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Groenland : nouvel eldorado du pétrole
Non, nous ne sommes pas le 1er avril et ce ci n'est pas une blague, même si l'information semble inouïe !!! Le Groenland pourrait bel et bien devenir un nouvel eldorado pour les compagnies pétrolières.
Ce territoire danois d'outre-mer, a en effet lancé mardi un nouveau round de concessions pétrolières très attendu dans les eaux de l'ouest de l'île car elles renfermeraient d'importantes réserves de pétrole et de gaz.
I – Nouvel eldorado
Suite à la flambée des prix du pétrole et la raréfaction à terme des réserves mondiales, les compagnies pétrolières se tournent vers le Groenland, qui pourrait être un nouvel eldorado de l'or noir de l'Arctique.
"Nous n'avons jamais connu autant d'intérêt pour la prospection pétrolière qu'aujourd'hui, ce qui conforte notre optimisme. Notre rêve de devenir un grand producteur énergétique de poids pourrait devenir réalité un jour", constate Joern Skov Nielsen, chef de division, au Bureau des matières premières .
Un grand nombre de compagnies américaines et européennes, ont ainsi acheté les données sismiques collectées dans la baie de Disko qui sera ouverte à la recherche pétrolière lors de ce 4e round. Ceci constitue une preuve s'il en était besoin que l'industrie pétrolière mise de plus en plus sur le Groenland. De plus, la présence de pétrole a été confirmée et des fuites d'hydrocarbures provenant de la mer ont été constatées sur les roches des côtes de la baie de Disko.
La prospection pétrolière qui pourrait être un véritable jackpot pour cette île, peuplée de 58.000 habitants, inuits pour la plupart, et qui bénéficie d'un statut d'autonomie interne depuis 1979. Les Groenlandais caressent toujours l'espoir de "gagner le gros lot", qui leur procurerait une manne providentielle pour assurer leur totale indépendance du Danemark, ce pays finançant actuellement la majeure partie du budget de l'île, dont les revenus proviennent essentiellement de la pêche.
II – Le groupe Encana moteur sur la prospection
Les dirigeants du territoire attendent beaucoup de ce nouveau round de concessions qui serait très prometteur. Ils placent déjà leurs premiers espoirs dans la compagnie canadienne EnCana, qui a remporté en janvier 2005 une licence de prospection offshore de pétrole et de gaz pour une zone située entre le 62e et 69e parallèle, à 250 km à l'ouest de Nuuk.
EnCana va faire deux forages en 2008 dans cette zone, située au sud de la baie de Disko, et qui contiendrait des réserves estimées jusqu'à 2 milliards de barils. Sachant qu'un seul forage coûte entre 250 et 300 millions de couronnes danoises (33,6 à 40,3 M EUR), cela démontre qu'EnCana a foi en la présence de grandes réserves d'hydrocarbures dans la région, confirmées par des analyses séismologiques précédentes.
Le réchauffement constaté en Arctique, qui est deux fois plus rapide que dans le reste de la planète, et les prix croissants du pétrole auraient « encouragé » EnCana à prendre des risques.
III - Réchauffement climatique : l'effet n'est pas négatif pour tous
Si le réchauffement climatique observé ces dernières années en Arctique inquiète beaucoup de gens dans le monde, certains s'en réjouiraient plutôt dans les milieux pétroliers au Groenland, car il pourrait favoriser la prospection de l'or noir dans cette île. La fonte rapide des glaces ouvrirait la voie à l'exploration de zones inaccessibles il y a peu. Déjà, les pays tels que Canada et USA semblent y trouver des aspects positifs, de nouvelles vois maritimes pouvant désormais émerger.
Selon les scientifiques, la tendance au réchauffement devrait se poursuivre, signifiant qu'il y aurait moins de glace sur la mer, et qu'il serait donc plus facile et moins coûteux de prospecter le fonds marin.
Le Bureau des matières premières a fait des projections sur la base de recherches géologiques montrant que "la découverte d'un champ pétrolier exploitable de 2 mds de barils durant sa vie d'exploitation (30 à 40 ans) rapporterait quelque 70 mds DKK (9,4 mds EUR) de royalties au Groenland".
IV – Important potentiel en hydrocarbures
Un potentiel majeur en hydrocarbures se situe au nord-est de l'île pris par les glaces, entre le Groenland et la Norvège, selon des estimations de l'US Geological Survey de 2001. Ce secteur, où la profondeur de la mer ne serait que de 100 à 200 mètres, pourrait renfermer jusqu'à 110 milliards de barils de brut, correspondant à la moitié des réserves de l'Arabie saoudite, le premier producteur mondial, selon les géologues américains.
Les analyses sismiques montrent des structures et des roches dans le fond marin typiques pour contenir du pétrole, et une géologie comparable à celle de la Norvège qui possède de grandes réserves. Pour rappel, les deux territoires étaient très rapprochés il y a des millions d'années.
Il semble alors réaliste pour les experts qu'un 5e tour de concessions soit lancé dans cette zone, d'ici 3-4 ans. Les compagnies pétrolières devraient montrer en effet grand intérêt pour prospecter ces énormes ressources potentielles.
V – Crainte pour l'environnement
La baie de Disko abrite le fjord et le glacier d'Ilulissat, classés en 2004 au patrimoine mondial de l'Unesco. Le projet de prospection pétrolière dans cette zone à l'environnement fragile a suscité de vives préoccupations de Greenpeace et du Fonds mondial de la nature, craignant pour la survie des baleines, des crevettes et des oiseaux marins qui y vivent. Prenant en compte ces préoccupations, le gouvernement local du Groenland a assuré que l'environnement serait protégé.
Le Bureau des matières premières, en coopération avec DMU, l'Institut national de recherches sur l'environnement du Danemark, a entrepris d'examiner tout l'écosystème afin d'assurer que d'éventuelles prospections pétrolières ne provoquent pas de dégâts sur le milieu.
"Ce milieu arctique est très fragile, et cette zone concernée par le prochain appel d'offres de licences, renferme une grande variété d'animaux que nous devons protéger, car des fuites de pétrole causeraient des dommages irréparables", a mis en garde Jesper Madsen, expert du Groenland, à DMU.
VI – Le réchauffement climatique s'accélère
Néanmoins, le réchauffement climatique s'accélère. La fonte des glaces sur le Groenland est beaucoup plus rapide que prévu. Le pire pourrait être pour demain.
Le 14 février dernier, la température était plus que clémente à Shishmaref, au coeur de l'Alaska : 2°C. Soit une trentaine de degrés de trop. Le village, comme 200 autres au nord du cercle polaire en Russie, au Canada ou aux Etats-Unis, devrait être sous eau d'ici une quinzaine d'années. Selon des scientifiques, tous les rapports sur le réchauffement climatique seraient en effet trop optimistes.
Ainsi, alors que les experts officiels prévoyaient une élévation du niveau de la mer de 9 à 88 cm, la tendance qui se dessine est une élévation de l'ordre de 50 cm d'ici 2100. Et ce, sans compter l'accélération de la fonte du Groenland. Ce qui, précisément, est en train de se produire. La vitesse de certains glaciers est passée de 300 à 2.500 mètres par an. Une question très nouvelle commence à apparaître chez les scientifiques : et si c'était pire que prévu.
A lire également :
. Réchauffement climatique et fonte polaire : nouvelle voie maritime pour le pétrole
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Voici les sites qui parlent de Groenland : nouvel eldorado du pétrole:
Commentaires
atryu
19 juil. 06 07:25:04
Quand je pense que mon prof d'éco avait rit quand j'avais classé le danemark (en pensant au groenland, mais j'aime bien la provoc) dans les pays avec les plus forte réserves d'hydrocarbure.
Bon d'accord c'était mes premières semaines dans le monde du prétrole.
Bon d'accord il a bien rit et les autres aussi.
Mais je savais que l'histoire me donnerait raison.
La position géographique du groenland il y a des millions d'années en fait un bon candidat pour gisements.
Ce qui est un peu sinistre ce que ce soit grâce au réchauffement climatique qu'on puisse l'exploiter...
Elisabeth
19 juil. 06 10:08:29
Tout à fait d'accord avec vous !! et bonne lecture à votre prof .... ;) passez lui l'article ;)
Tom
19 juil. 06 10:51:24
"pourrait renfermer jusqu'à 110 milliards de barils de brut, correspondant à la moitié des réserves de l'Arabie saoudite, le premier producteur mondial, selon les géologues américains."
N'IMPORTE QUOI !!!!!!!!
L'US Geological Survey avait estimer les réserve de la mer caspienne a plus de 200 milliards de baril de pétrole, on parler alors d'une nouvelle Arabie saoudite, mais les réserve trouver était de 25 milliards de baril de pétrole au total, c'est a dire 1/8 de l'estimmation fait par USGS donc diviser les 110 milliards de baril probable par 8 !!
L'US Geological Survey c'est comme l'International Energy Agency ils raconte n'importe quoi !
Tous le monde sait que l'US Geological Survey surévalue anormalement les réserve potentiel et meme réel.
"Sachant qu'un seul forage coûte entre 250 et 300 millions de couronnes danoises (33,6 à 40,3 M EUR),"
Vu le prix que cela coute il faut toujours surévalue les réserves potentiel pour que le pigeon investisse sans la moindre garantie...
Elisabeth
19 juil. 06 11:22:28
a lire également :
http://www.danishexporters.dk/scripts/danishexporters/investingGreenland.asp?landekode=F
19 juil. 06 11:29:59
A lire également :
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A new energy Eldorado in the Arctic?
by Michel Akerib
31-05-06 The Arctic holds exciting oil and gas prospects
Not well known, poorly defined, not very populated, not competing to be a holiday destination, the Arctic, thanks to global warming, could become the new energy Eldorado.
The area is estimated to hold nearly a quarter of the world’s hydrocarbon reserves -- a resource so valuable that some countries are threatening to “secure” them with nuclear weapons.
Presently the cost of producing oil and gas in the Arctic remains high, but global warming, which is affecting the Arctic region twice as fast as the rest of the world, will allow easier access to the reserves, and make their extraction more affordable, particularly if the price of oil stays at its present levels.
The Russian government, which controls the majority of the country's oil and gas reserves, has stated that by 2020, 25 % of oil production and 33 % of gas production should come from the Arctic.
Russia owns a large number of installations in that part of the world, including the port of Murmansk and loading facilities for hydrocarbons on the Baltic coast.
Russia also has a well-developed military infrastructure, particularly the Northern Fleet, based in Severomorsk, near Murmansk, and stationed in the ports of Kola, Motovskiy, Gremikha and Ura Guba. The Northern Fleet contains two thirds of Russia’s nuclear submarines and a large part of its entire nuclear forces.
The most promising deposits are at the Shtokman site. Located in the Barents Sea 550 km (330 miles) north of Murmansk, it is the world's largest offshore gas field. Gazprom, which has plans for 120 wells at Shtokman, is presently looking for a partner to which it could sell a minority share for $ 10 bn.
Many firms have expressed interest, including Chevron and ConocoPhillips, the Norwegian companies Norsk Hydro and Statoil, and the French group Total. Several sources are speculating that Total will win the deal because it can offer Gazprom a share in a liquid gas terminal in Louisiana.
The North American Arctic also has a large energy potential. Three fields have been identified with a global capacity of 6 tcm of gas in the Mackenzie Delta, under Canadian control. BP Amoco is developing the Northstar and Liberty oil fields, which are estimated to contain close to 6 bn barrels of oil.
The European Arctic also contains major energy deposits. The Norwegian group Statoil produces gas from its Snow White deposit at Hammerfest, which contains 160 bn cm of gas. The Italian company ENI produces oil from the Goliat field, estimated to have a reserve of 250 mm barrels. The reserves from these fields are extracted through a sub-marine system linked to a land-based station that controls the production unit remotely.
At the moment, however, the area is lacking in transport infrastructure. The European Union Arcop project has offered to ship oil through the Northern Maritime Route across the top of Russia, which would allow energy from the Pechora and Kara seas to flow into Europe. Currently, this maritime line it is only used by the Russian fleet.
Canada’s new Conservative government committed to building armed icebreakers and ports immediately following its election. Canada now realizes the value of its Arctic lands and is unlikely to repeat the mistake it made in 1997, when the government sold the abandoned port of Churchill, Manitoba, to American Pat Broe for C$ 10. By 2020, the value of goods flowing through the port will be $ 100 mm.
Contrary to the Antarctic, no international treaty covers activities in the Arctic region. Several countries have made claims to the territory, including Canada, Denmark, Finland, Iceland, Norway, Russia, Sweden and the United States. International treaties currently in place authorize countries to lay claim to the ocean floor up to 350 miles from their coast, provided they can prove a continuation of their continental platform.
To this day, no country has offered proof that its continental platform allows it to claim the entire reserves ofthe pole. As long as that is not done, the neutral zone around the pole will remain under the administration of the International Seabed Authority.
In March 2006, the leadership of the Russian fleet announced that it was studying the possibility of securing the Arctic energy deposits by using nuclear submarines equipped with nuclear missiles. Similarly, Canada has unveiled a plan to defend the Northwest Passage at a cost of $ 5 bn.
Currently, the Arctic region is used by both the United States and Russia for moving submarines and planes carrying nuclear weapons. For this reason, the United States and its allies have created the North Warning System. In a recent White Book, the US military has discussed its strategy to destroy Russian ballistic missiles in the Arctic if a conventional conflict erupted in Europe.
In a period in which national policies are becoming radicalised, particularly over energy issues, any activity in the Arctic region could have a major impact on global geopolitics.
Michel Akerib is a professor at Sacred Heart University in Luxembourg and a consultant with Rusconsult. He contributed the English-language version of this comment to Russia Profile. The French version appeared earlier in the Swiss newspaper Le Temps.
Source: Russia Profile
via Alexander's gas and oil
19 juil. 06 14:09:39
Le Groenland lance un 4ème round de concessions pétrolières très attendu
COPENHAGUE, 19 juil 2006 (AFP)
Le gouvernement local du Groenland, territoire danois dans l'Arctique, a lancé un très attendu 4ème round de concessions de pétrole et de gaz au large de la baie de Disko, à l'ouest de l'île, a-t-on appris mercredi de source officielle à Nuuk, la capitale.
Ce nouveau round, qui serait très prometteur selon les experts, porte sur une zone de 92.000 km2, répartie en 8 blocs de licences d'environ 8.000 à 14.000 m2 chacun, situés entre le 67°N et le 71°N parallèle.
Il a été ouvert le 18 juillet par le ministre groenlandais des Infrastructures, des minéraux et du pétrole, Joergen Waever Johansen, à llulissat (ouest), en présence de nombre de compagnies pétrolières nord-américaines et européennes.
"Le résultat de nombreuses investigations du potentiel pétrolier dans la région de Disko-Nuussuaq a été très encourageant" a souligné le ministre à l'issue de cette réunion, notant que "plusieurs indications indépendantes montrent qu'il existe un système d'hydrocarbures actif dans cette très vaste zone off-shore".
Il s'est félicité du "grand intérêt de l'industrie (pétrolière) qui indique que nous allons vers de nouveaux défis et une nouvelle époque où l'exploitation de nos ressources minérales constituera un élément très important dans la fondation d'une économie durable au Groenland".
Le délai du dépôt des candidatures a été fixé au 15 décembre 2006, et l'annonce des candidats retenus sera publiée en mars 2007.
20 juil. 06 05:45:27
Je ne voudrais pas être inuit!!! seront-ils les futurs pigeons à abattre par Sir Bush?
Orlowski Zygmunt
13 févr. 07 14:30:11
Clean the air? It is possible. Clean water? It is possible too.
Clean energy? It is possible as well.
My idea is very difficult for understanding. It is not difficult for engineer - mechanic, who knows very good the Pascal's law and even-arm lever.
Please open GOOgle and find metozor and next :
index of metozor.
Overthere is all about idea of main .
example : http://www.nets.pl/~metozor/for_greenpeace.html or
http://www.nets.pl/~metozor/energy_for_everybody.h...
http://www.nets.pl/~metozor/prolog_for_metoz.html
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The conception of an energy is discreate one to the same as a imbecility. No one has seen the energy and no one has seen the imbecility. We are able to observe results of the energy and imbecility. At present we have got to few energy because we have got to much imbecility.
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