Alors qu’il y a peu, T.Breton avait precise que l'Etat était contre une ouverture du capital du groupe nucléaire public dans "les cinq ans qui viennent", les groupes nucléaires Areva et Urenco ont annoncé lundi la création d'une société commune, ETC (Enrichment technology company), dans le domaine de la technologie de l'enrichissement de l'uranium par centrifugation.
Le français Areva a acquis 50% des parts d'ETC, aux côtés d'Urenco, société commune détenue par les allemands RWE et EON, le néerlandais Ultra-Centrifuge Nederland Limited et le britannique British Nuclear Fuels (BNFL).
Cet accord va permettre à Areva de mettre en oeuvre le procédé de l'enrichissement de l'uranium par centrifugation dans sa future usine Georges Besse II, dont la construction sur le site du Tricastin débutera cet été.
Les travaux, dont le coût se monte à 3 milliards d'euros, dureront une dizaine d'années et mobiliseront près de 400 personnes. Cette usine remplacera à terme l'usine d'enrichissement par diffusion gazeuse d'Eurodif exploitée depuis 1978 située au meme endroit.
La nouvelle technologie permet de consommer 50 fois moins d'électricité que la diffusion gazeuse, selon le groupe.
Pour rappel, Anne Lauvergeon, a été reconduite jeudi dernier pour un mandat de cinq ans comme présidente du directoire du groupe Areva. Le président de son conseil de surveillance, Frédéric Lemoine avait affirmé a la meme date que "le dossier Alstom est totalement refermé.
Selon lui, un rapprochement avec le groupe industriel de matériel de transports et de centrales électriques ne correspondrait pas à la nouvelle stratégie redéfinie par Areva de se recentrer sur ses activités premières qu'est le nucléaire.
La présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon avait néanmoins déclaré le 5 mai qu'un rapprochement avec Alstom était "un sujet ouvert", après l'entrée au capital d'Alstom du géant du BTP Bouygues.
Le groupe n'aurait pas l'intention de construire en propre des centrales électriques fonctionnant au gaz ou au charbon, pas plus que les parties conventionnelles des centrales nucléaires, ces activités ne correspondant pas au coeur de métier du groupe. Areva a l'intention de se "focaliser" sur "ses métiers actuels" et "n'a pas vocation à être un conglomérat", avait alors insisté M. Lemoine. Il avait précise également que le groupe écartait les prises de participations non stratégiques, les diversifications dans des activités consommatrices “de temps et de capitaux". “En dehors de l'uranium, le cadrage est clair : les autres formes d'exploitation minières sont exclues", avait alors souligné le dirigeant d'Areva.

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