Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, M. Hamid Ridha Assafi, a affirmé le soutien de son pays à la Syrie et au peuple syrien.
Il a par ailleurs exprimé l'espoir qu'Israël ne "ferait pas l'erreur d'attaquer la Syrie", ajoutant que "l'extension du front causerait certainement des pertes inimaginables à l'Etat juif".
Le ministre iranien de la défense a pour sa part démenti les informations faisant état d'aides militaires iraniennes fournies au Hezbollah, soulignant qu'elles entraient dans le cadre de la guerre psychologique visant à étendre le foyer de tension dans la région.
La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé pour sa part dimanche, que les dirigeants du G8 réclamaient du Hezbollah libanais qu'il libère les deux soldats israéliens enlevés la semaine dernière et cesse ses attaques sur Israël.
I – L'Iran réitère le soutien de l'Iran à la Syrie
L'Iran a averti Israël dimanche de ne pas attaquer la Syrie alors que le conflit est désormais ouvert entre l'Etat juif et le Liban. Selon Téhéran, Israël ne rechercherait pas la paix, mais souhaiterait au contraire les troubles pour couvrir son échec.
Dans son point de presse hebdomadaire, M. Assafi a mis en garde contre toute extension du conflit dans la région, tout en affirmant que l'Iran était à côté du peuple syrien et qu'Israël connaîtrait "des pertes inimaginables" s'il attaquait la Syrie.
Il a par ailleurs appelé les pays arabes et islamiques à soutenir le Liban et la Palestine et la communauté internationale à sortir de son silence.
II – Le conflit aux frontières de la Syrie
Samedi, l'armée israélienne a confirmé qu'elle avait lancé des roquettes sur la zone de tampon entre le Liban et la Syrie sans révéler si elles visaient des cibles syriennes. Peu après les bombardement, la Syrie a démenti les informations selon lesquelles les attaques ciblaient son pays, indiquant qu'aucun militaire ni aucune installation civile n'avait été ciblé sur son territoire.
En outre, le chef des opérations militaires israéliennes, le général Gadi Azincot, a indiqué lors d'une conférence de presse à Jérusalem que la Syrie n'était pas visée par l'opération, précisant que l'Etat syrien ne constituait pas un objectif de l'offensive menée par Israël contre le Hezbollah au Liban.
Il a estimé au contraire que le Hezbollah libanais voulait entraîner la Syrie dans la bataille, appelant les Syriens à "exercer leur jugement". "Jusqu'à maintenant, nous luttons contre le Hezbollah, mais non contre les Syriens", a indiqué M. Azincot.
III – Iran : le ministre de la défense met en cause les USA
Pour sa part, le ministre iranien de la défense, le général Moustafa Mohamed Najjar, a mis en garde contre la poursuite de l'agression israélienne contre le Liban et l'extension du conflit, soulignant que cela n'aboutira qu'à la perte de l'entité sioniste.
Il a ainsi condamné "l'attaque barbare et les crimes commis par Israël" contre le Liban, rejetant sur les Etats-Unis la responsabilité des crimes israéliens contre le Liban et la Palestine.
M. Najjar a par ailleurs indiqué que les Etats-Unis avait transformé la région en un foyer de tension et de guerre, dans le but de défendre la sécurité d'Israël et de contrôler toutes les sources d'énergie. Il appelé, à cet effet, le monde islamique à œuvrer pour défendre les deux peuples libanais et palestinien et mettre fin aux crimes israéliens commis contre les populations de la région.
Hamid Reza Assefi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a pour sa part critiqué le président américain qui avait affirmé qu'Israël "avait tous les droits de se défendre". Selon lui, les Etats-Unis jouent un rôle destructeur en mettant leur veto contre les résolutions du Conseil de sécurité et en encourageant les crimes israéliens. Il demande en conséquence aux USA de réviser leurs politiques et «corriger leur attitude erronée de soutien au régime sioniste".
IV – Démenti iranien d'une aide au Hezbollah
L'Iran a démenti dimanche la présence de soldats iraniens au Liban, réfutant les allégations israéliennes selon lesquelles une centaine de militaires iraniens auraient aidé le Hezbollah à attaquer un bâtiment de la marine israélienne.
Hamid Reza Assefi a ainsi de nouveau démenti toute aide militaire iranienne au Hezbollah et les accusations israéliennes selon lesquelles, des militaires iraniens assistent et conseillent les combattants du Hezbollah. "Nous n'avons pas de militaires (au Liban). Ce n'est pas vrai que nous avons envoyé des missiles. Le Hezbollah est suffisamment capable et le régime sioniste est sous pression", a-t-il ajouté.
Israël a déclaré samedi qu'une centaine de Gardiens de la Révolution, unité d'élite iranienne, se trouvaient au Liban, où ils ont aidé le Hezbollah à tirer vendredi soir un missile à guidage radar contre un bâtiment de la marine israélienne, au large des côtes libanaises.
V – Israel veut faire fuir les Libanais vers le Nord
Israël a l'intention de faire fuir des dizaines de milliers d'habitants du Liban sud vers le nord afin de faire pression sur le Hezbollah, a déclaré dimanche le ministre israélien de la Sécurité intérieure Avi Dichter.
"Des dizaines de milliers de Libanais qui fuiront vers le nord, cela va exercer les pressions nécessaires sur le Hezbollah", a affirmé M. Dichter à des journalistes lors d'un briefing.
VI - Le G8 réclame un geste du Hezbollah
La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé que les dirigeants du G8 réclamaient du Hezbollah libanais qu'il libère les deux soldats israéliens enlevés la semaine dernière et cesse ses attaques sur Israël.
"Nous réclamons d'abord que les soldats israéliens rentrent sains et saufs en Israël et que les attaques sur Israël cessent, et ensuite, naturellement, qu'Israël cesse son opération militaire", a-t-elle dit à la presse lors du sommet du G8 à Saint-Pétersbourg.
Le G8 est également partisan de la création d'une nouvelle mission d'observation au Liban sous l'égide des Nations unies, a ajouté la chancelière fédérale.
A lire également :
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. Escalade d'Israël : le Liban coupé du monde

7 Commentaires
1
Il y a quelques années une secte se présentait aux élections, et l'on pouvait contempler des Yogas Sauteurs effectuer des figures de gymnastiques entre le discours de Chirac et celui de Jospin...Pour le plus grand bien de l'Humanité, la secte de la méditation transcendentale permettait, via des sauts libérateurs, de diminuer la tension du monde, de réduire les conflits.
Certains jours je me demande si les sauteurs délirants n'ont pas brusquement cessé leurs activités bienfaitrices: L' Irak en plein chaos, fou nord coréen qui lance des missiles vers le Japon, Israël qui perd la boule, L'Iran qui cherche à fabriquer des bombes atomiques, les cyclones qui arrivent, la fin du pétrole... etc.
Je termine sur cette citation:
"Le lapin croit que les phares d'une voiture sont là pour lui éclairer la route... Un peu comme les adeptes d'une secte." (Patrick Sébastien / Carnet de notes, 2001)
16 juillet 2006 à 20:492
Oui, comme un autre lecteur le disait, il ne manquait plus qu'un cyclone ce week-end, c'est presque le cas en Chine ... et ca passerait presque inapercue dans le contexte actuel.
Néanmoins, propos que j'ai entendu à midi : s'il y avait une guerre, les gens attendraient que ca se passe ... assis sur une chaise longue.
16 juillet 2006 à 21:063
dimanche 16 juillet 2006, 19h23
Jacques Chirac presse Beyrouth d'agir contre le Hezbollah
SAINT-PETERSBOURG, Russie (Reuters) - Jacques Chirac a exhorté le gouvernement libanais à oeuvrer à la mise en oeuvre urgente de la résolution 1559 de l'Onu qui appelle au désarmement et au démantèlement du Hezbollah.
"Il faut bien que les Libanais se rendent compte qu'il n'y a pas d'Etat démocratique qui puisse exister si le gouvernement n'a pas la pleine autorité sur l'ensemble de son territoire", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse en marge du sommet du G8.
Qu'il n'y a pas d'Etat démocratique "s'il laisse librement des milices armées qui prennent leurs instructions on ne sait pas d'où, on ne sait pas de qui, et qui peuvent du jour au lendemain créer des situations dans le genre de celle que nous avons vue aujourd'hui", a-t-il poursuivi en visant la milice chiite du Hezbollah, soutenue par l'Iran et la Syrie.
"Il nous apparaît indispensable que la pression internationale se fasse pour que la 1559 (...) soit mise en oeuvre dans les délais les plus brefs. Toute autre solution, toute autre initiative se traduira inévitablement par des crises successives, des douleurs, des assassinats", a-t-il estimé.
"Il faut que les Libanais comprennent qu'ils ont choisi la voie de la reconstruction , de la démocratie, de la stabilité et de la souveraineté, et qu'ils doivent fortement condamner tous ceux qui, sous l'impulsion extérieure, mettent en cause ces acquis", a souligné Jacques Chirac, dénonçant les "provocations" du Hezbollah.
"C'est le vieux système 'provocation-répression': c'est un piège que personne ne peut ignorer, et ceux qui s'amusent à déclencher ce piège prennent une lourde responsabilité", a-t-il insisté.
16 juillet 2006 à 21:124
La Syrie promet des représailles si elle est attaquée
AP | 16.07.06 | 11:32
16 juillet 2006 à 21:13DAMAS (AP) -- La Syrie a mis en garde dimanche Israël contre toute attaque qui pourrait la viser.
"Toute agression contre la Syrie sera suivie de représailles fermes et directes dont la durée et les méthodes n'auront pas de limites", a déclaré le ministre de l'Information Mohsen Bilal à l'agence de presse syrienne officielle.
Israël accuse Damas de soutenir le Hezbollah qui a capturé deux de ses soldats mercredi. L'Etat hébreu a lancé une offensive au Liban contre la milice chiite. En cinq jours, 106 Libanais sont morts, des civils pour la plupart, et 23 Israéliens ont été tués (11 soldats et 12 civils). AP
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pas mal pour des gens non impliqués ....
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Liban: l'Iran propose un cessez-le-feu et un échange de prisonniers - DAMAS, 17 juil 2006 (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a proposé lundi "un cessez-le feu" suivi d'un échange de prisonniers pour mettre fin à l'offensive israélienne au Liban, dans des déclarations à la presse
"Un cessez-le-feu pourrait être proclamé qui serait suivi d'un échange" entre les deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah et des libanais détenus détenus en Israël, a affirmé M. Mottaki à la fin d'un entretien avec le vice-président syrien Farouk al-Chareh.
"Il faut réfléchir d'une manière raisonnable et juste afin de mettre fin à la crise", a ajouté M. Mottaki
17 juillet 2006 à 17:406
Le vendredi 28 juillet 2006
Blair met en garde l'Iran et la Syrie
Agence France-Presse - Washington
Le premier ministre britannique Tony Blair a mis en garde vendredi l'Iran et la Syrie contre le «risque de confrontation croissante» pour leur rôle dans le conflit au Liban et la situation au Proche-Orient.
Les deux régimes ont le choix entre se montrer des «membres responsables de la communauté internationale ou ils feront face au risque de confrontation croissante», a dit M. Blair lors d'une conférence de presse commune avec le président américain George W. Bush à la Maison-Blanche.
M. Bush a appelé l'Iran à renoncer à vouloir se doter de l'arme nucléaire. Il a aussi accusé l'Iran et la Syrie d'être les «soutiens» du Hezbollah et de «vouloir tuer».
30 juillet 2006 à 16:247
Samedi 05 Août 2006 | 5:00 | Beyrouth
« Téhéran et Damas ont poussé le Hezbollah à attaquer Israël », affirme Burns
Les États-Unis ont une nouvelle fois accusé l’Iran et la Syrie de soutenir le Hezbollah.
« L’Iran a créé le Hezbollah en 1982. L’Iran a financé le Hezbollah et l’Iran a fourni les roquettes de longue portée qui s’abattent maintenant sur le nord d’Israël », a dit le numéro trois de la diplomatie américaine, Nicholas Burns, dans un entretien accordé à CNN.
« Nous devons voir ce conflit non pas comme un conflit entre le Hezbollah et Israël, un conflit de frontière. Il s’agit d’un conflit plus large parce que l’Iran agit dans un sens qui est totalement opposé aux espoirs de nous tous, à savoir la stabilité et la paix au Proche-Orient », a-t-il ajouté.
« L’Iran et la Syrie ont conduit le Hezbollah à mener cette attaque » sur Israël, a-t-il dit.
Concernant les négociations en cours aux Nations unies sur l’adoption d’une résolution pour mettre fin aux combats et instaurer un cadre politique pour la fin des violences, M. Burns espère que cela aura lieu en début de semaine prochaine.
« Nous espérons et nous attendons cela pour le début de la semaine prochaine. Nous travaillons étroitement avec la France, la Grande-Bretagne et d’autres alliés », a dit M. Burns.
l'Orient-le-jour
05 août 2006 à 21:30Ajoutez un commentaire
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