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Tchad : bataille France/USA pour le pétrole

TchadmainmapLa bataille tant redoutée par les experts, pour obtenir la suprématie sur le pétrole tchadien est désormais lancée, américains et français en étant les principaux protagonistes. La Chine ne devrait pas être loin cependant, pour suivre d'un oeil très attentif la situation, afin de pouvoir intervenir au moment qu'elle jugera opportun, fidèle ainsi à sa stratégie ... laissant ainsi le soin aux autres puissances d'effectuer à leurs frais les "opérations" préliminaires.

Les Etats-Unis ne feraient-ils pas en fait que prolonger les conflits du Darfour voisin, en appliquant les mêmes principes : un seul chiffre suffit à lui tout seul à résumer la situation. Darfour : 2 millions de morts ... mais aussi 2 millions de barils/jour attendus en 2008 en terme de volume d'exportations de pétrole.

1 – Le Tchad accepte l'offre d'une médiation américaine

Le gouvernement tchadien a annoncé lundi avoir accepté une offre de médiation américaine dans son litige avec la Banque mondiale portant sur l'exploitation de son pétrole des gisements de Doba. Le gouvernement a publié un communiqué annonçant que la date-limite fixée à la Banque mondiale était repoussée à la fin du mois d'avril et qu'il acceptait une offre de “bons offices” de l'administration américaine dans ce litige. Suite à la décision du gouvernement d'arrêter l'exploitation du pétrole de Doba, le gouvernement américain s'était proposé d'intervenir pour trouver un compromis avec la Banque mondiale et demande au gouvernement de reporter sa décision d'arrêter l'exploitation et la commercialisation du brut tchadien jusqu'à fin avril.

"Le gouvernement est heureux d'accepter l'offre de médiation du gouvernement américain et a décidé d'accorder le répit pour cette médiation proposé par le département d'Etat, à savoir jusqu'à la fin du mois d'avril", précise le communiqué diffusé sur les ondes de la radio nationale tchadienne. Un membre du département d'Etat américain, Jendayi Frazer, expert des dossiers africains, est attendu dans la capitale tchadienne à une date qui n'a pas encore été précisée.

Exxon Mobil et Chevron et le malaisien Petronas sont les membres du consortium qui exploite les gisements. Dans son communiqué, le gouvernement tchadien précise avoir demandé à ces trois compagnies pétrolières de verser directement leurs redevances au Trésor tchadien. Outre le gel des avoirs pétroliers tchadiens, la Banque mondiale a suspendu le 12 janvier ses prêts à ce pays en reprochant à N'Djamena d'avoir enfreint leurs accords.

Le Premier ministre tchadien a reçu l'ambassadeur des Etats-Unis et le consortium pour leur annoncer que le gouvernement accueille avec bienveillance l'offre de médiation du gouvernement américain et qu'il décide de donner du temps à cette médiation dans les délais proposés par le département d'Etat américain.

La Banque mondiale, qui a financé la construction de l'oléoduc acheminant le pétrole de Doba, dans le sud du Tchad, au terminal de Kribi au Cameroun, sur le golfe de Guinée, a gelé depuis cinq mois les avoirs pétroliers tchadiens. La mesure a été prise en rétorsion à la décision du gouvernement du président Idriss Déby de revenir en décembre 2005 sur son engagement de verser 10% des revenus pétroliers à un "fonds pour les générations futures", préférant financer des dépenses immédiates, que de nombreux analystes estiment être des dépenses militaires.

2 – Le Tchad reporte sa menace d'arrêter sa production

N'Djamena a repoussé dans le même temps de deux semaines son ultimatum à la Banque mondiale. Pour rappel, le Tchad avait annoncé vendredi, au lendemain des combats qui avaient permis à son armée de repousser une offensive des rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) devant N'Djamena, qu'il suspendrait sa production de brut de 200 000 barils par jour, à partir du 18 avril, s'il ne récupérait pas d'ici là ses revenus pétroliers bloqués en raison du conflit qui l'oppose à la Banque mondiale.

Mais, à la suite de la proposition de médiation des Etats-Unis, le gouvernement tchadien a décidé de reporter à la fin de la semaine sa menace, précisant "reporter la fermeture des vannes jusqu'à l'aboutissement de la médiation américaine", selon un communiqué du ministre tchadien de la Communication. La Banque mondiale a ordonné en janvier le blocage des revenus pétroliers tchadiens placés sur un compte bancaire britannique après la décision de N'Djamena de modifier unilatéralement une loi sur la gestion des revenus pétroliers parrainée par l'institution internationale.

3 – Pétrole : véritable enjeu des conflit du Soudan voisin et du Tchad

Géographiquement, le Soudan occupe une position stratégique importante. La Chine est en effet en train de consolider ses positions dans le pays, qui pourront alors servir de plate-forme pour le commerce et le transport du pétrole entre l'Afrique Centrale, le Moyen-Orient et la Chine elle-même. Cette situation est inacceptable pour Washington, qui envisagerait même de diviser le Soudan en deux, voire en plusieurs entités séparées si cela devait s'avérer être le seul moyen d'assurer son accès aux champs pétroliers... de là à être à l'origine des conflits actuels du Tchad voisin ...

Parmi les différents groupes qui composent les milices du sud, l'administration américaine a particulièrement favorisé ceux qui revendiquent la sécession. Un certain nombre de "missions Chrétiennes", bénéficiant d'importants soutiens financiers aux Etats-Unis, s'efforcent depuis plusieurs années d'alimenter la haine raciale contre les "Arabes".

Mais la politique de l'administration américaine ne se laisse pas influencer par des considérations religieuses. Non seulement le gouvernement américain a fourni entraînement militaire, armes et argent à l'APLS, mais il a aussi accordé son soutien au « Mouvement pour la Justice et l'Egalité » (JEM) basé au Darfour. Le JEM est lié au fondamentaliste Al Tourabi, qui a aidé Al Bachir a accéder au pouvoir en 1989. Al Tourabi fut évincé par Al Bachir en 2000, et signa un accord avec le APLS en 2001. Il est actuellement détenu par les autorités à Khartoum.

Sous la pression de Washington, un accord sur la guerre dans le sud a finalement été signé début 2004, sur la base du « Protocole de Machakos » : il prévoit une division des ressources pétrolières entre le gouvernement de Khartoum et une « administration autonome » dans la sud, avec la promesse d'un référendum sur l'indépendance du sud après une période de transition de six ans.

Si cet accord était appliqué,cela signifierait que le sud « autonome », bien que nominalement sous l'autorité de l'aile politique de l'APLS, deviendrait en fait un Etat pétrolier satellite de "l'impérialisme" Américain. Ce marché signifie effectivement la marginalisation de la France et la main-mise des compagnies américaines sur une margeur partie des réserves de pétrole connues.

Cependant, les stratèges Américain ne se contentent pas de cela, et font pression désormais pour acquérir toujours plus de contrôle territorial, notamment sur les trois provinces du centre du Soudan. Seul le contrôle total du Soudan ... et désormais du Tchad .... ??? peut satisfaire les appétits des corporations pétrolières et des stratèges militaires américains. Leur véritable but est d'obtenir un "changement de régime". Par le moyen de harcèlements politiques et économiques et en apportant son soutien à tout groupe armé près à combattre le gouvernement de Khartoum, les Etats-Unis espèrent déstabiliser et finalement renverser le régime actuel du Soudan ... et du Tchad voisin ? L'installation d'un régime au service des intérêts américains ouvrirait les vastes réserves pétrolières du Soudan aux compagnies américaines, au détriment de leurs rivaux. La Grande-Bretagne, la Norvège et l'Italie soutiennent la stratégie américaine dans l'espoir de se voir attribuer une part du gâteau à un stade ultérieur.

4 – L'Union Africaine exprime son inquiétude sur le Tchad

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a exprimé vendredi sa grave préoccupation sur la situation au Tchad. Le conseil a décidé de "rester saisi de l'affaire, et a demandé à la commission africaine de continuer de suivre attentivement la situation et de la signaler dès que possible", indique un communiqué publié à l'issue de la 49ème réunion du conseil.

Le conseil souligne la nécessité pour le gouvernement tchadien "d'initier de toute urgence le dialogue avec toutes les forces politiques du pays, en vue de trouver une solution consensuelle aux problèmes qu'affronte le Tchad et de consolider le processus démocratique dans le pays". Le conseil encourage le président de la commission africaine Alpha Oumar Konaré à faire tout son possible pour faciliter ce dialogue. Il condamne les attaques perpétrées par les mouvements rebelles comme "une tentative inacceptable de renverser le gouvernement actuel par des moyens anticonstitutionnels". Il condamne également vivement les incursions d'éléments armés dans des camps de réfugiés au Tchad, et d'autres actes contraires au droit humanitaire international.

Lundi, les rebelles tchadiens ont attaqué des camps de réfugiés soudanais au Tchad, pays qui accueille quelque 17 000 personnes ayant fui le Soudan voisin, a rapporté l'agence onusienne pour les réfugiés (le HCR). Les rebelles ont échangé des tirs avec les forces de sécurité qui protégeaient ces camps, les rebelles seraient entrés dans les camps alors que la nourriture y était distribuée.

Le contexte politique au Tchad est actuellement extrêmement tendu, à l'approche de l'élection présidentielle prévue le mois prochain. Le président Idriss Deby a déclaré jeudi avoir repoussé une tentative armée pour le renverser, ajoutant que la situation dans la capitale était sous contrôle.

Par ailleurs, le président Deby a annoncé vendredi qu'il coupait toutes les relations diplomatiques avec le Soudan, estimant que le gouvernement soudanais était à l'origine d'attaque rebelle.

A lire également :

. Tchad : menace sur la production de pétrole

. Tchad : pétrole sous surveillance

. Le dimanche à Bamako

. Le Togo carbure au pétrole

. La Chine poursuite sa quête énergétique jusqu'au Nigéria

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Commentaires

Elisabeth

17 avr 2006 16:12:27


En 1980, la France a acquis des droits d’exploration et d’exploitation des ressources pétrolières dans le secteur nommé « Bloc B » (actuellement le « Bloc 5 »), qui couvre une surface de 120 000 kilomètres carrés s’étendant du nord au sud du pays entre Malakal et Bor, et vers l’Est en direction de la frontière éthiopienne.

Des sondages sismiques effectués par des ingénieurs français ont révélé que le bloc possède un potentiel considérable pour la production de pétrole.

Actuellement, le Soudan détient les plus vastes ressources de pétrole inexploitées d’Afrique, plus vastes même que celles du Golfe de Guinée. Les exportations de pétrole représentent désormais 70% du PIB du Soudan.

Cependant, en 1985, la France fut contrainte de suspendre ses activités dans cette zone en raison de la guerre qui faisait rage entre les forces armées soudanaises et l’Armée de Libération du Peuple Soudanais (APLS).
Dans le camp adverse, les Etats-Unis, utilisant des organisations de mercenaires et agissant par l’intermédiaire d’Etats africains voisins, ont soutenu les armées rebelles qui ont des bases en Ouganda, en Ethiopie et en Erythrée, pour affaiblir le gouvernement soudanais, empêcher TOTAL de relancer ses opérations sur le « Bloc 5 » et peser plus lourd dans l’attribution des contrats d’exploration et d’exploitations pétrolières. Tandis qu’elle maintient la pression militaire et alimente la déstabilisation du pays, l’administration américaine veut empêcher tout autre pouvoir de mettre la main sur le pétrole soudanais.
Bien qu’elle ait obtenu, il y a 24 ans, des contrats pour l’exploitation et la production du pétrole soudanais, la France n’a pas été en mesure de procéder à cette exploitation en raison de la guerre dans le sud.

La compagnie canadienne Talisman Energy a également subit de lourdes pressions de la part des Etats-Unis, et fait actuellement l’objet de poursuites aux Etats-Unis pour "complicité de génocide et de crimes de guerre ".

L’exploration pétrolière au Soudan a commencé au début des années 1960, mais les exportations de pétrole n’ont commencé qu’en 1993. Le groupe américain Chevron s’est retiré du Soudan en 1985, après y avoir investi 1,5 milliards de dollars. Chevron avait découvert du pétrole sur plusieurs sites, mais en trop petite quantité pour justifier le maintien de ses installations dans une zone de guerre.
*******************************************************

Les compagnies américaines ont quitté le Soudan avant que le véritable potentiel pétrolier du pays ne soit connu.
*****************************************************


En 1997, des sanctions économiques imposées par les Etats-Unis ont rendu illégaux les investissements américains au Soudan. Depuis, la production de pétrole soudanais a atteint 500 000 barils par jour, contre 270 000 en 2003, et pourrait bien atteindre 750 000 barils par jour en 2006. Au demeurant, les profits pétroliers reviennent aux rivaux des Etats-Unis, et en particulier à la Chine.


Elisabeth

17 avr 2006 16:16:46

Sudan expects oil exports to surge to 2 mm bpd in 2008

10-05-05 Sudan's Foreign Minister Mustafa Osman Ismail, after a meeting with Brazil's Foreign Minister Celso Amorim, said he expects his country to export 500,000 bpd of oil in August, and 2 mm bpd in 2008, the Arab-Brazilian Commerce Chamber said.
"Preliminary studies show that Sudan is situated on a true lake of oil," Ismail was quoted as saying.

Mohammed Isa, a high-ranking Sudanese diplomat with the embassy in Brasilia, told the August figure is approximately right, and that Sudan's current oil exports are about 350,000 bpd.
Foreign Minister Ismail also invited Brazil's state-run oil company Petrobras to invest in Sudanese oil projects. Ismail, according to the commerce chamber, also said his government "needs" Brazilian products as it plans to invest $ 6 bn in infrastructure in the African country that has been devastated by a 21-year of civil war, between the Muslim Arab north and the largely Christian and animist African south. The conflict has left an estimated 2 mm people dead.

The government in Khartoum and the southern Sudanese rebels in January 2005 signed a comprehensive peace agreement.
"The Sudanese government wants to rebuild the country after last year's peace agreement," Isa said. "We want new roads, hospitals, airports." Ismail also invited Brazil's President Luis Inacio Lula da Silva to visit Sudan, the commerce chamber said.

The prospect of potentially lucrative oil contracts in Sudan has been met with interest by companies such as France's Total, Marathon Oil, Kuwait Petroleum, or London-listed White Nile Ltd.
But the Arab-led regime in Khartoum and a government-in-waiting of Southern Sudan to be instated on July 9 and led by the Sudanese People's Liberation Movement, or SPLM, have disagreements over who is in charge of granting oil exploration and production contracts. Under the peace agreement oil revenues from existing oil production will be split equally between South and North. In six years, the South may hold a vote on independence at the end of an interim period of the peace agreement.

Source: Dow Jones
via http://www.gasandoil.com/goc/news/nta52109.htm


Elisabeth

17 avr 2006 16:24:05

CHINE et SOUDAN ... en anglais , désolée ... ;)
car ALEXANDER's gas and oil : LA référence pour le pétrole !!!

http://www.gasandoil.com/goc/news/nta61483.htm


Elisabeth

17 avr 2006 18:31:40

A méditer , sur la page d'accueil de mon site www.mondedebrut.com redigée en mars/avril 2005, tous les pays sités comme potentiellement à risque ont été depuis soumis à des conflits ... en dehors de la Chine et des mouvements musulmans ouïgours (encore que ... à vérifier)

A suivre l'Equateur...
et le Nepal , zone de transit du petrole entre Chine et Inde et à potentiel hydro-electrique


Elisabeth

17 avr 2006 18:37:33

Diplomatie France / TCHAD .. Soudan et pétrole

-----------------------
La crise du Darfour dérange Idriss Déby au moment même où, avec le lancement de l’exploitation du pétrole tchadien, il s’auréole de respectabilité internationale, excellent passeport pour l’avenir. Pis encore, au plan national, le conflit du Darfour peut menacer la «normalisation» d’un Tchad soumis depuis des lustres au règne des politico-militaires. Dans ces conditions, nul ne doute de la détermination du président tchadien à contribuer à la «pacification» du Darfour, comme médiateur, ou de toute autre manière.

+ d'infos : RFI
http://www.rfi.fr/actufr/articles/050/article_22384.asp


Elisabeth

17 avr 2006 18:41:02

Et voilà la Chine ....

Source RFI :

---------------
Il n’en reste pas moins que l’offensive spectaculaire du Front uni pour le changement (FUC) de Mahamat Nour a laissé derrière elle suffisamment d’armes de fabrication chinoise pour que N’Djamena pointe la main de Khartoum.


Elisabeth

17 avr 2006 18:42:23

Joli coup les Chinois , non seulement ils ne depensent rien , dans le cadre des "operations préliminaires" ... mais ils engrangent des recettes avec la vente d'armes ...


FL

18 avr 2006 08:02:44

Bonjour,

J'apprécie fréquemment les analyses que vous faites, mais étant moi même auteur, je sais parfaitement que l'on ne peut être tous les jours inspirés.
Chère Elisabeth, vous voyez du pétrole un peu partout. Je ne voudrais pas être désagréable mais de nombreux lecteurs avisés vous avaient adressé des remarques à propos d'un article consacré à la Mauritanie et l'Algérie et d'un hypothétique oléoduc. Disons que votre article était audacieux...

Dans le cadre de cet article, voici quelques précisions :
- Vous oubliez le rôle de Taiwan, : la Chine n'a pas de relations diplomatiques avec le Tchad. Taipeh est très présent
- Le conflit du Darfour n'est pas un conflit pétrolier. il s'agit d'abord d'un conflit religieux, sur lequel se greffe des enjeux pétroliers. d'ailleurs en annexe, vous mettez une carte, les gisements d'hydrocarbures sont dans le sud du Soudan et non l'ouest (le darfour).
- Vos sources sur les réserves pétrolières au Soudan sont farfelues. Les réserves pour le moment sont certes peu connues, mais le Soudan n'a sans doute pas des capacités et un potentiel comme le Nigeria

Je ne vais pas être très long, et faire le grand Professeur, mais je vous recommande vivement, la lecture du dernier numéro de la revue Afrique contemporaine N°216 consacré au pétrole en Afrique et avec ma modeste contribution.

Bien cordialement,

FL


Elisabeth

18 avr 2006 10:06:10

Tout le monde n'est pas de votre avis, loin de là ...
votre commentaire, seul dans ce sens .. n'intervient qu' apres 3 jours de diffusion qui n'ont provoque aucune remarque du même type que la votre ..

et quand on fait le grand professeur, on met au moins son nom
Merci.

Sur "Le conflit du Darfour n'est pas un conflit pétrolier. " ... exccusez- moi et permettez moi de sourire , voire de rire ...


Elisabeth

18 avr 2006 10:09:40

"Vos sources sur les réserves pétrolières au Soudan sont farfelues. Les réserves pour le moment sont certes peu connues, mais le Soudan n'a sans doute pas des capacités et un potentiel comme le Nigeria" .... excusez- moi , c'est LA référence : Alexander's gas and oil !!!!!!
Comme farfelu;on fait mieux ...

http://www.gasandoil.com/goc/news/nta52109.htm


Elisabeth

18 avr 2006 10:11:27

Idem pour la suite :
-----------------------

Le Soudan parle d'importantes réserves de pétrole au Darfour

Des forages pétroliers ont commencé au Darfour où des études préliminaires ont montré que le sous-sol recelait d'importantes réserves de pétrole, a fait savoir un porte-parole du ministère soudanais de l'Energie mi-Avril 2005.


Une autre source précise les informations données par ce même porte-parole : le Soudan a découvert un champ pétrolier dans la région du Darfour, dont l'objectif est de produire 500 000 barils par jour de pétrole brut à partir d'Août 2005
"Des forages ont été entrepris sur la base d'études géologiques qui ont révélé la présence de pétrole en grande quantité au Darfour", a dit à Reuters le porte-parole, par téléphone du Soudan.

En tout état de cause, l'annonce faite par le Ministre de d'Energie n'a pas surpris la plupart des experts pétroliers, car des rapports préliminaires avaient d'ores et déjà indiqué que la région recelait des ressources en pétrole, or, fer,argent ainsi que du gaz naturel.
Les principaux champs pétrolifères soudanais actuellement en exploitation se trouvent dans le sud du pays, où un traite de paix a été signé le 9 janvier 2005 entre le gouvernement et les rebelles .

Selon l'accord signé à Nairobi, au Kenya, 50% des revenus pétroliers du Sud devraient revenir au SPLA/M (le Mouvement Armé de Libération du peuple soudanais)


Sources : SudanTribune Tuesday, May 10, 2005 via
Alexander's Gas & Oil Connections - Sudan finds oil in Darfur region.htm

Reuters le 19/04/2005


18 avr 2006 10:42:21

je me trouve obligé de répondre, vos remarques étant assez vives.

- A propos des réserves au Soudan, il suffit de consulter les statistiques du BP statistical ou de l'EIA. eux se fondent non sur des extrapolations ou supputations mais sur des analyses tangibles

- Le conflit dans le Sud a comencé dès l'indépendance du Soudan en 1956, il ne faut pas le confondre avec le conflit du Darfour plus récent, dans les années 1992. En tout état de cause, ces événements ne sont qu'antérieur à la découverte de pétrole.
En un mot, dire que le conflit du Darfour n'est que pétrolier est réducteur.

- les sources sur internet, c'est bien, mais il existe aussi ce que l'on appelle des livres et des revues rédigés par des gens qui connaissent l'Afrique et le pétrole; je ne joue pas au "grand professeur" mais je pense connaître chère madame également un peu le sujet.

Cordialement,
FL


Elisabeth

18 avr 2006 11:19:05

L'EIA reprend comme sources Alexander's gas and oil ...

"le conflit du Darfour n'est que pétrolier est réducteur" .. je n'ai jamais dit cela mais le blog est étant à dominance financiere ;) ... je m'attache plus particulierement à cet aspect des choses

nénamoins , je vous invite à consulter la carte du Soudan vu par les Etats Unis , mis en ligne sur le site de l'Universite du Texas .
http://www.lib.utexas.edu/maps/africa/sudan_oil_usaid_2001.pdf


Elisabeth

18 avr 2006 11:24:12

Rapport de l'EIA sur le sujet datant de Mars 2006... signifiant ainsi l'interet des US pour la région, car tous les pays n'ont pas cette chance d'avoir un rapport dédié

http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Sudan/Full.html


18 avr 2006 11:41:21


Voila ce que dit l'EIA à propos des réserves du Soudan à la page que vous avez indiqué...
Proven Oil Reserves (January 1, 2006E) 0.6 billion barrels

Effectivement par rapport au Nigeria c'est peu.


Elisabeth

18 avr 2006 11:53:09

Pour calmer le jeu, et sauf erreur de ma part ,je ne parle de reserves à aucun moment , mais de production et d'exportation.

reste globalement l'enjeu lié au pétrole dans la région et à son transport.


"le Grand professeur"

18 avr 2006 12:46:48

Oui assurément, mais pour la crédibilité de ce blog et pour l'intérêt des lecteurs, il faut rectifier les erreurs le cas échéant.
c'est écrit en haut de cette page :

"Actuellement, le Soudan détient les plus vastes ressources de pétrole inexploitées d’Afrique, plus vastes même que celles du Golfe de Guinée. Les exportations de pétrole représentent désormais 70% du PIB du Soudan."
ce type de propos n'est pas sérieux; les réserves même inexploitées du Soudan ne pourront jamais atteindre celle du Golfe de Guinée !!!

De même écrire "Au demeurant, les profits pétroliers reviennent aux rivaux des Etats-Unis, et en particulier à la Chine." est un peu limité;
- vous ne parlez jamais de l'Inde qui pourtant est présente au Soudan. Rival des USA, l'Inde ??
je ne pense pas surtout depuis la visite de Bush en Inde voici quelques semaines.

En un mot, la critique est facile. Le blog est intéressant mais attention aux intuitions un peu hasadeuses et surtout il ne faut pas hésiter à reconnapitre ses erreurs.


Elisabeth

18 avr 2006 13:18:37

A mediter Inde et Iran ...

en cliquant sur mon prenom


Elisabeth

18 avr 2006 13:26:24


Turkey offers to help Sudan prospect for oil and natural gas
16-03-06 Turkish State Minister Kursad Tuzmen has held discussions with various Sudanese ministers and informed them that Turkey is willing to assist Sudan in prospecting oil and natural gas reserves in that country.
Tuzmen and his 130 men delegation of Turkish bureaucrats and entrepreneurs are continuing to have talks with Sudanese officials, to develop bilateral trade.

On the second day of his visit to Khartoum, Tuzmen noted that Sudan has extensive natural resources which could not be utilized due to recent civil war. According to Tuzmen, Sudan has rich reserves of gold and chromium in the south, in addition to oil.
"I informed the Sudanese officials that Turkey can help Sudan prospect oil and natural gas reserves. Currently, Chinese and Indian firms are waiting to be assigned the job of prospecting oil and natural gas reserves in Sudan," commented Tuzmen.

If Turkey wins the tender of oil and natural gas prospecting, it will offer a comprehensive service which would include prospecting, processing and selling the oil and natural gas.
"Furthermore, Turkey will receive a certain percentage from oil and natural gas sales. We have to think about Turkey's future," stressed Tuzmen.

Source: www.sudantribune.com


Elisabeth

18 avr 2006 13:29:12

le français étant une langue difficile ...

La phrase "Actuellement, le Soudan détient les plus vastes ressources de pétrole inexploitées d’Afrique, plus vastes même que celles du Golfe de Guinée." peut et DOIT etre interprétée comme :
. le Soudan dispose de ressources pétrolières dont la partie inexploitée est la plus importante parmi l'ensemble des ressources non exploitées d'Afrique.

Est ce que cela vous convient ainsi ?


Chine / Soudan / Elisabeth

18 avr 2006 13:32:56


Sudan's Chinese guardian
by Frederick W. Stakelbeck Jr.

23-03-06 Sudan's President Omar al-Bashir and Chinese President Hu Jintao have become fast friends as of late, forging a Sino-Sudanese alliance that has serious implications for the Sudanese people and the future stability of the African continent.
"China has burst on the African scene with a presence that has been frightening to many people who hadn't realized how wide its reach is," US Representative Randy Forbes (R-VA), chairman of the new House China Caucus, noted in January.

The recent announcement by Beijing of a new Africa policy based upon the concept of "mutual fulfilment with no preconditions" has raised concerns in Washington by those who say that China's Sudan foreign policy is manipulative and opportunistic; and that it ignores the displacement of an estimated 2 mm Sudanese villagers and the murder of 180,000 others for its own economic gain.
In testimony before the US-China Economic and Security Review Commission in late 2005, Sen. Russell Feingold (D-WI) stated, "In Sudan, Chinese oil investments have helped to prop up a regime in Khartoum that our president and this Congress have accused of involvement in genocide."

While humanitarian issues have little value in Beijing's new Africa policy, energy interests -- and the military means to protect those interests -- play important roles in the Red Dragon's actions on the continent, particularly in poverty-ravaged Sudan. China currently imports 7 % of its oil from Sudan; making Sino-Sudanese relations an extremely important part of China's evolving energy strategy. As a result, Beijing has blanketed Sudan with over $ 4 bn in investment over the past several years, hoping to secure long-term energy agreements, while increasing its economic, political and military influence in Africa.
"Chinese investment and development in Africa has strong potential because Africa is abundant in natural resources, which are urgently needed for China's economic development," noted Chinese Foreign Minister Li Guozeng recently.

Since 1996, numerous Chinese state-controlled enterprises have been hard at work in Sudan cultivating energy relationships. The state-controlled China National Petroleum Corporation (CNPC), which owns a 40 % share in Sudan's largest oil venture, the Greater Nile Petroleum Operating Company, currently pumps 300,000 bpd, most of which is sent to mainland China.
Sinopec, another energy enterprise, has completed an oil pipeline to Port Sudan on the Red Sea, where Chinese tankers ferry oil to China's developing industrial cities. China's Petroleum Engineering Construction Group has also been instrumental is the construction of a large tanker terminal at Port Sudan, as well as roads, bridges and dams.

To protect its vast energy investments in Sudan and to secure additional lands for energy development and exploration, China has readily supplied weapons to the Bashir regime, delivering F-7 jet fighters, assault helicopters and armoured vehicles to the country.
With the help of its Muslim "Janjaweed" militia groups and the blessing of Bashir, the Sudanese Air Force has used Chinese-made weapons against defenceless villagers in Darfur. There have also been persistent claims by independent aid groups that Sudanese government troops and rebels have used Chinese oil company airstrips to conduct bombing raids on villages and hospitals.

On more than one occasion, China has purposely blocked the UN from taking punitive action against the murderous Bashir regime. In 2004, strong Chinese opposition forced the UN Security Council to tone down a resolution that would have referred the Darfur matter to the International Criminal Court.
Sudanese Vice President Ali Osman Mohamed Taha told the country's cabinet he had Chinese assurances the resolution would not be passed, "He [Taha] was confident it would not get through and told them not to worry," a cabinet source said.

Since that disappointing vote, Beijing has continued to use its permanent seat on the UN Security Council to protect Khartoum, pledging to veto any UN bid to impose an oil embargo on Sudan. Serious questions concerning China's intentions in Sudan surfaced again in February, when Beijing announced that it was indefinitely delaying the deployment of a critical Chinese medical unit to the conflict-stricken Darfur region.
The upcoming China-Africa Summit, scheduled for later this year in Beijing, is a perfect opportunity for the US to regain its footing on the Africa issue. With US-Africa trade at approximately $ 45 bn a year and numerous US-sponsored humanitarian and investment projects evident throughout the continent; the US is not merely an interested African observer -- it is a committed partner.

One question remains for Sudan's Bashir: What will the thousands of entrenched Chinese nationals do in Sudan once the oil disappears?

Frederick W. Stakelbeck Jr. is a foreign affairs expert. He can be reached at Frederick.Stakelbeck@verizon.net.

Source: FrontPageMagazine.com


Inde / Afrique / Soudan

18 avr 2006 13:34:35


India-Africa oil conclave to take place in May
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07-03-06 Unveiling another facet of its oil diplomacy, India is now reaching out to Africa. On invitation from the petroleum ministry, top executives of the oil industry from 15 African nations will arrive in India this May to explore business avenues in the hydrocarbon sector.
The ministry, along with FICCI, has also invited energy ministers, oil companies, retail vendors, shipping, pipeline and transportation companies from these countries.

The conference comes at a time when India is seriously looking overseas for exploration, production and downstream activities. The countries invited include Angola, Cameroon, Chad, Congo Equatorial Guinea, Ethiopia and Gabon. Officials and corporates from Ghana, Nigeria, Senegal, Sudan, Ivory Coast and Mauritania are also likely to visit India for the conference.
The objectives of the conference include forging partnerships between India and African public and private sector companies, and facilitating joint ventures, technology transfer, supply of equipment, consultancy and advisory services. The list of invitees will also include natural gas producing companies, petrochemical companies, legal experts and consultants to showcase the business opportunities in the hydrocarbon sector in Africa.

Africa currently holds 9.4 % of the world's proven oil reserves and produces nearly 11 % of the world's total oil production. In addition, in the last decade, Africa has registered a 30 % increase in oil production. With India importing 16 % of its requirement from Africa (mainly Nigeria), there still is a lot of potential that needs to be tapped.
Oil from Africa, particularly from the Gulf of Guinea, is of high quality with low sulphur content. In return for exploration opportunities in Africa, India will offer expertise for providing oil infrastructure.

The conference will showcase India's competence and know-how in exploration and production activities and technology for upgrading old refineries.
India is also expected to offer co-operation in operation and maintenance of refineries, turnkey project implementation, laying pipelines and building infrastructure.


Source: www.business-standard.com


Elisabeth

18 avr 2006 13:37:01


Sudan's peace attracts investors to growing oil sector
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14-03-06 Foreign firms seeking a share of Sudan's multimillion dollar oil industry flocked to a business conference, hoping that peace in the war-ravaged south would unlock huge potential oil wealth.
Sudan's southern government, in need of billions of dollars to rebuild a region deprived of roads, water and power after what was Africa's longest running civil war, is trying to attract investors to drill the oil there.

However, some warned of foreign exploitation of an infant administration lacking governance experience.
"What the world is looking for in southern Sudan is its natural resource capacity," Jonathan Bearman, managing director of consultancy firm Clearwater Research Services, said. "There is a danger right now of bounty hunters, fortune hunters jumping on planes trying to sign up mineral rights."

Under a 2005 deal that ended more than two decades of civil war pitting southern rebels against the Khartoum government, oil revenues are split roughly 50:50 between the north and south.
Although the south has complained it has yet to receive its cut, the World Bank's lead economist for Sudan, Jeni Klugman, said it was projected to receive up to $ 1.3 bn in oil money this year.

Up to 500,000 barrels of crude oil is produced every day, mainly from fields in the south with output forecast to rise by 150,000 bpd this year.
"We are very encouraged by the government's efforts to attract investors in this sector," said Saleem Soobader, an official at the Petroleum Oil and Gas Corporation. The war restricted appraisal of Sudan's oil fields but experts estimate there are at least hundreds of millions of barrels of recoverable reserves in the south.

Guarantees
The conference also drew other businesses -- from banks to airlines to paint manufacturers -- hoping to profit from demand for investment in everything from construction to transport.
"We've seen a lot of investors in the one year. We've been opening up letters of credit, mainly for emergency infrastructure projects," Victoria Otieno, a senior official with South Africa-based Stanbic Bank, said. "What is very important is that the peace will hold."

Last year, donors pledged $ 4.5 bn for Sudan between 2005-7 following the peace deal, which did not cover a separate conflict in Darfur. Of that amount, $ 1.7 bn was earmarked for development projects in the south, a region destroyed by cycles of conflict since independence in 1956.
The southern government, led by former guerrillas, acknowledged it had a lot to prove to investors wary of financial risk and sporadic bursts of insecurity in the region, half the size of Western Europe.

"A region that has just come out of war cannot immediately inspire confidence from investors," John Luk Jok, the south's minister for youth, culture and sports, told.
"We have to answer the questions the investors will be raising."


Source: www.sudantribune.com



bernadeau

18 avr 2006 15:51:07

C'est vrai que ce serait bien d'avoir un blog qui soit un peu moins du copié/collé d'internet.
FrontPageMagazine.com : je veux bien mais comme info sérieuse, pourquoi pas télépoche
Quand à Sudantribune, leur siège est à Paris, autant faire un blog sur la Chine, assis à Montpellier.

Quand on paie les journalistes au tarif de femme de ménage, on a des analyses de femmes de ménage...


Elisabeth

18 avr 2006 17:52:19

Pour revenir à des choses + interessantes pour le lecteur :

http://fr.allafrica.com/stories/printable/200604180372.html


et notamment :

"Le pétrole a profondément bouleversé la structure de l'économie locale en 2004. Selon, Anne-Claire Poirson, «le secteur primaire a crû de 35% malgré les mauvais résultats de l'agriculture vivrière en 2004-2005». En revanche, note-t-elle dans le Monde diplomatique, «les effets induits de l'activité pétrolière, notamment sur le bâtiment, les travaux publics ainsi que sur les services, tendent à se réduire avec l'achèvement des travaux de construction de l'oléoduc reliant Doba [Tchad] au [Cameroun] et le départ massif des sociétés sous-traitantes étrangères.» Et de se demander si : «Ces bouleversements des circuits économiques traditionnels sont absorbables par un pays où les inégalités sociales sont flagrantes [60 % des Tchadiens vivent en-dessous du seuil de pauvreté] et où les tensions régionales et claniques sont vives.» Problèmes de redistribution des richesses nationales, mises sous coupe de la souveraineté d'Etat, dans le cadre du conflit pétrolier opposant le Tchad à la Banque mondiale qui a gelé les avoirs au risque de déstabiliser le régime, autant de sources d'explosion potentielles que la seule focalisation sur l'élection présidentielle ne peut occulter.

Idriss Deby soutenu par Paris a accusé le Soudan voisin d'être derrière la dernière tentative de putsch. Phénomène classique, également, en Afrique où des pouvoirs, qui se sont eux-mêmes imposés par la force, renoncent à regarder les conséquences de leurs politiques internes pour accuser des voisins, quand ils ne sont pas eux-mêmes intervenus chez les voisins. Pour rappel : l'installation par l'armée tchadienne du général François Bozizé à la présidence de la République centrafricaine, autrement dit la constitution d'un glacis tout autour. Que la question du Darfour et celle du sud Soudan aient créé des prolongements logistiques régionaux est une évidence, ne fût-ce qu'en raison des déplacements de populations et la déconstruction-reconstruction des cadres territoriaux par lesquels les populations tentent de survivre.

L'existence de richesses ne pouvant qu'attiser des conflits à répétition. Au plan diplomatique, avec l'appui de la France aux Nations unies, Idriss Deby a obtenu la condamnation de la tentative de renversement. Cela suffira-t-il à sauver un système politique au coeur aujourd'hui d'une zone qui connaît d'importantes recompositions liées au pétrole ? "


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