Les prix du pétrole ont poursuivi leur ascension mardi suite notamment à des perturbations dans l'activité des raffineries américaines après un accident survenu aux Etats-Unis.
Un déversement accidentel de pétrole la semaine dernière dans un chenal situé en Louisiane a occasionné la fermeture de la voie pour des opérations de nettoyage, engendrant ainsi des perturbations du trafic maritime. Cet accident a obligé trois raffineries à réduire leur production, et suscité des craintes concernant l'approvisionnement en essence en pleine saison des grands déplacements en voiture.
En tout état de cause, la demande demeure toujours importante alors que les tensions semblent persister sur le dossier nucléaire iranien.
I – Le pétrole en hausse
Sur le New York Mercantile Exchange(Nymex), le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en août a progressé de 12 cents à 71,92 dollars. A Londres, le baril de Brent de la Mer du Nord a pris 25 cents, clôturant à 70,98 dollars sur l'échéance d'août.
Les cours ont nettement rebondi depuis une semaine, revenant à environ trois dollars de leurs records historiques atteints en avril, à 75,35 dollars à New York et 74,97 dollars à Londres.
La progression des prix du pétrole est cependant restée limitée par la perspective de voir les banques centrales relever les taux d'intérêt d'une valeur de nature à ralentir la croissance économique mondiale.
Selon certains analystes, les prix devraient connaître une forte hausse cette semaine en raison de la fermeture du marché durant quatre jours le week-end prochain pour cause de fête de l'Indépendance américaine.
II – Incident en Louisiane
Les prix continuent d'être soutenus par les perturbations du transport maritime en Louisiane, ces dernières affectant l'activité des raffineurs américains.
Un déversement accidentel de pétrole la semaine dernière dans le chenal de Calcasieu a causé la fermeture de cette voie de transport pour des opérations de nettoyage, et engendré des perturbations du trafic maritime entre le port de Lake Charles et le golfe du Mexique. Cet accident a obligé trois raffineries à réduire leur production, et suscité des craintes concernant l'approvisionnement en essence en pleine saison des grands déplacements.
ConocoPhilips a ainsi annoncé que sa raffinerie de Lake Charles fonctionnait au ralenti en raison de la fermeture du canal de Calcasieu Ship, qui relie le site au golfe du Mexique à la suite de la marée noire. La fermeture du canal devrait ainsi donner lieu à un manque à gagner de 800.000 barils de brut, faisant craindre une baisse de la production hebdomadaire.
III – Le marché dans l'attente des chiffres sur les stocks
Le marché attend désormais les chiffres hebdomadaires sur les stocks qui seront publiés mercredi par le ministère américain de l'Energie.
Les analystes tablent sur une très légère hausse de 400.000 barils des stocks d'essence, qui ont déjà augmenté de 6,4% en huit semaines. La semaine dernière, le ministère avait annoncé une hausse cinq fois moins élevée que prévu de ces stocks à cause de la vigueur de la demande.
Le marché s'attend également à une baisse de 1,2 million de barils des réserves de brut et à une hausse de 1,2 million de barils des stocks de produits distillés.
IV – L'Iran toujours menaçante pour le pétrole
En ce qui concerne le domaine géopolitique, les prix restent soutenus par les tensions persistantes avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire.
L'Iran a de nouveau agité dimanche la menace de l'arme du pétrole si ses intérêts étaient attaqués à cause de son programme nucléaire. Le marché craint que l'Iran se voit imposer des sanctions internationales auxquelles il pourrait riposter en coupant ses exportations de brut, estimées à 2,7 millions de barils par jour.
Néanmoins, certains maintiennent leur avis selon lequel le gouvernement iranien a grandement besoin de la manne pétrolière pour financer les largesses offertes au peuple qui le maintient au pouvoir.
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a par ailleurs déclaré mardi que l'Iran ne voyait pas d'intérêt à négocier avec les Etats-Unis ou à discuter de son droit à mener son programme nucléaire.
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. Le pétrole au coeur de la politique iranienne

7 Commentaires
1
A noter également un problème en norvège du fait d'une grève déclenchée la semaine dernière dans le secteur parapétrolier (la norvège 3éme exportateur mondial de pétrole) qui a sans doute contribuer a l'augmentation du prix du baril depuis 3 jours
28 juin 2006 à 00:372
merci de l'information !
28 juin 2006 à 01:403
Efforts to reduce US dependence on foreign oil will only lead to greater supply instability in the future, several top oil executives said at the US-Arab Economic Forum in Houston.
Incroyable déclaration de responsables US sur le pétrole.
La crise actuelle n'est pas prête de se régler.
http://news.yahoo.com/s/afp/20060628/ts_alt_afp/usmideastpolitics_060628001404
28 juin 2006 à 14:004
Intoxication !
Le président américain George W. Bush a récemment affirmé que les Américains étaient "intoxiqués" au pétrole et devaient réduire leur dépendance vis à vis des importations, notamment en provenance du Proche-Orient. Janet Clark, directrice financière de Marathon Oil, a affirmé que les "Etats-Unis étaient intoxiqués au pétrole à bon marché" et que le président de Bush se trompait de cible. "Appeler cela de l'intoxication est une insulte à l'intelligence des gens", a affirmé pour sa part l'ambassadeur d'Arabie saoudite aux Etats-Unis, le prince Turki Al Faisal, qui participait également au forum. "Personne ne peut-être intoxiqué à l'oxygène ou à l'eau", a-t-il ironisé. Les prix actuels du pétrole, même s'ils sont élevés, n'ont pas augmenté autant que ceux d'autres matières premières et reflètent les conditions actuelles du marché plutôt qu'une manipulation des prix, a-t-il dit. "Ce qui fait monter les prix, ce n'est pas l'offre", a-t-il dit, soulignant que les stocks étaient actuellement abondants. Il a attribué les prix actuels à l'instabilité politique au Moyen-Orient et à un manque de capacité de raffinage, notamment aux Etats-Unis.
28 juin 2006 à 14:205
Efforts to reduce US dependence on foreign oil will only lead to greater supply instability in the future, several top oil executives said at the US-Arab Economic Forum in Houston.
Incroyable déclaration de responsables US sur le pétrole.
La crise actuelle n'est pas prête de se régler.
... je mets en ligne au plus tot l'article en français
28 juin 2006 à 15:306
Les prix du brut montent après le recul des stocks américains de pétrole
NEW YORK, 28 juin 2006 (AFP)
Les prix du pétrole ont terminé en hausse mercredi après l'annonce d'une baisse inattendue des stocks américains d'essence couplée à une demande toujours très vigoureuse, ravivant ainsi les craintes de pénurie cet été aux Etats-Unis.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en août a pris 27 cents pour clôturer à 72,19 dollars.
A Londres, la baril de Brent de la Mer du Nord a gagné 43 cents, clôturant à 71,41 dollars sur l'échéance d'août.
Les cours ont nettement progressé dans la foulée de la publication du rapport hebdomadaire sur les stocks américains de pétrole, montant jusqu'à 72,80 dollars en séance à New York.
Dans son rapport, le département américain de l'Energie (DoE) a fait état d'une baisse de 3,4 millions de barils des stocks de brut lors de la semaine achevée le 23 juin, alors que les analystes tablaient sur un recul de seulement 1,4 million. Les stocks d'essence ont eux aussi provoqué la surprise, en diminuant d'un million de barils contre une hausse de 450.000 barils attendue
28 juin 2006 à 22:457
et hop !
Les prix du pétrole étaient en hausse jeudi, dépassant 58.23 € (73 dollars) le baril pour la première fois depuis le 5 juin, les investisseurs étant inquiets sur l'approvisionnement des Etats-Unis en essence cet été et sur les tensions géopolitiques avec l'Iran
29 juin 2006 à 17:27Ajoutez un commentaire
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