Mont Ste Odile : faute d’AIRBUS... des secours ?

Janvier1992danslafortdumobEnfin diront certains, ce qui se sussure à Strasbourg depuis 14 ans, apparaît au grand jour ! la mort des 87 passagers de l’A320 qui s’est écrasé au mont st Odile le 20 janvier 1992 lors de sa phase d’atterrissage sur l’aéroport de Strasbourg, était-elle uniquement due à une faute de pilotage ou de conception de l’Airbus ou la lenteur des secours n’est-elle pas elle aussi à incriminer ?

Invités à s'exprimer devant le tribunal correctionnel de Colmar, les rescapés de la catastrophe aérienne du mont Sainte-Odile se sont étonnés qu'aucun responsable des secours n'ait été mis en examen. D’importantes conséquences de la conclusion d’un tel débat : au niveau des familles, au niveau des assurances, au niveau de la fiabilité des appareils AIRBUS notamment, tant que dans le domaine de prévention des risques.

I -  L’organisation des secours mise en cause

"Je pense que parmi les prévenus, il manque certaines personnes, notamment celles qui ont organisé les secours", a déclaré vendredi Nicolas Skourias, un des neuf survivants. Selon lui, il est inadmissible qu'à 19 km de la tour de contrôle de l'aéroport de Strasbourg, il ait fallu 4 heures pour localiser et atteindre l’appareil. Il lui paraît également aberrant que des civils et des journalistes localisent l'épave de l'avion avant les services d'assistance.

Le juge d'instruction avait estimé qu'aucune faute pénale ne pouvait être retenue contre l'organisation des secours, dirigée par la préfecture et la gendarmerie. Les militaires avaient attendu trois heures pour ratisser le terrain en raison d'un "manque d'effectifs", mais n'avaient pas associé les sapeurs-pompiers ni les civils volontaires et avaient refusé le concours des CRS.

"Que la mauvaise organisation des secours ne présente pas de faute pénale, c'est une chose, mais qu'une fois l'épave découverte, on ne soit pas capable de faire monter immédiatement des médecins, des brancards et des équipements médicaux, c'est inconcevable", a ajouté Laurence Lachmann. Victime de contusions et de plaies diverses à la face et aux membres ainsi que d'une luxation à l'épaule, c'est à dos d'homme et "sans couverture" que cette jeune femme a été redescendue, après cinq heures dans la neige, par moins 10 degrés.

Jean-Noël Chatre raconte à son tour : "Pourquoi suis-je arrivé à l'hôpital à 4 heures du matin alors que j'avais quitté le mont Sainte-Odile à une heure ?". Pierre Lota poursuit. "J'ai entendu des cris, des appels à l'aide, au secours, et ça je ne l'ai pas oublié. Je pense que ça a duré longtemps et que si les secours étaient arrivés plus tôt, il y aurait eu des vies sauvées". L'autopsie médico-légale avait conclu qu'aucune des personnes décédées n'aurait pu être sauvée au delà de deux heures après l'accident.

II – Les faits

Le vol 5148 d'Air Inter en provenance de Lyon s'était écrasé à 19h20 le 20 janvier 1992 à 800 mètres d'altitude, de nuit et par temps couvert. L'avion avait dévié de son axe et entamé une descente trop rapide en approchant de l'aéroport de Strasbourg.

A défaut d'expliquer la chute de l'appareil par une cause unique, l'enquête a mis en lumière une série d'éléments qui ont pu concourir à la catastrophe: les équipements de bord, la composition de l'équipage ou la qualité du guidage vers l'aéroport de Strasbourg.

III - Mont Ste-Odile ouverture du procès 14 ans après les faits

Le procès de la catastrophe aérienne du mont Sainte-Odile, qui avait fait 87 morts, s'est ouvert mardi devant le tribunal correctionnel dans la ville française de Colmar, 14 ans après les faits. Un contrôleur aérien et 5 anciens dirigeants d'Airbus Industrie, de l'ex-compagnie Air Inter, aujourd’hui intégrée à Air France et de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) sont jugés depuis mardi pour "homicides et blessures involontaires". Cinq des six prévenus étaient présents. L'ancien directeur général adjoint d'Air Inter s'est fait excuser pour raisons médicales. Il devrait rejoindre le procès ultérieurement.

Un hall du parc des expositions a été spécialement aménagé pour accueillir le procès, qui doit durer deux mois. Quelque 350 parties civiles, plus de 70 avocats, 34 témoins et neuf experts y prendront part. Au terme d'une instruction ponctuée par une quinzaine d'expertises et de contre-expertises, chaque prévenu se voit reprocher une erreur qui a pu affecter la sécurité de l'Airbus A320, un avion technologiquement nouveau, mis en exploitation quelques temps avant les faits.

Selon le président du tribunal correctionnel de Colmar, Pierre Wagner, les délais très longs entre les faits et le procès se justifient par "l'absence de cause technique évidente immédiatement identifiée après l'accident" et de l'abandon rapide de l'idée d'une "cause purement humaine" qui ont conduit à la multiplicité des expertises. Un directeur de recherche au CNRS, qui a perdu sa femme dans l'accident, a dénoncé quant à lui «l'arrogance» des prévenus qui ont nié toute responsabilité dans l'accident.

Me Daniel Soulez-Larivière, avocat de deux anciens responsables de la DGAC, a d'ailleurs soulevé une exception, en extrême limite, à l'ouverture du procès tendant à exonérer ses clients de la justice pénale. Ces deux fonctionnaires se voient reprocher de n'avoir pas imposé sur les avions d'Air Inter l'installation d'un GPWS, avertisseur sonore de proximité du sol, qui était pourtant devenu une norme internationale. Il aurait retenti 17 secondes avant l'accident, laissant la possibilité aux pilotes d'éviter l'obstacle. «Ils sont poursuivis non pour avoir violé la loi ou la réglementation, mais parce que la loi de l'aéronautique de l'époque a été jugée non satisfaisante», a plaidé l'avocat.

Jeudi, en fin d'audience, l'un des prévenus, Jacques Rantet, était venu au secours des victimes. "Je n'ai jamais compris qu'on ne retrouve pas l'épave plus tôt, nous avons su immédiatement qu'il s'agissait du mont Sainte-Odile", a dit l'ancien directeur de l'exploitation aérienne d'Air Inter, sous les applaudissements des parties civiles.

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13 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    j'avais suivi le dossier de tres pres à l'époque, ma famille habitant à Strasbourg .

    Quelque chose qui m'avait enormément marque : il semble me souvenir que parmi l'un des survivants, figure une personne qui a du prendre cet avion entre Lyon et Strasbourg , sa voiture etant totalement détruite du fait d'un terrible accident qu'il avait eu le matin même .
    Il se trouve , d'apres mes souvenirs, que ce monsieur aurait sauvé la vie d'enfant en lui otant sa ceinture et en l'aidant à l'extraire de l'avion.
    Quelqu'un peut-il me confirmer ? car si cela est vrai, cela comporte bcp de messages .
    Pour rappel , le mont Ste Odile est aussi un lieu mystique et fortes activités telluriques (megalithes) , sachant que nos anciens se servaient -deja- des ondes telluriques pour passer des messages.

    cf. sur le mur païen
    http://www.mur-paien.fr/ensemble%20cadre%20nouveau.htm

  2. 2

    Elisabeth

    les médecins légistes sont soumis au secret professionnel .. mais cela ne les empeche pas d'avoir des opinions.

  3. 3

    Elisabeth

    Photo et dossier de l'appareil precis qui s'est écrasé

    http://www.airliners.net/open.file/0575836/M/

  4. 4

    Anonyme

    "On attend que les responsabilités soient clairement définies. Cela nous aidera à tourner une page", a déclaré Mme Dominique Béguin, secrétaire générale de l'association Echo, qui regroupe des rescapés et des familles de victimes de cette catastrophe.

    Un contrôleur aérien et cinq anciens cadres de l'Aviation civile, d'Air Inter et d'Airbus Industrie, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Colmar pour "homicides et blessures involontaires". Ils encourent une peine maximale de deux ans de prison et 4.573 euros d'amende.

    Pour Hubert de Gaullier, expert technique d'Echo, ancien pilote de ligne et père d'un stewart mort dans l'accident, ces défaillances sont avant tout liées aux défauts de jeunesse de l'appareil en cause, un Airbus A320, dont la mise en service à l'époque était "prématurée".

  5. 5

  6. 6

    Elisabeth

    L'ancien directeur d'exploitation d'Air Inter Jacques Rantet doit répondre de la composition de l'équipage, constitué d'un pilote et d'un co-pilote qui n'avaient que très peu d'expérience sur l'A320, un appareil novateur lancé quatre ans avant le drame.

  7. 7

    Elisabeth

    NO Comment sur la suite ....
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    mercredi 3 mai 2006, 19h33
    Crash de l'A320 sur le Mont Sainte Odile: le douloureux témoignage des familles des victimes -COLMAR (AP)

    Au deuxième jour du procès de la catastrophe aérienne du Mont Sainte-Odile en 1992, les familles des 87 personnes décédées dans l'accident d'un Airbus A320 ont continué mercredi à livrer leur douloureux témoignage devant le tribunal correctionnel de Colmar dans le Bas-Rhin.

    Quatorze ans après, Danièle Stadler est toujours hantée par la mort de son mari Lucien. Selon une contre-expertise, il aurait pu être sauvé si les secours étaient arrivés sur les lieux dans les deux heures -il leur en a fallu plus de quatre.

    "J'ai un film dans la tête, je le vois agoniser, appeler, penser à sa femme et son fils et je voudrais qu'on dise qu'il n'est pas mort pour rien", a témoigné Mme Stadler. "J'ai lutté, je me suis dit tu as un fils de 11 ans".

    Le jour de l'accident, le 20 janvier 1992, Laurence Vaccarella n'a pas suivi son mari "parce qu'une amie m'avait donné rendez-vous". "Je suis devenue veuve à 20 ans", explique la jeune femme, qui porte un T-shirt où apparaît la photo de son époux, passager de l'A320. Un mois avant la catastrophe, a-t-elle déclaré, des pilotes faisaient état "des risques qu'ils prenaient" avec cet appareil.

    Avec le procès, "le jour tant attendu est arrivé, c'est l'apaisement et le soulagement. La justice a le devoir de répondre à nos enfants. Nous attendons un 'oui, je suis responsable", a-t-elle souligné.

    Nicole, la soeur du commandant de bord Christian Hecquet (tué dans l'accident ainsi que le copilote) est venue assurer les familles de sa compassion et défendre la mémoire de son frère -soutenu par l'association ECHO regroupant des familles de victimes.

    Les médias, souligne-t-elle, ont fait un "procès" à son frère. "Les pilotes manquaient d'expérience, disent-ils. Christian était titulaire de 9.000 heures de vol dont 162 sur A320. ce n'était pas un kamikaze, il était même obsédé par la sécurité. Le 10 janvier 1992, au cours d'une réunion de famille, il avait dit: 'Ne me parle pas de l'A320. Il y a des pépins, il va arriver quelque chose'".

    Bruno Hecquet, son frère aîné, confirme les dires de sa soeur. Le pilote, dit-il, redoutait les problèmes de l'A320. "Mais il ne fallait pas contester, sinon on était mal noté".

    Nathalie Chérubin, veuve du copilote, en pleurs, explique son drame: "Depuis 14 ans, je rase les murs. On m'a traitée de veuve d'assassin. Je devais être avec lui pour une rotation ce jour-là. J'ai appris par un flash qu'il ne reviendrait pas. Les pilotes étaient en cause selon les médias. Nous étions mariés depuis neuf mois. J'avais 24 ans. J'ai l'impression d'être l'accusée. Je veux que cela cesse. Je suis intimement convaincue que mon mari a fait son travail. De lui, il ne reste que le nom".

  8. 8

    Elisabeth

    Oui , c'est ca c'est bien PIERRE LOTA qui était sorti qlques heures + tot d'un grave accident.

    pour le reste , il a la tres grande humilite de ne pas en parler, mais je me souviens qu'à l'epoque , la presse avait mentionne ce triple miracle , car Mr Pierre LOTA a sauve la vie d'un jeune garcon en l'aidant à defaire sa ceinture et à sortir de l'appareil.


    , et quel regard clair !!

    http://www.lefigaro.fr/france/20060502.FIG000000108_apres_quatorze_ans_d_attente_les_parties_civiles_redoutent_des_debats_techniques.html

  9. 9

    Elisabeth

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  10. 10

    Elisabeth

    " Les militaires avaient attendu trois heures pour ratisser le terrain en raison d'un "manque d'effectifs", mais n'avaient pas associé les sapeurs-pompiers ni les civils volontaires et avaient refusé le concours des CRS."...

    L'aide des membres du Club Vosgien , pourtant + que volontaires, a été refusé par les autorités , selon le témoignage d'un de ses membres éploré, recueilli le lendemain par une de mes proches.

    Je confirme par ailleurs : Pierre LOTA a bien sauve un garcon de 11 ans en l'aidant à sortir de l'appareil, et le rachauffant aux moyens de branchage qu'il a lui-même ramassés.

  11. 11

    Elisabeth

    Par contre, effectivement en pleine nuit .. lieu ters difficile à trouver .
    Mais la catastrophe aurait pu etre évitée à quelques metres pres , ce sont les pneus du train d'atterrissage qui ont heurté les arbres.
    mais personne ne parle que c'etait la 2eme approche ?
    1ere approche refusée : aéroport militaire ...

  12. 12

    Elisabeth

    Mont Sainte-Odile: des experts opposés sur le guidage du contrôleur aérien - COLMAR (Haut-Rhin), 15 mai 2006 (AFP)

    Deux experts se sont opposés lundi devant le tribunal correctionnel de Colmar à propos du rôle joué par le guidage radar du contrôleur aérien dans le crash de l'Airbus A320 d'Air Inter, le 20 janvier 1992 sur le Mont Sainte-Odile (Bas-Rhin), qui avait fait 87 morts.

    Max Venet, 72 ans, ancien pilote de ligne et expert judiciaire, a critiqué les indications données à l'avion par le contrôleur Eric Lammari lors du virage précédant l'atterrissage. Selon lui, le premier cap indiqué, de 090°, "aurait permis mathématiquement à l'appareil de regagner son axe" face à l'aéroport.

    Pourtant, un peu plus tard, poursuit M. Venet, le contrôleur indique à l'appareil de prendre "un virage à gauche sur 051°". "Ce nouveau cap n'est pas normal. A ce moment-là, le ver s'introduit dans le fruit. Si le guidage initial s'était poursuivi, l'avion aurait retrouvé l'axe" de la piste, selon l'expert.

    Intervenant à la suite de M. Venet, Claude Guibert, 70 ans, membre du deuxième collège d'experts à avoir travaillé sur la catastrophe, a expliqué pour sa part que l'angle du virage relevait davantage "des lois de la physique" que des indications de cap données par M. Lammari.

    A la question du président du tribunal Pierre Wagner qui lui demandait à quoi il attribuait cet angle, M. Guibert a expliqué que "nous sommes dans le domaine des lois physiques. Cet angle dépend de paramètres purement physiques".

    Répondant à une question de Hubert de Gaulier, l'expert de l'association de victimes ECHO, qui lui demandait si un guidage radar n'imposait pas d'obéir au contrôleur, M. Guibert a en outre estimé "qu'il faut distinguer l'approche radar, où l'on confie au contrôleur sa descente, et le guidage radar, où l'on est positionné par le contrôleur et où le pilote prend en main sa descente".

    Le contrôleur aérien Eric Lammari est soupçonné d'avoir mal guidé l'Airbus A320 d'Air Inter lors de la phase de vol précédant l'atterrissage. Il doit être auditionné mercredi prochain.

    Les journées de lundi et mardi sont consacrées à l'analyse de la trajectoire horizontale de l'avion lors de son approche finale.

  13. 13

    Elisabeth

    Mont Sainte-Odile: des experts opposés sur le guidage du contrôleur aérien - COLMAR (Haut-Rhin), 15 mai 2006 (AFP)

    Deux experts se sont opposés lundi devant le tribunal correctionnel de Colmar à propos du rôle joué par le guidage radar du contrôleur aérien dans le crash de l'Airbus A320 d'Air Inter, le 20 janvier 1992 sur le Mont Sainte-Odile (Bas-Rhin), qui avait fait 87 morts.

    Max Venet, 72 ans, ancien pilote de ligne et expert judiciaire, a critiqué les indications données à l'avion par le contrôleur Eric Lammari lors du virage précédant l'atterrissage. Selon lui, le premier cap indiqué, de 090°, "aurait permis mathématiquement à l'appareil de regagner son axe" face à l'aéroport.

    Pourtant, un peu plus tard, poursuit M. Venet, le contrôleur indique à l'appareil de prendre "un virage à gauche sur 051°". "Ce nouveau cap n'est pas normal. A ce moment-là, le ver s'introduit dans le fruit. Si le guidage initial s'était poursuivi, l'avion aurait retrouvé l'axe" de la piste, selon l'expert.

    Intervenant à la suite de M. Venet, Claude Guibert, 70 ans, membre du deuxième collège d'experts à avoir travaillé sur la catastrophe, a expliqué pour sa part que l'angle du virage relevait davantage "des lois de la physique" que des indications de cap données par M. Lammari.

    A la question du président du tribunal Pierre Wagner qui lui demandait à quoi il attribuait cet angle, M. Guibert a expliqué que "nous sommes dans le domaine des lois physiques. Cet angle dépend de paramètres purement physiques".

    Répondant à une question de Hubert de Gaulier, l'expert de l'association de victimes ECHO, qui lui demandait si un guidage radar n'imposait pas d'obéir au contrôleur, M. Guibert a en outre estimé "qu'il faut distinguer l'approche radar, où l'on confie au contrôleur sa descente, et le guidage radar, où l'on est positionné par le contrôleur et où le pilote prend en main sa descente".

    Le contrôleur aérien Eric Lammari est soupçonné d'avoir mal guidé l'Airbus A320 d'Air Inter lors de la phase de vol précédant l'atterrissage. Il doit être auditionné mercredi prochain.

    Les journées de lundi et mardi sont consacrées à l'analyse de la trajectoire horizontale de l'avion lors de son approche finale.

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