Gaz : les Pays-Bas critiquent France et Espagne

Gazenergy_1Le ministre néerlandais de l'Economie Laurens Jan Brinkhorst a critiqué lundi le protectionnisme de la France et de l'Espagne en matière d'énergie, à l'ouverture du 23e Congrès mondial du gaz à Amsterdam.

Selon lui, les récents développements et les discussions internes et externes à l'Europe auraient démontré la tendance gouvernementale de ces pays à percevoir les marchés ouverts plus comme des menaces que comme une opportunité.

La dépendance de l'Europe envers les importations de gaz passera de 48% actuellement à 80% vers 2030, a estimé par ailleurs le ministre.

Le 23e Congrès mondial du gaz réunit à Amsterdam jusqu'à jeudi plus de 4.000 responsables industriels ou politiques de quelque 80 pays. Avant le début des travaux, l'Union internationale de l'industrie du gaz a élu comme nouveau président pour la période 2006-2009 Ernesto Lopez, patron du groupe énergétique espagnol Repsol.

I – Début de la 23 ème conférence mondiale du gaz

La 23e Conférence mondiale du gaz, organisée par l'Union internationale du gaz (UIG) s'est ouvert lundi à Amsterdam, capitale néerlandaise. La conférence fera le point sur l'état actuel du secteur gazier, envisagera les stratégies et les technologies innovatrices pouvant y être appliquées. Les principaux thèmes qui y seront débattus concerneront le marché énergétique du gaz et son développement durable, ainsi que le secteur du gaz naturel liquéfié.

Les participants à la conférence se pencheront également sur des questions comme l'impact du développement du secteur énergétique sur l'environnement et la société, l'extraction, le stockage, le transport, la distribution et la consommation du gaz. La conférence achèvera ses travaux le 9 juin.

L'UIG aura 75 ans cette année. 86 sociétés et organisations de 66 pays et régions du monde en sont membres, représentant 95% des ventes mondiales de gaz.

II – Les Pays-Bas critiquent la France et l'Espagne

Selon le ministre néerlandais de l'Economie, "dans les pays consommateurs, des compagnies et même des gouvernements ne voient pas toujours d'un bon oeil la compétition venue de l'étranger". En vue d'argumenter sa position, il cite en exemple les discussions survenues lors des prises de contrôles en France et en Espagne par des groupes allemand et italien. "Des pays ont tenté d'influencer ou même de bloquer le processus sain d'intégration du marché", a-t-il déclaré, estimant que le seul bénéfice de ces comportements était d'alimenter "la fierté nationale".

Le gouvernement français a pour sa part fortement soutenu le projet de fusion de Suez et Gaz de France, contrant ainsi les visées de l'Italien Enel. En Espagne, le gouvernement semble freiner autant que faire se peut le rachat par EON - géant allemand de l'énergie – de la compagnie d'électricité Endesa.

M. Brinkhorst a par ailleurs rendu hommage à son homologue russe, le ministre de l'Industrie et de l'Energie Viktor Khristenko, qui lui succédait à la tribune, estimant que la Russie avait toujours été un fournisseur fiable et semblait déterminée à le rester.

III – La Russie tente de calmer les tensions avec l'UE

M. Khristenko s'est à nouveau efforcé de calmer les tensions récentes entre certains pays de l'UE et la Russie à propos de l'approvisionnement énergétique, assurant que la vision russe de la sécurité énergétique était absolument le contraire de ce qu'on appelle “l'égoïsme énergétique national". Moscou se dit convaincue du besoin de transparence et de clarté autour de la stratégie énergétique nationale, cette dernière devant être discutée et coordonnée au lieu d'être présentée comme une bataille source d'inquiétudes. Les tensions ont récemment repris de l'ampleur après le frein donné aux ambitions du géant gazier russe Gazprom, qui souhaitait prendre part dans des sociétés européennes de distribution de gaz.

IV - Pays-Bas: la dépendance de l'UE atteindra 80% vers 2030

La dépendance de l'Europe envers les importations de gaz passera de 48% actuellement à 80% vers 2030, a estimé lundi le ministre néerlandais de l'Economie. Même si les réserves de gaz dans le monde sont encore loin d'être épuisées, la plupart des pays en disposant ont besoin d'investissements nécessaires dans la production et le transport de carburant.

Le ministre a appelé à une meilleure ouverture du marché énergétique. D'après lui, l'une des principales conditions de cette ouverture sera l'accès de la Russie au marché européen, sur une base égale et non discriminatoire.

M. Brinkhorst a tout particulièrement cité les propos tenus par le président russe au récent sommet Russie-UE sur l'interdépendance de la Russie en tant que producteur de ressources énergétiques et de l'Europe en tant que leur consommateur. "Cette interdépendance dépasse le cadre du secteur énergétique: les rapports ayant trait aux ressources énergétiques ne représentent qu'un élément des rapports entre l'UE et la Russie", a fait observer le ministre néerlandais.

La coopération entre les producteurs et les consommateurs de ressources énergétiques constitue le facteur clef du développement équilibré des marchés énergétiques, a-t-il ajouté.

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3 Commentaires

  1. 1

    Anonyme

    "Pays-Bas: la dépendance de l'UE atteindra 80% vers 2030"

    Y a pas que le pétrole qui va augmenter !

    La russie ne pourra jamais fournir tous le monde ( chine, japon, europe...)ils ont besoin de leur gaz en interne, je vous rappel qu'a moscou il a fait -41° cette hiver !

    De plus leur réserve de gaz sont gravement surestimer !

  2. 2

    Elisabeth

    Energie: l'Europe n'a pas d'alternative au gaz russe, selon Gazprom - AMSTERDAM, 6 juin 2006 (AFP)

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    Le président du groupe russe Gazprom, Alexeï Miller, a jugé mardi que l'Europe ne disposait pas de réelle alternative au gaz russe pour soutenir son développement économique, lors d'une conférence au Congrès mondial du gaz à Amsterdam.

    "Il y a seulement trois pays capables de fournir du gaz sur le long terme: la Russie, le Qatar et l'Iran. Lorsqu'il s'agit du gaz pour le développement de l'économie européenne, il n'y a pas d'alternative réaliste à la Russie", a déclaré M. Miller.

    "Objectivement, aucun autre pays que la Russie n'est plus proche des consommateurs européens et le système de pipelines qui approvisionne l'Europe en gaz est le moyen de transport le plus économique et efficace", a-t-il ajouté.

    "Gazprom est prêt pour une discussion positive sur les sujets liés à la fourniture du gaz russe et il est dans notre intention d'utiliser notre potentiel colossal dans l'intérêt de nos partenaires et de nos actionnaires, le plus important d'entre eux étant la Russie elle-même", a-t-il déclaré.

    Le patron du géant gazier russe a aussi affirmé que les contrats de long terme déjà signés seront honorés "à 100%". "Notre production de gaz est conforme à notre calendrier et nous savons déjà dans quel ordre, quand et quels champs nous avons l'intention de développer d'ici 2015 et au-delà", a-t-il dit.

    M. Miller a notamment indiqué qu'après 2010 les volumes prévus de production gazière seront atteints grâce au développement de champs situés dans l'Arctique, l'est de la Sibérie et la péninsule de Yamal où pas moins de 26 champs ont été ouverts pour l'exploration.

    L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait émis des réserves en mars sur la capacité de la Russie à honorer ses engagements d'approvisionnement en gaz auprès de ses grands clients européens, par manque d'investissements.

    C'est le transport du gaz qui concentre les efforts d'investissement de Gazprom, a souligné Alexeï Miller. Les investissements dans ce domaine représentent actuellement le double de ceux dédiés à la production, a-t-il indiqué, sans donner de chiffre.
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    Interrogé par des journalistes sur le choix de la compagnie étrangère qui sera partenaire de Gazprom pour développer l'immense champ gazier de Chtokman, en mer de Barents, M. Miller a affirmé que la nationalité des firmes ne sera pas un critère de sélection.
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    GDF en lice , à suivre ....

    Le français Total, les Norvégiens Statoil et Hydro et les Américains ConocoPhillips et Chevron Texaco, mènent des négociations pour participer à ce projet.

    Le 23e Congrès mondial du gaz réunit à Amsterdam jusqu'à vendredi plus de 4.000 responsables industriels ou politiques de quelque 80 pays.

  3. 3

    Josh

    Je me demande pourquoi l'Union Européenne ne pense pas à un trés Grand service Public Européens au lieu de nous casser les miches avec leur libre echanges serieux ils deviennent de plus en plus atteint tous ces dirigeants

    Hum hum quel remede a cela, Les faire vivres dans des quartiers comme Saint Denis, La grande Borde ( c'est une image ) je connais pas d'autre quartier

    Et que dire des campagnes faut-il vraiment les laisser pour compte???

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