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F. Loos à Alger le 8 Mai, 60 ans après Setif

Elisabeth Studer Economie 24 commentaires

Setif131678244  Après la visite du MEDEF de la semaine dernière qui ne s’est pas soldée pas de brillants résultats concrets, et les propos plus modérés de Douste-Blazy envers le Président algérien Bouteflika, le ministre délégué français à l’Industrie François Loos effectuera, à partir de lundi, une visite de deux jours en Algérie, à la tête d’une délégation de chef d’entreprises.

Même si les relations politiques bilatérales entre les deux pays s’avèrent tendues actuellement compte-tenu des avis très partagés de part et d’autre sur la question coloniale, la France reste le premier partenaire commercial de l’Algérie. Ironie de l’Histoire ou nouvelle bourde de la France, le ministre français se rend à Alger à une date oh combien symbolique, puisque le 8 mai représente également l’anniversaire du massacre de SETIF que certains considèrent comme les prémices de la guerre d’Algérie.

I

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24 commentaires

  1. Elisabeth 7 mai 2006 à 01:55
  2. Amine 7 mai 2006 à 03:10

    Boutef va faire un discours, je sens qu’on va s’amuser :-)

  3. Elisa 7 mai 2006 à 03:12

    Ah j’avais pas vu ! je passais par là juste pour voir s’il y avait quelqu’un .
    mais franchement pour choisir la date , ils n’y ont pas pensé ou quoi , c’est quoi ce délire ???

  4. Elisabeth 7 mai 2006 à 03:16

    Amine , ton demenagement est lié à cela ?
    “Toyota Algérie s

  5. Amine M 7 mai 2006 à 03:22

    Ou as tu trouvé cet article? :-)

  6. Amine 7 mai 2006 à 03:22

    Mon déménagement a été motivé par l’économie d’un loyer équivalent a 4,5 fois le smig :-)

  7. Elisabeth 7 mai 2006 à 03:32

    ouh , c’est sur ca motive !!!
    l’article sur algerie-dz.com

  8. Elisabeth / Discours Bouteflika 7 mai 2006 à 03:41

    Bouteflika le 8 mai à Guelma
    Quand le passé rattrape la France
    A partir de Constantine, le président a dénoncé le passé colonial français. Le président M.Abdelaziz Bouteflika se rendra le 8 mai à Guelma, à l

  9. Elisabeth / Discours Bouteflika 7 mai 2006 à 03:41

    Bouteflika le 8 mai à Guelma
    Quand le passé rattrape la France
    A partir de Constantine, le président a dénoncé le passé colonial français. Le président M.Abdelaziz Bouteflika se rendra le 8 mai à Guelma, à l

  10. Elisabeth / Discours Bouteflika 7 mai 2006 à 03:41

    Bouteflika le 8 mai à Guelma
    Quand le passé rattrape la France
    A partir de Constantine, le président a dénoncé le passé colonial français. Le président M.Abdelaziz Bouteflika se rendra le 8 mai à Guelma, à l

  11. un algérien 7 mai 2006 à 12:23

    Merci Elisabeth pour avoir allié dans cet article la dimention actuelle et historique du 8 mai 1945
    voici un article d’un journal algérien : Liberté.
    commémoration des massacres du 8 mai 1945 et polémique avec la France sur le

  12. un algérien 7 mai 2006 à 12:30

    Moi je crois bien que Bouteflika va jouer la carte de l’apaisement, car aprés la lettre envoyée de Douste-Blazy et puis les délégations qui viennent à Alger, y a une réele volenté d’apaisement entre les deux capitales, et biensur, Bouteflika a assé développé les revendications de mémoire des algériens, et les français savent que les algériens ne sont pas si pressés qu’eux pour signer un traité d’amitié, donc pour l’instant il faut continuer les relations normales en attendant de repenser à un véritable traité d’amitié qui sera benefique aux deux rives et qui incarnera les visées des deux peuples en apaisant le lourd passé qu’ils ont en commun.

  13. Elisabeth 7 mai 2006 à 14:31

    Merci beaucoup de vos (tes?) commentaires et de l’article que vous y avez associé.
    Pour moi , comme je l’ai deja dit, le present le futur et le passée sont liés , on ne peut pas objectivement comprendre aujourd’hui si on ne connait pas factuellement hier .
    je suis donc tres touchée par vos/tes remarques me remerciant d’avoir aborde la dimension actuelle et la dimension historique
    Je pense egalement qu’il est important de rappeler les faits, le mot “genocide” etant choquant de but en blanc pour les jeunes francais de moins de 30 ans qui ne connaissent pas cette etape de l’histoire, et ce d’autant plus que le sujet n’a jamais ete trop traite par medias et livres scolaires .
    Quand j’entends les reactions de mon fils de 15 ans sur la Guerre d’Algerie , alors que nous discutons beaucoup entre nous, je suis absolument outrée (un peu les reflexions de Poubelovitch en qlque sorte : les vieux vous faites “chier” avec vos vielles histoires …) et je considère donc qu’il y a un tres important DEVOIR DE MEMOIRE à réaliser.
    Alors que du cote de ma mère, ma famille a vecu l’exode d’Algerie en métropole, pays qu’elle ne connaissait que par des voyages et où elle ne connaissait en fait personne , que mon pere a gache sa jeunesse en se battant comme appele pdt 30 mois ,en revenant meurti pyschiquement , alors que ceux qui n’avaient pas fait la guerre avaient pris les bonnes places , mon fils de 15 ans estime que “franchement” , de chaque cote , on aurait du vite abandonner l’affaire et que tout le monde rentre chez soi, en gros .
    Mais le pb : c’est ou le “chez soi” ?
    j’ai encore discute longuement avec des amies algeriennes et tunisiennes jeudi soir, un des grands problemes des magrhebins en France actuellement , c’est qu”ici, les Francais les considèrent souvent comme de “sales” arabes, émigrés … et que là bas , au bled, comme on dit , on les appelle aussi les émigrés : deux rejets et quelle identite ?
    Il parait qu’en Tunisie, on les appelle les “Chez nous là bas”.
    Ils sont nés en france , on les considère comme des étrangers, et dans le pays d’origine de leurs parents, qui devraient etre leurs racines , on les rejette comme des expatries.
    Pour ma part , l’expression “le jardin de nos grands-mères” .. m’a toujours interpelle , pour moi, le jardin de ma grand-mère c’est celui – selon ses souvenirs – plein de roses à la Villa Anna , rue de Galland à Kouba ..que je n’ai vu qu’une fois à 3 mois.

  14. Algerie / Portugal 7 mai 2006 à 15:21

    parallèlement ….
    ——————–
    Le Portugal s

  15. Amine M 8 mai 2006 à 03:44

    Rue de Galland… ca se trouve a coté de quoi? y a quoi a coté?

  16. Elisabeth 8 mai 2006 à 09:33

    Attends je pars à paris dans une heure pour m’occuper de ma mere , je lui demande ! je reviens demain soir !!
    merci !
    donc pas de connexion pdt 2 jours !!!

  17. mel 8 mai 2006 à 14:36

    Allocution du président Bouteflika à l’occasion du 8 mai 1945
    [Aps 8/5/06] Guelma – Le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbes, a prononcé, dimanche à Guelma, au nom du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, une allocution à l’occasion de la commémoration du 61e anniversaire des massacres du 8 mai 1945. Voici le texte intégral de l’allocution du Président de la République:
    “Mes Chers Compatriotes,
    C’est avec un sentiment de fervente fierté nationale mêlé d’une profonde tristesse que je m’adresse à vous en ce jour anniversaire de l’une des dates les plus lumineuses et les plus sombres de notre commune histoire nationale.
    Commémorer aujourd’hui le 8 mai 1945, c’est d’abord répondre à un devoir de vérité qui dépasse et doit fonder le simple devoir de mémoire. L’importance du 8 mai 1945 réside, bien sûr, mais ne réside pas seulement, dans le courage des jeunes manifestants qui brandirent à Sétif et Guelma le drapeau national et furent assassinés par des policiers français.
    L’importance du 8 mai 1945 réside, bien sûr, mais ne réside pas seulement dans la bravoure des paysans de l’Est algérien qui, spontanément, décidèrent de rendre coup pour coup.
    L’importance du 8 mai 1945 réside, bien sûr, mais ne réside pas seulement dans la terrifiante chasse à l’Arabe, dans les incroyables mais bien réels meurtres de masse qui ensanglantèrent l’Est de notre pays pendant plusieurs semaines.
    Commémorer aujourd’hui le 8 mai 1945 ne prend tout son sens que si l’on fait l’effort de replacer ces événements dans la triple logique de la reconfiguration du monde née de la seconde guerre mondiale, de l’évolution de notre mouvement national et de la nature du colonialisme français dans notre pays.
    Dans cette perspective, “les événements” du 8 mai 1945 et l’atroce répression qui les suit doivent être compris, non comme des accidents malheureux mais dans leur cruelle et implacable nécessité. Le 8 mai n’a pas d’existence en soi. Il ne représente qu’une journée, certes particulière, dans l’offensive délibérément pacifique de notre mouvement national depuis l’élaboration du Manifeste du Peuple algérien en 1943, qui revendique une constitution propre à l’Algérie ainsi que la Liberté et l’Egalité absolues de tous ses habitants sans distinction de race et de religion.
    Les trois grands courants de notre mouvement national, qui ont commencé à se structurer à la fin des années vingt et dont les figures de proue sont Messali Hadj, Ferhat Abbas, et Cheikh Bachir Ibrahimi, apportent leur soutien au Manifeste.
    Une étape qualitativement supérieure vient d’être franchie par notre mouvement national, celle de son pluralisme unifié. L’Association des Amis du Manifeste et de la Liberté devient le creuset de la jeune citoyenneté algérienne. La répression administrative classique faite d’arrestations et de mises en résidence surveillée ciblées s’avère incapable de ralentir l’élan d’adhésion aux AML qui vient de toutes les régions et de toutes les catégories sociales de l’Algérie.
    Avec plus de 500.000 adhésions au début de l’année 1945, la carte des AML est devenue la véritable carte d’identité nationale de la grande majorité du peuple algérien.
    Là, et pas ailleurs, réside le formidable défi que l’Etat colonial français doit relever : soit négocier avec les représentants légitimes du peuple algérien qui a largement contribué à la victoire contre le nazisme les modalités d’un démantèlement progressif des structures du colonialisme, soit briser l’élan patriotique et démocratique du peuple algérien, renouant ainsi avec sa pulsion originelle, celle du déferlement de violence génocidaire.
    Avec une grande détermination, l’Etat colonial français s’engagera dans la voie que l’on sait : celle de l’assassinat méthodique et planifié de la jeune démocratie nationale, pluraliste, algérienne.
    Bien sûr, nous ne devons pas oublier les fosses communes de mai 1945, ni les fours à chaux d’Héliopolis, pas plus que les bombardements de l’aviation et de la marine, les exécutions sommaires, les viols, tous ces meurtres de masse qui plongèrent les régions de Sétif, Guelma, Kherrata à dans une ambiance d’apocalypse. Bien sûr, nos historiens doivent faire la lumière, avec la plus grande précision possible, sur le martyre enduré par chacune de nos villes, chacun de nos villages.
    Nous ne devons pas cependant nous contenter de micro histoires parcellaires qui peuvent induire des mémoires erratiques et déresponsabilisantes. Ce qui est décisif pour notre mémoire commune, en ce mois de mai 1945, ce n’est pas le comportement odieux de tel préfet ou sous-préfet, ce n’est pas la rage ludique des “chasses à l’Arabe” menées par les milices coloniales, c’est la parfaite synergie de tous les agents du colonialisme, publics et privés, locaux et centraux pour briser l’élan national et démocratique du peuple algérien. Les massacres de masse commis par les instances répressives de l’Etat colonial français et ses relais dans la population européenne ne sont en rien des “excès” imputables à des responsables de second rang ou à des conjonctures régionales particulières.
    Ils sont un des éléments de réponse globale de l’Etat colonial français à l’émergence tout aussi globale d’un mouvement national désormais présent sur tout le territoire algérien et capable d’impulser de manière unifiée des actions politiques coordonnées à l’échelle du pays tout entier. Ce n’est pas sous-estimer, bien au contraire, le martyre de nos concitoyennes et de nos concitoyens de Sétif et de Guelma que de dire qu’ils ont été assassinés en tant que représentants de la même collectivité nationale algérienne.
    Bien sûr, ce n’est pas sans raison que la mémoire se focalise sur une date particulière, le 8 mai 1945, et deux localités précises, Sétif et Guelma. Ce qui se passe dans ces deux villes est en effet scandaleux et révoltant, pas seulement pour la conscience nationale algérienne, mais pour la conscience universelle.
    Le jour de l’armistice, qui scelle la victoire des Alliés contre le nazisme, des policiers français tirent sur des cortèges d’Algériens qui entendent clamer pacifiquement leur amour de la liberté des autres et de la leur propre en brandissant dans un même mouvement les drapeaux des puissances alliées, notamment le drapeau français, et le drapeau algérien. Mais l’offensive du mouvement national ne se réduit ni à ces deux villes ni au jour du 8 mai 1945.
    Une première vague de manifestations a déjà eu lieu le 1er mai à Alger, Oran, Bejaïa, Tlemcen, Constantine, Mostaganem, Guelma, Relizane, Sétif, Batna, Biskra, Aïn Beïda, Khenchela, Sidi-Bel-Abbès, Souk-Ahras, Cherchell, Miliana, Skikda, Oued Zenati, Saïda, Annaba, Tebessa, Sour-el-Ghozlane.
    Partout des cortèges d’Algériens pénètrent pacifiquement dans les quartiers européens aux cris de “Algérie libre”, “Constitution”, “Libérez Messali” et brandissant parfois l’emblème national. A Alger et Oran, la police tire et le mouvement nationaliste algérien compte ses premiers morts et blessés.
    Pour éviter de nouvelles provocations policières, aucune manifestation ne sera organisée dans ces deux villes le 8 mai 1945, preuve supplémentaire s’il en était besoin de la détermination pacifique du mouvement de mai 1945. Dans le reste du pays, les mêmes manifestations pacifiques et unitaires sont organisées à Sétif et Guelma, mais aussi à Blida, Tizi-Ouzou, Berrouaghia, Bou-Saâda, Mostaganem, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen, El Eulma, Khenchela, Batna, Biskra, Oued Zenati, El Khroub, Collo, Skikda, Azzaba, El Arrouch, Constantine, Annaba.
    A Sétif et Guelma, policiers et membres des milices tirent sur les manifestants désarmés. Très vite, l’onde de choc atteint les campagnes environnantes. Spontanément, des paysans entendent prendre la relève de leurs frères citadins assassinés. Quelques européens sont tués, quelques fermes et maisons forestières attaquées.
    A aucun moment, les responsables des AML n’organisent la contre-violence rurale qui s’exprime en ordre dispersé, sans armement ni stratégie. Le carnage peut alors commencer. Il durera plus de trois semaines. Pour une centaine d’Européens tués, on estimera à plusieurs dizaines de milliers les Algériens assassinés non pas parce qu’ils combattaient les armes à la main le colonialisme, mais pour ce qu’ils étaient : des êtres humains aspirant à vivre au rythme de leur liberté en tant que peuple autonome, ce qui est la définition même de ce que l’on appelle un génocide.
    A court terme, les massacres de mai 1945 rempliront doublement leur objectif : briser l’offensive patriotique et démocratique du peuple algérien. Face à une répression démesurée, littéralement folle de haine, de racisme, de sang, de prédation en tous genres, la mobilisation populaire reflue. Surtout cette folle répression orchestrée par les centres nerveux de l’Etat colonial va permettre par un artifice de propagande digne de l’extraordinaire génie politique français de dissoudre les AML en leur imputant la responsabilité des “désordres”.
    Ce premier élan nationaliste algérien ne s’achève pas seulement dans les fosses communes et les fours à chaux de l’Est algérien où périrent des dizaines de milliers d’hommes et de femmes coupables du seul crime d’être Algériens. Il s’achève aussi par la dissolution des AML et l’arrestation de milliers de militants politiques qui connaîtront les humiliations et les tortures dans les geôles coloniales.
    Bien sûr, le peuple algérien survivra à cette violence du colonialisme français comme il a survécu à d’autres moments encore plus longs et plus cruels, et comme il vaincra au bout de plus de sept ans d’une terrible guerre de reconquête coloniale la face noire de l’Etat français, sa face colonialiste. Il faudra à peine une dizaine d’années pour que le peuple algérien, à peine ses effroyables blessures pansées, reprenne le combat pour sa liberté, renouant avec l’élan de mai 1945 tout en tirant les leçons de son échec.
    A partir du 1er novembre 1954, les forces de répression de l’Etat colonial français devront combattre non plus des poitrines nues brandissant des drapeaux, mais des militants politico-militaires habiles à mettre en échec, à un prix de sang et de larmes certes exorbitant pour le peuple algérien, la formidable puissance de l’armée coloniale française.
    Nous étions, il y a encore quelque temps, nombreux dans notre pays, surtout parmi les membres survivants de notre glorieuse Armée de Libération Nationale, à ne pas vouloir insister de manière trop précise sur la nature du colonialisme dans notre pays. Nous préférions suivre la démarche mesurée du président Houari Boumediene, qui consistait à tourner la page du colonialisme sans la déchirer.
    A cette attitude, il y avait plusieurs raisons. D’abord, nous étions sortis vainqueurs, en tant que peuple et nation d’une formidable confrontation qui avait duré cent trente-deux ans. Avec quelque naïveté sans doute, nous étions convaincus que la France dans son ensemble, Etat et société réunis, relèguerait dans un pan discret de sa mémoire collective cet aspect odieux et honteux de son histoire et qu’avec le temps, elle ferait elle-même positivement son “deuil ” de sa dérive colonialiste à l’égard de peuples entiers sur les trois continents.
    Que certaines mémoires françaises demeuraient nostalgiques du passé colonial ne présentait pas d’importance majeure tant que la tendance centrale au niveau de l’Etat, du pouvoir politique et des média était à un silence que l’on pouvait croire respectueux des victimes innombrables de cet effroyable crime contre l’humanité qu’a été le colonialisme.
    Ensuite, nous n’avons jamais confondu la nation française, le peuple français, ni même l’Etat français avec le colonialisme français qui a été sa face obscure, son excroissance mortifère de la liberté et de la dignité humaine aussi bien quoique dans des proportions et avec une intensité différentes dans les colonies que sur le territoire français proprement dit. Les Bugeaud, les Changarnier, les Cavaignac, ont été les bourreaux du peuple algérien, comme ils ont été les bourreaux du peuple parisien.
    Qui plus est, nous n’avons jamais oublié, nous Algériens, et nous ferons en sorte de ne jamais oublier, que pendant notre long martyre, des Françaises et des Français, au prix de leur marginalisation, de leur liberté et parfois même de leur vie, se sont levés au nom des idéaux les plus enracinés dans la nation française pour dénoncer non pas les crimes de la colonisation, comme autant de dégâts collatéraux, mais le colonialisme lui-même en tant que crime contre le peuple algérien, contre les valeurs de la France et contre l’humanité.
    Ce que je dis aujourd’hui, et que je répète depuis la promulgation de la loi française du 23 février 2005, n’a, hélas, rien de bien excessif ni de bien original en comparaison du procès du colonialisme qu’ont fait des intellectuels français comme Paul Vigné d’Octon, Aimé Césaire, Albert Memmi, Francis Jeanson et Jean-Paul Sartre, pour ne citer que ceux-là.
    Enfin et surtout, nous ne voulions pas, et nous ne voulons toujours pas, culpabiliser les nouvelles générations de Françaises et de Français qui n’ont pas, à notre sens, à porter la responsabilité de ce qu’ont fait leurs aînés. C’est avec ces jeunes générations en principe en voie de dépollution progressive de la vision colonialiste du monde qui avait perverti la conscience morale et la raison de nombre de leurs parents et grands-parents que nous voulions, que nous voulons toujours, construire un avenir algéro-français fait, non seulement de paix, mais d’amitié, de fluidité entre les deux rives de la Méditerranée, de créativité et de synergies multiformes.
    Le premier Algérien à avoir proposé à la France, dès la perte d’Alger, la création d’un Etat algérien ami de la France, n’est autre que Hamdan Khodja. Quelques années plus tard, l’Emir Abdelkader reformulera à de nombreuses reprises cette proposition d’amitié entre un Etat algérien et un Etat français liés par une coopération multiforme.
    Tout le monde sait que l’Etat français préfèrera se lancer dans une conquête meurtrière qui détruira une grande partie de la population algérienne et aboutira à la fin du 19e siècle à une Algérie musulmane exsangue, violée dans son identité, expropriée, déculturée.
    Pourtant une nouvelle fois, après la première guerre mondiale à laquelle 300.000 Algériens ont participé dans les rangs de l’Armée Française, le petit-fils de l’Emir Abdelkader, l’émir Khaled, renouvelle les propositions d’amitié franco-algérienne fondée sur la reconnaissance des droits du peuple algérien à la dignité et à la liberté. Il sera contraint à l’exil. La France coloniale entend continuer son génocide qui, de démographique, devient culturel. Les candidats français mais aussi espagnols, italiens, maltais à la colonisation agraire de l’Algérie ne sont pas légion. Il faut donc cesser de tuer systématiquement les Algériens pour qu’ils puissent constituer le réservoir de main d’

  18. Toufik 8 mai 2006 à 18:02

    Vive notre dignité nationaliste algérienne à travers notre président! N’en déplaise à tout le monde qu’est ce que je suis content mon Deu de l’indépendance de mon pays!! Pour le reste allez voir au Maroc et vous amusez en Israel!!! La France aime l’Algérie comme le chat aime la souris!!

  19. Bouteflika demande excuses /Elisabeth 20 mai 2006 à 02:21

    Bouteflika demande des excuses à la France
    2006-05-19 18:22:18 cri
    La France doit présenter ses “excuses officielles” au peuple algérien avant de s’engager dans “d’autres relations d’amitié”, a estimé jeudi le président algérien Abdelaziz Bouteflika, dans un message à l’occasion de la journée nationale de l’Etudiant, célébrée le 19 mai.
    “Il est aujourd’hui de notre devoir envers le peuple algérien et les chouhada (martyrs), de réclamer des excuses officielles d’une nation dont la devise de sa Révolution a de tout temps été liberté, égalité, fraternité”, a affirmé M. Bouteflika dans ce message lu en son nom par le ministre des moudjahidine (anciens combattants) Mohamed Cherif Abbas à Mostaganem (355 km à l’ouest d’Alger), c’est ce qu’a rapporté l’AFP.
    Le président algérien a appelé l’Etat français à “assumer pleinement ses responsabilités historiques, s’il était véritablement mu par une sincère volonté d’ouvrir une nouvelle page et de jeter les bases d’une amitié authentique bannissant toute forme de rancoeur et de ressentiment”.

  20. Elisabeth 7 mai 2007 à 17:21

    Pour rappel,
    de tres importantes declarations de Bouteflika à suivre demain face aux recents propos de Sarkozy sur le refus de la repentance.
    … alors qu’il souhaite marier GDF avec SONATRACH

  21. El Watan 9 mai 2007 à 02:07

    Sarkozy face au devoir de mémoire
    Ses futurs rapports politiques avec l

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