Poutine use de toute son énergie face à l'UE

Putingasrussia Poutine semble user de toute son énergie pour faire fléchir l'Europe dans les domaines du gaz et du pétrole. En effet après avoir tenu des propos jugés menaçant pour l'approvisionnement en gaz de l'UE, le président russe a déclaré jeudi que Moscou "ressentait comme une menace" l'attitude de l'Europe à son égard dans le domaine de l'énergie et par conséquent commençait à "chercher d'autres débouchés" pour ses hydrocarbures.

Néanmoins, Russie et Allemagne ont prouvé jeudi qu'un terrain d'entente pouvait être trouvé. BASF va en effet participer à hauteur de 35% à l'exploitation d'un important champ gazier en Russie et donner en échange à Gapzrom un accès accru à la distribution de gaz en Allemagne, au terme d'un accord signé jeudi en Sibérie occidentale.

Le comportement actuel de la Russie pourrait tout de même bien s'apparenter à un chantage pour attirer les investissements et pouvoir investir dans des grands groupes européens ... tout en faisant monter le cours du pétrole. Les analystes sont de plus en plus nombreux pour juger la montée actuelle des cours "bénéfique " pour la Russie, le coût d'extraction de ses hydrocarbures étant élevé compte-tenu de la rigueur du climat et des coûts d'acheminement.

1 – Chantage sur les hydrocarbures

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré jeudi à Tomsk, en Sibérie, que Moscou "ressentait comme une menace" l'attitude de l'Europe à son égard dans le domaine de l'énergie et par conséquent commençait à "chercher d'autres débouchés" pour ses hydrocarbures. Selon V.Poutine, ce n'est pas la Russie qui menacerait l'Europe par sa puissance énergétique, mais bien l'inverse, faisant allusion aux difficultés d'accès des compagnies russes aux marchés ouest-européens. Pour la Russie, les propos réitérés visant à limiter l'accès de leur pays au marché, sont perçus comme une menace. De ce fait, le gouvernement russe chercherait d'autres débouchés.

Par ailleurs, lors d'une conférence de presse donnée avec la chancelière allemande Angela Merkel à l'issue du sommet russo-allemand,le président russe a fait valoir que le partenariat Russie-Europe avait toujours bien fonctionné, même du temps de la guerre froide. De ce fait il s'interroge sur le bien-fondé de la crainte européenne d'une dépendance excessive vis à vis de la Russie,

2 – BASF / GAZPROM: échange d'actifs Russie / Allemagne

Le géant allemand de la chimie BASF va participer à hauteur de 35% à l'exploitation d'un important champ gazier en Russie et donner en échange au géant russe Gapzrom un accès accru à la distribution de gaz en Allemagne. L'accord a été signé en présence de Vladimir Poutine et de la chancelière Angela Merkel, à l'occasion du 8è sommet germano-russe.

L'opération repose sur un échange de participations de "même valeur", soit 35% d'une filiale de Gapzrom, SNPG, qui possède la licence d'exploitation du champ Ioujno-Rousskoïe en Sibérie occidentale, et 15% de Wingas, filiale de BASF dans la vente et la distribution de gaz en Allemagne. BASF, via sa filiale Wintershall, détiendra ainsi 35% moins une action dans le champ gazier, contrôlé par Gazprom. De son côté, le groupe russe va voir sa participation dans Wingas passer de 35% actuellement à 50% moins une action et sera associé, via Wintershall, à des activités d'exploration et de production en Libye. Le gisement de Ioujno-Rousskoïe doit commencer à être exploité en 2008. Il représente des réserves disponibles de plus de 600 milliards de m3.

BASF est déjà associé à Gazprom - à hauteur de respectivement 24,5% et 51% - dans la construction d'un gazoduc sous la Baltique, qui doit approvisionner l'Europe en gaz sibérien. Le Pdg de Gazprom s'est félicité pour sa part que la coopération entre les deux groupes "couvre désormais toute la chaîne gazière, de l'exploration et de la production au transport et à la distribution". De nouvelles possibilités s'ouvriraient ainsi pour des livraisons en toute fiabilité de gaz russe vers l'Europe , et ce, dans des conditions concurrentielles. Le groupe allemand E.ON, également partenaire du gazoduc de la Baltique est également en pourparlers pour entrer dans le projet Ioujno-Rousskoe.

3 - Europe: menace sur la gaz

Gazprom, premier producteur mondial de gaz, veut développer désormais sa présence dans le secteur de la distribution de gaz vers les consommateurs en Europe. Le géant russe a dernièrement agité l'Europe, menaçant de réorienter à l'avenir ses livraisons vers l'Asie ou l'Amérique du nord devant les réticences de certains pays européens à le voir entrer sur leur marché.

Selon Gazprom néanmoins, ces propos ne contenaient aucune menace, mais la presse l'a interprété comme telle. Le porte-parole du groupe gazier précise au contraire que le discours doit plutôt être considéré comme une réponse aux menaces de l'UE de limiter ses possibilités d'accès au marché et d'appliquer contre Gazprom des mesures anti-monopole.

4 - Russie : tensions dues à sa puissance retrouvée

Le conseiller économique du président russe Vladimir Poutine a estimé jeudi que les tensions actuelles avec l'Europe et les Etats-Unis, notamment sur l'énergie, étaient dues à la puissance retrouvée de la Russie, que l'Occident aurait traitée - selon ses propos - comme "un petit enfant" ces dernières années. La Russie souhaite désormais "s'asseoir autour d'une table pour discuter", soulignant qu'il était inutile de mettre la pression sur le président Vladimir Poutine, puisqu'à chaque fois qu'il était poussé dans un sens, il allait dans le sens opposé...

M. Chouvalov s'est cependant montré optimiste sur l'issue de ces tensions. Selon lui, le sommet UE-Russie prévu fin mai sur les bords de la mer Noire, devrait permettre "d'améliorer la situation". La Russie profitera de cette rencontre pour essayer de prouver qu'elle est "le fournisseur de gaz et de pétrole le plus fiable du monde. Elle devrait tenter également d'expliquer sa vision de "l'interdépendance" nécessaire entre fournisseurs et consommateurs d'énergie.

Mais le nerf de la « guerre» est bien là : la Russie affirme être prête à accueillir les investissements occidentaux dans la production gazière et pétrolière russe, à condition que les Russes puissent eux aussi investir dans la distribution énergétique occidentale. Les Européens affirment pour leur part craindre des investissements de Gazprom dans leur distribution, compte tenu justement de l'absence actuelle de possibilité d'investissements amonts dans le secteur énergétique russe.

M. Chouvalov a par ailleurs estimé que la Russie avait "fait l'erreur" de ne pas "expliquer correctement" sa position lorsque l'Ukraine avait annoncé début janvier que la Russie lui avait coupé ses livraisons en gaz pour obtenir un accord sur une hausse tarifaire. Cette coupure avait créé une agitation majeure en Europe, certains pays européens enregistrant des baisses de livraisons.

5 - Poutine propose de rembourser la dette russe au Club de Paris

Hasard ou poids majeur dans les négociations? Vladimir Poutine a proposé jeudi à Tomsk, en marge du sommet russo-allemand, de "rembourser entièrement" cette année le reste de la dette de Moscou à l'égard du Club de Paris, estimée à 11,9 milliards de dollars. "Nous espérons que l'Allemagne, en même temps que d'autres pays, pourront profiter de notre proposition", a ajouté le président russe.

En février dernier, l'Allemagne avait refusé un remboursement anticipé de la dette russe, soulignant qu'elle comptait sur le paiement par Moscou des intérêts pour faire face à ses propres obligations auprès de ses créanciers. Moscou a remboursé l'année dernière par anticipation 15 milliards de dollars au Club de Paris. Le reste de sa dette s'élève à 11,9 milliards.

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4 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    Russie : Gazprom devenu la seconde plus grande compagnie pétrolière dans le monde - 2006-04-27
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    MOSCOU, 27 avril (XINHUA) -- Le géant russe du pétrole, Gazprom, est devenu la seconde plus grande compagnie pétrolière dans le monde, a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine dans la ville sibérienne de Tomsk.

    "Hier, Gazprom est devenu la seconde plus grande compagnie dans le monde dans ce secteur, derrière ExxonMobil, et la 4e plus grande dans le monde en terme de capitalisation, qui a atteint presque 260 milliards de dollars", a précisé M. Poutine, cité par les agences de presse russes, lors d'un forum du commerce russo- allemand à Tomsk.


    "Nous souhaitons que nos partenaires allemands apprécient ces réalisations et choisissent d'étendre leur présence sur le marché russe", a-t-il dit.

    M. Poutine et la Chancelière allemande en visite en Russie, Angela Merkel, se sont rencontrés les 26 et 27 avril à Tomsk pour leurs consultations régulières. C'est la seconde réunion entre M. Poutine et Mme Merkel depuis la formation du nouveau cabinet allemand en novembre dernier, et leurs premières consultations entre Etats.

  2. 2

    Elisabeth

    TOMSK (Russie), 25 avril - RIA Novosti. Mise en garde

    Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde mercredi contre des tentatives pour limiter les exportations d'hydrocarbures russes et a proposé de développer la coopération avec les pays d'Asie-Pacifique.

    "Malheureusement, nous sommes souvent confrontés à la concurrence déloyale sur le marché mondial", a-t-il déclaré à Tomsk, en Sibérie occidentale, où il a rassemblé les gouverneurs sibériens.

    "Malgré la forte demande de ressources énergétiques, on essaie de nous freiner sous le moindre prétexte que ce soit au nord, au sud, ou bien à l'ouest", a ajouté Vladimir Poutine.

    "Nous devons rechercher des débouchés, nous inscrire dans le processus de développement mondial, je veux dire que les pays d'Asie-Pacifique se développent à un rythme extraordinaire et ils ont besoin de coopérer avec nous", a résumé le chef de l'Etat, faisant allusion au projet d'oléoduc Sibérie-Pacifique.

  3. 3

    Oleoduc ca y est !!! / Elisabeth

    Russie: la construction de l'oléoduc Sibérie-Pacifique a commencé - MOSCOU, 28 avr 2006 (AFP)
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    La construction de l'oléoduc controversé Sibérie-Pacifique a commencé discrètement vendredi à Taïchet en Sibérie en présence de quelques responsables régionaux de la compagnie publique Transneft, a indiqué l'un d'entre eux joint par l'AFP par téléphone.

    "Il y a trois minutes, on a soudé les premiers tuyaux, la construction a commencé", a déclaré à l'AFP Marina Bondarieva, chef du projet de l'oléoduc Sibérie-Pacifique.

    Ni le gouverneur local, ni un représentant du gouvernement fédéral n'ont assisté à la cérémonie au cours de laquelle deux gros tubes, pesant chacun entre six et neuf tonnes, ont été soudés.

    Le projet de l'oléoduc, qui doit permettre de transporter le pétrole sibérien tant vers la Chine que vers le Japon et les pays d'Asie du sud-est, a été contesté par les écologistes en raison des risques de pollution pour le Baïkal. Le tracé initial passait en effet à 800 mètres des rives du grand lac.

    La querelle a été tranchée par le président russe Vladimir Poutine qui a ordonné mercredi qu'il soit éloigné de 40 kilomètres du lac.

  4. 4

    Polvadot

    INVESTORS:

    Russia is still in default on its pre-1917 debt to French investors, to the tune of 80 billion US$.

    Russia only paid 400 million US$ in 1999. No one can trust a country that defaults on its debt and subsequently unilaterally refuses any contact with its creditors.

    Ten years ago Russia claimed to be a poor country. Today it is apparent that Russia, a fully fledged member of the G8 (the world's club of the eight richest industralised nations) is a rich country whose natural resources bring in hundreds of billions of dollars in annual revenue. In the summer of 2006 Russia decided to pay its 23 billion US$ debt to the Paris Club of creditor nations ahead of time, and claimed to be debt-free. This is not true.

    Russia is still refusing to repay French investors. Therefore:

    RUSSIA IS STILL IN DEFAULT ON 80 BILLION US$ AND MUST NOT BE TRUSTED..
    ===============================================

    A TOUS LES INVESTISSEURS:


    La Russie est encore en defaut de paiement sur 80 milliards de $US d'obligations souscrites avant 1917 par les epargnants Francais.

    La Russie n'a verse que 400 millions de $US en 1999. Il est impossible de faire confiance a un pays qui fait defaut sur sa dette et refuse par la suite unilateralement tout contact avec ses crediteurs.

    Il y a dix ans la Russie pretendait etre un pays pauvre. Il est aujourd'hui apparent que la Russie, un membre a part entiere du G8 (le club des huit nations industrialisees les plus riches du monde) est un pays riche dont les ressources naturelles lui rapportent des centaines de milliards de dollars annuels. A l'ete 2006 la Russie a decide de rembourser par anticipation les 23 milliards de US$ qu'elle devait au Club de Paris des nations creditrices, et a pretendu ne plus etre endettee. Ceci est faux.

    La Russie refuse toujours de rembourser les epargnants Francais. En consequence:

    LA RUSSIE EST TOUJOURS EN DEFAUT DE PAIEMENT SUR 80 MILLIARDS DE $US DE DETTE EXTERIEURE; LES INVESTISSEURS NE DOIVENT PAS LUI FAIRE CONFIANCE.

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