’alliance avec General Motors. Selon l’agence financière Bloomberg, qui rapporte ces dires évoqués par trois sources proche du dossier, Carlos Ghosn, le CEO du japonais Nissan et du français Renault, a déclaré qu’il n’entamerait aucune discussion avec Ford avant que les négociations avec General Motors soient conclues. D’ailleurs, Ghosn et Rick Wagoner, le CEO de GM, doivent présenter à mi-octobre un rapport préliminaire sur une possible alliance à leurs administrateurs respectifs. La troisième approche

    de Bill Ford

    Il n’empêche, le téléphone du mois de juillet constitue déjà la troisième approche que Bill Ford fait en direction de Carlos Ghosn. En août 2005, l’héritier de Henry Ford lui avait proposé une fonction importante au sein du constructeur automobile. En vain.

    Selon Eugène Jennings, professeur émérite à l’Université de Michigan, «cela montre à quel point la situation de Ford est désespérée. Ils essaient de trouver n’importe quel moyen pour renverser la tendance qui voit le constructeur automobile perdre des parts de marché».

    Depuis le coup de fil de l’année dernière, la situation de Ford s’est détériorée. Selon Bloomberg, Carlos Ghosn aurait refusé à l’époque la proposition de Bill Ford car il ne désirait pas travailler pour une société contrôlée par la famille fondatrice. Cette dernière contrôlant 40% de l’entreprise à travers des actions B dont ils ont décidé qu’ils ne les échangeraient qu’entre eux.

    La première proposition faite à Ghosn remonte à 2002, lorsque Bill Ford effectuait sa première année en tant que CEO. Pour l’instant, le porte-parole de Ford a refusé de commenter l’information.

  2. 2

    Josh

    Comment un seul modele nouveau et a succés pourrait contrebalancer avec une gamme veillissante parfois certaine analyse m'echappe

  3. 3

  4. 4

    Elisabeth

    En plus le relookage des "anciennes" n'est pas des plus terribles ...

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