Iran : la Russie candidate à un appel d'offres

Iranportbouchehrreacteurnucleaire22aout2 Russie et Iran semblent être plus que jamais frères amis. Jugez-en donc ...

Alors que l'Iran a invité les compagnies occidentales à participer à l'appel d'offres pour la construction de deux nouvelles centrales nucléaires, Téhéran affirme même qu'elle souhaiterait voir la Russie parmi les principaux candidats à leur construction sur son sol, a déclaré mardi le chef de la représentation russe de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

Le désaccord ne serait-il pas là où on le croit ? ...

I – Appel d'offres de l'Iran

L'Iran a invité les compagnies occidentales à participer à l'appel d'offres pour la construction de deux nouvelles centrales nucléaires, a déclaré mardi Alaeddin Boroujerdi, président de la commission parlementaire de sécurité nationale et des affaires étrangères de l'Iran, qui se trouve en visite à Kuala Lumpur.

"Nous prévoyons de construire, au cours des 20 prochaines années, une série de centrales nucléaires d'une puissance totale de 21.000 MW. Si les compagnies occidentales refusent de participer à l'appel d'offres annoncé, nous n'arrêterons pas le processus amorcé, car nous sommes en mesure de commencer à les construire nous-mêmes", a déclaré le représentant iranien au cours de sa visite au parlement malais où il a eu une rencontre de travail avec Ramli Ngah Talib, président de la Chambre des représentants.

II – La Russie : candidat favori

L'Iran souhaiterait voir la Russie parmi les principaux candidats à la construction de deux nouvelles centrales nucléaires sur son sol, a déclaré quant à lui mardi le chef de la représentation russe de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

"Nous savons que la Russie participera à l'appel d'offres, et nous espérons qu'elle sera parmi les principaux candidats", a déclaré Mostafa Tarkachvand. Ce dernier a indiqué qu'il ignorait les conditions de l'appel d'offres, si ce n'est qu'il était ouvert à toutes les parties intéressées.

D'après lui, les autorités iraniennes sont en train de déterminer l'emplacement à retenir en vue de la construction des nouvelles centrales nucléaires. L'un des scénarios examinés serait celui de Bouchehr où une centrale nucléaire est déjà en construction avec la participation russe.

Le dossier de l'appel d'offres n'a pas été évoqué lors de l'entretien qui a eu lieu la semaine dernière entre le vice-président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Mahmoud Janatian, et l'administration du constructeur nucléaire russe Atomstroyexport, a précisé M. Tarkachvand, ajoutant que la rencontre portait sur la formation de spécialistes pour les centrales nucléaires.

III – La France pour un retour au dialogue

La France se dit quant à elle désormais "disposée à renouer le dialogue" avec l'Iran sur son programme nucléaire mais sans renoncer à l'exigence de la suspension des activités sensibles de ce pays, a annoncé mardi le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy.

"Les autorités iraniennes se disent ouvertes au dialogue et prêtes à reprendre les discussions", a relevé M. Douste-Blazy en s'adressant aux ambassadeurs français réunis à Paris pour leur conférence annuelle. "Sans renoncer à l'exigence de la suspension des activités sensibles, la France est également disposée à renouer le dialogue", a-t-il ajouté.

"Mais il doit s'agir d'un dialogue lucide, concret et responsable", a poursuivi le ministre. "Ce dialogue, nous le voulons rapidement, avec la volonté de discuter sérieusement et avec le souci de trouver enfin des solutions au problème nucléaire iranien".

L'Iran refuse de suspendre l'enrichissement d'uranium, comme l'exige le Conseil de sécurité de l'Onu, dont l'ultimatum expire jeudi, mais propose des "négociations sérieuses" au niveau ministériel avec le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, plus l'Allemagne) pour régler la question de son programme nucléaire.

IV – L'Iran ne croit pas à de sanctions de l'ONU

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a jugé mardi "peu probable" que le Conseil de sécurité des Nations unies agisse contre l'Iran compte-tenu de son programme nucléaire, à deux jours de l'échéance fixée par le Conseil pour que Téhéran suspende son enrichissement d'uranium.

Le Conseil a donné à Téhéran jusqu'au 31 août pour suspendre notamment son enrichissement d'uranium, faute de quoi il envisagera des sanctions pour l'y contraindre. Mais la direction iranienne juge qu'il est trop tard pour qu'on puisse la forcer à abandonner une technologie qu'elle affirme maîtriser.

M. Ahmadinejad a qualifié la réponse de l'Iran, mardi dernier, à l'offre des grandes puissances visant à la suspension de l'enrichissement d'uranium d'"opportunité extrêmement exceptionnelle pour résoudre toutes les questions".

Les pays occidentaux ont jugé cette réponse "insatisfaisante", notamment parce que l'Iran ne s'y engage pas à suspendre l'enrichissement. Mais le président iranien n'a montré aucun signe que son pays soit prêt à changer de position sur ce point, même sous la menace de sanctions.

"La nation iranienne ne se soumettra pas à la menace et l'intimidation", a-t-il dit, avertissant que l'Iran "prendra les décisions nécessaires, en proportion avec les mesures" que prendront les grandes puissances au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Il a par ailleurs estimé implicitement que la Chine et la Russie pourraient ne pas soutenir l'adoption de sanctions au sein du Conseil.

"Nous ne pensons pas que certains oublieront la sagesse et la prudence à un point tel qu'ils vendraient leur propre réputation et celle du Conseil de sécurité", a ainsi déclaré le président.

M. Ahmadinejad a aussi indiqué que la République islamique avait "tout dit dans sa réponse" à l'offre des grandes puissances

V - Rencontre des Six sur l'Iran le 31 août

Une rencontre des représentants des Six sur l'Iran se tiendra le 31 août, a annoncé aux journalistes la porte-parole adjointe de la Maison-Blanche, Dana Perino.

Il s'agit pour rappel des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - Russie, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Chine - et l'Allemagne.

Cependant Dana Perino n'a pas précisé le lieu et le niveau auquel cette rencontre des Six sur l'Iran aurait lieu.

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1 Commentaire

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    Elisabeth

    Les Etats-Unis ont cessé d'attendre une réponse positive de l'Iran

    30/08/2006 09:56 WASHINGTON, 30 août - RIA Novosti. Les Etats-Unis ont cessé d'attendre une réponse positive de l'Iran avant le 31 août et attendent une prompte adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution et de sanctions contre Téhéran, a déclaré mardi aux journalistes à Washington le porte-parole adjoint du département d'Etat, Tom Casey.

    "En ce moment nous n'attendons plus de réponse positive", a-t-il dit, avant d'ajouter qu'à partir du 31 août, date limite accordée à l'Iran pour répondre, les actions futures devraient être décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU.

    "Si l'Iran ne répond pas avant le 31 août, les mesures suivantes seront les sanctions prévues à l'article 41 et au chapitre 7 (de la Charte de l'ONU) et, comme nous l'attendons, c'est cela qui se produira", a déclaré Tom Casey.

    "Je pense que ce sera vite fait", a ajouté le porte-parole adjoint du département d'Etat américain.

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