France-Telecom : le personnel manque à l'appel

Telephonswl09322_1Nino Ferrer avait des visions prémonitoires en exhortant Gaston à répondre, le téléphone sonnant dans le vide, puisque suite à une grève dans les plates-formes téléphoniques de France Télécom, la passerelle ne répondait plus lundi.

Les syndicats CGT, FO, CFDT, SUD et CFE-CGC avait déposé un préavis de grève de 24 heures vendredi pour protester contre une "dégradation des conditions de travail et la baisse du pouvoir d'achat".

Une grève de 24h des personnels des plate-formes téléphoniques (Agences Ventes Services Clients ) de France Télécom a été suivie lundi par "près de la moitié des 14.500 agents" selon la CGT, et 32,7% des agents, selon la direction.

Suite au mouvement du personnel, les hot-lines n'ont pas été particulièrement perturbées, des détournements de trafic vers le Maroc et la Tunisie ayant été opérés. Ghislaine Coinaud de la CGT-PTT estime même que la grève est sans grande perturbation sur le réseau de ce fait. L'entreprise semble en effet avoir anticipé de tels incidents en délocalisant certain services.

"Ce 26 juin, près de la moitié des 14.500 agents des AVSC de France Télécom (centres d'appels internes et services arrières) ont cessé leur travail à l'appel des syndicats CGT, CFDT, FO, SUD, CFTC", a de son côté déclaré la CGT dans un communiqué. Le syndicat estime vouloir mener une “grève sage”, le but ultime n'étant pas de mettre le feu mais de montrer de manière concrète le mécontentement des employés.

Les syndicats reprochent à la direction de rester "sourde" à leurs revendications de créations d'emplois stables, de respect des droits des personnes et du maintien des sites en activité. La CGT a d'ores et déjà indiqué qu'elle travaillait "à créer les conditions d'une mobilisation nationale unitaire dans les plus brefs délais". Les 14.500 agents des AVSC devaient reprendre le travail mardi.

A noter que France télécom - en pleine mutation - projette de restructurer les centres décisionnels autour de 11 centres régionaux. Depuis des mois, la décision selon laquelle la Corse serait intégrée à la région PACA est dénoncée par l'inter syndicale. Le Syndicat des Travailleurs Corses demande toujours la création d'une direction territoriale en Corse. Des mouvements sociaux pourraient bien suivre.

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    Greve ALAPAGE

    Grève à alapage.com, filiale e-commerce de France Télécom
    PARIS, 27 juin 2006 (AFP)
    Une grève entamée lundi à alapage.com, filiale e-commerce de France Télécom, sur des questions salariales, se poursuivait mardi, notamment sur le site de l'entreprise à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), a-t-on appris de source concordante.

    "De 40 à 50 employés, sur les 100 de l'effectif du site de Villiers-sur-Marne, sont en grève aujourd'hui", a expliqué Claude Mader, déléguée syndicale CGT, ajoutant que "lundi, 80 employés ont fait grève".

    Selon un porte-parole de la direction de France Télécom, "55 employés d'alapage sur 188 ont fait grève lundi, soit 29% de gréviste" pour l'ensemble de l'entreprise qui est également implantée à Montmélian (Savoie) et à Paris (XIVe).

    Selon Mme Mader, il s'agit de "la première grève de jeunes salariés", dans un milieu professionnel réputé "individualiste", comparant cette grève "aux premiers mouvements chez Mac Donald's ou Pizza Hut". "La plupart de ces employés sont payés au Smic" et les grévistes revendiquent "une augmentation de 100 euros nets par mois", a-t-elle poursuivi.

    "Une séance de négociation a eu lieu hier avec la direction mais s'est terminée par un constat de désaccord", a conclu Mme Mader.

    "La direction d'alapage a proposé des augmentations individuelles au mérite: de 40 à 60 euros par mois" pour les salaires inférieurs à 1.450 euros bruts par mois, et de "1,9% à 2,1%" pour les autres, a déclaré pour sa part le porte-parole de France Télécom.

    Le porte-parole de France Télécom a souligné que "80 à 90% des bas salaires" d'alapage augmentaient d'une année sur l'autre et que l'entreprise se situait "dans la bonne moyenne salariale du secteur".

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