Immobilier rural : il y aurait là aussi bulle

1432_1Immobilier rural : il y aurait là aussi une bulle anormale. Ce matin, François de Witt a déclaré à notre confrère de France Inter que ce marché serait en train de se retourner. "Après avoir connu un boom sans précédent, le marché des résidences secondaires est peut-être sur le point de se retourner. C’est ce qui apparaît en filigrane dans la dernière enquête publiée par AgriFrance, la filiale de BNP Paribas spécialisée dans le foncier rural."

"Ente 1996 et 2004, poussé par le marché immobilier citadin, celui des résidences rurales a littéralement explosé. Le volume des ventes a doublé, les prix aussi. Comme l’observent aussi les Safer, les citadins sont de plus me plus nombreux à acheter des propriétés agricoles non pour les exploiter, mais pour le simple plaisir. Ou pour en faire un jour prochain leur résidence principale."

Pourtant rien ne va plus à la campagne, comme nous l'apprend ce document sonore : "Après avoir connu un boom sans précédent, le marché des résidences secondaires est peut-être sur le point de se retourner. C’est ce qui apparaît en filigrane dans la dernière enquête publiée par AgriFrance, la filiale de BNP Paribas spécialisée dans le foncier rural."

"A force de monter, les prix ont fini par atteindre des niveaux proches de ceux de l’immobilier urbain. Ce qui paraît absurde dans la mesure où la valeur d’usage d’une résidences secondaires est bien moindre que celle d’une résidence principale. S’il y a une bulle immobilière en France, c’est clairement sur ce marché qu’elle se situe. Elle est peut-être en train de crever. Dans certaines régions, l’activité baisse, faute de demande extérieure, alors que la demande locale ne peut pas suivre."

Après avoir atteint des sommets, et perdu le sens des réalités, ce marché serait donc en perte de vitesse.

En vacances en Savoie début janvier dans une petite station dite rurale, très peu connue et intégrée dans le village, j'ai interrogé les agences immobilières du coin. Et il y en a, plus que de boulangeries. Dites vous que cette partie de la Savoie et très agricole, et qu'en entendait et sentait la présence des vaches quand on dévalait les pistes. Ce qui était fort dépaysant.

Figurez-vous que l'agent a de suite embrayé sur l'urgence d'acheter vu que les anglais raflent tout. J'ai interrogé l'office de tourisme, le boulanger, les pompiers & les secouristes présents sur les pistes, ainsi que le personnel des remontées.

Et bien ces Anglais sont très cachottiers, car aucun villageois n'en a jamais vu la couleur. Paraît-il, un Anglais aurait acheté une vieille maison à retaper dans la vallée, mais ils ne l'ont jamais rencontré. L'Arlésienne est anglaise, et surtout elle sert de prétexte pour mettre la pression sur des acheteurs hésitants.

article publié le 3 février 2006

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