LIBAN : UE, ONU et Iran agissent pour apaiser le conflit

Israel_15_isr_eapL'UE dans son ensemble réagit en vue de la résolution des tensions actuelles au Proche-Orient.

Ainsi, ses Etats membres seraient prêts à participer à une force internationale qui pourrait être déployée au Liban, cette proposition n'étant cependant encore à l'heure actuelle qu'à une phase d'ébauche.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a qui il appartiendra en tout état de cause de se positionner sur la question, a entamé lundi matin des consultations à huis clos pour discuter des moyens à mettre en oeuvre en vue d'enrayer l'escalade actuelle de violence au Liban. Les Etats-Unis ont néanmoins indiqué qu'il ne fallait pas attendre de décision avant plusieurs jours.

I – Les membres de l'UE prêts à participer à une force internationale

Les Etats membres de l'Union européenne "sont prêts à participer" à une force internationale qui pourrait être déployée au Liban, mais cette force n'en est encore qu'au stade de "l'idée", a déclaré lundi la présidence finlandaise de l'UE.

"Je suis confiant que l'UE, qui a contribué à beaucoup de missions dans le passé, sera prête à y participer", a déclaré le ministre finlandais des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja, lors d'un point de presse à l'issue d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères.

"Nos Etats membres sont prêts à considérer favorablement leur participation à une telle mission", a-t-il ajouté, en soulignant cependant que c'était à ce stade "seulement une idée" et qu'il reviendrait "avant tout aux Nations unies et au Conseil de sécurité de l'Onu de s'occuper de la question".

II - Début des consultations à huis clos de l'Onu sur le Liban

Le Conseil de sécurité de l'Onu a entamé lundi matin des consultations à huis clos en vue de définir les moyens à mettre en oeuvre en vue d'enrayer la spirale de la violence au Liban. L'Organisation doit examiner l'appel des pays du G8, établi ce week-end à Saint-Pétersbourg, exhortant le Hezbollah et Israël à cesser les hostilités et se prononçant pour l'envoi sur place d'une force de stabilisation.

Jean-Marie Guéhenno, secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix de l'Onu devrait être entendu à huis clos. Ibrahim Gambari, secrétaire général adjoint pour les affaires politiques de l'organisation devrait par ailleurs participer à une réunion sur les conséquences des actuelles violences au Liban sur le mandat de la Force des Nations unies (Finul).

L'ambassadeur américain John Bolton a indiqué que le Conseil ne prendrait aucune décision avant le retour de la mission de médiation de l'Onu envoyée dans la région, sous la direction du conseiller du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan pour les affaires politiques, Vijay Nambiar. "Je pense qu'il est très important qu'avec l'évolution rapide des événements, le Conseil de sécurité ne fasse rien qui puisse déstabiliser encore davantage la situation", a-t-il dit déclaré. "Nous espérons qu'elle pourra peut-être informer le Conseil d'ici à jeudi. (...) Ce sera aussi le moment approprié pour examiner les mesures que le Conseil pourra prendre", a ajouté l'ambassadeur américain.

Les Etats-Unis sont réticents à appeler au cessez-le feu tant que les causes fondamentales du conflit ne seront pas résolues. Une séance à huis clos du Conseil de sécurité samedi soir n'avait débouché sur aucun accord. M. Bolton a répété lundi matin qu'"avant d'arriver à un cessez-le-feu, il faut examiner les causes du conflit". Selon lui, un cessez-feu pourrrait être obtenu immédiatement si le Hezbollah et le Hamas relâchaient leurs prisonniers et mettaient fin aux tirs de roquettes et autres "actes de terrorisme contre Israël".

M. Annan a de son côté appelé à Saint-Pétersbourg à la conclusion d'une trêve pour permettre la mise en place de la force de stabilisation.

III - Quelques progrès encourageants pour un cessez-le-feu

Le chef de la délégation de l'ONU qui tente de négocier un cessez-le-feu a annoncé lundi à Beyrouth avoir enregistré "quelques progrès encourageants" et indiqué qu'il se rendait en Israël.

"Il y a eu de premiers efforts encourageants", a ainsi annoncé à la presse le conseiller du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan pour les affaires politiques, Vijay Nambiar.

Le but de la mission est de tenter d'obtenir un cessez-le-feu dans les combats entre le Hezbollah et Israël.

IV - L'Iran propose un cessez-le-feu et un échange de prisonniers

Bien que réfutant accorder toute aide aux belligérants, dans le conflit ouvert entre Israël et le Hezbollah, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a proposé lundi "un cessez-le feu" suivi d'un échange de prisonniers pour mettre fin à l'offensive israélienne au Liban.

"Un cessez-le-feu pourrait être proclamé qui serait suivi d'un échange" entre les deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah et des libanais détenus détenus en Israël, a affirmé M. Mottaki à la fin d'un entretien avec le vice-président syrien Farouk al-Chareh.

"Il faut réfléchir d'une manière raisonnable et juste afin de mettre fin à la crise", a ajouté M. Mottaki.

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5 Commentaires

  1. 1

    un algérien

    Ben oui la solution est chez l'Iran aprés avoir ramené sa merde sur le peuple libanais.

    http://fr.news.yahoo.com/18072006/202/liban-ryad-craint-que-teheran-utilise-des-pays-arabes-ses.html

  2. 2

    Elisabeth

    mardi 18 juillet 2006, mis à jour à 17:58

    L'Onu renforce son personnel humanitaire au Liban
    Reuters
    L'Onu a entrepris d'évacuer du Liban ses équipes non indispensables et leurs familles, en renforçant, par ailleurs, son personnel chargé de l'humanitaire, a annoncé mardi Jan Egeland, chef du bureau de coordination de l'Onu pour les affaires humanitaires.

    "Nous sommes à un moment où le peuple du Liban a besoin de l'Onu. C'est pourquoi j'y envoie plus de gens de mon bureau", a-t-il dit.

    Evoquant les centaines de milliers de Libanais qui fuient les frappes israéliennes, Egeland a déclaré: "Il faut que nous arrêtions cela avant que cela devienne une plus grande urgence encore."

    "Je lance donc un appel aux deux parties : nous avons besoin d'un cessez-le-feu, nous devons cesser cela. Et maintenant."

    Les fonds de l'Onu qui seront débloqués d'ici quelques jours seront essentiellement consacrés à la réfection des réseaux d'approvisionnement en eau et des systèmes sanitaires, et au financement de traitements médicaux d'urgence, a-t-il précisé.

    La difficulté à se déplacer au Liban risque toutefois de ralentir l'évaluation des besoins, à la fois à destination des organisations non-gouvernementales et des organisations indépendantes de l'Onu, telles que le Comité international de la Croix-Rouge.

    "Les routes et les ponts ont été détruits, et il est très dangereux de se déplacer dans le sud du Liban", a expliqué Egeland, exhortant l'armée israélienne à laisser les équipes médicales porter assistance aux civils blessés.

  3. 3

    Elisabeth

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  5. 5

    Anonyme

    L'Arabie saoudite soutient le déploiement d'une force de l'Onu au Liban
    AFP 18.07.06 | 20h56

    'Arabie saoudite a annoncé mardi qu'elle soutenait le déploiement d'une force internationale au Liban mais que la priorité demeurait un arrêt des attaques d'Israël contre son voisin.

    "Il revient au gouvernement libanais de décider (s'il veut une telle force), mais un arrêt des combats (...) requiert la présence de forces pour superviser la fin des hostilités", a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, lors d'une conférence de presse à Djeddah (ouest).

    "Naturellement nous pensons que s'il y a un cessez-le-feu, il faudra qu'il y ait des forces internationales pour un conflit de ce genre", a-t-il ajouté.

    Le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan a déclaré mardi, après des entretiens à Bruxelles avec le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure Javier Solana, qu'une force de stabilisation internationale au Liban, si elle était approuvée par le Conseil de sécurité, devrait être "considérablement plus importante" que la force de la Finul qui compte 2.000 hommes.

    L'idée d'une force de stabilisation internationale a été proposée par les pays du G8 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada, France, Allemagne, Japon, Italie et Russie) lors d'un sommet le week-end dernier à Saint-Pétersbourg en Russie.

    M. Annan a indiqué que le déploiement de la force de stabilisation aiderait le gouvernement libanais à "régler la question du désarmement des milices", au premier rang desquelles figure le Hezbollah chiite qui, en capturant deux soldats israéliens pour les échanger contre des prisonniers libanais aux mains d'Israël, a provoqué la sanglante offensive militaire israélienne.

    Interrogé sur la demande des Etats-Unis de libérer les deux soldats israéliens comme un préalable à une solution de la crise, le ministre saoudien a estimé que les deux militaires ne pourraient pas être relâchés en l'absence d'un cessez-le-feu.

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