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UE-Amérique latine: gaz bolivien à son Sommet
La décision prise le 1er mai par le nouveau Président bolivien de nationaliser les hydrocarbures de son pays sera le sujet majeur du 4e sommet entre l'Union européenne et l'Amérique latine qui doit se tenir jeudi et vendredi à Vienne. Cette rencontre réunira la quasi-totalité des chefs d'Etat et de gouvernement des 25 pays membres de l'UE, dont Jacques Chirac, et ceux des 33 pays latino-américains. Bien qu'invités, le président cubain Fidel Castro et le colombien Alvaro Uribe seront absents.
La nationalisation des hydrocarbures en Bolivie décidée par le président Evo Morales est "absolument irréversible", a estimé mercredi le ministre bolivien des Hydrocarbures, Andres Soliz, soulignant que cette décision reflétait "la volonté de l'Etat bolivien de reprendre le contrôle des hydrocarbures". Le président péruvien, Alejandro Toledo, a quant à lui exhorté mardi son homologue vénézuélien, Hugo Chavez, à modifier son intention de retirer son pays de la Communauté des pays andins (CAN).
I – Nationalisation des hydrocarbures en Bolivie
"Nous devons être conscients du fait que le décret est absolument irréversible", a déclaré M. Soliz peu avant le début d'une réunion avec le ministre brésilien des Mines et de l'Energie, Silas Rondeau, dans le cadre de la re-négociation des contrats de Petrobras en Bolivie après la parution de ce décret.
Le président bolivien Evo Morales a annoncé le 1er mai dernier sa décision de nationaliser le secteur du gaz naturel dans son pays, cette dernière impactant plusieurs entreprises européennes, à savoir la compagnie hispano-argentine Repsoil, le britannique BG Group et le français Total. M. Morales a donné six mois aux sociétés étrangères pour négocier de nouveaux contrats ou quitter le pays.
La France se dit quant à elle respecter le droit légitime des Etats, mais entend faire valoir lors de ce sommet "l'intérêt qu'il peut y avoir à poursuivre des coopérations avec des entreprises étrangères et l'importance que ces entreprises soient traitées dans un esprit de sécurité juridique et d'équité". La Bolivie possède les deuxièmes plus importantes réserves de gaz naturel en Amérique du sud après le Venezuela.
II – Vénézuela : nouvelles taxes pour les compagnies pétrolières
Le président vénézuélien Hugo Chavez a de son coté annoncé son intention d'imposer de nouvelles taxes aux compagnies pétrolières étrangères. Le 1er avril, il avait déjà annoncé que 17 compagnies vénézuéliennes et étrangères avaient accepté la transformation de champs pétroliers privés en sociétés communes sous contrôle de la société publique nationale.
Ces initiatives interviennent alors que les négociations commerciales entre l'UE et le Mercosur sont au point mort. Le Mercosur et l'Union Européenne tentent depuis 2000 de créer la plus vaste zone de libre-échange du monde, regroupant 650 millions de personnes, mais les négociations achoppent sur plusieurs points, notamment sur l'agriculture.
III – Le Pérou demande au Vénézuela de rester dans la CAN
Le président péruvien, Alejandro Toledo, a exhorté mardi son homologue vénézuélien, Hugo Chavez, à ne pas suivre son intention de retirer son pays de la Communauté des pays andins (CAN). M. Toledo a indiqué qu'il s'efforcerait d'aborder le sujet au Sommet des pays européens, caraïbes et de l'Amérique latine, qui se déroulera du 11 au 13 mai, à Vienne. "Il est certain que nous nous y rencontrerons et je le saluerai avec tout le respect que l'on doit à un chef d'Etat. Et, s'il veut m'écouter, je lui dirai qu'il lui reste encore du temps pour changer sa décision de retirer son pays de la CAN", a-t-il expliqué.
Le Venezuela a annoncé sa décision de quitter le bloc commercial, il y a deux semaines, sous prétexte que la CAN avait été "mortellement blessée" par deux accords de libre-échange, signés par le Pérou et la Colombie avec les Etats-Unis, qui restent encore à être ratifiés. Les pays membres de la CAN, à savoir : le Pérou, la Colombie, la Bolivie, l'Equateur et le Venezuela, pour le moment, espèrent démarrer des négociations commerciales avec l'Union européenne lors du sommet de Vienne.
A lire également :
. Bolivie: Morales nationalise les hydrocarbures
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. Conflit Bolivie/Petrobras : à quand pour Total ?
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incluant dossier sur TOTAL en Bolivie
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Voici les sites qui parlent de UE-Amérique latine: gaz bolivien à son Sommet:
Commentaires
louis14
11 mai 06 14:07:26
Devinette.
Pourquoi Chirac qui adore les chefs d'Etats de gauche anti-américain comme Lula ou Hugo Chavez n' aime pas beaucoup Evo Morales.
Car , pour son investiture ,celui ci a invité Mohammed
Abdelaziz, président en exil du sahara occidental, que Chirac déteste alors qu'il adorait Arafat.
Elisabeth
12 mai 06 01:12:47
Cf egalement l'article suivant :
Gaz-Bolivie : compensations à l'ordre du jour
http://www.leblogfinance.com/2006/05/bolivienational.html#more
Elisabeth
12 mai 06 01:24:14
"Le président Morales, qui doit faire face depuis deux semaines à une vague de contestations salariales, a un peu précipité l'annonce de cette nationalisation prévue en juillet. "
http://french.epochtimes.com/news/6-5-10/4232.html



