Le Hezbollah a rejeté lundi les propositions internationales de cessez-le-feu, accusant les envoyés étrangers d'accorder du temps à Israël pour poursuivre son offensive au Liban, en vue de contraindre son adversaire à la soumission.
Le chef de la délégation de l'ONU - qui tente à l'heure actuelle de négocier un arrêt du conflit - avait pourtant annoncé lundi à Beyrouth avoir enregistré "quelques progrès encourageants". Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, avait quant à lui proposé lundi un cessez-le feu, suivi d'un échange de prisonniers pour mettre fin à l'offensive israélienne au Liban.
Le Hezbollah a rejeté lundi les propositions internationales de cessez-le-feu, évoquant un stratagème des envoyés étrangers en vue de faire gagner du temps à Israël dans la poursuite de son offensive contre le Liban afin de contraindre le pays à la soumission.
"Les envoyés internationaux ont communiqué les conditions israéliennes. Ces conditions sont rejetées", a déclaré le député du Hezbollah Hussein Haj Hassan sur la chaîne Al-Jazira.
"Nous acceptons ce qui garantit l'intérêt, la fierté et la dignité de notre pays" et non une soumission aux conditions israéliennes, a-t-il ajouté dans la soirée.
Ses propos ont été tenus à la suite des discussions de représentants de l'Union européenne, de l'ONU, et du Premier ministre français avec le gouvernement libanais sur les moyens de mettre fin à six jours de violents affrontements entre les forces israéliennes et les militants du Hezbollah. L'Etat hébreu a demandé la libération de deux soldats israéliens enlevés par le Hezbollah et le retrait de la milice de la frontière avant tout cessez-le-feu.
La chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah a accusé les représentants étrangers de se rendre au Liban dans l'objectif précis de "donner plus de temps" à l'aviation "ennemie" pour commettre "davantage de destructions et de dévastations" afin que le drapeau de la reddition se lève.
Le Hezbollah a précisé qu'il souhaitait un cessez-le-feu sans conditions, Al-Manar promettant d'autres tirs de roquettes sur Israël et lançant cet avertissement: ce n'est que "le début. Prenez garde à notre cyclone".
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http://www.invisiblesurfing.com/surf.php?q=aHR0cDovL3Zoby5vcmcvYWFhcmdoL2ZyYW4vbGl2cmVzLy4uL2xpdnJlczcvdmljdG9pcmVoZXpiLnBkZg%3D%3D Comment le Hezbollah a-t-il vaincu Israël ? Dès le début du conflit et jusqu’à ses dernières opérations, les commandants du Hezbollah ont réussi à pénétrer le cycle de prise de décision stratégique et tactique d’Israël, grâce à un ensemble d’opérations de renseignement, d’opérations militaire et d’opérations politiques, avec pour résultat le fait que le Hezbollah a enregistré une victoire décisive et complète dans sa guerre contre Israël.Le creusement des dépôts d’armes, au cours des années précédentes, s’était accompagné d’un programme d’installation de leurres, certains bunkers étant construits à l’air libre, à la vue des observations des drones israéliens et au vu et au su de civils libanais fortement liés aux Israéliens. A de rares exceptions près, ces bunkers étaient des leurres. La construction des véritables bunkers se poursuivait,sur ces entrefaites, dans des zones interdites à la population libanaise. Les bunkers de commandement et d’entreposage d’armes les plus importants étaient creusés à l’intérieur des collines rocheuses du Liban, à un profondeur atteignant jusqu’à quarante mètres. Près de 600 bunkers d’entreposage d’armes et de munitions furent ainsi creusés en des positions stratégiques au Sud de la rivière Litani. « Israël a perdu la guerre durant les trois premiers jours », a dit un expert militaire états-unien. « Si vous êtes confronté à ce type de surprise et que vous disposez de ce niveau de puissance de feu, vous avez intérêt à gagner ! Sinon, vous êtes cuits, et durablement. » De nombreux hommes de la Brigade Nasr avaient passé des jours interminables à attendre l’assaut israélien et, grâce à l’aptitude du Hezbollah à intercepter les communications militaires israéliennes, les soldats israéliens se sont cassé les dents contre des unités hezbollahies puissamment retranchées. La tactique du Hezbollah n’était pas sans rappeler celle de l’armée nordvietnamienne durant les premiers jours du conflit vietnamien – époque où les commandants de l’armée nord-vietnamienne dirent à leurs hommes qu’ils devaient « éviter les bombes », puis se battre contre les Américains au cours d’engagements menés par de petites unités. « Vous devez les attraper par la boucle de leur ceinture », avait dit un commandant vietnamien afin de faire comprendre en quoi consistait cette tactique. De surcroît, et de manière encore plus significative, les combattants du Hezbollah ont apporté la démonstration qu’ils étaient dévoués et disciplinés. En utilisant leurs atouts en matière de renseignement pour clouer sur place les incursions de l’infanterie israélienne, ils ont prouvé qu’ils étaient les égaux des combattants des meilleurs unités israéliennes. Dans certains cas, des unités israéliennes ont été vaincues sur le champ de bataille, et contraintes à des retraits soudains ou contraints à recourir à une couverture aérienne pour sauver certains de leurs éléments d’un débordement inéluctable. La robuste défense du Hezbollah infligeait également un lourd tribu aux blindés israéliens. Israël ayant finalement accepté un cessez-le-feu et commencé à se retirer de la zone frontalière, il abandonna derrière lui sur le terrain quarante véhicules blindés, presque tous détruits par des missiles anti-tanks AT-3 « Sagger », utilisés avec une grande expertise – il s’agit du nom utilisé par l’Otan pour désigner un missile de fabrication russe, lancé depuis un véhicule ou portable, guidé par fil, le 9M14 Malyutka de deuxième génération (Malyutka signifiant « Petit Bébé »…) Atteignant des cibles se situant jusqu’à une distance de trois kilomètres, le Sagger (le Malyutka) s’est avéré extrêmement efficace dans l’élimination des tanks israéliens, et cela n’a sans doute pas manqué de donner des sueurs froides aux commandants des blindés israéliens, dans une grande mesure parce que le missile Sagger mis en oeuvre par le Hezbollah est une version ancienne (mise au point et diffusée en 1973) d’une version plus moderne, encore plus aisée à dissimuler et à déployer, et porteur d’une tête explosive plus importante. Si l’armée israélienne n’a pas été capable de protéger ses blindés contre la version de « deuxième génération » 1973, ses commandants doivent aujourd’hui se demander comment ils pourront se protéger contre une version plus moderne, encore plus sophistiquée et létale… Au lendemain du conflit entre Israël et le Hezbollah, un sondage d’opinion a été effectué en Egypte : on a demandé à un échantillon représentatif de la population égyptienne de citer les deux dirigeants politiques les plus admirés. Un nombre écrasant d’Egyptiens a cité Hassan Nasrallah, le président iranien Mahmud Ahmadinejad arrivant immédiatement après…
18 janvier 2009 à 10:08Ajoutez un commentaire
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