Le ministre centrafricain en charge des mines et de l'énergie, le commandant Sylvain Doutingaye a accusé mercredi la société Total qui a le monopole de la distribution des produits pétroliers dans le pays d'être à l'origine de la pénurie de carburant qui sévit à Bangui depuis quelques jours.
Total a limité l'achat de carburant à 10 litres par client pour éviter une rupture totale de stock si la grève des transporteurs déclenchée lundi dernier n'était pas levée. Ces derniers ont immobilisé tous leurs véhicules depuis le début de la semaine dernière pour revendiquer des mesures d'accompagnement promises par le gouvernement suite à l'augmentation des prix du carburant au mois de janvier.
A noter que l'information est relayée par Gabon News, le Gabon étant un pays ou Total est grandement présent via sa filiale TOTAL GABON.
I – Pénurie de carburants en Centre-Afrique : Total accusé
"La crise du carburant constatée ces derniers jours est de la responsabilité entière de la société Total qui n'a pas respecté ses engagements concernant le ravitaillement permanent en hydrocarbures de toutes ses stations pompes", a déclaré le ministre. "J'invite les responsables de Total a trouvé une solution rapide à cette situation qui risque de porter un coup dur à notre circuit économique qui demeure très fragile", a indiqué le ministre.
La société Total ne dispose pas de ses propres camions citernes pour la distribution des produits pétroliers. De ce fait, la quasi totalité des stations pompes Total qui ont reçu les consignes de servir 10 litres par véhicule, ont épuisé mardi leur stock. Seules 2 stations services sur une douzaine que compte Bangui, étaient ouvertes mercredi matin avec une réduction de 5 litres par véhicule.
Les camions citernes qui transportent le carburant à partir du dépôt pétrolier situé à Kolongo dans le 6ème arrondissement de Bangui pour décharger dans les stations services appartiennent tous aux particuliers ou à des sociétés privées de transports. Ils sont loués par Total uniquement en cas de besoins.
II – Grève des transporteurs suite à la hausse des carburants
La crise des produits pétroliers est due à la grève des transporteurs qui ont immobilisé tous leurs véhicules depuis le début de la semaine dernière pour revendiquer des mesures d'accompagnement promises par le gouvernement suite à l'augmentation des prix du carburant à la pompe au mois de janvier.
Interrogé mardi soir dernier par GABONEWS, le président de l'Union du groupement des syndicats des transporteurs M. Ousman Bandamassi, a déclaré que le mouvement de grève est suivi à 100% par les gros porteurs dont les camions de citernes et ceux qui desservent le pays à partir des pays frontaliers tel que le Cameroun, le Tchad et Soudan.
"Puisque les autorités ne veulent pas nous convier aux discussions afin de rechercher des solutions à nos revendications, la grève de trois jours qui prendra fin demain sera renouvelée sans aucun préavis", a indiqué M. Bandamassi. Quatre voitures qui servent de taxis ont été cassés lundi à Bangui par les grévistes en colère qui se sont organisés en piquet de grève pour empêcher les transports en commun d'exercer.
A lire également :

3 Commentaires
1
Le gouvernement mérite ça, il n'avait qu'a ne pas instaurer de monopole de fait!
A votre avis, total a payé combien pour avoir ce monopole? (je parle des dessous de table)
Ici en Algérie, le monopole est au moins algérien...
29 mai 2006 à 00:362
Total a du payé tres chers.... on ne regarde pas assez la distribution du petrole en Afrique mais bcp de choses à dire
29 mai 2006 à 00:42J'ai qlque chose sur le sujet dans mes tablettes , je recherche car édifiant
3
Ah l'Afrique ! J'ai entendu récemment un historien sénégalais qui disait que la gabégie politique en Afrique noire était une des conséquences psychologiques de la traite négrière.
Tout ça va s'arranger avec une pluie de dollars... ou d'euros d'ailleurs, la monaie européenne étant de plus en plus prisée pour sa stabilité.
29 mai 2006 à 16:13Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.