Selon le porte-parole de l'Etat de Rivers, les deux otages philippins enlevés mardi dernier au Nigéria ont été libérés dimanche. Les deux employés du secteur pétrolier avaient été capturés par des hommes en armes non identififiés, alors qu'ils travaillaient sur une plate forme pétrolière à Aker, non loin de Port Harcourt, capitale de l'Etat pétrolier de Rivers.
Par ailleurs, le Groupe d’action financière, instance internationale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, a annoncé vendredi avoir retiré le Nigeria de sa liste noire des pays non coopératifs.
Les deux otages philippins, capturés mardi dernier dans le Delta du Niger, ont été libérés dimanche après midi. "Ils sont maintenant avec des agents des services de sécurité, en route pour le gouvernorat à Port Harcourt", a déclaré le porte-parole de l'Etat de Rivers, Emmanuel Okah. "Les responsables du gouvernement ainsi que des diplomates de l'ambassade des Philippines les attendent là-bas", a-t-il ajouté sans donner de détails sur les conditions de leur libération.
Le gouvernement de l'Etat de Rivers, dirigé par le gouverneur Peter Odili, a mené des négociations avec les ravisseurs qui n'ont pas encore été identifiés.
Les deux employés du secteur pétrolier capturés mardi dernier, sous contrat avec la société de services pétroliers Petroleum Geo Services (PGS) basée en Norvège, sont employés par la compagnie Beaufort International. Créée en 1991, PGS est spécialisée dans la géophysique marine, le pétrole on-shore et la production pétrolière, et emploie 2.800 employés permanents. Depuis le début de l'année, 29 expatriés, outre les deux Philippins, travaillant pour des firmes pétrolières ont été pris en otage dans cette région soit par des groupes séparatistes, soit par des communautés locales. Jusqu'à présent tous ont été libérés sains et saufs.
Par ailleurs, le Groupe d’action financière (GAFI), instance internationale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, a annoncé vendredi avoir retiré le Nigeria de sa liste noire des pays non coopératifs. Le Nigeria «dispose à présent d’une équipe de contrôle financier opérationnelle et a pris des mesures au plus haut niveau pour combattre la corruption», souligne le GAFI, qui prévient toutefois qu’il continuera de «surveiller la situation au cours de l’année à venir».
Saluant cette nouvelle, le président nigérian Olusegun Obasanjo a indiqué que le retrait du pays de cette liste était une grande réussite pour le Nigeria, estimant que cette décision, la fin de l’endettement auprès du Club de Paris ainsi que d’autres indices économiques positifs allaient attirer davantage d’investissements étrangers dans le pays.
En effet, ne figurant plus désormais sur la liste du GAFI, le Nigeria pourra plus facilement effectuer des transactions avec des partenaires étrangers. Le Nigeria avait été placé sur la liste des pays non coopérants du GAFI en juillet 2001 car il ne respectait pas un ensemble de 25 critères.
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