Nous vous l'avions annoncée hier, la menace de catastrophes climatiques est de plus en plus pressante aux Etats Unis, et les conséquences - prévisibles - n'ont pas tardé à se faire sentir.
Les prix du pétrole ont en effet continué de rebondir mardi face au spectre d'une nouvelle saison des ouragans très active aux USA. Les marchés s'inquiètent d'éventuels cataclysmes pouvant porter un nouveau coup aux infrastructures pétrolières, alors que ces dernières n'ont pas encore en globalité retrouvé leurs capacités de production antérieures à Katrina.
I – Le pétrole en hausse
A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet est monté de 1,80 dollar, clôturant à 71,76 dollars. Il était tombé à 67,42 dollars lundi, son plus bas depuis le 7 avril. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a pris 1,65 dollar, terminant à 71 dollars sur l'échéance de juillet.
Selon les analystes, la prise en compte de risques liés aux ouragans vient progressivement remplacer l'évaluation des risques géopolitiques. De plus, les prix ont monté jusqu'à toucher des niveaux techniques, provoquant un regain d'achats spéculatifs.
Les prix du pétrole avaient fléchi ces deux dernières semaines en raison de craintes d'un ralentissement de la croissance de la demande mondiale. Ils ont rebondi lundi après la publication d'un rapport du Centre national des ouragans prédisant une saison "très active" cette année dans l'Atlantique.
II – Les menaces d'ouragan
Le Centre national des ouragans anticipe 13 à 16 tempêtes tropicales, dont 8 à 10 pourraient se transformer en cyclone et 4 à 6 en ouragan majeur, lors de cette saison qui débute le 1er juin et s'achève fin novembre. Jusqu'à 4 cyclones pourraient toucher les Etats-Unis. Cette annonce est intervenue alors que plus de 20% de la production de pétrole du golfe du Mexique est toujours arrêtée en raison des dommages causés par les ouragans de l'été 2005.
En 2005, la saison avait été marquée par 28 tempêtes tropicales, dont 15 cyclones et un nombre record de trois ouragans de force 5. Les installations pétrolières du golfe du Mexique et du sud des Etats-Unis avaient été dévastées par Katrina et Rita. Même si le Centre national des ouragans a jugé que la saison 2006 serait moins sévère que l'an dernier, les marchés se montrent prudents, ses prévisions pour 2005 s'étant avérées nettement moindres que les phénomènes réellement constatés.
III - Tensions politiques et pic de consommation
D'autres facteurs soutiennent également les cours, et notamment les tensions géopolitiques avec l'Iran, le climat d'instabilité actuel du Nigeria. Le coup d'envoi fin mai de la saison des grands déplacements automobiles aux USA, correspondant au pic saisonnier de la consommation américaine de carburant inquiète également les investisseurs.
Mais ces derniers attendent la publication, mercredi, du rapport hebdomadaire des stocks américains. Une nouvelle hausse des réserves d'essence est prévue, ce qui pourrait d'autant plus éloigner le risque d'une pénurie de carburant cet été.
IV – La marché prudent avant la réunion de l'OPEP
La prudence est également de mise avant la réunion de l'OPEP prévue le 1er juin à Caracas. La plupart des analystes prévoient un maintien du plafond de production de l'Organisation à 28 millions de barils par jour, alors que même l'Iran s'y est déclaré favorable.
Toutefois, le ministre vénézuélien de l'Energie, Rafael Ramirez,maintient le suspens, déclarant lundi à Caracas que le marché était bien approvisionné en pétrole et que les fondamentaux plaidaient pour une réduction des quotas de production.
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2 Commentaires
1
http://liberte-algerie.com/dilem.php?id=1172
:-) Iran USA en caricature!
24 mai 2006 à 01:412
j'adore leurs dessins ! merci Amine !
24 mai 2006 à 13:06Ajoutez un commentaire
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