Iran : rejet de la résolution de l'ONU

AhmadinejadwarLa situation au proche-Orient s'améliorant, le monde serait enclin à oublier le dossier iranien. Restons tout de même vigilants, un des motifs des hostilités pourrait bien être justement de focaliser l'attention – du moins l'énergie - des diplomates et gouvernements internationaux sur Israël et le Liban. N'oublions pas que le Hezbollah pourrait retirer maints subsides directement de l'Iran, Téheran pouvant y trouver là des "mains" pour réaliser des actions très politiquement incorrects.

Dans ce contexte, le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a rejeté mardi la résolution du Conseil de sécurité exigeant la suspension de l'enrichissement d'uranium, en affirmant que le peuple iranien n'acceptait pas "le langage de la force".

Le secrétaire général des Nations unies "Kofi Annan m'a demandé de ne pas être froissé par la résolution du Conseil de sécurité et de répondre à l'offre (des grandes puissances). Je lui ai dit qu'apparemment ces messieurs se trompent et croient pouvoir utiliser la résolution comme un bâton, mais le peuple iranien n'accepte pas le langage de la force", a dit M. Ahmadinejad.

C'est la première réaction du président à la résolution du Conseil, adoptée le 31 juillet et donnant à l'Iran jusqu'au 31 août pour suspendre son enrichissement d'uranium.

"La technologie (nucléaire) est totalement indigène et personne ne peut l'arrêter avec des menaces", a par ailleurs déclaré Gholamreza Aghazadeh, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA). "Nous sommes prêts à examiner toutes les mesures de confiance mais l'arrêt de l'enrichissement n'est pas une mesure de confiance", a ajouté M. Aghazadeh, confirmant en outre que Téhéran fournirait le 22 août une réponse à l'offre des grandes puissances pour qu'il suspende son enrichissement.

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine) et l'Allemagne ont fait le 6 juin une offre de coopération à l'Iran dans les domaines politique, économique et nucléaire, mais conditionnée à la suspension de ses activités d'enrichissement. "Je pense que la réponse de l'Iran sera plus complète que ce qu'attendent les Européens et les Américains", a dit M. Aghazadeh, sans autre précision.

Il a ajouté que l'Iran était prêt à "donner" aux Occidentaux la production de la chaîne de 164 centrifugeuses d'enrichissement d'uranium, qui a commencé à fonctionner en avril dernier. "Une seule chaîne de centrifugeuse n'a rien d'inquiétant, mais s'ils sont vraiment inquiets, nous sommes prêts à leur donner la production de cette chaîne", a-t-il dit.

L'Iran a annoncé en avril avoir réussi à enrichir l'uranium à 3,5%, puis à 4,8%, un niveau nécessaire pour la fabrication de combustible destiné aux centrales nucléaires civiles.

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1 Commentaire

  1. 1

    shoah libanaise

    vite vite iran
    une bombe atomique

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