Le dollar profite de la crise au Proche-Orient

Accessdollarmedallion"A toute chose malheur est bon", dit le proverbe, c’est le cas également en finances, le contexte géopolique actuel et le conflit ouvert entre Israël et Hezbollah semblant profiter au billet vert, celui-ci ayant atteint mardi un plus haut depuis près de trois mois face à l'euro et au yen.

Néanmoins, ne pas oublier que des pays pétroliers envisagent de plus en plus sérieusement de s’orienter vers l’euro comme monnaie de référence.

Le dollar a atteint mardi  un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis près de trois mois face à l'euro et au yen. Vers 16H10 GMT (18H10 à Paris), l'euro valait 1,2506 dollar, contre 1,2511 lundi soir à 21H00 GMT. La devise européenne s'est repliée mardi jusqu'à 1,2475 USD, un plus bas depuis le 27 avril. Le dollar valait 117,40 yens, contre 117,22 yens la veille et a atteint un pic à 117,48 yens, vers 15H50 GMT, son plus haut niveau depuis le 21 avril.

Le billet vert bénéficie du contexte géopolitique troublé, qui incite les investisseurs à liquider les positions qu'ils tiennent sur des marchés à risque en vue de convertir leurs actifs en valeurs jugées sûres, comme par exemple le dollar.

Certains analystes estiment néanmoins que la monnaie américaine pourrait à terme  pâtir de cette tendance. En effet les Etats-Unis entretenant un très vaste déficit des comptes courants, le dollar est exposé à cette aversion pour le risque, ce qui pourrait se solder par une réduction des flux de capitaux internationaux dont les Etats-Unis ont besoin.

Plus tôt dans la journée, l'euro avait fléchi une première fois après la publication de l'indice ZEW. Cet indice de conjoncture qui compile les attentes du secteur financier pour l'économie allemande, a décroché de manière inattendue à son plus bas niveau depuis 14 mois.

A la mi-journée, le solde de la balance américaine des capitaux, dont l'excédent a dépassé les attentes des analystes, n'a en revanche pas provoqué de réaction en bourse.

Les marchés sont en attente de la publication mercredi des prix américains à la consommation en juin, qui pourraient leur donner une indication sur l'opportunité pour la Réserve fédérale américaine (Fed) de relever une dernière fois ses taux d'intérêt en août ou septembre. Le principal taux directeur de la Fed est fixé à l’heure actuelle à 5,25%.

Le discours de son président Ben Bernanke devant le Congrès semble très attendu, certains analystes jugeant que si la Fed confirmait son pronostic de ralentissement de la croissance,  une pause monétaire pourrait être envisageable.

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1 Commentaire

  1. 1

    Elisabeth

    Le dollar poursuit sa progression dans l'attente intervention de Bernanke

    TOKYO, 19 juil 2006 (AFP)
    Le dollar progressait face à l'euro et au yen mercredi, dans l'attente de la publication de l'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis et de l'intervention du président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke, selon des cambistes.

    Vers 06H00 GMT (08H00 à Paris), l'euro se repliait face au dollar, à 1,2495 dollar pour un euro contre 1,2502 mardi à 21H00, de même que le yen, à 117,43 yens pour un dollar contre 117,31. Le dollar se rapprochait à nouveau des 117,48 yens atteints mardi, un plus haut depuis le 21 avril.

    La publication, mardi, de l'indice des prix à la production pour juin aux Etats-Unis, à 0,5% alors que les analystes tablaient sur 0,3%, a ravivé les craintes inflationistes, selon les opérateurs.

    Le marché attend désormais la publication mercredi de l'indice des prix à la consommation pour juin, suivie par l'intervention du président de la Fed Ben Bernanke devant la commission des finances du sénat américain.

    Malgré la progression des prix à la production, les opérateurs ne s'attendent pourtant pas à un discours annonciateur d'un nouveau relèvement du taux directeur de la Fed en août.

    "Bernanke va probablement faire une déclaration mesurée, qui répondra aux attentes du marché et n'aura ainsi qu'un impact limité sur celui-ci", a estimé Satoru Ogasawara, stratège chez Credit Suisse First Boston.

    "Même si Bernanke n'écartera pas la possibilité d'une nouvelle hausse des taux, nous nous attendons à ce qu'il suggère que le ralentissement de la croissance économique tend à apaiser les tensions inflationistes", considèrent les stratèges de la National Australia Bank.

    Néanmoins, le maintien possible du taux directeur de la Fed à 5,25% en août pourrait n'être qu'une pause, selon les cambistes.

    "Même si la flambée des prix du pétrole pourrait n'avoir qu'un impact temporaire, l'inflation demeure potentiellement élevée à plus long terme", ont indiqué les économistes de la Commonwealth Bank.

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