Le G8 a demandé dimanche un arrêt de l'offensive israélienne et la fin des bombardements du Hezbollah visant l'Etat hébreu, suggérant également une "présence internationale de sécurité et d'observation" au Liban.
De son côté, le président français Jacques Chirac, s'exprimant lors d'une conférence de presse, a jugé "indispensable" que la pression internationale se concentre sur la mise en oeuvre intégrale de la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Cette dernière implique "le désarmement de toutes les milices" libanaises et la restauration de "l'autorité du gouvernement démocratique libanais sur l'ensemble de son territoire dans les délais les plus brefs".
I - Le G8 demande un arrêt des opérations d'Israël et du Hezbollah
Le G8 a demandé dimanche un arrêt de l'offensive israélienne et la fin des bombardements du Hezbollah contre Israël. "La priorité la plus urgente est de créer les conditions à un arrêt durable des violences", indique une déclaration commune des Huit adoptée au sommet de Saint-Pétersbourg.
Le texte cite quatre conditions pour y parvenir : le retour sain et sauf des soldats israéliens enlevés à Gaza au Liban, l'arrêt des bombardements du territoire israélien, l'arrêt des opérations militaires israéliennes au Liban et à Gaza, "le retrait rapide” des forces israéliennes de Gaza, ainsi que la libération des ministres et parlementaires palestiniens arrêtés.
Les membres du G8 expriment par ailleurs leur plein soutien au gouvernement libanais pour “l'affirmation de son autorité et sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire”, précisant que cela impliquait le déploiement de l'armée libanaise partout dans le pays, en particulier dans le Sud, et le désarmement des milices.
Les leaders du G8 expriment leur "préoccupation croissante concernant la situation au Proche-Orient, en particulier le nombre grandissant de victimes civiles de tous les côtés et les dégâts aux infrastructures". Le G8 met notamment en cause les "forces extrémistes qui cherchent à déstabiliser la région et à saper les aspirations des Palestiniens, des Israéliens et des Libanais à la démocratie et à la paix". Les huit pays se sont accordés pour considérer qu'on ne pouvait “laisser ces éléments extrémistes et ceux qui les soutiennent plonger le Proche-Orient dans le chaos et provoquer un conflit plus large”.
II - Le G8 en faveur d'une mission internationale au Liban
Le G8 s'est également prononcé dimanche en faveur de l'envoi par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une mission internationale d'observation et de sécurité au Liban-sud, fief du Hezbollah.
"Nous exprimons notre plein soutien au gouvernement libanais pour l'affirmation de son autorité et sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire (...). Cela passe par le déploiement de l'armée libanaise partout dans le pays, en particulier dans le Sud, et le désarmement des milices", déclarent les pays membres du G8.
"Nous souhaiterions l'examen par le Conseil de sécurité de l'ONU de la possibilité d'une présence internationale de sécurité et d'observation", ajoute le texte.
Le G8 a également salué les efforts constructifs de l'Egypte, de l'Arabie saoudite et de la Jordanie ainsi que des autres acteurs régionaux visant à rétablir la paix dans la région.
III- Jacques Chirac exhorte Beyrouth d'agir contre le Hezbollah
Jacques Chirac a exhorté le gouvernement libanais à oeuvrer à la mise en oeuvre urgente de la résolution 1559 de l'Onu qui appelle au désarmement et au démantèlement du Hezbollah, soulignant que cette mesure impliquait "le désarmement de toutes les milices" libanaises et la restauration de "l'autorité du gouvernement démocratique libanais sur l'ensemble de son territoire dans les délais les plus brefs".
"Il faut bien que les Libanais se rendent compte qu'il n'y a pas d'Etat démocratique qui puisse exister si le gouvernement n'a pas la pleine autorité sur l'ensemble de son territoire", a déclaré le président français, visant la milice chiite du Hezbollah, soutenue par l'Iran et la Syrie.
Il apparaît ainsi indispensable au Président français que la pression internationale se fasse pour que la résolution concernée soit mise en oeuvre dans les délais les plus brefs. “Toute autre solution, toute autre initiative se traduira inévitablement par des crises successives, des douleurs, des assassinats", a-t-il estimé.
"Il faut que les Libanais comprennent qu'ils ont choisi la voie de la reconstruction, de la démocratie, de la stabilité et de la souveraineté, et qu'ils doivent fortement condamner tous ceux qui, sous l'impulsion extérieure, mettent en cause ces acquis", a souligné Jacques Chirac, dénonçant les "provocations" du Hezbollah. "C'est le vieux système 'provocation-répression': c'est un piège que personne ne peut ignorer, et ceux qui s'amusent à déclencher ce piège prennent une lourde responsabilité", a-t-il insisté.
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Huit Canadiens tués dans un raid israélien dans le sud du Liban - AP | 16.07.06 | 21:42
BEYROUTH (AP) -- Huit ressortissants canadiens ont été tués dimanche dans un raid aérien israélien sur une localité libanaise à la frontière avec Israël, a annoncé le chef de la diplomatie canadienne.
Le ministre des Affaires étrangères Peter MacKay a précisé qu'outre ces huit personnes décédées, six autres Canadiens se trouvaient dans un état jugé critique.
Selon des responsables des services de sécurité libanais s'exprimant sous couvert de l'anonymat, plusieurs membres d'une même famille sont morts dimanche dans un raid israélien qui a frappé leur maison à Aitaroun, à la frontière avec l'Etat hébreu.
16 juillet 2006 à 22:19Les victimes n'ont pas été identifiées.
Selon des chaînes de télévision, la famille était venue du Canada passer ses vacances d'été à Aitaroun.
Peter MacKay, cité par la Presse Canadienne, a précisé que le gouvernement élaborait des plans pour évacuer ses ressortissants par la voie maritime. AP
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Le Hezbollah menace Israël d'une campagne sans limite
le 16 juillet 2006 /AFP
Le Hezbollah s'est engagé dimanche à mener une campagne sans limite contre Israël qui a continué ses raids dévastateurs au Liban faisant au moins 45 morts civils, alors que le parti libanais a tiré des roquettes sur Haïfa, la troisième ville de l'Etat juif, tuant huit personnes.
"Nous allons utiliser tous les moyens" dans la confrontation avec Israël, a déclaré le chef du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah, dans une allocution télévisée. "Puisque l'ennemi n'a plus de ligne rouge, nous n'avons plus de ligne rouge non plus", a-t-il averti après avoir déclaré samedi "une guerre ouverte" contre l'Etat hébreu.
17 juillet 2006 à 00:503
Gaza : le ministère
des Affaires étrangères bombardé
NOUVELOBS.COM | 17.07.06 | 09:54
Le bâtiment du ministère palestinien des Affaires étrangères s'est effondré lundi matin sous les frappes de l'aviation israélienne.
D es avions israéliens ont bombardé tôt lundi matin 17 juillet le bâtiment abritant le ministère palestinien des Affaires étrangères dans la ville de Gaza, selon des témoins. Il s'agit de la deuxième attaque contre le ministère en une semaine.
On pouvait voir un nuage de fumée s'élever du bâtiment déjà endommagé. Il y avait au moins neuf blessés, qui se trouvaient dans des habitations à proximité du ministère, ont indiqué les secouristes.
L'armée israélienne a confirmé avoir touché le ministère des Affaires étrangères "dans le cadre des opérations en cours" contre le Hamas, affirmant que le ministre des Affaires étrangères Mahmoud Zahar y "planifie des opérations contre Israël".
L'importante déflagration a provoqué l'effondrement des huit étages d'une des ailes du bâtiment, qui était vide, et endommagé des maisons dans un large périmètre alentours. Au moins 50 appartements ont subi des dégâts tels que des fenêtres brisées, portes et certains murs effondrés. Dans un bidonville à proximité, des cabanes se sont effondrées sur leurs habitants, ont déclaré des témoins.
Quatre ministères palestiniens situés dans le secteur ont également subi des dégâts.
Affrontements avec les activistes palestiniens
Une heure plus tôt, des avions de chasse israéliens ont tiré au moins cinq missiles sur des activistes palestiniens lors d'affrontements dans le nord de la Bande de Gaza, selon des responsables de la sécurité palestinienne qui précisaient que trois des missiles visaient des militants qui lançaient des grenades près de la ville de Beit Hanoun, située en face de la ville israélienne de Sderot, cible fréquente des activistes. Selon des sources hospitalières, deux militants ont été blessés.
17 juillet 2006 à 10:15Deux roquettes tirées par des activistes ont d'ailleurs touché Sderot tôt lundi, blessant un habitant.
Un autre missile a touché un bureau du Hamas dans le camp de réfugiés de Jebaliya, provoquant un incendie, mais ne faisant aucune victime.
Israël avait lancé une offensive dans la Bande de Gaza le 28 juin, trois jours après l'enlèvement par des activistes liés au Hamas d'un de ses soldats et la mort de deux autres militaires dans une attaque.
Vendredi, les forces israéliennes s'étaient retirées des trois secteurs de la Bande de Gaza où elles opéraient, avant de pénétrer à nouveau dans le nord du territoire dimanche matin.
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Liban/Matignon: réunion de crise pour faire point sur dispositif évacuation - PARIS, 17 juil 2006 (AFP)
La deuxième réunion de crise lundi sur la situation au Liban a permis d'examiner "la mise en place du dispositif" pour permettre l'évacuation des ressortissants français qui souhaitent quitter ce pays, indique un communiqué de Matignon.
Aucun des participants - le Premier ministre Dominique de Villepin, Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères), Michèle Alliot-Marie (Défense) - n'a fait de déclaration à la presse, quittant Matignon le visage grave.
"Le Premier ministre Dominique de Villepin qui se rendra à Beyrouth dans la journée, accompagné du ministre des Affaires étrangères, a tenu aujourd'hui une deuxième réunion de crise (...) pour faire le point sur la situation au Liban", indique le communiqué.
"Ils ont examiné la mise en place du dispositif permettant aux Français qui le souhaitent de partir du Liban, notamment le premier ferry affrété à la demande des autorités françaises qui doit partir de Beyrouth ce soir (lundi), mais également les moyens militaires qui sont en cours d'acheminement vers Chypre", poursuit le texte.
M. de Villepin et les deux ministres "ont évalué les moyens humanitaires qui pourraient être envoyés sur place pour répondre aux besoins de la population libanaise", ajoute le communiqué de Matignon.
Cette deuxième réunion, au sixième jour de frappes israéliennes, fait suite à celle de samedi au cours de laquelle le gouvernement avait annoncé un dispositif important en vue de préparer l'évacuation des Français présents au Liban. Selon le ministère des Affaires étrangères, 17.000 Français sont inscrits auprès des services consulaires au Liban.
Le Premier ministre a quitté Matignon peu avant 11h00.
L'Elysée a annoncé un peu plus tôt le déplacement du Premier ministre à Beyrouth, à la demande du président Jacques Chirac, pour exprimer "le soutien de la France" au peuple libanais, a annoncé la présidence française. M. de Villepin doit rencontrer dans la capitale libanaise son homologue Fouad Siniora.
17 juillet 2006 à 14:15Ajoutez un commentaire
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