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Azerbaïdjan : 30,5 Millions de tonnes de pétrole en 2006
L'Azerbaïdjan espère produire 30,5 millions de tonnes de pétrole en 2006 et battre ainsi le record de 1941 (22,3 millions), a déclaré mardi à Bakou le ministre azerbaïdjanais de l'Industrie et de l'Energie, Natik Aliev.
Le ministre a, par ailleurs, constaté nombre de problèmes affectant les entreprises industrielles, notamment la réduction du volume de la production, de la gamme des produits et des effectifs, avant de rappeler que le développement de l'industrie passait par l'implantation de nouvelles technologies industrielles et d'équipements modernes.
Les recettes tirées des fournitures de pétrole et versées dans le Fonds national du pétrole de l'Azerbaïdjan doivent atteindre 2,5 milliards de dollars en 2006 et 5 milliards de dollars en 2007, a-t-il précisé, cité par le service de presse du ministère, lors d'une réunion portant sur les priorités du développement des constructions mécaniques et de l'énergie.
L’Azerbaïdjan va tripler sa production pétrolière dans les trois-quatre ans à venir, avait déclaré le président azerbaïdjanais Ilham Aliev dans une interview publiée en novembre 2004 par l’agence russe Itar-Tass, précisant également qu'un troisième oléoduc allait entrer en service.
"De la sorte, l’Azerbaïdjan exploitera complètement son potentiel et pourra devenir un pays très attrayant du point de vue du transit",avait alors souligné le président azerbaïdjanais selon qui les réserves de cette ex-république soviétique d’Asie Centrale suffiront pour longtemps.
Le pipeline BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan), construit avec le groupe pétrolier britannique British Petroleum (BP), qui a mené le chantier avec le soutien du gouvernement américain, d’un coût proche de 3 milliards de dollars (2,48 milliards d’euros) devrait transporter jusqu’à un million de barils par jour depuis la mer Caspienne jusqu’au port méditerranéen turc de Ceyhan, en passant par l’Azerbaïjan, la Géorgie et la Turquie.
Selon les statistiques de l’administration américaine, l’Azerbaïdjan a extrait 320.000 barils de pétrole brut par jour en 2003. L’administration américaine estime qu’en 2004 les réserves prouvées de pétrole de l’Azerbaïdjan étaient comprises entre 7 et 13 milliards de barils.
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Voici les sites qui parlent de Azerbaïdjan : 30,5 Millions de tonnes de pétrole en 2006:
Commentaires
23 août 06 16:08:36
Azerbaïdjan : la galère des travailleuses du pétrole
Par Sabira Mustafaeva
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Sur le papier, les avantages accordés aux femmes qui travaillent dans l’industrie pétrolière sont impressionnants : congés maternité, prime et vacances supplémentaires pour celles qui se marient pour la première fois et congés avec salaires pour les mères de famille à la rentrée des classes. Mais la réalité n’a pas forcément grand chose à voir avec ces promesses...
Mise en ligne : dimanche 13 novembre 2005
Première publication : 3 novembre 2005
Traduit par Jacqueline Dérens
Comme tous les travailleurs, les femmes ont droit à l’accès aux soins gratuits dans un hôpital de la Compagnie pétrolière nationale de la République d’Azerbaïdjan, équipé de tout l’appareillage moderne et considéré comme un des meilleurs du pays.
Les salaires de 220 dollars US par mois sont bien supérieurs à la moyenne nationale de 100 dollars par mois. La législation du travail exclut l’emploi des femmes pour des travaux sales et malsains comme le forage, la manutention d’objets lourds et les travaux de réparations souterrains.
Les femmes affirment que cela n’a rien à voir avec la réalité du travail dans l’industrie pétrolière et que ces avantages restent lettre morte et ne sont plus respectés depuis la fin de l’Union soviétique
Mirvani Gahramanli, présidente de l’ONG Comité pour la protection des droits des travailleurs dans l’industrie pétrolière, va encore plus loin en affirmant que les droits des travailleuses sont régulièrement bafoués. « Ces avantages peuvent bien exister sur le papier, mais les travailleuses sont mises dans de telles conditions que même enceintes, elles ne prennent pas de congés maternité de peur d’être renvoyées. Les femmes font des travaux pénibles. Certaines travaillent sur des plates-formes qui ont été construites sans aucun respect des consignes de sécurité. Leurs salaires sont inférieurs à ceux des hommes. Le code du travail n’est pas respecté ».
Chimnaz Ismaïlova travaille pour la maintenance des installations pour la compagnie pétrolière. Elle est l’une de ces rares femmes azéries qui ont fait campagne pour les élections et son programme inclut le respect des droits pour les femmes qui travaillent dans l’industrie pétrolière. « Le travail dans l’industrie pétrolière est dur pour les femmes comme pour les hommes », dit cette femme qui a été députée de 1975 à 1991 et qui se présentait sur la liste du parti au pouvoir Yeni Azerbaïdjan, aux élections de novembre dernier.
« C’est vrai, nous bénéficions de certains avantages. Par exemple, une réduction de 50 % sur nos factures de gaz et d’électricité et les transports publics gratuits. Mais ces avantages ont été supprimés pour tout le monde en 2001, pour les travailleurs de l’industrie pétrolière, les retraités et les anciens combattants. Si je gagne les élections, je soulèverai cette question au Parlement. Ces travailleurs devraient avoir des avantages à cause de la difficulté du travail, au moins pour les femmes », expliquait-elle avant le scrutin du 6 novembre.
Ceux qui travaillent sur les plates-formes, y compris dans « la ville sur la mer », l’impressionnante Neftyanye Kamni, une structure géante sur la mer Caspienne avec des routes, des dortoirs et des cantines, courent des risques importants. 70 % de ces employés travaillent à la raffinerie ou dans des laboratoires, ils restent deux semaines sur la plate-forme puis retournent à terre pour deux semaines après un voyage de deux heures en ferry.
Les travailleurs disent qu’ils ont besoin de ce temps de repos car les conditions atmosphériques sont très dures, comme les conditions de vie, par exemple il faut se doucher à l’eau de mer car l’eau douce est chichement mesurée. Mais la plate-forme n’est plus aussi productive qu’avant et le gouvernement envisage de la transformer en musée.
Les femmes ont fait leur entrée dans l’industrie pétrolière pendant la Seconde Guerre Mondiale, pour remplacer les hommes partis à la guerre. Aujourd’hui, environ 16 000 femmes travaillent dans une centaine de compagnies d’état qui produisent et raffinent le pétrole en Azerbaïdjan. Beaucoup de ces femmes travaillent dans le domaine scientifique, certaines sont géologues et font de la prospection.
Les femmes sont les premières à être licenciées en cas de récession. Mirvari Gahramanli a été licenciée après avoir travaillé 20 ans pour la compagnie d’État. Pour elle, il ne fait aucun doute qu’elle a payé pour ses positions anti-gouvernementales, et sa fille et sa sœur ont subi le même sort à cause d’elle. « On a voulu leur faire signer une déclaration par laquelle elles disaient démissionner de leur plein gré. Pour cela, on a utilisé la force physique, on les a battues et on leur a tordu les bras parce qu’elles refusaient ».
Un porte-parole de la compagnie a refusé de commenter ces licenciements qui se sont produits il y a deux ans, tout en faisant remarquer qu’il y avait eu des licenciements dans toute l’ancienne Union soviétique pendant cette période de transition troublée. Avant 1991, l’industrie pétrolière était contrôlée depuis Moscou par la compagnie d’État Azneft. En 2002, elle fut privatisée et de nombreuses compagnies pétrolières remplacèrent Azneft. En fait, ce ne sont que les entreprises de services et distribution qui furent privatisées, les raffineries restant sous le contrôle de l’actuelle compagnie d’État.
Le porte-parole réfute aussi les arguments de Mirvari Gahramanli qui soutient que les droits des femmes travaillant dans l’industrie pétrolière sont bafoués. Ce point de vue est partagé par la présidente de la Société des travailleuses de l’industrie pétrolière (OJN), une institution d’État pour la protection des droits des travailleurs de l’industrie pétrolière.
Bien qu’elle ait perdu son emploi après 30 années de services au cours de la restructuration de la compagnie Azneft, Solmaz Hajieva affirme que les femmes travaillant dans l’industrie pétrolière ne sont pas plus mal loties qu’avant. « Je ne peux pas dire que les droits des travailleuses en Azerbaïdjan sont bafoués. Ce n’etait pas vrai du temps de l’Union soviétique et ce n’est pas vrai aujourd’hui. Un travailleur dans l’industrie pétrolière, comparé aux autres, est relativement bien payé dans les entreprises d’État ».
Pour elle, les problèmes dans l’industrie pétrolière sont communs aux hommes comme aux femmes, en particulier l’insuffisance des retraites, et son organisation OJN va essayer de soulever cette question auprès du gouvernement.
et Proche-orient
23 août 06 22:35:43
L'Azerbaïdjan et la Jordanie discutent du déploiement de la force de maintien de la paix au Proche-Orient
23/08/2006 19:52 BAKOU, 23 août - RIA Novosti. Les ministres des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan et de la Jordanie ont discuté mercredi du déploiement de la force de maintien de la paix dans la zone du conflit libano-israélien, rapporte le service de presse de la diplomatie azerbaïdjanaise.
"Nous en avons discuté aujourd'hui avec le ministre jordanien des Affaires étrangères", a déclaré aux journalistes le chef de la diplomatie azerbaïdjanaise, Elmar Mamediarov, à l'issue des négociations avec son homologue jordanien.
Pour ce qui est d'une participation éventuelle de militaires azerbaïdjanais à cette force de maintien de la paix, M. Mamediarov a estimé qu'il était encore trop tôt pour en parler. "D'une part, l'Azerbaïdjan assume à l'heure actuelle la présidence tournante de l'Organisation de la conférence islamique (OCI). D'autre part, il y a au Liban des Azerbaïdjanais. Et enfin, on doit bien connaître la situation dans ce pays et savoir, en outre, quel mandat sera délivré à la force de maintien de la paix et où cette dernière sera finalement déployée", a-t-il fait remarquer, soulignant que l'adoption d'une quelconque décision ne pourrait intervenir qu'après ces précisions.
Par ailleurs, M. Mamediarov a fait savoir que l'Azerbaïdjan avait envoyé de l'aide humanitaire au Liban, aide qui se trouve déjà sur place.



