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Sécheresse : alerte sur la récolte de blé
La canicule actuelle n'a pas uniquement des effets sur population, santé et consommation EDF. Même au 21eme siècle, le pain se fait avec du blé - du moins naïvement je l'espère - et les céréales et toutes les plantes – cultivées ou non - souffrent de la chaleur.
La France, où la sécheresse devient préoccupante depuis plusieurs jours, a révisé mercredi en baisse sa prévision de récolte de blé tendre en 2006, celle-ci ne devant désormais plus excéder celle de 2005, soit 34,9 millions de tonnes.
Est-il vraiment si urgent de remplacer le pétrole par l'éthanol ? Dans ce cas , l'eau pourrait devenir un nouvel or bleu ... si ce n'est déjà fait.
I – Prévision de récolte de blé en baisse
Le gouvernement français a jugé mercredi "extrêmement inquiétante" la sécheresse dans le pays, accentuée par la canicule qui dure depuis environ trois semaines et a fait une quarantaine de morts. La situation devient "extrêmement inquiétante parce qu'elle s'est dégradée très rapidement", a déclaré la ministre de l'Ecologie Nelly Olin, qui estime que la sécheresse actuelle est "aussi grave qu'en 2003 et 2005". Elle affecte 80 départements sur 95, et 31 sont "en situation préoccupante", selon son ministère.
Une nouvelle estimation de la prévision de récolte de blé tendre pour 2006 a été effectuée lors de la première réunion de la nouvelle "cellule de vigilance sécheresse" qui réunit des représentants des ministères de l'Agriculture, de l'Ecologie, de l'Equipement et des organisations et syndicats agricoles, alors que la moisson n'est pas encore terminée dans le nord du pays.
La France, qui s'attendait en juin à une abondante récolte de blé tendre avec 36,9 millions, avait déjà dû, le 12 juillet dernier, réviser en baisse sa prévision à 35,3 millions, selon l'Office national interprofessionnel des grandes cultures. Le record historique pour la récolte de blé tendre date de 1998 avec 38,3 Mt.
Pour le maïs, dont les surfaces ensemencées ont baissées de 20% ces dernières années car gourmandes en eau, il est pour le moment "totalement impossible" de prévoir le niveau de récolte, selon le ministère de l'Agriculture. La plus grande préoccupation concerne les pâturages pour les animaux qui manquent cruellement d'herbe après la deuxième coupe de l'année.
Le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau espère très fortement que la Commission européenne autorise jeudi l'extension, à tout le territoire métropolitain, de l'utilisation, pour la nourriture des animaux, des parcelles mises en jachère, une dérogation accordée pour le moment dans seulement 68 départements.
Devant la gravité de la situation, il a été décidé d'instituer, au niveau national, une réunion hebdomadaire, le lundi après-midi, de la "cellule de vigilance sécheresse". A l'heure actuelle, le niveau des récoltes de fruits et légumes ne semble pas impacté, tandis qu'aucune conséquence directe de la sécheresse sur les vendanges d'automne n'est apparue.
La situation est un peu meilleure pour la sécheresse et la canicule qu'en 2003, dernière année de fortes chaleurs l'été, mais elle se dégrade un peu plus vite qu'alors, selon le ministère de l'Agriculture. En raison de la "très grande hétérogénéité de la situation", un tableau de bord pour suivre l'avancement de la sécheresse va être institué dans chaque département.
II - Sécheresse en Europe la production céréalière stable à la mi-juillet
La Commission européenne a publié mi-juillet ses prévisions de rendements des cultures. Les analyses scientifiques montrent que, malgré la sécheresse qui sévit autour de la Méditerranée, la production céréalière de 2006 reste proche de la moyenne des cinq dernières années (-0,5%). Une fois encore, la sécheresse est à l'origine de rendements faibles dans le sud de l'Europe (Espagne, Portugal, France, Italie et Grèce).
Les prévisions publiées par la Commission fournissent des estimations de rendement pour les principales cultures dans l'ensemble de l'Union européenne et comparent les chiffres obtenus à la production de l'année dernière et à la moyenne des récoltes des cinq dernières années. Elles recensent également les régions les plus touchées par la sécheresse cette année et comparent la situation actuelle à de graves sécheresses dans le passé.
Les niveaux de rendement de la production céréalière de l'Union européenne souffrent cette année de conditions analogues à celles de 2005, bien que dans une moindre mesure. La sécheresse et les températures très élevées ont eu des répercussions sur les ressources en eau des régions touchées. Si la sécheresse persiste, la zone concernée pourrait s'étendre et les répercussions sur le rendement des récoltes risqueraient de s'aggraver. Les conséquences sur l'irrigation auraient en outre des incidences sur la production de maïs-grain, de betteraves sucrières et de pommes de terre.
Un élément positif est que le déficit des pluies dans les régions les plus touchées en 2006 est surtout apparu au printemps alors que, en 2005, il avait débuté beaucoup plus tôt (dès l'automne de 2004). Dans les régions les plus septentrionales des zones concernées, les températures élevées sont apparues tard, ce qui a réduit l'effet sur l'humidité du sol par rapport à 2005.
Certaines des régions touchées par la sécheresse en 2006 font partie de celles qui ont été le plus affectées en 2005, ce qui suscite une vive inquiétude quant au niveau des réserves en eau. Par ailleurs, l'analyse des sécheresses survenues au cours des trente dernières années montre que certaines des zones touchées, comme le sud est de l'Espagne, le nord ouest de la France et le centre de l'Italie l'ont été de plus en plus souvent au cours des quinze dernières années.
III – Prix agricoles stabilisés en Juin
Les prix agricoles se sont stabilisés en juin, à un niveau légèrement supérieur à ceux de juin 2005 (+1,6%) indique mercredi l'Insee. La campagne qui se termine a été marquée, au plan mondial, par une récolte en recul des principales céréales et une consommation en hausse, entraînant un léger déficit et des cours soutenus. Les prévisions pour la campagne 2006/2007 font état d'une baisse des récoltes et des utilisations, qui s'accompagnerait d'une hausse des cours.
A noter que le cours du blé s'est établi à son plus haut de l'année le 20 juillet dernier à 126.50 euro/tonne, la valeur extrême ayant été constatée le 12 novembre 2003 avec une valeur de 165.25 euro/tonne.
Les légumes de saison se sont écoulés dans des conditions proches de celles de 2005. Seule la tomate (-10,9% en glissement annuel) a subi l'effet de la concurrence des pays méditerranéens et de la Belgique.
A lire également :
. FNSEA-biocarburants : manger ou conduire ?
. On n'a pas de pétrole ... mais on a du colza
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Commentaires
Alerte en Pologne
27 juil 2006 01:21:11
TAGEBLATT : Mardi, 25/07/2006
Les récoltes de blé baisseront de 20% en Pologne à cause de la sécheresse
Le ministre polonais de l'Agriculture Andrzej Lepper prévoit une baisse de la récolte des céréales de 20% en moyenne par rapport à l'année précédente en raison de la sécheresse qui touche la Pologne cet été.
»La situation est déjà dramatique maintenant. Et si la météo ne change pas, ce sera une vraie tragédie», a déclaré lundi le ministre à la radio publique Jedynka.
»La récolte des céréales d'hiver sera inférieure de 35% (par rapport à 2005), celle des céréales de printemps connaîtra une baisse de 90% dans certaines communes. En moyenne, les récoltes seront inférieures de 20%», a précisé M. Lepper.
Les régions du nord de la Pologne sont les plus touchées, mais le problème concerne globalement tout le pays, a ajouté le ministre.
Troisième producteur de blé dans l'Union européenne, après la France et l'Allemagne, la Pologne a produit en 2005 environ 27 millions tonnes de blés.
La température a atteint 36,5°C jeudi à Slubice (ouest), battant le record des températures cet été.
27 juil 2006 01:25:08
Les importations de blé en baisse au premier semestre
ALGÉRIE - 24 juillet 2006 - XINHUA
L'Algérie a importé quelque 2,3 millions de tonnes de blé au premier semestre 2006, contre 2,5 millions de tonnes durant la même période de l'année dernière, selon le Centre de l'informatique et des statistiques des douanes (CNIS), cité lundi par la presse locale.
Les importations de l'Algérie en blé tendre ont largement dépassé ses importations en blé dur pendant cette période. Les premières ont atteint 1,358 millions de tonnes pour une valeur de 204,3 millions de dollars, alors que les secondes n'étaient que de 0,95 million de tonnes, a précisé la même source.
Cela s'explique par le changement du mode alimentaire des Algériens qui font de moins en moins appel au couscous et aux pâtes à base de semoule, a estimé la même source.
La France demeurait le premier fournisseur en blé de l'Algérie, avec 934 755 tonnes de blé tendre et 373 555 tonnes de blé dur pendant cette période
Elisabeth/ Assurance
27 juil 2006 01:28:43
26.07.2006
Assurer les agriculteurs en cas de sécheresse
Chaque année, les agriculteurs craignent qu'une sécheresse ne vienne décimer leur récolte. Ce risque est assurable. En 2005, 65 000 contrats d'assurance récoltes ont été souscrits. Les sinistres récoltes ont atteint entre 25 et 28 millions d'euros, dont 90% dus à la sécheresse. Depuis l'an dernier, un nouveau contrat «Assurance pérennité» est proposé aux agriculteurs. Il couvre les récoltes contre plusieurs risques climatiques (grêle, tempête, gel, sécheresse, inondation ou excès d'eau…) et peut être souscrit soit par nature de culture, soit par exploitation.
Pour ceux qui ne disposent pas de cette assurance, le régime spécifique des calamités agricoles, institué par la loi du 10 juillet 1964, peut s'appliquer. Les calamités agricoles sont alors sonsidérées comme des dommages matériels non assurables d'importance exceptionnelle, dus à des variations anormales d'intensité d'un agent naturel, c'est-à-dire résultant d'une catastrophe naturelle. Le Fonds national de garantie des calamités agricoles intervient alors, mais uniquement pour certains biens : les récoltes non engrangées, les cultures, y compris sous serre, les sols, du cheptel vivant en dehors des bâtiments les animaux en plein air, les ouvrages, les plantations, y compris les pépinières, à l'exclusion des bois et forêts.
Dans le régime des calamités agricoles, les dommages sont évalués de la façon suivante :
- pour les bâtiments, d'après les conditions fixées par le contrat d'assurance ;
- pour le cheptel mort ou vif, d'après sa valeur au jour du sinistre ;
- pour les sols, d'après les frais nécessaires à la remise en état de culture ;
- pour les récoltes ou cultures, d'après les frais nécessaires pour la remise en culture et si cela s'avère impossible d'après la valeur marchande qu'auraient eu les produits détruits parvenus à maturité en tenant compte du nombre de récoltes qui ne pourront avoir lieu au niveau de l'exploitation.
Pour les dommages qui atteignent les bâtiments, le matériel et les véhicules, le bétail en étable, les récoltes engrangées, les bois et forêts,la garantie de catastrophe naturelle, comprise dans tous les contrats d'assurance de biens, peut être mise en jeu, dès lors qu'un arrêté constate l'état de catastrophe naturelle.
E.S
Pour en savoir plus, n'hésitez pas à joinre votre conseiller.
A lire : L'assurance des catastrophes naturelles, Jean-Marie Delhay, Edtions du Puits Fleuri, 2005 . www.puitsfleuri.com
Elisabeth
27 juil 2006 01:43:02
petit rappel pour les Autruches .... ;)
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Alerte à la sécheresse pour 2006 M. C. LE FIGARO
[05 janvier 2006]
CLIMAT. La sécheresse de 2005 risque de s'aggraver en 2006. C'est ce que redoute le ministère de l'Ecologie. A la fin novembre en effet, le ministère estimait déjà que des précipitations «supérieures à la moyenne [seraient nécessaires] pour reconstituer les réserves». Un mois plus tard il n'en a rien été.
Les pluies d'automne censées recharger les nappes phréatiques ont été nettement insuffisantes.
Il manque environ 50% de pluie sur la plus grande partie du territoire. Dans le Poitou-Charentes, le déficit est supérieur à celui de 1976.
Seuls le Languedoc-Roussillon, la Corse et les Pyrénées-Atlantiques sont à peu près à niveau. Même s'il devait fortement pleuvoir dans les semaines à venir, la situation demeurerait difficile. Mais si la tendance actuelle se confirmait, «nous pourrions connaître une sécheresse historique», souligne l'entourage de Nelly Olin. Le ministre de l'Ecologie a donc prévu, aujourd'hui, de lancer un appel à tous les acteurs économiques.
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Les agriculteurs sont concernés au premier chef, en particulier ceux qui pratiquent la culture du maïs, grande consommatrice d'eau.
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A la fin janvier, les préfets vont réunir les comités sécheresse des départements et une réunion nationale est prévue pour le début du mois prochain. Une campagne nationale va par ailleurs être lancée en direction des agriculteurs mais également du grand public afin de sensibiliser le pays avant l'été.
27 juil 2006 11:29:48
Les stocks mondiaux de blé sont tombés à moins de 57 jours de consommation
par Grégoire Seither
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19 juin 2006
Les prévisions pour la récolte mondiale de blé 2006 sont péssimistes, il devrait manquer 61 million de tonnes pour couvrir la demande mondiale. C’est la sixième fois ces sept dernières années que la production annuelle n’a pas permis de répondre à la demande du marché. Conséquence directe de cette pénurie, les stocks-tampon en fin d’année de récolte devraient tomber à moins de 57 jours de consommation mondiale, la période tampon la plus courte depuis la pénurie de 1972, qui avait vue les stocks tomber en dessus de 56 jours et entraîné un doublement du prix du blé.
Le stock tampon de blé représente la quantité de blé disponible avant la prochaine récolte. Le calcul de ce stock est la première mesure basique d’évaluation de la sécurité alimentaire. Dès que le stock tombe en dessous de 60 jours de consommation mondiale, les prix commencent à augmenter. Le 9 juin dernier, quand le Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a publié ses prévisions mondiales pour 2006, le prix du blé a grimpé de 14% et le prix du mais de 22% par rapport à l’an dernier.
Avec des stocks tampons au plus bas depuis 34 ans, malgré un quasi doublement des surfaces agricoles depuis la fin de l’URSS, la planète pourrait bien être confrontée à des prix de céréales élevés, au même moment où le prix du baril de pétrole crève le plafond.
27 juil 2006 11:39:01
"Est-il vraiment si urgent de remplacer le pétrole par l'éthanol ?"
Se nourrir ou conduire ? bientot faudra choisir.
Elisabeth
27 juil 2006 11:43:36
merci beaucoup de vos commentaires , ah enfin des gens lucides, merci !!!
MANGER ou CONDUIRE !!!!!!!!
Irrigation / UFC Que Choisr
27 juil 2006 12:34:14
La France est championne du monde …. de la croissance de l’irrigation [ 27/07/2006 10:10 ]
Le bilan ministériel du 21 juillet atteste d’une forte croissance de la sécheresse sur le territoire français : 31 départements sont classés en « situation préoccupante » et 20 départements font l’objet d’un arrêté de restriction totale sur au moins un bassin versant.
Outre la faiblesse des pluies hivernales, ce retour continuel de la pénurie d’eau en été s’explique par un facteur essentiel : la France détient le record mondial de progression de l’irrigation depuis le début des années 1980.
Le plus récent bilan comparatif de l’OCDE montre, qu’entre 1980 et 2001, les superficies irriguées ont augmenté de 89,7% en France contre 29,9% pour la moyenne mondiale et 28,5% pour la moyenne de l’Union Européenne à 15.
Les pays recensés par le bilan de l’OCDE ne présentent pas de croissance de l’irrigation comparable à celle de la France. Les grandes nations agricoles ont une évolution beaucoup plus modérée : +9,3% pour les Etats-Unis, + 59% pour l’Australie et -14% pour le Japon.
Plus encore, même dans les pays à climat chaud, la progression des surfaces irriguées a été plus raisonnable qu’en France : +20,6% en Espagne, +12,5% en Italie, +26,9% au Mexique et +66% en Turquie.
Certes, ce bilan mondial, qui s’arrête en 2001, n’inclut pas la diminution des surfaces irriguées françaises en 2005, qui n’est pas encore validée par un organisme statistique officiel. Mais, en admettant que cette baisse soit avérée, la France garderait sa place de numéro 1 mondial.
L’UFC-Que Choisir rappelle, qu’en France, l’irrigation agricole représente 80 % de la consommation nationale nette d’eau durant l’été et que la rareté de la ressource oblige à de coûteux investissements qui augmentent le prix de la facture d’eau des consommateurs.
L’UFC-Que Choisir constate que les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture refusent de prendre des mesures visant à une diminution structurelle de l’irrigation en France. Le projet de loi sur l’eau, en cours d’examen au Parlement, a évacué toute possibilité d’accroissement de la taxe sur l’irrigation. Quant aux mesures agro-environnementales, qui permettent d’aider l’agriculteur à diversifier ses cultures pour moins consommer d’eau, elles ont seulement augmenté de 3,1% en 2005.
Devant l’autisme du gouvernement, l’UFC-Que Choisir en appelle aux parlementaires : il est encore temps d’amender le projet de loi sur l’eau pour que la France ne soit plus le mauvais élève de la planète en matière de maîtrise de la consommation agricole de l’eau.
Communiqué de l'UFC-Que Choisir
Panama
27 juil 2006 15:56:53
Je confirme !
Je fais du canyoning depuis environ 10 ans.
A époque équivalente, on peut estimer que le débit d'eau a baissé de 50% sur certains parcours sur cette période.
Il ne s'agit donc pas seulement d'un problème de surexploitation des ressources disponibles. Il pleut moins, c'est tout.
Messieurs-dames, bientôt nous aurons tous des réserves d'eau dans nos jardins...
Attention cependant, cela risque de changer : en climatologie, climat plus chaud = climat plus humide !
PB légumiers
27 juil 2006 16:56:08
Pour les légumiers, la situation "est plus difficile qu'en 2003"
[ 27/07/2006 14:47 ] La présidente de la Fédération nationale des producteurs de légumes, Angélique Delahaye, installée en Indre-et-Loire, juge jeudi "préoccupante" la situation des 40.000 exploitations françaises du secteur en raison de la canicule, dans un entretien à l'AFP.
cf.
http://www.agrisalon.com/06-actu/article-17234.php
Elisabeth
27 juil 2006 17:02:10
Sur FARRE , agriculture raisonnnée
http://www.farre.org/
et bonjour à Gilles !!! on se retrouve !! apres les bancs d'ecole
PS : Mr GOURINCHAS a bien evolué lui aussi cf audiovisuel !
KELLOGG
27 juil 2006 17:36:53
Kellogg: bénéfice net 2T grappille 3%, mais craintes sur les coûts énergie
BATTLE CREEK (Etats-Unis), 27 juil 2006 (AFP)
Le groupe américain de céréales pour le petit-déjeuner Kellogg a annoncé jeudi avoir dégagé un bénéfice net de 266,5 millions de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 3% sur un an, sur fond de chiffre d'affaires en croissance de 7%.
Kellogg a aussi réitéré sa prévision de bénéfice par action pour l'ensemble de 2006 --à 2,45-2,49 dollars contre 2,51 attendus par First Call--, malgré des dépenses pour l'énergie et les matières premières qui devraient s'avérer supérieures aux estimations initiales, a expliqué le groupe dans un communiqué.
Conséquence de la hausse des prix du pétrole brut, le groupe s'attend désormais à ce que ses coûts énergétiques grèvent de 30 cents son bénéfice par action annuel, et non plus seulement de 20 cents (initialement la prévision était même d'un impact de 13 à 16 cents).
Malgré une progression attendue au second semestre, la marge brute en 2006 devrait s'afficher en recul de 0,5 point de pourcentage sur celle de 2005, a ajouté le groupe.
Vers 14H20 GMT l'action Kellogg perdait 1,72% à 48,09 dollars à la Bourse de New York.
Par action, le bénéfice du deuxième trimestre est ressorti à 67 cents, en tenant compte d'un impact négatif de 3 cents lié aux rémunérations en stock-options.
Les analystes interrogés par le cabinet First Call tablaient pour leur part sur 65 cents.
Le chiffre d'affaires a progressé de 7% à 2,77 milliards de dollars, dont +9% en Amérique du Nord (à 1,86 milliard) et +4% à l'international (914,9 millions, +5% hors effet de change). Le marché envisageait pour sa part un chiffre d'affaires de 2,70 milliards de dollars.
Les ventes en Europe (+4%) ont profité d'une "bonne croissance" sur les marchés britannique, irlandais, français et italien, a dit Kellogg. En Asie elles se sont tassées de 1% en raison d'une comparaison défavorable avec le deuxième trimestre 2005, quand elles avaient progressé de 8%.
"Nous continuons à être confiants dans la force de notre modèle d'entreprise, malgré les perspectives de coûts de production", a commenté Jim Jenness, PDG de Kellogg, cité dans le communiqué.
27 juil 2006 20:25:23
Céréales: la sécheresse va réduire la production mondiale en 2006/07
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LONDRES, 27 juil 2006 (AFP)
La production mondiale de céréales en 2006/07 est revue en forte baisse de 15 millions de tonnes à cause de la sécheresse qui frappe de nombreux pays producteurs en Europe et en Amérique, a indiqué jeudi dans un rapport le Conseil international des céréales (CIC).
La production mondiale devrait atteindre 1,577 milliard de tonnes, au lieu de 1,592 milliard anticipé le mois dernier. Elle sera en déficit de 50 millions de tonnes par rapport à la consommation mondiale, et inférieure de 1,3% à la récolte de 2005/06, estime le CIC.
Ce déficit est beaucoup plus important que celui prédit en juin, qui était de 36 millions de tonnes.
En comptant les stocks mondiaux, qui s'élèvent actuellement à 304 millions de tonnes et devraient tomber à 254 millions de tonnes en 2006/07, l'offre de céréales reste toutefois en net excédent par rapport à la demande.
En raison d'un "temps chaud et sec chez un grand nombre de gros producteurs", l'offre mondiale de blé est revue en baisse de 9 millions de tonnes, à 596 millions de tonnes, soit 3,4% de moins qu'en 2005/06, note le CIC.
Les régions les plus affectées sont l'Union européenne, en particulier la France, les Etats-Unis où le blé de printemps pâtit de la sécheresse, et la Turquie, a indiqué le CIC. Dans l'hémisphère sud, le manque de pluies retarde les plantations de blé en Argentine et affecte les cultures en Australie.
La production mondiale de maïs est revue en baisse d'un million de tonnes, à 692 millions de tonnes, un niveau identique à celui de 2005/06, selon le CIC, qui cite aussi pour cause la sécheresse en France et aux Etats-Unis, mais relève de bonnes conditions de récolte dans le sud-est de l'Europe, en Ukraine et en Chine.
L'offre mondiale d'orge est abaissée de 2 millions de tonnes, à 145 millions, mais reste de 3,6% supérieure à celle de la campagne 2005/06, d'après le CIC, qui ne détaille pas les récoltes des autres céréales telles que le seigle, l'avoine ou le sorgho.
Quant à la demande, elle est attendue à 1,627 milliard de tonnes en 2006/07, en hausse de 0,7% par rapport à la campagne précédente.
L'estimation est inférieure d'un million de tonnes à celle de juin, en raison d'un recul anticipé de la consommation animale, mais la demande reste attendue en forte hausse dans le secteur industriel, pour la fabrication de biocarburants tels que l'éthanol, observe le CIC
Juillet le + chaud en france
27 juil 2006 21:28:05
Mois de juillet le plus chaud jamais enregistré sur la France (Météo-France)
PARIS, 27 juil 2006 (AFP)
Ce mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré en moyenne pour la France, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse le directeur adjoint des prévisions météorologiques à Météo-France, Emmanuel Legrand, en estimant que la normale a été dépassée de 3 à 4 degrés.
Juillet 2006, a précisé M. Legrand, "restera dans les annales comme le mois de juillet le plus chaud des 50 dernières années". En ce qui concerne le record de chaleur pour l'été, il a seulement été "battu par août 2003, qui avait été exceptionnel", a-t-il ajouté.
Météo-France base ses statistiques sur les moyennes de températures enregistrées après 1950, les précédentes n'étant pas considérées comme fiables.
La différence entre 2003 et 2006, a souligné pour sa part Pierre-Etienne Bisch, président de Météo-France, réside dans des températures plus faibles cette année, mais sur une période plus longue.
Pour le week-end, a indiqué M. Legrand, les orages devraient faire baisser les températures sur toute le France sauf dans le Sud-Est. Ensuite, il pourrait y avoir une nouvel épisode de chaleur, mais plus limité que ces derniers jours.
Selon le prévisionniste, "il est très peu probable que août 2006 sera plus chaud que août 2003". Mais, a-t-il rappelé, il est très difficile de faire des prévisions à plus de huit jours sur l'Europe de l'Ouest. L'épisode de chaleur caniculaire de juillet, par exemple, n'avait pas été détecté dans les prévisions dites "saisonnières" réalisées avant l'été.
canicule
28 juil 2006 12:20:36
"Juillet le + chaud en france"
La France va devenir un desert, dans le sud-est on n'est en train de crever. Cela fait 3 semaine que l'on ai au niveau 2 ou 3.
Elisabeth
28 juil 2006 12:27:46
Oui, en + accalmie toute passagere , pour repartir de plus belle
En dehors de la secheresse actuelle , le niveau des nappes phraétiques étaient DEJA alarmantes.
Autre reflexion ,revenant d'Espapgne, la chaleur et climatisation sont bcp mieux gérées là bas
Reflexion : la France etant un des plus grands pays d'Europe, les investissments nécessaires pour adapter les infrastructures au rechauffement climatique vont-ils etre pris par budget national ou collectivites locales ? belle bataille en perspective !!!!!
castorameur(stephane)
28 juil 2006 13:27:44
En dehors de l'aspect climatologie il faut également dénoncer la TRES mauvaise gestion de l'eau pour l'arrosage intensif depuis plus de 10 ans.
Avec des canons à eau qui balance de la flote sur 100 m il y plus de 50% qui part en evaporation.
Il n'y a plus non plus de barrière natuelle (haies,...) pour retenir l'eau.
Mais ne vous inquietez pas je suis sûr qu'il y a déjà une firme américaine qui à planché sur ce "formidable march" (comme on dit) et qui pourra vendre de l'eau à 100 euros le m3 par hélicoptère!!!!!!!
Elisabeth
8 août 2006 18:24:41
Sécheresse: 4O départements vont demander des aides agricoles
PARIS, 8 août 2006 (AFP)
Quarante départements vont demander le déclenchement de la procédure de "calamités agricoles" pour permettre d'indemniser les agriculteurs touchés par la sécheresse, a annoncé mardi le ministère de l'Agriculture.
Fin juillet, 14 départements avaient d'ores et déjà diligenté une mission d'enquête sécheresse dans le cadre de cette procédure: Ardèche, Aude, Averyon, Corse-du-Sud, Côte-d'Or, Doubs, Eure-et-Loir, Hérault, Isère, Haute-Loire, Pyrénées-Orientales, Haut-Rhin, Tarn et Vaucluse.
Vingt-six autres départements prévoient de le faire dans le courant du mois d'août, ajoute le ministère après la deuxième réunion mardi de la "cellule vigilance sécheresse".
Le ministère n'était pas encore en mesure de donner la liste de ces départements.


