ATTAC:le conseil d'administration démissionne

Attac_omc_2Le Conseil d'administration de l'association altermondialiste Attac a décidé de démissionner vendredi en raison de la confirmation de fraudes lors de son élection en juin dernier, selon une motion votée unanimement par tous ses membres lors de l'université du mouvement à Poitiers.

Fondée en 1998, Attac (Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide aux Citoyens) promeut et mène des actions de tous ordres en "vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle dans l’ensemble du monde."

"Mouvement d’éducation populaire dans l’action", Attac est présente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte 30 000 membres dont 1 000 personnes morales et 213 comités locaux. Il existe une coordination d’élus Attac à l’assemblée nationale, au sénat et au parlement européen. L’association est dirigée par un conseil d’administration de 30 membres, et dispose de l’expertise d’un conseil scientifique de 110 membres.

Le Conseil d'Administration a démissionné suite aux conclusions du rapport Passet, un rapport indépendant commandé par la direction et qui a conclu à l'existence d'"anomalies" lors de l'élection d'une partie de son CA en juin dernier, a déclaré Pierre Khalfa, l'un de ses membres, au terme d'une réunion qui a duré plus de six heures.

Selon une motion votée à "l'unanimité" de ses membres, "le CA réuni le 25 août 2006 enregistre la prise en compte du rapport Passet". "Il met en place une commission de conciliation pour constituer lors du CA du 29 août une commission exécutive mixte et paritaire dans le cadre du CA chargée de faire fonctionner l'association jusqu'aux prochaines élections", prévues le 8 décembre.

"Cette commission se substituera au bureau et à la présidence qui, à cette occasion remettront leurs mandats à disposition du CA", conclut le document voté au terme de la réunion.

Des renversements de tendance surprenants, survenus lors des dépouillements des 14 et 15 juin, paraissaient assez importants pour remettre en cause le résultat final du scrutin. De l’aveu général, des fautes dont la responsabilité est largement partagée avaient été commises, lors des opérations de dépouillement, concernant notamment la sécurisation des bulletins de vote. Elles étaient de nature à accréditer la possibilité d’une intervention extérieure. La question principale consistait donc à déterminer si, en fonction de la distribution générale des votes, les écarts constatés sur certaines journées entraient dans le cadre du statistiquement admissible ou s’il fallait faire appel à « d’autres » types d’explication.

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1 Commentaire

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    Elisabeth

    Je reste pour pa part intimement persuadée que le "NON" à l'Europe des électeurs français a été largement "influencé" par le discours d'ATTAC.

    Reste néanmoins que le NON de la France à l'Europe a bigrement servi les intérêts américains.

    De là à ce que les membres d'ATTAC , pourtant peu "copains" avec les pratiques de l'oncle SAM se soient faits manipulés.... je vous laisse juge.

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