Liban : France et Russie ensemble pour l'ONU

Dousteonu_509661douste_1France et Russie main dans la main, ou du moins sur la même longueur d'onde, concernant le conflit au Proche-Orient, étonnant non ?

Pas si sûr, n'oublions pas que France, Russie, et Iran, sont tous les trois partenaires croisés sur le nucléaire civil. Ceci pourrait expliquer cela.

Moscou et Paris préconisent en effet l'adoption urgente d'une résolution du Conseil de sécurité.

Le premier vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Denissov et le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy ont préconisé mardi l'adoption urgente d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur un cessez-le-feu immédiat au Liban, selon le ministère russe des Affaires étrangères.

"Les parties ont souligné la nécessité d'adopter d'urgence une résolution qui permettrait de garantir une trêve immédiate et de procéder au règlement politique du conflit", a annoncé le département de l'information et de la presse du ministère au terme d'un entretien téléphonique entre les chefs de diplomatie russe et français.

Dans cette optique, MM.Denissov et Douste-Blazy ont positivement apprécié la décision du gouvernement libanais de déployer 15.000 hommes dans le sud du pays.

Le ministre français salue en effet l’annonce faite par le gouvernement libanais de sa proposition de déployer 15 000 soldats au Liban sud, notant que cette initiative majeure a été prise à l’unanimité des membres du gouvernement libanais. Selon lui, elle témoigne donc de la volonté de l’ensemble des parties libanaises de mettre le gouvernement libanais en mesure d’exercer sa souveraineté sur la totalité de son territoire, constituant ainsi une contribution importante pour le règlement de la crise actuelle. Il souhaite par ailleurs que les discussions en cours à New York prennent en compte ce nouvel élément essentiel pour parvenir à l’adoption rapide d’une résolution.

Les parties ont par ailleurs échangé leurs idées sur l'éventuel règlement du problème des fermes de Chebaa".

Le président russe Vladimir Poutine avait appelé à la cessation des hostilités au Liban, lors d'un entretien téléphonique samedi avec le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, alors que les Etats-Unis avaient annoncé vendredi avoir imposé des sanctions contre sept sociétés étrangères, dont le fabricant russe d'avion de chasse Soukhoï, pour avoir fourni à l'Iran du matériel qui pourrait être utilisé dans le développement d'armes de destruction massive. Téhéran a pour sa part apporté ouvertement son soutien à la Syrie, laquelle menace de rentrer dans le conflit si Israel envahit le Liban.

La Maison Blanche a déclaré mardi pour sa part, être prête à envisager la proposition du Liban de déployer 15 000 soldats dans le sud du pays, tout en émettant des doutes sur la capacité du Liban à contrôler seul cette zone.

"Evidemment, (nous sommes) intéressés par la perspective d’examiner (cette offre)", a déclaré aux journalistes Tony Snow, l’attaché de presse de la Maison Blanche, à Crawford au Texas où le président George W. Bush est en vacances pour 10 jours. La Maison Blanche n’envisagera pas cette offre comme un recul dans les négociations au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour une résolution sur un cessez-le-feu.

Toutefois, les Etats-Unis ne pensent pas que le Liban soit prêt à assumer seul cette tâche, a dit M. Snow, ajoutant que les Etats- Unis et leurs alliés cherchaient des moyens de leur apporter une aide.

Le porte-parole du département d’Etat Sean McCormack a tenu des propos dans le même sens à Washington en voyant dans l’offre libanaise une "proposition importante" et une "étape nécessaire ves la paix".

Le Liban a rejeté un projet de résolution des Nations unies, proposée par la France et les Etats-Unis, sur le conflit entre Israël et le Hezbollah, car ce projet n’appelait pas explicitement à un retrait des troupes israéliennes du sud du Liban.

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4 Commentaires

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    Anonyme

    Israël: feu vert cabinet sécurité à extension offensive terrestre au Liban

    JERUSALEM, 9 août 2006 (AFP)
    Le cabinet de sécurité israélien a donné mercredi son feu vert à l'extension des opérations terrestres au Liban sud, a annoncé la radio publique.

    "Les plans en vue de l'extension des opérations au Liban du ministère de la Défense et du chef d'état-major ont été approuvés par le cabinet de sécurité", a déclaré à la radio publique le vice-Premier ministre et ministre du Commerce Eli Yichaï qui a participé aux discussions.

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    réunion à Toulon

    Toute chance d'une adoption imminente d'une résolution sur le Liban s'est évanouie mardi, quatre semaines après le début du conflit, le projet franco-américain étant voué à subir des changements, en raison des vives objections du Liban et des pays arabes.

    Alors que les négociations se poursuivent à New York en vue de l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Liban, La France, qui était à l'initiative du projet de résolution des Nations unies sur le Liban, entend peser de tout son poids pour essayer de faire bouger les choses.
    Jacques Chirac est arrivé en hélicoptère mercredi 9 août en fin de matinée à la préfecture du Var, à Toulon, pour présider une réunion sur le Liban et la crise au Proche-Orient afin de "faire le point sur la situation au Liban et sur les activités diplomatiques en cours en vue d'aboutir à un cessez-le-feu", selon l'Elysée.

    Le chef de l'Etat, qui a interrompu ses vacances au fort de Brégançon, sur la côte varoise, s'est réuni avec le Premier ministre Dominique de Villepin et les ministres de la Défense et des Affaires étrangères sur le Liban, Michèle Alliot-Marie et Philippe Douste-Blazy, qui ont également interrompu leurs congés pour participer à cette réunion varoise.

    Contrairement au conseil restreint sur le Liban, présidé à l'Elysée par Jacques Chirac le 28 juillet, le numéro deux du gouvernement Nicolas Sarkozy, en vacances près d'Arcachon, ne participait pas à cette réunion.

    Depuis le début de la crise au Proche-Orient, la cote de popularité de Jacques Chirac et celle de Dominique de Villepin ne cessent de monter. Ils ont enregistré en juillet une progression de cinq points de leur cote de confiance, à respectivement 21% et 22%, selon le baromètre TNS-Sofres pour le Figaro Magazine rendu public le 3 août. Selon ce sondage, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy perd cinq points, enregistrant cependant 45% d'opinions favorables.

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